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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Du Pétrole sous les sabots

Du Pétrole sous les sabots

Les chevaux n’en finissent pas de nous passionner : Ils font et défont des fortunes et la vente des meilleurs d’entre eux atteint des sommets. Et voilà qu’ils arrivent dans un domaine où on ne les attendait pas : l’énergie

En effet, on a appris par un communiqué de presse qu’un projet ambitieux vient d’être lancé.

A Chantilly vivent en permanence 3500 pur-sangs, et après avoir bien galopé, et s’être nourris, ils nous laissent en héritage ces fameux crottins, traqués par les jardiniers qui les considèrent comme un royal cadeau de la nature. lien

Hélas, cela coute cher aux exploitants des écuries.

L’enlèvement des 30 000 tonnes du fumier sur paille de blé produits par les chevaux se fait au prix de 15€ la tonne, soit 450 000 euros par an.

Auparavant, ce fumier était recherché pour la production des champignons de Paris, mais délocalisation oblige, il ne trouvait plus beaucoup de preneurs.

Alors un projet voit le jour : une usine de méthanisation est en train de se construire et va couter 17 millions d’euros lien, malgré la contestation de quelques hurluberlus.

Elle va produire de l’électricité, laquelle sera revendue à EDF, et de la chaleur. lien

Cette chaleur va être utilisée pour sécher les 12000 tonnes de fumier sur copeau de bois, et permettra de les transformer en granulés utilisables dans les chaudières.

Rien de si nouveau sous le soleil :

Si vos sorties vous emmènent un jour en haute Maurienne, à Bonneval sur Arc, vous découvrirez empilés contre les murs des vieilles maisons, d’étrange plaques dures et sèches, qui ne dégagent aucune odeur. lien

Pourtant il s’agit de bouses de vache séchée, devenues dures comme du bois, et que les villageois utilisent pour se chauffer.

Cette utilisation de bouses de vache comme combustible se pratique dans le monde entier, en Mongolie par exemple. lien ou au Pérou, mais aussi en Bretagne, ou en Vendée.

C’est ce qui a dû inspirer des chercheurs de l’université de l’Ohio.

Ils étaient à la recherche d’un matériau capable de produire assez d’énergie pour recharger les piles d’un baladeur.

Auparavant, c’est l’hydrogène qui était le combustible idéal pour ces batteries, mais il est d’une manipulation complexe.

Ils se sont donc tournés vers la bouse de vache. lien et lien

Mais revenons à nos chevaux.

Un cheval produit 8,57 tonnes de fumier par an.

Or, selon des sources officielles (lien) 1 tonne de fumier produit 92,8 mètres cubes de biogaz.

Lorsque l’on sait que dans notre pays nous avons un cheptel de 500 000 chevaux, lesquels produisent donc 4 285 000 tonnes de fumier, ce qui correspond à 397 millions de mètres cubes de biogaz, et des milliers de mètres cube d’eau chaude.

Pour ceux qui s’inquièteraient de la disparition de cet engrais si performant qu’est le fumier de cheval, il convient de les rassurer, puisqu’une fois l’énergie produite, la gadoue qui reste est encore un très bon fertilisant.

La même opération peut se pratiquer avec le fumier des vaches.

Des unités de production de méthane existent dans le monde entier, comme par exemple cette installation indienne. lien

En effet, la ferme de Narayan Reddy, à coté de la ville de Bangalore, au sud de l’inde, est dotée d’une installation produisant du biogaz, et des engrais avec la gadoue qui reste lorsque tout le méthane a été produit.

Aux Etats Unis, on est arrivé au constat que treize vaches produisent toute l’électricité nécessaire pour une maison. lien

Lorsque l’on sait qu’une vache produit environ 10 tonnes de bouse chaque année, et que la France compte aujourd’hui 7,6 millions de vaches, on imagine quelles retombées énergétiques seraient possibles dans notre pays.

Une production annuelle de 76 millions de tonnes de fumier de vache, mise en méthanisation permettrait d’assurer la fourniture d’électricité pour près de 600 000 maisons en France.

Comparé au 14 millions de maison individuelles existant en France, ce n’est pas négligeable, d’autant que les centrales à méthane produisent aussi de l’eau chaude.

On le voit, les énergies renouvelables ont de beaux jours devant elles, surtout si parallèlement on se décide à appliquer le coefficient de 0,6 aux habitations et aux locaux d’entreprise, lequel permettrait de diminuer d’un cinquième notre consommation énergétique.

Alors comme disait un vieil ami africain :

« Au lieu d’offrir du poisson à celui que tu veux aider,  apprends-lui plutôt à pêcher »


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35 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 9 novembre 2009 13:40

    ça serait interessant de méthaniser le lisier de porc et les algues vertes en Bretagne , si ça pouvait encore augmenter l’indépendance energétique....


    • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 13:57

      au Chat,
      bien sur,
      déjà utiliser le lisier avant que les nitrates se retrouvent dans la mer empêcherait manifestement les algues vertes...
      on se demande ce qu’ils attendent ?


    • LE CHAT LE CHAT 9 novembre 2009 14:18

      le coût de l’installation !

      un procédé a été déposé pour l’utilisation d’aluminates de calcium pour dénitratiser le lisier , mais 50 cts du kg de porc en plus , c’est toujours trop cher pour eux !


    • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 16:50

      au Chat,
      bien sur,
      le problème avec certains français, c’est qu’ils raisonnent toujours en bilan économique seulement, mais pas en bilan humain,
      quelles sont les conséquences sur la santé du développement des « algues vertes » ?
      quels sont les conséquences des nitrates que nous absorbons ?
      ils se transforment en nitrites au contact des sucs digestifs, ce qui freine le renouvellement de notre sang en oxygène, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.


    • Clavdio 9 novembre 2009 15:45

      L’écologie sortira de l’ombre le jour ou les trusts capitalistes pourront faire du fric avec....


      • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 16:51

        Clavdio,
        c’est évident,
        c’est pour cette raison que certaines alternatives énergétiques commencent à voir le jour,
        ils s’aperçoivent que ces alternatives peuvent aussi les enrichir,
        alors ils finissent par s’y intéresser...


      • Clavdio 9 novembre 2009 17:41
        Comme d’habitude cinq étapes dans le cycle d’un système.
        - La première, faite sur des fonds privés avec des pauvres gars qui y croient et se faisant, s’appauvrissent.
        - La seconde, des l’amorce d’une réussite des premiers, spoliations, récupérations à bon prix de leurs travaux par des chevaliers d’industries.
        - La troisième, sans investissement ou si peu, revente à très bon prix d’un produit fini qui ne demande qu’à faire ses preuves.
        - La quatrième, l’exploitation normale avec développement du produit et de sa commercialisation. La réussite avec vente d’une entreprise gagnante.
        - La cinquième, pour la baisse des coûts d’exploitation, trouver des astuces peu importe la direction, le carnet des charges et les engagements donnés concernant le personnel, les produits utilisés d’ou abandon de l’étique au nom des « actionnaires ».

      • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 18:59

        Clavdio,
        c’est vrai que le constat est brutal,
        mais aujourd’hui, avec le commerce solidaire, les banques alternatives, nous avons déjà opéré un changement,
        il est lent, mais il est lancé.


      • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 16:52

        Merci Philippe Renève d’enrichir mon « capital » de dictons africains,


      • seredenpide seredenpide 9 novembre 2009 17:37


        «  une usine de méthanisation est en train de se construire et va coûter 17 millions d’euros lien, malgré la contestation de quelques hurluberlus.  »

        Merci pour Hurluberlus, vous en êtes un autre.

        Pour la première tentative d’implantation, au Mont de Pô Chantilly, les hurluberlus ont eu gain de cause et les promoteurs (à gaz) de cette usine ont recherchez un autre emplacement.

        Pour la deuxième implantation, voie de la Grange des Prés Lamorlaye, les hurluberlus ont eu gain de cause.

        Pour la troisième implantation, quartier de la Seigneurie Lamorlaye, les hurluberlus (au nombre de 1400 pétitionnaires majeurs et habitants Lamorlaye) ont eu gain de cause.

        Le 04 juillet à l’assemblée de la Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne, son Président et Maire de Chantilly, Eric Wœrth prend acte du retour au Mont de Pô de cette Usine.

        Il commente  : la pétition c’est un peu froid, ça prend en considération des intérêts particuliers sans prendre en considération l’intérêt général  ; ça revient chez nous qui sommes les producteurs des fumiers…

        Reste à modifier le PLU pour cette implantation industrielle.

        Depuis lors d’autres hurluberlus se sont manifestés dont le Général Jérome MILLET responsable du domaine de Chantilly à l’Institut de France, (légataire du Duc d’Aumale qui dans un testament a demandé que la destination des lieux ne soit pas modifiée) se pose la question de considérer que l’on reste dans le même domaine avec la méthanisation du fumier de cheval, Il s’intéresse aussi au montage financier et à la pérennité de l’activité.

        Plus récemment encore d’autres hurluberlus, écologistes ceux là, de l’AP3F s’inquiète et s’oppose au projet en ce lieu.

        Enfin l’investissement, 17 millions, pour un chiffre d’affaire annuel estimé à = 1.5 millions.

        Soit un retour sur investissement 30 ans et plus.

        Qui sont les hurluberlus  ?

        hurluberlu n. m. Personne étourdie, au comportement fantasque et quelque peu extravagant.

        © Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2001

         


        • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 18:51

          bonjour serendipide
          c’est parfait d’avoir sur ce fil l’un de ces contestaires qui souvent se mobilisent surtout parce que le projet les gène dans leur jardin,
          en fait ils veulent bien des éoliennes, des centrales a méthane ou autre, a condition que çà ne soit pas chez eux,
          reflexe pas très citoyen.
          si l’on veut sortir un jour notre pays de l’ornière nucléaire, il faudra bien pourtant imaginer d’autres possibilités de produire de l’énergie,
          plutot que de laisser s’échapper le méthane dans l’atmosphère et participer au réchauffement planétaire, ne trouvez pas plus intelligent de le bruler pour produire de l’énergie ?
          plutot que de laisser les nitrates polluer notre sol, et plomber notre santé, ne trouvez vous pas plus intelligent d’en tirer de l’énergie ?
          quand au bilan économique que vous évoquez, n’est-ce pas un peu limité de s’en tenir à ce bilan ?
          et le bilan santé, qu’en faites vous ?
          vous savez qu’un francais sur trois qui meurt, c’est à cause d’un cancer.
          traiter un cancer coute au pays entre 3000 et 6000 euros par mois, et par patient.
          faites le calcul !
          vous savez aussi que l’activité nucléaire en est l’une des nombreuses origine,
          pourquoi ne pas tourner la page des énergies polluantes, afin de laisser un avenir vivable à nos enfants ?


        • Ernester 11 octobre 2011 22:10

          Bonsoir,

          17 millions pour quelle puissance ? On peut simplifier l’usine à gaz avec le procédé de « méthanisation en voie sèche » où tout est statique sauf quelques pompes :

          coût de 200.000 à 300.000 euros pour une puissance électrque de 30 kW pour l’unité du Bois-Joly (Charentes) :

          http://www.eden-enr.org/article.php?id_article=129

          retour sur investissement sans les aides, environ 10 ans


        • seredenpide seredenpide 9 novembre 2009 17:47

          Soit un fonctionnement pendant 15 ans pour le seul remboursement de l’emprunt dans une hypothèse très très optimiste ..

          Hurluberlus ?
          voire le site de 1400 hurluberlus : http://www.vivrealamorlaye.fr/

          Comme disait un viel ami africain.
          Il vaut mieux fermer sa bouche des gouts plutot que de l’ouvrir sans discernement. 


          • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 18:53

            serendipide,
            juste au passage pour vous faire remarquer qu’il y a une erreur dans votre pseudo ;
            j’ai écrit justement sur ce site un article sur la sérendipité,
            puisque vous avez l’air d’apprécier les dictons africains, permettez moi de vous en offrir un nouveau :
            « si tu mets des lunettes à un âne, çà restera toujours un âne ».


          • Fergus Fergus 9 novembre 2009 17:59

            C’est pourquoi quand quelqu’un fait chier un écologiste, il peut il peut lui montrer de quel bois il se chauffe !

            Blague à part, article très intéressant, Olivier. Et Bonneval-sur-Arc est un très joli village !


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 18:55

              Fergus,
              merci de ton appréciation,
              oui, j’adore Bonneval sur Arc,
              j’y ai fait plusieurs fois des spectacles, et j’y ai quelques amis,
              j’encoure tous à remonter la Haute Maurienne pour aller voir ce magnifique village, si intelligemment préservé.


            • seredenpide seredenpide 9 novembre 2009 19:37

              Aujourd’hui le fumier de cheval de Chantilly ne va pas à l’atmosphère sous forme de méthane, ilt est utilisé en compostage, donc valoriser sans production de méthane.

              Je passe sur le tissu d’aneries à propos des cancer et du nucléaire.

              Je SAIS moi que le nucléaire est utilisé pour traiter des cancers.

              Le problemes des hurluberlus de la région de Chantilly ça n’est pas la méthanisation, c’est l’emplacement de cette usine de méthanisation. Or il se trouve que les promoteurs de cette opération on choisit une option qui requiert une proximité certaine avec les habitats.
              D’autres solution de valorisation du fumier de cheval existent, mais elle non pas certaines caractéristiques qu’aiment leurs promoteurs (à gaz).

              le site http://www.vivrealamorlaye.fr/ en dit plus.

              Ce sujet exige un certain nombre de compétences qui manquent et dans le post et dans ta réponse.



              • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 20:36

                serendipité
                toutes les déjections animales,y compris les humaines, produisent du méthane, vous n’y pourrez rien, c’est naturel.
                tous les produits en décomposition aussi,
                savez vous que les 45 camions bennes qui ramassent les poubelles à Bochum carburent grâce au méthane que ces ordures ont produit ?
                un exemple parmi tant d’autres,
                j’avais un ami agriculteur qui avait installé une unité de méthane a base du lisier de porc qu’il récupérait dans une exploitation voisine,
                son unité de méthane était installée au cœur même de la ferme, sans jamais produire le moindre désagrément, odeur ou quoi que ce soit...
                son installation a produit non seulement de l’énergie sous forme électrique, (un totem brulait le méthane et produisait de l’électricitré) et de la chaleur qui était utilisée pour chauffer tout les parties de la ferme.
                si vous installez une unité de méthane trop loin des habitations, pour perdez tout l’avantage de récupérer la chaleur produite.
                soigner le cancer « grâce » au nucléaire, c’est typiquement le genre de message que font passer les pronuk,
                çà ressemble furieusement à de la propagande, et çà n’empeche pas qu’un français sur trois qui meurt aujourd’hui, meurt d’un cancer,
                désolé.


              • seredenpide seredenpide 10 novembre 2009 09:15

                Tous les produits fermentiscible ont un potentiel méthane.
                Ecrire que cela se transforme en méthane est une erreur ou un mensonge.
                Pour méthaniser il faut une fermentation anaérobie, et pour en tirer tout le méthane potentiel il faut que cette fermentation sont controlée, maitrisée.
                Aujourd’hui les fumiers de cheval de Chantilly sont transformés par compostage, soit une transformation aérobie, sans production de méthane.


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 novembre 2009 10:23

                serendipité,
                vous êtes décidément tétu,
                malgré tous les liens que je vous propose, vous vous obstinez bêtement,
                vous n’ouvrez pas les liens , ou alors vous ne savez pas lire,
                en voici un nouveau, qui va encore plus loin et qui affirme qu’il faille aller vers la valorisation énergétique du fumier de cheval,
                http://www.cheval-fumier.com/userfiles/1240/File/rapportetudefumierbassenormandi-g-mathieu-.pdf
                lisez le, faites vous une opinion et cessez d’insulter les gens avec qui vous n’êtes pas d’accord,
                c’est une étrange manière de faire vivre le dialogue,
                et qui n’a pas cours ici.


              • seredenpide seredenpide 9 novembre 2009 19:42

                Il n’y a pas d’erreur dans mon pseudo !!!!!!!!!!!!!!!!!
                Mon pseudo est sererenpide pas serendipide !
                Est-ce que il y a une erreur dans le tien levoirir lenacab ????


                • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 20:39

                  serendipité,
                  vous pouvez bien prendre le pseudo que vous voulez,
                  et vous avez tout a fait le droit d’inventer un mot qui n’existe pas,
                  je pensais que vous faisiez allusion a la sérendipité,
                  il semble que non.
                  aucune raison de s’énerver.
                  j’ai préféré quand a moi garder mon nom,
                  chacun son choix.


                • seredenpide seredenpide 9 novembre 2009 20:18

                  « on a appris par un communiqué de presse qu’un projet ambitieux vient d’être lancé »
                  Je serais curieux de connaitre ce communiqué de presse, QUI ? Où ? QUAND ? COMMENT  ?

                  « A Chantilly vivent en permanence 3500 pur-sangs »(sic)
                  Ah bon ! c’est juste un peu faux.
                  Il y a bien 3500 chevaux de sport mais répartis sur la région  : Chantilly, Lamorlaye, Gouvieux, Coye-la-Foret et d’autres communes environnantes. Première affirmation fallacieuse.

                  Les 3500 chevaux ne sont pas tous des pur-sang. Deuxième approximation sans doute voulue pour valoriser l’affaire.

                  « Or, selon des sources officielles1 tonne de fumier produit 92,8 mètres cubes de biogaz. »

                  FAUX ! le gaz n’est riche qu’a moins de 50 % en CH4 le reste c’est du CO2.
                  Troisième erreur. Affirmation outrageusement mensongère ou excessivement incompétente.

                  «  A Chantilly vivent en permanence 3500 pur-sangs  »(sic)

                  Pas en permanence, ils vont courir de temps en temps, à Longchamps, à Auteuil, en France et Ailleurs.

                  Pas en permanence, encore une affirmation sans fondement.

                  Vraiment hurluberlu le rédacteur, mal intentionné, mal informé, t’es à la botte de qui rédacteur intrépide  ?


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 novembre 2009 20:41

                    sérendipité,
                    si vous aviez ouvert les liens proposés, vous auriez eu la preuve formelle que toutes les informations données dans l’article sont authentique et vérifiables,
                    mais peut être ne savez vous pas ouvrir un lien ?
                    vous aurez remarqué dans le texte des mots en couleur (rouge généralement), il suffit de cliquer dessus et avoir les preuves attendues,
                    eh oui...


                  • seredenpide seredenpide 10 novembre 2009 09:20

                    j’ai ouvert les liens, que je connaissais bien avant !
                    Le premier Greezer ne dit rien, ne donne que des généralités approximatives, il ne peut instruire que des ignares.
                    Le deuxiéme, le Parisien Jacky la main verte est du même tonneau.
                    Le troisième le cheval électrique est un peu plus documenté, il concerne Lamorlaye, d’ou le projet d’usine à été évacué par 1 400 hurluberlus, pas Chantilly.
                    Bref rien, en tous cas rien qui ne contredise ma critique sur le nombre de pur-sang, sur la permanence de ceux ci à Chantilly, sur la quantité de méthane issu de fumier de cheval.
                    Désolé, que du pipeau.
                    Je ne sais pas pour qui roule l’auteur de cet article, mais il ne connait pas le sujet, moi si.


                  • Clavdio 10 novembre 2009 09:40
                    Je ne suis pas attiré par les idées en avance sur leur temps, mais cette idée est bonne.Toutefois le séchage naturel serait plus économique me semble t-il ?
                    Ce qui me gêne dans le nucléaire c’est le manque de maitrise et de sécurité par faute de volonté, les moyens nécessaires sont détournés au profit des actionnaires. En quelque sorte un effet  inversement proportionnel au but avoué, à savoir, la sécurité au top, nécessaire à une pareille entreprise.
                    Avec l’annonce du journal le monde relatant que la France ne maitrise même pas la construction des centrales qu’elle vend de par le monde et qu’au moins sur deux de celles-ci, la fin de construction a été retirée à la France pour être assurée par des étrangers(Russes et Américains) avec les fonds d’EDF condamnée à de lourdes pénalités. Comme quoi le cocorico ne s’entend qu’en France mais surtout pas à l’étranger et encore moins dans ce domaine.
                    Les éoliennes ne sont pas encore assez puissantes.

                    • olivier cabanel olivier cabanel 10 novembre 2009 10:31

                      Clavdio,
                      sur le nucléaire, je ne suis pas plus rassuré que vous,
                      d’autant que j’ai eu l’occasion de faire des enquêtes, et de publier des articles sur les exercices de sécurité pratiqués, qu’ils soient inopinés ou pas, il n’arrive que rarement que le temps d’intervention soit en dessous du quart d’heure, délai nécessaire pour prendre le moins de risques possible,
                      il a eu même quelques cas, ou les équipes de secours n’ont pas réussi à se procurer de l’eau pour éteindre un incendie, heureusement fictif.
                      les éoliennes ne sont qu’une partie de la solution,
                      il en existe bien d’autres,
                      la géothermie de grande profondeur,
                      le solaire, thermique ou photovoltaique,
                      le petit hydraulique,
                      les usines marémotrices
                      l’énergie des vagues,
                      une isolation maximum : à Genève par exemple, existe depuis des années un immeuble de bureau qui maintient hiver comme été une température de 18°, grace à une isolation maximum,
                      les appareils électriques (éclairage, bureautique etc) sont les seules sources de chaleur, avec la chaleur humaine, et un échangeur de chaleur permet de faire rentrer de l’air frais en récupérant au passage les calories,
                      l’ingéniosité humaine n’a pas de limite,
                      il suffit d’y faire appel : il existe par exemple des réverbères, muni d’un petit panneau photovoltaique qui assure la lumière dans les villes, sans raccordement au réseau,
                      et puis le méthane bien sur : potentiellement et théoriquement, si on récupérait tout le méthane produit par l’activité humaine/animale, on pourrait produire 90 mtep, soit la consommation en pétrole de tout le pays, en ce qui concerne les véhicules privés ou public,
                      il ne manque qu’une volonté politique.


                    • Clavdio 10 novembre 2009 10:46

                      Bien que sans connaissance approfondies des systèmes que vous proposez j’y adhère pleinement, surtout au méthane. Mais nous sommes dans une société qui affrête des bateaux pour aller jeter en mer le cuir et importons du pétrole pour fairedes chaussures ou des vêtements acryliques. A quand le retour du cahier des charges de richelieu optimisant la qualité au profit (draps d’Elbeuf etc...), quoique, normalement l’un découle de l’autre s’il y a respect du travail bien fait.


                      • Bernard 05 10 novembre 2009 11:42

                        L’auteur revenant sur la récupération des crottins et bouses, je ne peux résister au plaisir de faire ci-dessous un copier/coller de l’intervention que j’avais faite sur ce sujet le 20 février 2009 dans son article : Obama chevalier blanc des énergies propres :

                        http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/obama-chevalier-blanc-des-energies-51632#forum2011949

                        Si vous parcourez cet article, vous verrez, cher Seredenpide, que notre homme n’est pas à son premier essai, et que, comme vous l’avez vous-même constaté, la rigueur et l’objectivité ne sont pas ses qualités premières.

                        A ce propos, Cabanel, vous nous aviez promis à cette époque un article détaillant votre mode de calcul aboutissant à 93 Mtep pour la récupération du méthane produit à partir des excréments des animaux. On attend toujours...

                        ---------------------------------------
                        A propos de la récupération du méthane à partir des bouses de vaches 

                        )

                        « un programme plus ambitieux permettrait de produire 93 millions de tonnes équivalent pétrole, soit le 1/3 de nos besoins nationaux ».

                        La récupération du méthane produit à partir des excréments des animaux (en particulier des bouses de vaches) se fait déjà, ça et là, dans installations prévues à cet usage. L’auteur propose de généraliser cette pratique, afin d’atteindre, selon ses dires, une production d’énergie de 93 MTEP, soit, d’après lui, le tiers de nos besoins nationaux.

                        Regardons d’un peu plus près ce projet (sans mettre vraiment le nez dedans, il va sans dire).

                        J’ai deux remarques préalables qui ne vont pas vraiment dans le sens de l’écologie.

                        En premier lieu, la combustion du méthane donne lieu à émission de CO2, selon la formule :

                        CH4 + 2O2 -> 2H2O + CO2

                        Le CO2 est un gaz à effet de serre, certes moins puissant que le méthane, mais un gaz à effet de serre quand même.

                        Deuxième remarque : tant que la récupération de méthane ne concerne que quelques sites isolés, les conséquences sur l’environnement restent limitées. Mais changer d’échelle conduirait vraisemblablement à perturber le cycle biologique de nos prairies (si je prends l’exemple des vaches). En effet, étant donné qu’il faut bien enlever, d’une façon ou d’une autre, les bouses pour les traiter ailleurs, on enlève ce qui sert de nourriture à certains insectes (coprophages) qui jouent un rôle important dans le recyclage des matières organiques. Que feraient les bousiers en pareil cas ? Je n’en sais rien, mais ils ne devraient pas être très contents.

                         

                        Examinons d’un peu plus près les implications économiques et pratiques d’un tel projet.

                        Sa mise en œuvre nécessite de rassembler quelque part, dans un local approprié, les bouses de vaches dont ces dernières parsèment les prairies au gré de leur fantaisie. Dans ce local, la fermentation des bouses, si elle se produit en l’absence d’oxygène, dégage du méthane. Il suffit de le récupérer pour le brûler. Le principe est donc simple.

                        Evidemment, si on pouvait demander aux vaches d’aller faire leurs besoins directement là où il convient, ce serait vraiment bien. Mais il semble, hélas, qu’il faille se résigner à récupérer les bouses là où elles sont.

                        La première question à se poser est de définir les moyens à mettre en œuvre pour faire cette opération. Il y a deux façons de faire : soit avec des machines, soit manuellement.

                        S’il y a mécanisation, il faut, comme n’importe quel produit industriel, concevoir les machines, les tester, les fabriquer, les entretenir, et les recycler en fin de vie. On pourrait s’appuyer sur l’expérience acquise par certaines municipalités pour enlever les crottes de chien : les crotinettes. Donc, cela ne devrait pas poser problème majeur. C’est une adaptation à faire, avec toutefois la difficulté du sol, qui n’est pas lisse et régulier comme le sont les trottoirs. Il faudrait peut être prévoir deux modèles selon que la bouse est fraîche ou sèche. On procèderait ainsi par aspiration, ou par décollement. A étudier.

                        Combien faut-il de telles bousinettes ? L’objectif étant, n’oublions pas, de récupérer l’essentiel des bouses produites par les bovins, il en faut certainement pas mal. Il y a environ 20 000 000 bovins en France, chaque bovin doit bien faire 5 bouses par jour (chiffre à confirmer), ça fait, par jour 100 millions de bouses environ à récupérer (36,5 milliards de bouses par an). Quelle est la productivité, mesurée en BJ (bouse par jour) d’une bousinette ? Mettons 1 000 BJ en étant très généreux, car il faut imaginer qu’il est difficile de faire ça de façon réellement industrielle. Il faut aller chercher les bouses parmi les herbes, quelquefois sous les arbres isolés, dans la flotte quand il a beaucoup plu, et même parfois dans les bois environnants. Les bousinettes ne pourraient pas fonctionner 7 jours sur 7, car, étant donné les conditions d’exploitation, il faut assurer la maintenance de ces matériels. Cela donne plus de 100 000 bousinettes, en ordre de grandeur.

                        Ce n’est pas tout. Il y a environ 500 000 exploitations agricoles en France, dont une partie (je n’ai pas le chiffre) élèvent des bovins. Mettons la moitié, 250 000. pour des raisons pratiques, il leur faut à chacun au moins une bousinette. On en est donc à 250 000, et sans doute bien plus car les gros exploitants seront obligés d’en avoir plusieurs. Mais il y a sans doute possibilité, par un système de coopérative, de réduire ce nombre. En tout état de cause, l’ordre de grandeur est tout de même de 200 000 à 300 000 engins.

                        Pour construire les bousinettes, il faut en outre prévoir des usines, équipées de chaînes de montage, etc.

                        On dit avec raison que les énergies renouvelables créent de l’emploi. En voici un très bon exemple : il faut en effet des concepteurs de bousinettes, des opérateurs (de diverses qualifications), des agents de maintenance. Enfin, il faut embaucher des conducteurs de bousinettes (plusieurs centaines de mille), qu’il faut former aux diverses techniques de prélèvement de bouse. Un organisme de formation professionnelle, le CTPB (Centre Technique de Prélèvements Bousiers) est à prévoir et nul doute qu’il tournerait à plein régime.

                        Je n’ai pas fait d’étude économique poussée pour évaluer l’investissement nécessaire, ni les dépenses de fonctionnement. Dans ces dernières, il faut inclure l’énergie nécessaire pour faire fonctionner plusieurs centaines de milliers de bousinettes. On peut envisager (ce serait logique) d’utiliser le méthane produit par le système. Est-on seulement bien sûr de ne pas consommer plus que ce qui est produit ? A étudier.

                        Si on ne veut pas entrer dans cette logique productiviste, il reste la solution du ramassage manuel. C’est sans doute préférable. En terme d’emplois créés, c’est une évidence. Il fallait, dans un processus mécanisé,  plusieurs centaines de milliers de personnes. En version manuelle, à la louche, il en faut 10 fois plus (n’oublions pas les ordres de grandeur : 36,5 milliards de bouses à récupérer !). Le problème du chômage en France est résolu


                        • olivier cabanel olivier cabanel 10 novembre 2009 13:20

                          Bernard05,
                          votre implication partisane dans l’industrie nucléaire explique beaucoup de choses,
                          mais pas tout.
                          vous devriez interroger votre conscience.
                          et là çà ne me regarde plus,
                          heureusement.
                          çà doit pas être très beau, la dedans.


                        • Clavdio 10 novembre 2009 12:31
                          La grande échelle n’est pas de prévoir obligatoirement une centrale précise. Actuellement beaucoup de fermes s’autosuffisent, reste la modifications sur leurs propres engins.
                           Pour ce qui est des animaux au pré, seul un pourcentage de l’ordre d’un tiers l’est. Le reste du bétail compte tenu de l’hivernage, se trouvant quant à lui en stabu, donc sur place et sur son fumier par couche successives, ce qui, il faut l’avouer réduit le curage à une fois l’an réduisant par la même le charroi tel qu’on le connait pour la betterave sucrière dont l’utilité elle reste à démontrer....
                          Les fermes ne sont pas obligatoirement isolées et pourraient pourvoir à l’alimentation en énergie
                          de tout ou partie d’un village qui avec l’aide d’un isolement adéquat de ses habitations deviendrait indépendant. Pourquoi pas ?

                          • olivier cabanel olivier cabanel 10 novembre 2009 13:11

                            Clavdio,
                            c’est évidemment que c’est de cette manière qu’il faut s’orienter,
                            on sait pertinemment qu’une partie des déjections animales ne sont pas dans les étables,
                            il faut donc relativiser,
                            il n’empêche que la quantité de ces déchets représente une source énergétique considérable, et que lorsque nous l’utilisons, nous freinons le réchauffement climatique, et nous produisons du méthane, donc de l’électricité, et de la chaleur,
                            si l’on ajoutait « bout à bout » toutes ces déjections, qu’elles soient animales (humaines y compris) bovins, ovins, volailles, etc... nous avons la une source énergétique régulière inépuisable, qui n’empêche pas la réutilisation des gadoues en fin de cycle, afin de fertiliser le sol, et qui évitent ces nitrates de polluer nos nappes phréatiques, et notre santé,
                            on a donc tout à gagner,
                            ce qui permettrait à terme d’arreter pétrole, nucléaire,
                            d’arreter aussi de générer des conflits en Afrique et ailleurs,
                            de ralentir le réchauffement climatique,
                            c"’est la logique du battement de l’aile du papillon,
                            (elle a fait sourire quelques commentateurs, mais ils sont souvent aveuglés par leur certitudes nucléaires)
                            merci à vous de ce commentaire constructif.


                          • seredenpide seredenpide 10 novembre 2009 19:01

                            Qu’on soit pro ou anti nucléaire, ou neutre comme moi, il faut convenir de ce que le courant électrique en France est produit sans GES et pour longtemps.

                            Produire du courant avec du méthane à rendement 75 %, au mieux, est une plaisante cuistrerie.


                            • ObjectifObjectif 27 novembre 2009 10:49

                              Bonjour,

                              Quelles sont vos sources s’il vous plait, qui affirment :
                              « Un cheval produit 8,57 tonnes de fumier par an. »
                              « une vache produit environ 10 tonnes de bouse chaque année »

                              Je voudrais savoir quelle est la part de litière par rapports aux déjections « naturelles » smiley

                              Avez-vous l’information pour les porcs et les autres animaux ?


                              • olivier cabanel olivier cabanel 27 novembre 2009 11:25

                                re,
                                elles sont dans les liens proposés...

                                sur la part litière, et déjection, je n’ai hélas pas d’informations, mais avec le net, on devrait pouvoir trouver çà...
                                ainsi que pour les porcs, et autres animaux...

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