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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > L’amarante, plante espiègle

L’amarante, plante espiègle

Cette plante est en train de faire tourner les beaux rêves de Monsanto en cauchemars.

Les OGM, pour Monsanto, c’est la réponse absolue à la prédation des insectes.

Pour les écologistes, et pour beaucoup de citoyens responsables, les OGM sont une menace pour l’environnement.

Mais là où tous les militants du monde se cassent les dents contre le puissant loybby OGM, une petite plante fait de la résistance.

L’amarante est une plante bien connue de nos ancêtres, puisque les Incas la considéraient comme une plante sacrée.

Mais pour le lobby OGM, c’est plutôt une « sacrée » plante.

Chaque plante produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux.

Elle est même plus riche en protéine que le soja, pourtant considéré comme champion en la matière.

Les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache.

Ils conseillent d’utiliser les graines moulues d’amarante, mélangées à celle du blé pour faire du pain à qui elles donnent un délicieux goût de noisette.

Mais revenons aux OGM.

La scène du « drame » s’est tenue aux USA, à Macon, en Géorgie.

Un agriculteur remarqua en 2004 que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait généreusement ses plants de soja.

Les champs victimes de cette amarante comportaient une semence qui avait reçu un gène de résistance Roundup.

Depuis cette date, le phénomène s’est étendu à d’autres états : la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tenesse et le Missouri.

Le 25 juillet 2005, the Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés avaient transité vers les plantes naturelles, créant ainsi une graine résistante aux herbicides.

Ce que confirment les experts du CEH (centre for ecology and hydrology), et ce qui contredit les affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible.

Pour le généticien britannique, Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation ».

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main.

Sauf que cette plante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage.

5000 hectares ont été à ce jour purement et simplement abandonnés, et 50.000 autres hectares sont menacés.

Depuis, ils sont de plus en plus nombreux ces agriculteurs américains qui renoncent à utiliser les plants OGM, d’abord parce qu’ils coûtent de plus en plus chers, et que la rentabilité est de mise en agriculture comme ailleurs, et enfin parce que l’efficacité des OGM est contestable au vu de ce qui est en train de se passer.

Pour Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja, à Dudley, Missouri, personne ne demande plus de graines Monsanto, au point que les graines OGM ont purement et simplement disparu de son catalogue.

Pourtant, cela représentait il y a peu 80% de son catalogue.

Il constate que les agriculteurs retournent aujourd’hui à l’agriculture traditionnelle.

 

Comme le dit Sylvie Simon dans un article à paraître dans la revue « votre santé ».

L’amarante est en quelque sorte un boomerang renvoyé par la nature à Monsanto.

« Elle neutralise le prédateur, et s’installe dans des lieux ou elle pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson, et les hautes terres tropicales et n’a pas de problèmes ni avec les insectes, ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimique ».

Les plantes vont-elles réussir là où tous les militants anti OGM du monde ont jusqu’à présent échoué ?

En tout cas, comme disait un vieil ami africain :

« Le mensonge donne des fleurs, mais jamais de fruits ».


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65 réactions à cet article    


  • ASINUS 20 mai 2009 09:47

    bonjour , excusez ma naiveté si cette plante a de telle valeurs nutritives et bénéfiques
    pourquoi n apparait elle pas dans aucun regime alimentaire de la planete ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 11:44

      Asinus,
      remarque pertinente ;
      je vous propose comme réponse ceci :
      depuis le début du 20ème siècle, les consommateurs ont eu tendance a uniformiser un peu ce qu’ils mangeaient...sans beaucoup de fantaisie.
      depuis quelques temps, on redécouvre les plantes anciennes,
      avant on mangeait des tomates, point barre.
      aujourd’hui, on en dénombre tant de variétés avec des gouts si différents qu’on ne sait plus ou donner du palais.
      de la cerise jaune, à l’olivette, en passant par la russe, les tomates blanches, la green zebra, etc etc on découvre une variété de gouts différents pour le même légume.
      ce qui nous ramène à l’amérique du sud, d’ou venaient les tomates... et l’amarante, comme il est dit dans l’article.

      apprenons donc a redécouvrir les variétés anciennes,
      (j’espère que vous avez ouvert le lien « amarante » : vous y trouverez des recettes de cuisine qui vous donneront peut etre l’envie de cette découverte ?


    • ASINUS 20 mai 2009 14:30

      yep c etais le sens de ma question , faisait elle partie a un moment ou un autre du
      bol alimentaire d une civilisation ou peuplade ?auquel cas l uniformisation alimentaire
      que je ne conçoit pas si planetaire que cela l aura faites oublier


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 15:26

      Asinus,
      l’aventure de l’oubli de l’amarante n’est pas un exemple unique,
      tout est affaire de mode,
      regardez, depuis quelques années, nombreux sont ceux qui se penchent vers des espèces de plantes oubliées,
      la roquette, par exemple, au goût délicieusement acidulé, rappelant un peu la feuille de capucine (dont on peut manger la feuille, mais aussi la fleur)
      regardez la pomme de terre : les astuces qu’il a fallu déployer pour convaincre les uns et les autres que ce tubercule était comestible et interessant.
      mais au fur et a mesure des années on découvre des variétés de pomme de terre oubliées, comme celle qui est noire de peau, et violette de chair (dont le nom m’échappe)...
      et le houblon plus connu pour la fabrication de la biere, alors qu’en salade, les jeunes pousses sont excellentes.


    • sacado 20 mai 2009 15:53

      C’était une plante utilisée par les amérindiens avant l’arrivée des colons espagnols. Comme c’était une plante sacrée, elle a été interdite de culture et de consommation par les colons qui venaient aussi christianiser le nouveau continent.


    • norbert gabriel norbert gabriel 20 mai 2009 17:05

      « celle qui est noire de peau, et violette de chair (dont le nom m’échappe)... »"

      le nom m’échappe aussi, mais il y a des gens qui la cultivent en Dordogne, et j’ai un essai en cours d’acclimatation en Auvergne... J’attends l’été avec impatience...


    • krikri 20 mai 2009 19:27

      Asinus, c’est parce que les Francais ne connaissent pas que la *planete* ne mange pas d’amarante. En Asie, de l’Inde au Japon, elle est assez courante. Seule, c’est pas super-bon, un petit gout de sable et une texture poudreuse. On la melange au riz et d’autres cereales pour faire des porridges, et comme dit dans l’article on l’ajoute a des farines.


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 19:57

      pas sur à cent pour cent, mais je crois bien que c’est la noire de crimée...
      ou quelque chose d’approchant !
      si vous trouvez mieux, faites moi un signe.


    • dionysos 24 mai 2009 20:05

      il existe une variété en Ardèche, qui ressemble à ça : la Violine de Borée. on en trouve parfois sur les marchés de haute Ardèche


    • dionysos 24 mai 2009 20:14

      la noire de crimée c’est une tomate, très bonne d’ailleurs


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 15 août 2012 11:55

      D’après Wikipédia, qui vaut ce qui vaut, cela aurait été interdit par les espagnols dans le nouveau monde, du fait que ce soit associé à des rituels religieux païen au Mexique.


    • Massaliote 20 mai 2009 10:22

      Très bon article. ET BONNE NOUVELLE


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 11:46

        Massaliote,
        merci de votre commentaire,
        bonne nouvelle pour notre santé, mais mauvaise nouvelle pour les forcenés de Monsanto, et les puissants lobbyes qui les soutiennent.
        espérant que ce n’est pas trop tard pour arrêter enfin ces OGM.


      • LE CHAT LE CHAT 20 mai 2009 10:28

        @olivier

        tout ce qui peut éviter Monsanto est à prendre .
        Dans un reportage , j’ai vu des paysans qui avaient remis la luzerne au goût du jour et ils cultivaient eux même pour nourrir leur bétail pour éviter le soja importé


        • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 11:51

          au Chat,
          tout ce qu’on peut espérer, c’est que les agriculteurs seront de plus en plus nombreux à réagir, et a revenir à l’agriculture respectant l’environnement.
          il y a du boulot !
          et pourtant il y a tant de solutions qui ont fait leurs preuves : comme le BRF par exemple qui permet d’avoir une bonne production de qualité, sans jamais arroser, même en temps de sécheresse...
          ou le labourage à moins de 18 cm de profondeur, tel qu’il était enseigné dans les écoles d’agriculture...


        • albatre 19 octobre 2014 14:33

          Ce n’est pas exceptionnel la luzerne. Mais pour ca il faut sortir de sa ville.
          Partout en France des paysans font de la luzerne. Et ce n’est pas remis au goût du jour, c’est juste ce qu’ils font depuis toujours.


        • Voltaire Voltaire 20 mai 2009 10:57

          Contrairement à ce que suggère cet article (repris un peu partout sur la toile), l’apparition d’amaranthe résistante au glyphosate n’est absolument pas due aux OGM et à un transfer horizontal de plants OGM vers l’amaranthe.

          Des amaranthes résistantes sont apparues en de multiples endroits d’amérique du nord, portant des mutations différentes (de plusieurs gènes différents d’ailleurs) leur conférant cette résistance. D’après les études publiées, il s’agit d’un cas classique de sélection de résistance (comme pour les moustiques résistants aux insecticides), en raison d’une très forte pression de sélection : l’utilisation des herbicides est devenue tellement intensive qu’elle a entrainé la sélection de plantes résistantes.
          A noter que d’autres « mauvaises herbes » sont aussi devenues résistantes aux herbices (et pas qu’au round up), sous cette même pression. (http://southeastfarmpress.com/mag/farming_herbicide_resistant_palmer/).

          Le coupable n’est donc pas l’OGM mais bien le système d’agriculture intensive et l’utilisation exdagérée de pesticides. La solution traditionnelle (qui on l’espère sera utilisée) est la rotation des cultures...

          A noter, pour tous les fans anti-OGM, que même si ce que l’auteur rapport est donc inexact, cela ne signifie pas qu’aucun transfert de resistance entre plants OGM et mauvaises herbes ne puisse se produire : cela a été prouvé dans le cas du colza résistant au round-up, dont la résistance peut facilement migrer vers des espèces voisines en Europe. Pas un problème du tout pour l’environnement (dans la nature, cela ne confère aucun avantage où il n’y a pas d’herbicide utilisé, et cette résistance n’a pas d’effet toxique), mais un gros problème pour les agriculteurs (et les jardiniers) qui veulent se débarasser de leurs mauvaises herbes avec des herbicides... et pour Monsanto qui vend ses semences résistantes...

          @l’auteur : « Les OGM, pour Monsanto, c’est la réponse absolue à la prédation des insectes » : mélanger résistance aux insectes et aux herbicides est quand même un peu léger
          « Pour les écologistes, et pour beaucoup de citoyens responsables, les OGM sont une menace pour l’environnement » : ben là, le problème, ce ne sont pas les OGM « articifiels », mais juste l’utilisation intensive des pesticides, qui a fabriqué de beaux « OGM » naturels smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 11:58

            Voltaire,

            il me semble que vous aimez les haches ?
            vous en avez affublé l’amarante (qui n’en veut pas) et vous donnez des grands coups de hache au modeste rédacteur que je suis.
            mais vous vous trompez de cible, car c’est a Brian Johnson, le généticien britannique qu’il faut vous en prendre,
            mais au fait , avez vous ouvert le lien ?
            un doute m’étreint.
            vous avez le droit de contester l’étude faite par les experts du CEH cités dans l’article, mais il faudrait expliquer sur quelle base ?
            vous avez le droit de ne pas être d’accord avec Paul Brown et de contester son article paru dans « the Guardian »...
            tenez nous au courant.


          • Walden Walden 20 mai 2009 13:23

            « (...) l’apparition d’amaranthe résistante au glyphosate n’est absolument pas due aux OGM »

            De facto, il semble bien que si, quand bien même il n’y aurait pas d’hybridation : puique c’est bien l’utilisation des uns (en l’absence desquels on ne pourrait déverser ces quantités de pesticides auxquels ils sont censés être les seuls à résister) qui crée les conditions favorables à la sélection naturelle de l’autre (l’amarante non pas « OGM naturelle », mais mutante, ce qui n’a rien à voir : car OGM implique manipulation génétique).

            « Le coupable n’est donc pas l’OGM mais bien le système d’agriculture intensive et l’utilisation exdagérée de pesticides. »

            Comme je l’explique plus haut, cet argument n’est qu’un artifice réthorique. Outre que terme de « coupable » n’est pas approprié, ce qui est mis en cause, c’est le système de culture aberrant promu par Monsanto, dont les OGM résistants au Round Up sont destinés notamment à vendre toujours plus de ce pesticide très toxiques produit par cette même firme.

            Dissocier la culture des OGM résistants de l’utilisation des pesticides n’a pas de sens, puisqu’il s’agit d’un proces de culture structurel, dont les termes sont indissociables. Etant bien évident qu’il n’y aurait aucun intérêt à commercialiser ces semences en dehors du fait qu’elles ont la « valeur ajoutée » d’absorber sans défaillir des quantités de pesticides.

            « Pas un problème du tout pour l’environnement (dans la nature, cela ne confère aucun avantage où il n’y a pas d’herbicide utilisé, et cette résistance n’a pas d’effet toxique) »
             
            Cela en supposant que l’on connaisse tous les effets potentiellement induits par les manipulations génétiques, ce qui n’est pas le cas. Dire que les gènes modifiés n’influent que sur les critères sélectionnés - c’est à dire en réalité les critères observés - tel est le postulat de base non démontré des scientistes pro-OGM. Un postulat aussi solide que celui de l’innocuité de la diffusion intense de champs de micro-ondes : comme une version moderne de la foi du charbonnier smiley

            ___________________

            Merci à l’auteur pour cette excellente nouvelle : où l’on voit bien que le prétentieux génie génétique n’est rien à côté du génie invisible de l’évolution naturelle. « L’Homme maître et possesseur de la Nature », ce n’est pas encore pour demain smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 13:43

            Walden
            merci de cette analyse précise, et convaincante.
            parfois quand j’écris un article sur un sujet qui dérange, le nucléaire, les ogm... j’ai souvent l’impression de mettre un grand coup de pied dans un nid de guepes.
            mais contre la réalité, les absolutistes OGM n’ont pas grand chose à répondre,
            tant que l’être humain n’aura pas compris qu’il n’est qu’une partie vivante au milieu d’autres, et qu’il doit vivre en harmonie avec le monde qui l’entoure, il continuera d’en subir les conséquences,
            heureusement pour nous, la nature est toujours plus forte.
            si nous n’avons pas une attitude équilibrée et raisonnable face aux vivants qui nous entourent, nous continuerons d’accumuler les punitions.
            encore merci de ton commentaire.


          • Voltaire Voltaire 20 mai 2009 14:08

            @l’auteur :

            Mes excuses pour ce h intempestif !
            Bien entendu j’ai ouvert votre lien (en avez-vous fait de même avec le mien ?), et ce généticien britanique aurait mieux fait de lire la littérature sur le sujet avant de se prononcer. Chacun peut faire une erreur, mais il vaut mieux éviter de se prononcer quand on ne sait pas.

            Néanmoins, l’argument selon lequel l’utilisation d’OGM résistant aux herbicides a encouragé leur utilisation, et par cela l’apparition de mauvaises herbes résistantes est tout à fait valable, même si là encore ce n’est pas la technique qui est en cause mais bien cette monoculture intensive.

            Ce que je regrette dans votre article, c’est de manquer la véritable cible : ce n’est pas l’OGM qui crée le problème per se, mais la pratique industrielle de l’agriculture. L’utilisation d’OGM dans un système raisonné, avec rotation des cultures, labourage minimal, maintient des haies (pour la biodiversité et favorisant les bioprédateurs) etc. ne poserait pas de problème particulier (en fonction des gènes introduits bien sûr). J’ai toujours pensé que des OGM résistants aux herbicides étaient une abération (même si cela aide l’agriculteur), tandis que des OGM résistants à certaines phytopathologies par exemple seraient très utiles. Mais c’est tout le système de production agricole qui est à revoir, et sa rentabilité économique...


          • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 15:36

            dites Voltaire, vous me surprenez.
            je me prend, à vous lire, à me demander si vous ne seriez pas envoyé par le lobby pro ogm pour écrire ce que vous écrivez ?
            je me permet de vous rappeler que Brian Johnson n’est pas un apprenti laborantin dans un organisme de recherche, mais un authentique scientifique, reconnu et estimé par ses pairs.
            vous devriez lui envoyer un mail pour lui signaler l’erreur qu’a votre avis il a commis.
            mais comme vous le dites très perspicacement en début de commentaire, tout le monde peut se tromper... vous y compris.
            vous savez, les OGM, c’est déjà une vieille histoire.
            j’ai l’honneur d’etre considéré par jean marie Pelt, comme l’un de ses amis.
            il m’a raconté en détail l’histoire de l’expertise menée par monsanto sur des rats.
            pendant 6 mois (je crois) ils ont été nourris exclusivement au maïs ogm, et monsanto a constaté un dépérissement de leurs organismes vitaux, rein, foie, etc...
            il a fallu toute l’obstination d’un certain nombre de scientifiques (dont jm Pelt) pour permettre la publication de cette expertise.
            alors, vous voyez, pour les ogm, nous commençons à etre nombreux à savoir de quoi il en retourne.
            tenez nous au courant de la réponse à votre mail destiné à Brian Johnson.
            çà peut nous faire passer un bon moment.


          • Voltaire Voltaire 20 mai 2009 21:47

            @l’auteur

            Tous ceux qui ne partagent pas entièrement votre avis ne sont pas nécessairement envoyés par un lobby...il leur arrive de penser par eux-même, si si, même des fois, d’avoir un doctorat en génétique moléculaire, si si, c’est possible aussi... bon, je n’ai pas trop l’occasion d’envoyer un mail à votre ami britanique là maintenant, (je pars en we chez des amis) mais je vous promet de le faire à mon retour... en attendant, si vous lisez l’anglais, je vous recommande quand même une petite recherche internet sur le sujet de la résistance de l’amarante aux herbicides, il y a pas mal de publications sur le sujet.

            @chanteclerc

            Je ne suis ni contre ni pour les OGM en général ; je suis contre tout ce qui est nocif. Dans l’agriculture, les dégats du système intensif sont évidents, même s’ils ont permis d’accroitre les rendements de façon importante et d’alléger le travail des agriculteurs. Pour les plantes OGM, il y en a des mauvais, mais il peut aussi y en avoir des utiles. Il ne faut pas diaboliser la technique. En revanche, je suis favorable à une agence vraiment indépendante d’évaluation et à des tests plus poussés avant mise sur le marché.


          • Antidote Europe 24 mai 2009 17:14

            Ah vraiment ! Mais alors s’il n’y a aucun lien de cause à effet comment expliquer que maintenant temps d’agriculteurs et notammnent américains renoncent aux OGM .
            Le coupable est certe « le système d’agriculture intensive et l’utilisation exdagérée de pesticides  », mais les OGM sont un facteur aggravant indéniable.
            Comme vous le dites « cela ne signifie pas qu’aucun transfert de resistance entre plants OGM et mauvaises herbes ne puisse se produire : cela a été prouvé dans le cas du colza résistant au round-up, dont la résistance peut facilement migrer vers des espèces voisines en Europe. »
            Cependant c’est non seulement un problème pour les agriculteurs mais s’en est un aussi pour l’environnement puisqu’un perturbateur de l’équilibre naturel et de la biodiversité végétale et animale. 


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 mai 2009 06:12

            Voltaire,
            à l’évidence, on peut contester un article sans faire pour autant partie d’un lobby,
            ceci dit , je trouve dans votre commentaire beaucoup de contradictions, relévées d’ailleurs très justement par Chanteclerc,
            bon, attendons la fin de votre long week end pour avoir des réponses à nos questions, au sujet des scientifiques que vous contestez...


          • Christian Portal Christian Portal 27 mai 2009 09:02

            Comme chaque fois, devant des informations difficiles à vérifier, on est tenté de croire ce qui arrange nos convictions. Faute d’avoir les données de première main, on est quelque peu en difficulté. Pourtant, je suis tenté de croire davantage la réaction que l’article lui-même. Le commentaire de Voltaire me semble intéressant car ce n’est pas celui d’un opposant.

            Je constate souvent que de mauvais arguments viennent soutenir de justes causes. Et parce qu’elles sont justes, on évite de trop s’interroger sur la véracité des faits. Néanmoins, dans ce cas précis, quelque soit la cause initiale de la résistance de l’amarante (sans H), elle trouve son origine dans le système agricole moderne.

            Qu’un microbe mute en raison de la pression des antibiotiques ou à cause de la présence d’un vaccin n’a pas une grande importance. Ce qui compte est que lorsqu’on ne respecte pas les équilibres écologiques et systémiques, on crée des incidents dont les conséquences sont plus ou moins importantes.

            Plutôt que chercher, comme souvent, l’administration de la preuve par des voies scientifiques, il vaut bien mieux observer les fonctionnements des différents systèmes et on constate que l’agriculture paysanne, dans des conditions de concurrence loyales sont parfaitement performantes. Certes, elles ne permettent pas au paysan d’acheter un 4x4 tous les ans et de se payer des vacances aux Seychelles mais elles lui permettent de vivre dans des conditions décentes. Ce qui est bien l’essentiel.


          • blibgnu blibgnu 16 juillet 2009 21:18

            Peu importe que ce soit en réaction aux OGM ou à l’agriculture intensive que l’amarante prolifère ainsi, je trouve la nouvelle excellente, tout comme cet article, bravo et merci pour l’info. m’sieur Cabanel : )


          • eugène wermelinger eugène wermelinger 20 mai 2009 13:23

            Salut Olivier,

            Me permets-tu d’envoyer aussi nos lecteurs sur ce lien :

            où je traitais le même sujet mais en mettant plus l’accent sur les vertus de cette plante sacrée ?


            • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 13:46

              Eugène,
              c’est marrant, le titre que tu as proposé pour ton article m’a éffleuré un instant,
              et à ma grande honte, je ne connaissais pas ton article.
              pourtant, avant de publier le mien, j’ai cliqué sur « recherche » afin de ne pas faire doublon,
              en fin de compte, ce n’est pas négatif, car j’ai le sentiment que nous sommes complémentaires sur ce coup.
              en tout cas, merci d’avoir rappelé cet article.
              amicalement.
              ps : je prépare quelque chose sur les contrails.
              tu n’aurais rien publié par hasard sur ce sujet ?


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 20 mai 2009 15:25

              No problem Olivier,

              le sujet mérite qu’on en parle.
              Non, rien en vue sur les chemtrails, attention : passage miné ! 
              Cordialement. (Entre barbus) 

            • marcel 20 mai 2009 14:16

              "tout ce qu’on peut espérer, c’est que les agriculteurs seront de plus en plus nombreux à réagir, et a revenir à l’agriculture respectant l’environnement.
              il y a du boulot !« 

              Je le souhaite aussi mais je crains que l’indispensable agriculture biologique ne puisse produire assez pour nourrir la population actuelle quoi qu’en disent Ziegler et la FAO .
              Cela dit je ne porte pas Monsalaud et ses organismes gravement mortifères dans mon coeur
              et la nouvelle de sa déconvenue me réjouit même si le »saccage" des 5000 hectares me navre.


              • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 15:44

                Marcel,
                comme toi l’abandon de 5000 hectares me navre, autant que celui des 50.000 qui vont suivre. et s’il faut en croire les organismes qui s’occupent de ce problème, ce n’est que la pointe de l’iceberg.
                peut etre (surement même) il faudra un certain temps pour que tous les agriculteurs arrêtent les conneries, comme on dit poliment, mais c’est à mon avis inéluctable.
                parce qu’il n’y aura pas d’autres choix.
                un peu comme pour le nucléaire.
                les pannes, les problèmes de santé, vont se succèder, et c’est prévisible, et il faudra bien un jour ou l’autre changer de pratique, ne serait-ce que pour vivre en bonne santé.


              • EXPAT456 20 mai 2009 14:45

                Monsanto est-elle le démon que l’on veut bien décrire ?
                Un espace dédié à la résistance aux mauvaises herbes est disponible sur le site internet avec des liens pour formation, recommandation ...

                http://www.monsanto.com/products/techandsafety/weedresistance.asp

                Pour info :
                Les premières résistances au Glyphosphate ont été identifiées en 1996 (donc avant le lancement de la technologie Roundup Ready).


                • Olga Olga 20 mai 2009 15:13
                  « Monsanto est-elle le démon que l’on veut bien décrire ? » 

                  MonSangTôt n’est pas le diable, mais seulement un de ses nombreux avocats... 


                • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 15:52

                  Expat456,
                  à votre place, je serais d’une grande prudence avec les liens qui émanent de Monsanto.
                  ou du moins je recouperais ceux là avec d’autres sources.
                  si les experts du centre for écology et hydrologie, disent la même chose qu paul Brown dans le Guardian, et que le généticien Brian Johnson, (et ce ne sont pas des cas isolés) j’aurais plutot tendance à les croire.
                  ce qui est en tout cas certain, c’est que les plantes finissent par trouver la parade, tout comme les insectes, et qu’il vaudrait peut-etre mieux changer de logique de culture, en rétablissant les haies, favorisant ainsi la prolifération des oiseaux, grands prédateurs d’insectes, rétablissant par la meme occasion un équilibre.
                  tout çà me parait affaire de bon sens, et ce sont les plantes elles-même qui nous le disent.


                • EXPAT456 20 mai 2009 16:47

                  @ l’auteur,
                  Je suis 100% d’accord avec vous. Mais je ne pouvais m’empecher d’aller a la source pour contrebalancer votre article car je suis de ceux qui hesitent encore sur ce sujet entre certitudes et doutes.
                  Ce que vous dites dans votre commentaire est effectivement de bon sens et j’adhere.
                  Pour autant, puisque je mene une etude economique globale, je m’interroge aussi sur la securite alimentaire, non seulement en terme de sante, mais aussi en terme d’acces a l’alimentation. Or, il semblerait que toutes les etudes menees a ce jour demontrent que les surfaces cultivables ne suffiront pas a assurer l’alimentation de la population mondiale dans les decennies a venir !
                  Donc, sauf a appliquer des politiques malthusiennes (la chine le fait depuis longtemps, mais est la seule a le pratiquer) ou a compter sur des conflits mondiaux (quelle horreur !), la question du « produire plus » reste en attente ... D’ou l’idee des OGM !


                • stef stef 20 mai 2009 19:31

                  Avec d’autres habitudes alimentaires et d’autres méthodes de culture, il serait possible de nourrir beaucoup plus de monde avec les mêmes surfaces cultivées.


                • olivier cabanel olivier cabanel 20 mai 2009 20:09

                  expat,
                  merci de revenir a de meilleurs sentiments,
                  d’autant que les OGM provoquent aussi la disparition des abeilles,
                  à voir sur le net « le pollen de la discorde » de marc peyronnard.
                  la preuve en image que les abeilles meurent en partie après avoir butiné du maïs trangénique,
                  un monde sans abeille, c’est un monde sans fruits, sans légumes...
                  et aujourd’hui, la diminution du « cheptel » d’abeilles est patente.


                • James Bob 20 mai 2009 20:38

                  Bonjour,

                   Il faut savoir que aujourd’hui le probleme de la malnutrition n’est pas un probleme de production mais de redistribution. En effet, le il y a actuellement sur la terre de quoi nourrir 12 milliards de personnes (source FAO et ONG), soit presque le double de la population mondiale. Sachant que les OGM ne produisent pas plus, ce n’est donc pas la solution.
                  Il faut simplement revenir a un mode de production respectant l’environnement et dont le rendement est plus eleve que les OGM, mais aussi et surtout modifier nos habitudes de consommation.


                • olivier cabanel olivier cabanel 24 mai 2009 09:58

                  bien sur,
                  mais aussi il faut arreter le gaspillage,
                  un pain complet et bio me nourrit une semaine.
                  à quoi bon tous ces pains qui se ramollissent lamentablement quelques heures après avoir été achetés, ou qui sèchent et durcissent à vitesse grand V, sans nourrir pour autant ?

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