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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Finalement, ce n’était simplement plus possible

Finalement, ce n’était simplement plus possible

En direct de ma Segpa

Quand l'école est impuissante !

Vous avez peut-être suivi par épisode les aventures et les difficultés de notre ami « G » élève qui en troisième Segpa traîne sa misère et ses problèmes depuis si longtemps. Je l'ai découvert bien vite en arrivant dans cet établissement, il y a moins de deux ans. J'ai trouvé un môme fracassé comme il en existe tant, un gamin qui ne peut rester en place, qui a si peu engrangé de savoirs pendant son parcours scolaire.

Il eut les honneurs de ces chroniques le jour où il y a plus de 18 mois, je le délivrai de l'étau puissant d'un camarade bien décidé à l'étrangler. Une sombre affaire d'insultes racistes pour deux garçons ayant des origines semblables. Parfois, il est bien compliqué de comprendre leurs motivations réelles, les mécanismes qui les poussent vers des débordements incontrôlables.

Puis, l'étrangleur est parti, G est resté après une conseil de médiation pour lequel sa mère ne s'est même pas déplacée. Qu'avait-il retenu de cette belle admonestation officielle ? Rien de plus que lors des innombrables fois où il s'est retrouvé dans le bureau depuis la sixième après des bagarres, des insultes, des coups et une multitude de rapports tous plus inutiles les uns que les autres.

Parfois, sa pauvre mère venait, soutenait bec et ongles ce garçon si gentil à la maison. Oui, vraiment, tout était de la faute de l'école, des professeurs trop sévères, des camarades si mal élevés, des circonstances toujours défavorables. La dame ne comprenait pas ce qu'on essayait de lui dire, refusait d'écouter les conseils, de consulter un organisme d'aide ; le CMPP (Centre Médico Psycho Pédagogique )

Les années n'ont fait qu'aggraver les dysfonctionnements et les signaux inquiétants. Après les fugues, les absences injustifiées, les propos scabreux, il y eut ce jour où il fut surpris en train de se masturber dans un atelier, pendant un cours. Ne fallait-il pas enfin y voir un symptôme de nature à déclencher des procédures de soin ? Mais une fois encore, la mère nia l'évidence et l'institution se montra impuissante.

Les plaisirs varièrent, les faits devinrent de plus en plus spectaculaires. Nous avions fait le pari de ne pas l'exclure. Pour nous, une exclusion, c'est déplacer le problème dans un lieu qui devait découvrir à nouveau le chemin que nous avions malgré tout réussi à parcourir avec lui. Nous pensions pouvoir, malgré lui, malgré sa mère aussi, le contenir, lui permettre d'accéder enfin à plus de raison.

Que ne fallut-il pas subir de sa part. Je vous ai narré ces différents exploits lors de nos sorties. Il fut de tous les mauvais coups, les paroles indignes, les comportements dont on ne peut qu'avoir honte. Mais nous tenions le cap et le conservions dans un cadre qui devait se faire de plus en plus souple. En classe, curieusement, il était calme, participait oralement même s'il ne conservait jamais le moindre document. Mais en atelier, c'était l'horreur !

J'ai, moi-même, eu un violent esclandre avec sa mère, toujours arcboutée dans sa négation de nos remarques et récits. N'en pouvant plus et souhaitant poser un geste fort, j'ai voulu porter plainte contre ce cher petit qui m'avait insulté. Au commissariat on daigna tout juste m'écouter sans accepter ma demande. Je repartis avec une modeste et insignifiante main courante qui ne fut d'aucune utilité, elle aussi !

Les stages sont arrivés. Une belle occasion de rompre avec la logique scolaire et démontrer ce que sa mère affirmait, qu'il n'était pas ainsi, qu'il pouvait être un bon petit, travailleur et poli. Les résultats ne furent pas conformes aux derniers espoirs. Il ne tint pas, fut renvoyé, ne pouvait accepter les contraintes et les bonnes manières, les horaires et les ordres.

Cette fois, ne voulant pas nous mettre à dos un nouvel employeur, nous lui demandâmes de trouver lui-même son stage. Il ne fit aucune recherche, nous accusa de refuser de l'aider. Exigea qu'on lui fit un CV et une lettre de motivation. Il n'avait rien conservé des cours et des modèles, des exemples que nous avions faits en classe.

Ses camarades partirent, il resta là, à ne savoir que faire. Insulta et frappa une surveillante, enflamma des papiers pour s'occuper. Le désœuvrement mène à tous les vices. Le pauvre G trouva l'occasion trop belle et en l'espace de deux jours excéda la communauté scolaire et l'administration qui devait le garder. Cette fois, ce n'était plus possible, il serait traduit devant le conseil de discipline …

L'issue de cette instance ne fait aucun doute. Le dossier du garçon effraierait n'importe quelle personne tolérante. Il va se retrouver à la rue, ne disposera toujours pas des soins qui lui sont nécessaires et que sa mère refusera encore de demander pour lui. Il retrouvera peut-être son frère aîné que la justice a fini par rattraper. Il n'aura aucun diplôme, aucune orientation et ne se rendra certainement pas pour quelques mois dans un nouvel établissement qui d'ailleurs ne le supportera pas plus de quelques minutes.

Que faire ? Les statisticiens évoqueront son cas et parleront de l'échec du système éducatif. Les bons apôtres nous diront qu'il y avait mieux à faire. Les plus méchants qu'il aurait fallu le mettre à la rue bien plus tôt. Les anciens nous crieront que de leur temps … quand les modernes nous traiteront d'incapables et de monstres. Tout cela est si facile.

Une famille décomposée, une enfant de l'immigration, une mère qui ne parle pas la langue, des conditions de vie déplorables, le chômage et la pauvreté, l'absence d'une autorité paternelle, des troubles du comportement, un enfant roi, des procédures qui exigent l'accord de la famille, l'obligation scolaire, le manque de professionnels dans nos pauvres structures de relégation. La liste est longue de tout ce qui a failli à un moment ou à un autre.

Ajoutez le désordre dans les classes, la lassitude des professeurs, l'impuissance de l'administration, notre probable incompétence, notre manque de clairvoyance et vous aurez sans doute encore raison. Mais que va-t-il devenir ? Qu'avons-nous fait vraiment pour lui éviter cette issue qui est, à coup sûr, une condamnation à la marginalité et à la galère ?

J'attends vos solutions avec une immense curiosité …

Impuissancement votre

Il ne fait que des bêtises


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50 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 3 avril 2013 11:39

    il a besoin d’un « pere », mais surtout d’un futur autre que chomeur. et la, c’est pas gagne


    • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 12:20

      foufouille


      Seriez-vous candidat au rôle de père ?
      Je vous le déconseille, c’est un peu tard !

    • foufouille foufouille 3 avril 2013 13:27

      il est jamais trop tard
      il suffit d’un bon exemple
      des gars bien pire, j’en ait connu
      faut juste etre tout le temps dans leur dos


    • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 13:32

      foufouille


      Au sein de cet établissement ce n’était plus possible

      Ailleurs peut-être avec un autre encadrement et d’autres méthodes 

    • subliminette subliminette 3 avril 2013 11:54

      J’ai entendu parler d’un prof de sport qui, à son premier cours de l’année, arrivait avec une paire de gants de boxe et prévenait les élèves que le premier qui sortirait des clous ne serait pas expédié dans le circuit disciplinaire habituel, mais aurait à combattre contre lui en combat loyal entre 4 cordes. Il était du style armoire normande.

      Il paraît que personne n’est jamais sorti des clous...

      Ce n’est plus possible, plus autorisé, je suppose, dans l’EN.

      Et c’est bien dommage pour les gamins paumés.


      • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 12:23

        subliminette


        J’étais dans ce style et les problèmes se réglaient dans la salle de sport
        Mais malheureusement cette noble matière est réservée aux profs de collège qui ne connaissent pas nos élèves et leur proposent des séances qui ne servent à rien

        Il faut faire le métier sans les bons vieux moyens d’antan

      • Raymond SAMUEL paconform 3 avril 2013 11:55

        Cher NABUM, enseignant,

        Vous dites : « J’attends vos solutions »

        Eh bien, vous pouvez attendre longtemps ! Parce qu’il n’y a pas de solution, vous l’avez dit vous-même en énumérant les constituants de ce désastre.

        La solution (impossible) serait de revenir à un mode de vie « NORMAL » :

        Une famille « normale »
        un travail « normal » pour le père,
        une vie communautaire « normale »,
        une mère disponible pour ses enfants (du travail pour le père, de l’aisance pour la mère), plus de crèche ni de maternelle,
        une civilisation qui encouragerait l’honnêteté, la bonne volonté, la loyauté, l’empathie etc.
        une répartition démographique en rapport avec les réalités (50% au moins tirant sa subsistance de la terre ou de la mer),
        des adultes et des institutions pratiquant unanimement le respect des enfants,
        une vie professionnelle subordonnée à la vie privée (et non l’inverse),
        etc...

        En quelque sorte, tout ce qu’il est convenu de dénigrer et avilir par notre « civilisation » actuelle.


        • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 12:24

          paconform


          La formule était ironique et destinée surtout à tous ceux qui attendent de nous des miracles en nous privant de moyens d’action.

          Rien à redire sur votre liste

        • Prudence Gayant Prudence Gayant 3 avril 2013 16:16

          Une question, juste en passant : « mais il est où son père à cet adolescent ? »

           


          • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 20:48

            Prudence Gayant


            Une grande question de société souvent sans réponse et les écoles trinquent !

          • Raymond SAMUEL paconform 3 avril 2013 17:44

            PRUDENCE,

            -« mais il est où son père à cet adolescent ? »

            Ne faites pas l’innocente, vous le savez bien. Il a été jeté par dessus bord par les féministes, comme un malpropre !


            • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 20:49

              paconform


              Si c’est la version qui vous arrange, elle dédouane bon nombre de vos semblables.

            • Prudence Gayant Prudence Gayant 4 avril 2013 13:51

              paconform

              Votre réponse est parfaitement ridicule, propre aux hommes faibles et irresponsables.

              Il me semble que pour faire un enfant il faut un homme et une femme.

               


            • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 3 avril 2013 18:27

              Bonjour Nabum,

              J’interviens également dans une troisième SEGPA à titre associatif en assistance au prof titulaire à qui on a donné un programme mais pas les moyens correspondants. Alors on les « zoccupe ».

              à Prudence : le père est ailleurs, essentiellement dans la grande ville voisine. A la veille des vacances les enfants parlent tous de la belle vie qu’ils vont avoir parce que obligés d’aller y passer une semaine, ils savent qu’il ne s’occupera absolument pas d’eux et qu’ils retrouveront des copains plein les rue, sans horaires, sans contraintes d’école ou d’heures de repas.

              à Pasconform : pour eux le normal n’existe plus, pour certains il n’a jamais existé., ils n’y sont pour rien.

              à subliminette : les rapports de force, ils connaissent, mais ce sont eux qui les imposent. Quand ils vous foncent dessus les ciseaux en avant, il vaut mieux être judoka que boxeur.

              à Foufouille : si c’est trop tard, même s’ils tombent un jour sur quelqu’un qui arrive à les mater un temps, la formation indispensable au cours de l’enfance qui doit guider une ligne de vie, elle ne se rattrape pas, ils ont déjà trop trinqué.

              à Nabum : c’est effectivement désespérant ! Mais absolument pas la faute des profs, (je remarque qu’on ne vous fait pas beaucoup de propositions concrètes en réponse à votre SOS) ni même celle du système scolaire qui donne une chance même modeste à des gosses qui n’en veulent pas. Le problème est au niveau de la planète qui se disloque, les enfants ne sont plus éduqués mais surtout plus protégés.

               J’ai pu les intéresser une seule fois en leur faisant fabriquer des étuis en feutrine pour leurs portables parce qu’ils ont pu officiellement les sortir. Le reste du temps ce n’est qu’un combat permanent pour un semblant de discipline, soufflant le chaud et le froid sans arriver à les intéresser plus de cinq minutes sur le même sujet. Au fur et à mesure de l’année, une fois les 16 bougies soufflées on ne les revoit plus ...Une mère a préféré inscrire son fils au CNED pour les quatre mois restant avant l’anniversaire fatidique, elle touchait ainsi les allocations familiales mais pouvait l’envoyer couper du bois pour tout le quartier etc ... et pourtant ces gosses sont attachants, à se débattre dans cette société qui a tout abandonné au profit du matérialisme (je ne vous parle pas des fortunes qu’ils ont sur le dos et des scooters à la sortie). Des paumés il y en a plein la ville qui glandent par petits groupes à longueur de journées, ceux-là iront rejoindre ces cohortes sordides, trafics, délinquance, quel avenir !?! 


              • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 20:51

                Parlez moi d’amour


                Votre commentaire est brillant et si complet qu’il n’est rien besoin d’ajouter.

                Merci 

              • Brontau 3 avril 2013 18:36

                 Bonjour Nabum.

                 J’ai suivi avec passion, sourire, tristesse, joie, les différents chapitres de SEGPA. J’ai partagé vos déceptions, vos réussites, votre quotidien et j’ai compris beaucoup.

                 J’ai appris à mes dépens que même un père parfois est impuissant et c’est un sentiment profondément déstabilisant, très difficile à surmonter. Quand tout un système concourt à favoriser un échec bien plus qu‘à le minimiser ou l‘éradiquer, même en y investissant tout son cœur, toute son intelligence, toute son ingéniosité, comment un individu pourrait-il à lui seul réussir à l’éviter ?

                  Enfin je reste convaincu que tout être garde une part de liberté, atténuée, freinée, restreinte parfois, je le concède, mais une part si infime soit-elle qui lui conserve son humanité. Vous avez donné à G de multiples chances, il n’en a saisi aucune. Peut-être un jour le comprendra-t-il et sera-t-il cette fois plus mûr pour s’emparer de celle qui s’offrira ? C’est tout le mal que je lui souhaite. Merci pour votre engagement dans votre travail, et bon courage.


                • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 13:58

                  Brontau


                  Grand merci de venir appaiser une plaie qui ne se referme pas

                  Tout échec quand on travaille sur l’humain est redoutable !

                • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 3 avril 2013 18:58

                  Bonsoir,


                  Tout d’abord merci pour ce travail que vous essayez de faire du mieux que vous pouvais pour nos enfants.
                  Des solutions ! Malheureusement je ne suis pas éducateur spécialisé, mais j’ai quand même une petite idée.
                  Je crois qu’il existe des structure pour ces enfants en perditions, maintenant en avons nous suffisamment ?
                  Pour ma part je pense qu’il y a en France de vrais professionnel qui on conscience que notre boulot d’adulte et d’aider au lieu de juger ces mômes, seulement cela coûte... 

                  Et oui le fric et encore et toujours le fric, envoyons chier les financiers et donnons de l’argent a l’école et a toutes ces structure périphérique qui s’occupe de panser les plaies que notre monde de dingue a infliger a nos enfants.

                   Ma solution est financière, donnons nous les moyens matériel et humain nécessaire pour permettre a certain de nos enfants qui ont eu des parcours différent, plus difficile, ou a ceux qui sont malade de ce soigner, aidons ces mômes à devenir des adulte épanoui et responsable.

                  Du fric pour les moyens, de la discipline et des apprentissages pour demain, mais ausi de gros câlin pour qu’ils se sentent bien

                  Cordialement

                  Franck

                  • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 14:00

                    Franckledrapeaurouge


                    de l’argent il y en a mais il préfère voyager dans des pays interlopes.

                    Demandons à Cahuzac de nous faire don de ces petits bénéfices douteux ! et aux autres aussi 

                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 19:28

                    Bonjour Nabum,

                     Voici un billet comme je les aime.
                     Un billet qui cherche une solution et qui ne veut pas baisser les bras.
                     J’ai quelques questions 
                    « En classe, curieusement, il était calme, participait oralement même s’il ne conservait jamais le moindre document. Mais en atelier, c’était l’horreur ! »

                    Qu’entendez-vous par atelier ?

                    Les raisons, vous les donnez « Une famille décomposée, une enfant de l’immigration, une mère qui ne parle pas la langue, des conditions de vie déplorables, le chômage et la pauvreté, l’absence d’une autorité paternelle, des troubles du comportement, un enfant roi, des procédures qui exigent l’accord de la famille, l’obligation scolaire, le manque de professionnels dans nos pauvres structures de relégation. »






                    • Vipère Vipère 3 avril 2013 19:38

                      Cher Nabum

                      Ce gamin m’a l’air d’être sur la mauvaise pente, à l’instar de quelques milliers d’autres  ! est-ce rattrapable ?

                      L’école conventionnelle n’est pas faite pour tous les enfants de la République ! smiley

                      Il semble tout de même que votre hiérarchie s’y prenne un peu tard pour prendre des mesures, si tant est qu’elle en prenne !


                      • C'est Nabum C’est Nabum 3 avril 2013 20:53

                         Vipère


                        Je préfère ne rien dire de la hierarchie.

                        La seule promotion dans notre métier c’est celle qui propose de se planquer dans des bureaux (ce n’est heureusement pas le cas de tout le monde dans l’encadrement)

                      • Chamiot 3 avril 2013 23:04

                        Si la scolarité n’était pas obligatoire jusqu’à un âge aussi avancé (16 ans ?), vous n’auriez pas eu à vous coltiner des personnages qui n’étaient clairement pas faits pour étudier (du coup, vous auriez pu exercer, suprême luxe, le métier d’enseignant).

                        Dans un monde normal (avant chez nous ou ailleurs maintenant), ils auraient appris (à coups de trique) les bases scolaires et sociales, la discipline, la vertu du travail, le respect des adultes et ils auraient été mis au travail très jeunes.

                        S’ils avaient volé au lieu de travailler, ils auraient été mis hors-jeu par la société (dans une société normale, les voleurs remplissent les prisons, et pas les pseudo- « délinquants ou criminels sexuels »)

                        S’ils n’avaient ni travaillé, ni volé, ils seraient (peut-être) morts de faim. Ils n’auraient, en tout cas, pas vécu en parasites/nuisibles du corps social et leur fin prématurée n’eût pas été une perte ni un souci. L’adage était : « Celui qui ne travaille pas ne doit pas manger à sa faim ».

                        Avec les valeurs qui ont cours actuellement chez « nous » (toujours les guillemets !), avec ces « valeurs » qui sont les vôtres, votre cas est, bien sûr, désespéré.

                        Demandez une mutation ou changez de métier et attendez votre pension de retraite (qui sera du même niveau que celle de vos énergumènes analphabètes et batailleurs, « égalité » oblige).


                        • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 08:35

                          Chamiot


                          Le problème se pose sans doute désormais en ces termes car il y a une proportion grandissante d’élèves mais aussi de parents qui vivent la scolarité comme un calvaire

                          L’immersion rapide dans le monde du travail serait une bonne chose si :
                          - on permettait un retour à l’école après réflexion
                          - s’il y avait une place pour ces mômes dans le monde du travail

                          La seule place qui leur saura accordée sera celle de la délinquance Ça fait réfléchir ...

                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 11:32

                          « La seule place qui leur saura accordée sera celle de la délinquance Ça fait réfléchir ... »


                          La place qui leur restera n’est pas nécessairement la délinquance.
                          L’adolescence est une période difficile de quelques années seulement.
                          Il n’y a pas que l’école qui forme un homme. 
                          Il y a l’expérience de la vie qui ponce les arrêtes trop pointues.
                          L’école permanente de la vie est une école bien plus efficace que celle de l’école.
                          Les autodidactes qui ont réussi, ne sont pas rares.
                          Je ne vais pas citer des noms. Vous en connaissez certainement dans votre entourage ou ailleurs.
                          A réfléchir, aussi.


                        • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 12:31

                          L’enfoiré 


                          Ce qui est possible dans un milieu structurant l’est beaucoup moins quand plus rien ne tient
                          Son frère ainé est en prison

                          Je crains qu’il passe à l’acte bien vite n’ayant pas d’autres solutions pour exister

                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 13:29

                          Je répète ma question : Qu’entendez-vous par atelier ?"


                        • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 13:55

                          L’enfoiré 


                          Nos élèves bénéficient d’un enseignement pré-professionnel
                          6 heures par semaine en 4°
                          12 h en 3° proposées par des PLP (professeurs des lycées proffesionnels)

                          Il faudrait écrire un billet sur une autre inégalité dont nous devons nous satisfaire en Segpa.

                          Les PLC travaillent 18 h / semaine, ont des groupes de 8 élèves, touchent l’ISO.
                          Les PE doivent 21 h et doivent gérer 16 élèves et ne touchent rien. 

                          Un atelier est donc un endroit où est enseigné une initation professionnelle avec l’interdiction désormais d’utiliser une machine (on marche sur la tête dans ce pays)

                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 14:34

                          « Un atelier est donc un endroit où est enseigné une initiation professionnelle avec l’interdiction désormais d’utiliser une machine (on marche sur la tête dans ce pays) »


                          Ok. Je m’en doutais. 
                          J’ai tout de suite, une remarque : d’après moi, ce n’est pas le rôle d’une école quelle qu’elle soit. Segpa ou non.
                          C’est dans l’entreprise, elle-même, que l’apprentissage classique devrait être entrepris.
                          Nous avons suffisamment d’idées reçues par l’enseignement et les programmes, pour craindre une nouvelle inadéquation entre l’entreprise et l’école.
                          Mais, évidemment, ce ne sera pas à l’avantage de l’école. 


                        • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 17:21

                          L’enfoiré


                          Ce n’est pas si simple

                          Votre idée vaut pour des élèves ordinaires

                          Autrefois, pour nos élèves en retard d’apprentissage, l’atelier donnait un élan qui réactivait les apprentissages avant qu’ils ne retrouvent ensuite la formation professionnelle par l’apprentissage justement

                          Maintenant ils bricolent et s’ennuient et nous ne pouvons les remotiver ...
                          Alors quand ils vont en apprentissage, ils sont si faibles que les patrons n’en veulent plus

                        • Prudence Gayant Prudence Gayant 4 avril 2013 14:01

                          Par C’est Nabum,

                          Votre ténacité à l’encontre de ce jeune est admirable.

                          Il est à souhaiter qu’un déclic se fasse, presque un miracle dans son cas, et qu’il se réveille de sa léthargie pour reprendre en mains son avenir. Pourquoi pas ?

                          Cet acharnement de certains hommes à faire porter toute la responsabilité des échecs des enfants aux féministes est proprement surréaliste. Tellement plus facile de jeter la faute sur les femmes ! Ils abandonnent les mères et surtout leur progéniture, et crachent sur l’ensemble des femmes pour se dédouaner. Lamentable ces hommes.

                          Votre ténacité prouve que les hommes sont ce qu’ils sont, des êtres humains. Les autres, se débrouillent avec leurs idées ou plutôt, celles que d’autres leurs fourrent dans la tête avec des articles à charge contre les femmes. Ici même sur AV.

                          Votre ténacité force le respect, Monsieur. 


                          • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 14:08

                            Prudence Gayant


                            Merci madame

                            Pour revenir aux remarques déplacées sur les femmes, si cette mère est seule et totalement démunie c’est qu’un homme l’a abandonné et n’assume nullement sa responsabilité sur ses enfants.

                            J’ai d’ailleurs appelé un autre père ( le cas M qui fera l’objet d’un prochain billet) Ce monsieur m’a répondu que ce n’était pas à lui de s’occuper de la scolarité de ses enfants ... 

                            C’est à se décourager ...

                          • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 16:46

                            Un film qui passe chez nous ce soir à la télé : « L’élève Ducobu ».

                            Je ne manquerai pas de penser à vous smiley

                            • C'est Nabum C’est Nabum 4 avril 2013 17:21

                               L’enfoiré


                              Je crains de ne pas être dans ce générique ! 

                            • Raymond SAMUEL paconform 6 avril 2013 15:23

                              Rien de plus fulgurant pour être déconsidéré, jeté, injurié, calomnié, insulté et j’en passe...
                              que de citer les dégâts sociaux dus au féminisme. C’est le tabou le plus monumental jamais vu !

                              Je me bats pour les femmes qui ne sont pas féministes, et pour tous les enfants, bien sûr.

                              Je copie-colle l’un de mes billets ci-dessous, et aussi l’un des commentaires de lectrice :

                              ENFANTS MIS EN COLLECTIVITE TROP PRECOCEMENT.



                              DECLARATION EMANANT D’UNE INSTITUTRICE DE PETITE SECTION D’ECOLE MATERNELLE  EN REPONSE A LA QUESTION SUIVANTE :


                              - « Ne pensez-vous pas que l’école est trop fatigante pour ces si jeunes enfants ? » :


                              - « Non, ça ne m’inquiète pas. C’est comme ça. Oui, c’est fatigant, pour eux et pour moi, mais c’est comme ça. D’ailleurs ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, ils deviennent malades, comme ça ils se reposent. C’est comme ça ; et personne ne veut que ça change. Les femmes ne retourneront pas à la maison. »


                              PAR AILLEURS, ET EN CONFIRMATION, JE RELEVE LES MESSAGES DE MERES REPONDANT SUR DES FORUMS INTERNET A DES APPELS D’AUTRES MERES DONT LES ENFANTS REFUSENT L’ECOLE MATERNELLE (CE QUI EST D’AILLEURS PRESENTE COMME ETANT UNE ANOMALIE).


                              Ces mères qui répondent croient toutes connaître la raison de ce refus de la scolarisation : elles supposent d’emblée que ces enfants n’ont pas été mis assez tôt à la crèche (ou à un autre mode de garde similaire), Il est entendu pour elles que c’est une erreur fondamentale de ne pas les avoir HABITUES à vivre en collectivité.


                              Force est de constater que ces réponses ne suscitent aucune opposition.


                              MENSONGE ET IMPOSTURE.


                              Ces parents n’ont pas délibérément trahi leurs enfants, ils n’ont été que complaisants auprès des informations diffusées à leur intention.

                              Ces informations, qui émanent le plus souvent de professionnels spécialistes de l’enfance sont majoritairement mensongères, soit dans ce qu’elles prétendent, soit par omission.

                              Elles sont une imposture quand elles ont pour intention (cachée) non de favoriser la bonne santé des enfants mais de justifier et servir les intérêts personnels des parents. Pratiquer l’imposture ne gêne pas ces spécialistes de l’enfance (associés aux journalistes de la presse féminine) dans la mesure où le mensonge et l’imposture servent la « libération » de la femme dans le cadre de l’idéologie féministe..


                              Les vétérinaires ne sont pas contredits lorsqu’ils signalent qu’au moins deux fois sur trois, les animaux qui présentent des difficultés de comportement sont ceux qui ont été séparés trop précocement de leur mère.

                              Par contre, lorsqu’il s’agit des humains la même affirmation suscite des réactions qui vont du silence poli mais glacé à l’indignation virulente. « Nous ne sommes pas des chiots » dira-t-on notamment. Car la vérité défendue bec et ongles c’est que la mise en collectivité très précoce est indispensable pour socialiser les nourrissons et jeunes enfants. Pour bétonne r définitivement la formule, les « spécialistes » ont ajouté que les enfants qui n’auraient pas été habitués à la crèche seraient en difficulté à l’école maternelle et que ceux qui auraient échappé à la maternelle seraient moins bons que les autres à la grande école. Efficacité garantie !


                              La situation matérielle des parents (imposée par la surconsommation et la vie chère) associée à la désinformation organisée par le féminisme (qui s’est appliqué à déresponsabiliser ces parent), font un barrage très efficace à la reconnaissance des besoins des enfants. Les atteintes au psychisme infligés pendant la petite enfance sont niées.

                              Pourtant, nombreux sont les malades ou les handicapés de tous niveaux parmi les adultes que ces enfants deviennent.


                              Ainsi, les atteintes à la santé psychique (et physique par répercussion) plombent de plus en plus la société. Quand les adultes bien portants mentalement, affectivement et physiquement ne seront plus qu’une minorité il sera définitivement trop tard pour rétablir la situation.



                              05.11.2011

                              R.SAMUEL

                              ENFANTS MIS EN COLLECTIVITE TROP PRECOCEMENT.



                              DECLARATION EMANANT D’UNE INSTITUTRICE DE PETITE SECTION D’ECOLE MATERNELLE  EN REPONSE A LA QUESTION SUIVANTE :


                              - « Ne pensez-vous pas que l’école est trop fatigante pour ces si jeunes enfants ? » :


                              - « Non, ça ne m’inquiète pas. C’est comme ça. Oui, c’est fatigant, pour eux et pour moi, mais c’est comme ça. D’ailleurs ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, ils deviennent malades, comme ça ils se reposent. C’est comme ça ; et personne ne veut que ça change. Les femmes ne retourneront pas à la maison. »


                              PAR AILLEURS, ET EN CONFIRMATION, JE RELEVE LES MESSAGES DE MERES REPONDANT SUR DES FORUMS INTERNET A DES APPELS D’AUTRES MERES DONT LES ENFANTS REFUSENT L’ECOLE MATERNELLE (CE QUI EST D’AILLEURS PRESENTE COMME ETANT UNE ANOMALIE).


                              Ces mères qui répondent croient toutes connaître la raison de ce refus de la scolarisation : elles supposent d’emblée que ces enfants n’ont pas été mis assez tôt à la crèche (ou à un autre mode de garde similaire), Il est entendu pour elles que c’est une erreur fondamentale de ne pas les avoir HABITUES à vivre en collectivité.


                              Force est de constater que ces réponses ne suscitent aucune opposition.


                              MENSONGE ET IMPOSTURE.


                              Ces parents n’ont pas délibérément trahi leurs enfants, ils n’ont été que complaisants auprès des informations diffusées à leur intention.

                              Ces informations, qui émanent le plus souvent de professionnels spécialistes de l’enfance sont majoritairement mensongères, soit dans ce qu’elles prétendent, soit par omission.

                              Elles sont une imposture quand elles ont pour intention (cachée) non de favoriser la bonne santé des enfants mais de justifier et servir les intérêts personnels des parents. Pratiquer l’imposture ne gêne pas ces spécialistes de l’enfance (associés aux journalistes de la presse féminine) dans la mesure où le mensonge et l’imposture servent la « libération » de la femme dans le cadre de l’idéologie féministe..


                              Les vétérinaires ne sont pas contredits lorsqu’ils signalent qu’au moins deux fois sur trois, les animaux qui présentent des difficultés de comportement sont ceux qui ont été séparés trop précocement de leur mère.

                              Par contre, lorsqu’il s’agit des humains la même affirmation suscite des réactions qui vont du silence poli mais glacé à l’indignation virulente. « Nous ne sommes pas des chiots » dira-t-on notamment. Car la vérité défendue bec et ongles c’est que la mise en collectivité très précoce est indispensable pour socialiser les nourrissons et jeunes enfants. Pour bétonne r définitivement la formule, les « spécialistes » ont ajouté que les enfants qui n’auraient pas été habitués à la crèche seraient en difficulté à l’école maternelle et que ceux qui auraient échappé à la maternelle seraient moins bons que les autres à la grande école. Efficacité garantie !


                              La situation matérielle des parents (imposée par la surconsommation et la vie chère) associée à la désinformation organisée par le féminisme (qui s’est appliqué à déresponsabiliser ces parent), font un barrage très efficace à la reconnaissance des besoins des enfants. Les atteintes au psychisme infligés pendant la petite enfance sont niées.

                              Pourtant, nombreux sont les malades ou les handicapés de tous niveaux parmi les adultes que ces enfants deviennent.


                              Ainsi, les atteintes à la santé psychique (et physique par répercussion) plombent de plus en plus la société. Quand les adultes bien portants mentalement, affectivement et physiquement ne seront plus qu’une minorité il sera définitivement trop tard pour rétablir la situation.



                              05.11.2011

                              R.SAMUEL



                              Bonjour,

                              j’avais vu votre essai D’ABORD NE PAS NUIRE à la bibliothèque de St Laurent en Royans mais l’avais laissé de côté de peur d’un contenu trop moralisateur. Puis ce dimanche 24 mars vous m’avez donné le complément au précédent ouvrage. Je l’ai ouvert timidement et ne l’ai plus lâché jusqu’à aujourd’hui où je me suis procuré votre livre. J’en tremble encore de révolte. Quel écho à ma propre conviction depuis que j’ai eu mon premier enfant ! Depuis l’allaitement où j’ai tout entendu jusqu’à l’école où on pose son enfant d’à peine 3 ans un matin et où il faut trouver normal de ne rien savoir de ce qui se passe pour lui la journée !!! Sans parler de la déchirante reprise du travail où j’ai fait fi de l’adaptation préconisée chez la nounou pour laisser mon enfant seulement au dernier moment ; où nous nous sommes trouvés dans l’incapacité , mon mari et moi, de donner un biberon à un bébé hurlant...

                              Je suis mère de 3 enfants. Je pensais qu’élever un enfant c’était tout lui apprendre...Elever un enfant c’est tout apprendre. Merci de mettre en écrit votre sentiment de père. D’encourager les mères à écouter leurs sentiments. Merci de me déculpabiliser d’avoir choisi de rester à la maison pour m’occuper de mes enfants. Demain je reprends le travail (je suis infirmière) après 7 ans de travail à temps partiel et de congé parental. J’ai le sentiment de laisser mes enfants et je choisis de passer le relai à une grand-mère dévouée. Je pensais l’accepter sans problème mais en ce moment je pleure.

                              J’espère ne pas avoir été trop confuse.

                              Merci pour votre force de résistance.


                              • C'est Nabum C’est Nabum 6 avril 2013 18:52

                                paconform


                                L’outrance ne plaide jamais en faveur des idées qu’on pense défendre.

                                Essayez la modération !

                              • Raymond SAMUEL paconform 6 avril 2013 21:28

                                Merci du conseil,
                                Mais de longues années d’expériences (dont certaines fort douloureuses) m’ont appris que les vœux pieux n’apportent pas de résultat.

                                Il faut passer à la vitesse supérieure et PARLER VRAI. Il n’y a d’ailleurs pas d’outrance dans ce que j’ai écrit. Au contraire, mon propos ne parait extrémiste qu’en regard d’une situation qui est, elle, réellement extrémiste, mais que vous ne voyez pas comme telle (vous n’êtes pas le seul).
                                Non il n’y a pas d’outrance, tout ce que j’indique a été constaté et se situe au contraire au-deça de la réalité. Je pourrais en rajouter.

                                Parler vrai, je reconnais que vous le faites de votre côté dans votre domaine. Souffrez que je le fasse aussi dans le mien. La situation justifie largement les actions courageuses.

                                Félicitons-nous plutôt mutuellement. Et bonne route.


                                • C'est Nabum C’est Nabum 6 avril 2013 21:41

                                   paconform


                                  Faites donc comme il vous convient.

                                  Je qualifiais d’outrance la longueur du commentaire ( billet plus exactement)
                                  Mias je n’ai rien à dire en ce domaine.

                                  Bonne continuation

                                • Raymond SAMUEL paconform 7 avril 2013 09:23

                                  NABUM,

                                  Merci.

                                  Je continue en effet. Je défends les femmes non féministes (elles sont nombreuses) et tous les enfants. Les uns et les autres n’ont pas droit à la parole.

                                  Je vous souhaite de tout cœur une fin heureuse de votre combat inégal (une évasion du guépier).

                                  Bon dimanche.


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 7 avril 2013 10:45

                                    paconform


                                    Pour ma part j’ai une grande sympathie pour les combats féministes.
                                    Mais celà n’exclut pas de dialogue courtoisement 

                                    Je vous souhaite de faire un chemin entre des positions qui souhaitent la même chose en l’exprimant différemment. 
                                    La défense de l’enfant est au cœur des préoccupations qui vous rapprochent

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