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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > La démission de Jésus

La démission de Jésus

Un fait écarté par l’Eglise est le désir de démission de Jésus, exprimé dans quelques évangiles, mis à l’index, de ce fait. Cependant, la curie romaine ne l’ignore pas et cette démission, tue à l’ensemble de la Chrétienté depuis des siècles, légitime la possibilité de démissionner pour un Pape. Sans quoi, ce dernier paraîtrait un PDG comme les autres, ce qui pousserait l’Eglise à être une entreprise et la foi à être une appartenance, ou une consommation comme une autre.

Ce que l’on ignore le plus souvent, c’est que des évangiles ne sont pas que quatre et qu’ils n’ont pas été écrits par les apôtres dont ils portent le nom. Ils ont été écrits par les communautés évangélisés par l’apôtre dont ils portent le nom, plusieurs générations parfois après la mort de cet évangéliste. La distorsion peut-être donc grande. Jésus n’ayant rien écrit, ces communautés se sont souciées, l’événement initial s’éloignant, de prendre trace de l’enseignement reçu et de la foi qui leur en naissait.

Il y eut donc plusieurs centaines d’évangiles.

Avec l’arrivée de l’Islam, la concurrence entre le judaïsme et le christianisme se compliqua. L’Eglise voulut s’administrer par des liens plus forts, inspirés des administrations étatiques connues et qui avaient bien fonctionné, l’Empire romain en étant un modèle magnifique. Ainsi, elle établit l’authenticité religieuse de quatre évangiles, laissant les autres à un caractère apocryphe. Ces quatre évangiles correspondent aussi à la division administrative de l’Empire romain en quatre grandes régions : Antioche (Matthieu), la Grèce (Jean), la Palestine (Luc) et Rome (Marc) et pas du tout à quelque chose concernant Jésus lui-même. Il y a donc le choix de quatre évangiles (et seulement quatre comme le croient la plus part des Chrétiens et des non-Chrétiens), un choix politique de donner un peu à tous pour favoriser l’implantation du christianisme. Cela a bien marché et a des conséquences encore, inutiles.

Car, dans les évangiles écartés, il y en a trois qui font état de la démission de Jésus, après la Cène et avant son arrestation par les Romains au jardin des Oliviers. Jésus aurait disparu sans laisser aucune trace, ce qui, à l’époque, était évidemment assez facile à faire. Jésus aurait prononcé un mot que l’on peut traduire par démission : ne pas accomplir sa mission, car elle est trop lourde et trop effrayante. Un de ces évangiles établit que tout le reste a été bâti, comme un texte, par les apôtres, qui après avoir longuement hésités, se sont sentis capables de partir évangéliser partout après la Pentecôte, la Pentecôte étant un empowerment, pour employer un mot à la mode.

L’autre évangile remplace Jésus par Judas, qui subit son martyr, sans jamais faire état auprès des autorités romaines de cette substitution. La supercherie est connue des seuls apôtres donc.

Du point de vue de la continuation de la foi, cette version n’est pas plus acceptable que la précédente, où le fondement de la foi, la résurrection, est inventée. D’autant plus qu’il existe dans les évangiles apocryphes un évangile de Judas qui raconte longuement le travail de séduction que Jésus fait auprès de son meilleur ami, Judas, pour qu’il endosse le rôle du traitre, nécessaire à l’accomplissement de sa mission. L’essentiel de l’argumentation de Jésus tourne autour de : « si c’est pas mon meilleur ami qui le fait, qui le fera ? »

Ce qui n’a pas empêché l’Eglise de considérer qu’une des sources de l’antisémitisme résidait dans le fait que les Juifs avaient condamné à mort Jésus. Alors que la mort de Jésus était nécessaire à sa résurrection et donc, à la modification fondamentale du Judaïsme qui était sa mission, et que cette mission a failli échouer devant la légitime résistance de Judas.

On peut évidemment rajouter que cette mission a de toute façon largement échoué, puisque le judaïsme est resté assez semblable et que le christianisme est devenu une nouvelle religion, essaimant dans le territoire de l’Empire romain. Cf. le choix de quatre évangiles canoniques, correspondants aux quatre divisions administratives de cet Empire.

Le troisième évangile apocryphe évoque la démission de Jésus devant l’insistance du refus de Judas à trahir. Ce troisième évangile est assez confus. On ne comprend pas bien la fin de l’histoire :

ou bien Jésus s’enfuyant est rattrapé par les apôtres, après une course-poursuite digne des meilleurs thrillers, qui passe par la Grèce, la Sicile… et finit par obtenir l’accord de Judas ;

ou bien, il n’est pas rattrapé malgré l’énergie folle des apôtres et Judas s’y colle, une scène assez incroyable a lieu au pied de la croix, dans laquelle Jésus passe un savon à Judas, qui par son esprit compliqué et torturé a tout fait rater ;

ou bien Judas s’enfuit, Jésus le dénonce aux Romains, qui le ramènent, après quoi, quand il va dénoncer Jésus, c’est lui qui se retrouve en garde à vue, d’où il s’échappe en creusant une galerie… il propose à Jésus de faire le chemin inverse, ce que ce dernier accepte avec joie, à ceci près que, lorsqu’ils y retournent, la sortie de la galerie est gardée… etc.

Les différentes hypothèses sur cette fin de la vie de Jésus s’entremêlent et se contredisent et ce troisième évangile apocryphe faisant état d’une démission de Jésus est inutilisable.

On entendra un peu parler des précédentes démissions papales. Elles valident aussi la possibilité théologique de cette démission.

Cependant, à la source de cette validité théologique, il y a des évangiles apocryphes, dont on peut se demander comment ils servent de justification, même tue ou tacite, à du droit canon. Autrement dit, il serait peut-être temps de revoir l’accréditation des évangiles et de donner une place honorable à ces évangiles de la démission (appelons-les comme ça pour l’instant).

Il ne faut pas oublier, bien sûr, que si Jésus avait réellement démissionné, ou il ne se serait rien passé ou tout serait affabulé.

On peut en effet penser que cette résolution papale à quitter la fonction avant la mort risque de se reproduire, rien ne permettant dans les évangiles d’imaginer une élection du pape pour un mandat limité dans le temps, comme un vulgaire chef d’Etat, bien que cela soit une solution excellente devant l’accélération du monde. Rien hormis les textes écartés des évangiles « de la démission », textes qui autorisent Dieu à être en retard dans le don de la mort, sans perdre ses caractéristiques de toute-puissance et de bonté, et qui autorisent, donc, à donner par avance une dead-line, si j’ose dire, au pontificat.

On pourrait aussi élire des papes plus jeunes, voire franchement jeunes. Peut-être faire élire le Pape par tous les Chrétiens, nos moyens techniques nous le permettent, après programme et campagne, cela va de soi. Au moins un système de primaires. Bref, un aggiornamento semble nécessaire de nouveau pour être vraiment moderne. Une chance à ne pas laisser passer.


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50 réactions à cet article    


  • Dupont Georges Dupont Georges 12 février 2013 09:05

    Les évangiles, la bible...


    Tout cela a été écrit bien après les « faits » qui y sont décrits. Et il a fallu un concile pour ce mettre d’accord sur ceux que l’on considérait vrais ou faux.

    Il est fort probable que tout ce qui ai décrit ne soit jamais arrivé et que cette religion ne soit basée que sur des légendes qu’on se racontai le soir au autour du feux pour passer le temps...

    • cardom325 cardom325 12 février 2013 09:22

      La force des religions se base sur l’ancienneté des faits, à savoir que l’ Islam(14 siècles), la chrétienté ( 20 siècles) et le judaïsme (encore plus) font référence à des personnages dont il est impossible d’authentifier les paroles , et donc d’apporter le moindre semblant de preuves , non pas sur l’existence de Dieu , mais des faits et gestes de ses prophètes

      L’homme croit en Dieu essentiellement car il est terrorisé à l’idée de mourir , en dépit de son insignifiance


      • Fergus Fergus 12 février 2013 09:51

        Bonjour, Cardom.

        Vous avez raison sur les deux points.

        Sur le premier point, c’est ce qui fait la force des grandes religions relativement aux croyances émergentes, nées de l’imagination de M. Smith ou de M. Hubbard. Il n’y avait pourtant pas de différence à l’origine entre les sectes d’autrefois et celles qui prospèrent aujourd’hui.

        Sur le deuxième point, il ne faut effectivement pas perdre de vue que c’est bel et bien l’angoisse née de la mort qui a été à l’origine des religions, créatrices du concept rassurant pour mes mortels de vie « au-delà ».


      • Hermes Hermes 12 février 2013 13:34

        Hummm, et si l’homme croyait en Dieu simplement parceque, diminué par sa propre peur, il n’arrive pas à croire en lui-même ?


      • contre-vent 12 février 2013 13:48

        @ Cardom

        (...) L’homme croit en Dieu essentiellement car il est terrorisé à l’idée de mourir , en dépit de son insignifiance

        Ce n’est pas la mort en elle-même qui l’effraye mais plutôt l’inconnu et la possibilité de l’Enfer. Tous ceux qui ce sont frotter au Mauvais vous diront qu’ils n’ont plus de doute sur l’existence de D.ieu. Etrange non ? ils sont pas fun au Vatican, l’exorcisme est un sujet tabous et pourtant il y a plusieurs centaines d’exorcismes par an. Il vous répondent qu’ils ne veulent pas faire de pub au Malin.

        Mais quelquechose me dit que si un jour vous vous mettez à marcher au plafond en parlant araméen, je vous verrai priez face contre terre en implorant celui même que vous considériez comme personnage de légende...

        Bien à vous


      • Ricquet Ricquet 12 février 2013 14:57

        « Hummm, et si l’homme croyait en Dieu simplement parce que, diminué par sa propre peur, il n’arrive pas à croire en lui-même ? »

        intéressante remarque...
        L’homme fabrique de l’hégémonie (au détriment de l’harmonie) et ce dans tous les domaines depuis...
        Des siècles plus tard, on peut espérer un peu de lucidité sur nos croyances sur-mesure et nos syndromes nombrilistes.
        Lucidité ?
        Tarzan croire en l’homme, Tarzan croire en dieu... car Dieu croire en Tarzan...
         :->
        (Dans la même idée, J’ai adoré le film Avatar : Pas vous ?)
        ah oui, j’oubliais mon dada préféré : Tarzan croire en la presse, Tarzan croire en la politique, Tarzan gobe tout...

      • mortelune mortelune 12 février 2013 16:34
        @ Cardom325
        « L’homme croit en Dieu essentiellement car il est terrorisé à l’idée de mourir »

        Peut-être pas ! L’homme peut aussi croire en Dieu pour donner une signification à sa propre naissance et à son existence. D’où je viens, qui je suis, où je vais (étant la mort)... Dans tous les cas ce sont des pensées philosophiques, n’est-ce-pas ?


      • Loup Rebel Loup Rebel 12 février 2013 20:21

        Débat fort intéressant sur les croyances, ses causes et ses origines.

        J’ai justement un billet au chaud sur le sujet, à soumettre sous peu aux modérateurs avx.

        Je vous dis donc à tous, à très bientôt ici  smiley


      • Gabriel Gabriel 12 février 2013 10:12

        Au concile de trente, ils ont choisit les écrits qui pouvaient asseoir un pouvoir durable, incontesté et incontestable. Concernant Jésus, le prophète, si il revenait à l’heure actuelle, ils seraient les premiers à le re-crucifier. Rendez vous compte, lui qui prêchait l’égalité, la sobriété matériel et l’amour du prochain, c’est des coups à leur niquer le commerce… 


        • Pale Rider Pale Rider 12 février 2013 17:56

          Ce n’est pas le Concile de Trente qui a choisi les Ecritures ! Cela était pratiquement fait dès le IIe siècle pour presque tous les livres du Nouveau Testament, et toujours publiquement. Arrêtons avec les complots papistes ! Vous leur faites la part trop belle.


        • ptimarc 12 février 2013 18:15

          à mon avis,vous n’avez pas compris le sens de ;aimer son prochain.

          aimer son prochain,pour beaucoup de chretiens,on l’a vu encore recemment,cela veux dire que l’actuel n’est pas beau,et que l’on prefere attendre l’autre,en esperant toutefois qu’il sera digne d’etre aimé,celui là.


        • robin 12 février 2013 10:38

          Reste des miracles dûment reconnus par les autorités médicales : Placebo ? puissance de l’esprit ?

          Que dire des prodiges amplement documentés de gens comme Maître Philippe ?


          • robin 12 février 2013 11:46

            La foi est créatrice, elle créée elle même le support de son existence, c’est en cela qu’il faut comprendre le titre Yahwé :« Je suis ce que je me révélerai être » et c’est pour ça qu’on appelle Jésus le fils de l’homme, Dieu et l’homme sont une seule et même entité qui s’auto entretien dans un espace temps cyclique dans une sorte de gigantesque boucle de feed back.


            • Loatse Loatse 12 février 2013 11:56

              Un rabbin influent d’Israël révèle le nom du Messie : stupeur parmi ses disciples.
              Jésus est le Messie !

              Yitzhak Kaduri, rabbin influent en Israël, a écrit le nom du Messie attendu par les juifs sur un papier, peu de temps avant sa mort à l’âge de 108 ans. Quelques mois avant son décès, il avait dit à ses disciples pour le Yom Kippur qu’il avait rencontré le Messie ; ceci est confirmé par son fils : « Mon père a rencontré le Messie lors d’une vision, et nous a dit qu’il viendrait bientôt » [1]

              Il semble que les derniers jours de sa vie, le Rabbin Yitzhak Kaduri parlait sans cesse de la venue du Messie et de la Rédemption par ce même Messie.

              Il avait auparavent publié quelques portraits du Messie, qui ne sont pas sans rappeler Celui du Nouveau Testament. Quant au nom du Messie, il avait demandé à ce que le document qui le renferme soit gardé secret jusqu’à maintenant.

              Car la nouvelle n’est pas vraiment fraiche : selon ce document, le Messie des juifs ne serait autre que ... Jésus !

              Voici ce qu’il écrivit sur sa brève note :

              « A propos de l’abbréviation du nom du Messie : il élèvera le peuple et prouvera que sa Parole et sa Loi sont valides (= en Hébreux pour les caractères gras : Yarim Ha’Am Veyokhiakh Shedvaro Vetorato Omdim).

              C’est ce que j’ai signé de ma main durant le mois de la miséricorde.

              Yitzhak Kaduri ».

              Les premières lettres de la phrase Yarim Ha’Am Veyokhiakh Shedvaro Vetorato Omdim donnent en hébreux le nom de Jésus : YEHOSHUA ou Yeshua.

              La polémique fait désormais rage dans les milieux juifs orthodoxes, certains évoquant un faux, d’autres reconnaissent que la note est authentique.

              Source : Israël Today


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 février 2013 12:06

                Démission de Jésus ..........Des clous !!!


                • Orélien Péréol Aurélien Péréol 13 février 2013 09:13

                  ça, j’aime...


                • Loup Rebel Loup Rebel 12 février 2013 13:09

                  La culture, c’est comme la confiture, disait Jacques Prévert, moins on en a, plus il faut l’étaler (sur la tartine).

                  Alors moi j’aimerai beaucoup aller à la source des informations balancées « à la louche », sans référence ni lien vers une quelconque source, fiable ou pas.

                  Vous affirmez : dans les évangiles écartés, il y en a trois qui font état de...

                  Pouvez-vous nous indiquer où on peut trouver ces textes « écartés », mais dont vous auriez le privilège de disposer, parce qu’étant (un tout petit peu) passionné par histoire des religions je suis toujours avide d’enrichir mes connaissances.

                  Merci d’avance.


                  • Hermes Hermes 12 février 2013 14:00

                    Loup :

                    Voici une chaine historique très incomplète des enseignements (je ne suis pas sur qu’il y ait là dedans les autres évangiles)

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mazd%C3%A9isme
                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9zidisme
                    http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2003/clb_030627c .htm
                    http://www.bogomilism.eu/Stefan%20Gechev-Pope%20Bogomile/PredicationsF.html
                    http://misraim3.free.fr/divers2/bogomiles.pdf
                    http://www.gnosis.org/library/cac.htm
                    http://www.gnosis.org/library/cathtx.htm

                    En très bref :

                    Ce que la chértienté a élliminé : Il n’y a pas de principe absolu dans le monde : il faut reconnaître la dualité du monde (de soi-même) et l’intégrer pour accéder à sa propre unité et éventuellement appeler celà « Dieu » en soi-même.

                    Lélimination de la dualité équivaut à couper le pont de la connaissance de soi qui mène à la libération, mais est nécessaire pour la soumission à un pouvoir.

                    Bonnes réflexions.

                    Cdt.


                  • Loup Rebel Loup Rebel 12 février 2013 16:02

                    Hermes, vous me surprenez toujours. Et je suis le plus souvent en accord avec vos propos.

                    La dualité est mon premier et plus grand sujet de réflexion. La réfutation de tout principe qui se dit absolu est le deuxième.

                    Si vous avez suivi le dernier billet de Luc Laurent Salvador, c’est précisément dans ce sens que je l’ai interpelé en réaction avec sa position au sujet de la mimésis.

                    Bon, c’est sans doute normal, avec mon esprit tourné vers la philosophie chaque fois qu’on me présente une thèse, je cherche immédiatement l’antithèse. Parfois je la trouve, surtout quand la thèse est valide.

                    Ce qui a toujours détourné les religions de leur vocation première — relier les humains autour d’un consensus pour assurer la cohésion sociale — est la dégénérescence neuronale des tyrans assoiffés de pouvoir, qui croient qu’en s’en emparant à leur profit ça fera d’eux des demi-Dieux. Ceux qui nous gouvernent actuellement me font beaucoup penser à ces « bourrins » incultes et sans jugeote ; de grands spécialistes du dogme. Le dogme laïc n’est pas moins totalitaire que n’importe quel autre dogme.

                    N’arrêtez surtout pas d’intervenir sur avx, j’ai toujours plaisir à vous lire smiley


                  • MKT 12 février 2013 13:11

                    Eh, eh, vous avez lu le « Triangle secret ».

                    Bonne BD par ailleurs.


                    • Spitoven Spitoven 12 février 2013 13:39

                      Pourquoi, pour autant, les évangiles écartés seraient-ils plus valables que les évangiles retenus ? Vous faites la même chose du côté inverse : vous ne voulez pas croire à une hypothétique résurrection, donc vous vous raccrochez à tout ce qui la nie, sans plus de légitimité que l’autre parti.

                      Le jour où on verra un article objectif et sans parti pris sur ce type de sujet, ce sera Noël un 14 juillet.


                      • Loup Rebel Loup Rebel 12 février 2013 13:45


                        Très pertinente, votre remarque qui pointe les paradoxes d’une argumentation délirante.

                         


                      • Aldous Aldous 12 février 2013 14:08

                        Le jour où on verra un article objectif et sans parti pris sur ce type de sujet, ce sera Noël un 14 juillet.


                        Pourquoi pas un 11 septembre ?








                      • Hermes Hermes 12 février 2013 14:38

                        Ethyologiquement (le sens initial), Jesus, c’est « celui qui enseigne ». Dans ce sens dès lors que l’enseignement continue, et que son esprit libérateur se manifeste, il y aurait résurrection. On n’en n’est plus à la première, et il risque d’y en avoir de plus en plus  smiley


                      • Pale Rider Pale Rider 12 février 2013 18:03

                        A « objectivité », je préférerais « honnêteté », On peut avoir du parti pris, une foi, et tenter d’être honnête, c-à-d être capable d’examiner même ce qui ne nous arrange pas. Personnellement, j’ai eu de longues discussions avec les Témoins de Jéhovah, qui auraient pu me faire vaciller : c’est le contraire qui s’est produit : il n’ont fait que conforter ma foi en m’amenant à vérifier plusieurs éléments. Plus je lis la Bible, plus elle me paraît digne de confiance (pas la leur, qui est complètement trafiquée). J’ai étudié le grec, et je me mets à l’hébreu exprès pour vérifier ce qu’on me raconte. Et je ne regrette pas de bosser là-dessus.


                      • popov 12 février 2013 16:00
                        @l’auteur

                        Une autre légende, japonaise cette fois, raconte que Jésus s’est échappé au Japon et y a vécu jusqu’à l’âge de 114 ans. Sa prétendue tombe est une attraction touristique dans la région d’Aomori au nord du Japon. http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/from_our_own_correspondent/5326614.st m


                        • MKT 12 février 2013 16:27

                          Mode gag on :

                          Pourquoi aller si loin alors que d’après « Le Triangle secret », c’est à coté de Troyes en Champagne (1h30 de Paris) que se trouve son « tombeau ».

                          En fait il n’est pas mort, juste en état lyophilisé.

                          Mais bon maintenant il serait de nouveau en forme à l’air libre.
                          Cela aurait il un lien avec les événements de ces derniers jours ?

                          Ah , insoutenable suspense.

                          Mode gag off.


                        • Orélien Péréol Aurélien Péréol 13 février 2013 09:14

                          ça aussi, j’aime. et j’apprends quelque chose. Merci


                        • mortelune mortelune 12 février 2013 17:10

                          Je ne suis pas croyante mais bon, j’en connais quelques uns ici qui vont faire un long séjour en « enfers ». Que Jésus ait pu vouloir démissionner, que Judas, Roger, Raoul ou Robert aient pris sa place sur la croix ne remet pas en cause la foi qu’il est possible d’avoir pour le Christ « le fils de Dieu ». La condition n’est pas écrite dans les livres (y compris la bible) mais dans le coeur de chaque homme. Le respect de l’autre, l’hospitalité, l’humilité, l’Empathie, et bien d’autres qualités sont souvent nécessaire pour vivre en harmonie. 

                          Si des gens ont trouvé la force d’écrire les évangiles c’est qu’ils croyaient en quelque chose de plus noble que l’argent. Que d’autres aient fait des choix parmi les évangiles pour en faire un livre puis un « commerce », cela a-t-il vraiment beaucoup d’importance ?


                          Benoit ’truc’ fait ce qu’il veut de ses fesses et ça me regarde pas. Il n’est ni le Messi, ni Dieu et il n’a pas bien lu la bible en plus. Mais que l’on compare la vie de Jésus à un pape ’démissionnaire’ cela m’étonne un peu. 

                          @ L’auteur, il est possible d’avoir des liens s’il vous plait ?




                          • contre-vent 12 février 2013 17:45

                            @ mortelune

                            Le lien que vous proposez est titré : le gros mensonge de la bible. En matière sémantique, il ne s’agit pas de l’histoire de la chrétienté. Votre vérité n’est pas l’histoire de la chrétienté (si vous préférez selon H. Guénon : La carte n’est pas le territoire). Non. Mais puisque l’on parle de mensonge, je vous en présente que votre lien suggère.

                            586 avant JC
                            Nabuchodonosor, roi de Babylone assiège et saccage Jérusalem :

                            -164 avant JC
                            Rédaction du "Livre de Daniel"

                            Les connaisseurs apprécieront et cela qui nous permet d’évaluer la véracité du contenu.


                          • Loup Rebel Loup Rebel 12 février 2013 20:13

                            Belle réaction à un billet creux, Mortelune, et merci de rappeler à l’auteur qu’on attend les liens ou les références sur ses affirmations.

                            Oui, vous parlez juste : chacun est libre de croire que Dieu existe ou croire qu’il n’existe pas, tant que chacun respecte les croyances de chacun.

                            Le christianisme a eu le mérite d’aider à construire une civilisation plutôt moins barbare que d’autres. En bon athée, il me semble que ce n’est pas le moment de jeter le bébé avec l’eau du bain : rejeter l’idée de Dieu, pourquoi pas, à condition de ne pas jeter 2000 ans de culture. La république, le Code civil même, n’est en définitive qu’un mime des fondements judéo-chrétiens.

                            Mais bon, peut-être est-ce la crise d’adolescence d’une démocratie qui voudrait s’affranchir de ses géniteurs ?

                            Il y a pire que l’obscurantisme religieux : l’obscurantisme intellectuel, comme le fait l’auteur de ce billet.


                          • mortelune mortelune 13 février 2013 08:04

                            @ contrevent

                            Le lien que j’ai mis n’engage que ceux qui ont rédigé les textes et évidement il faut prendre du recule. Vous faites bien de le rappeler.
                            Par contre il est complet puisqu’il donne une chronologie qui manque à ceux qui ne perçoivent pas le temps qui est passé avant leur propre naissance. Pour beaucoup la notion du temps qui passe n’existe que dans la réalité du présent.
                            A chacun de vérifier si les faits sont exacts et d’en débattre avec des gens sérieux. 
                            Il ne faut rien garder comme argent comptant de l’histoire telle que les livres la raconte. Il faut peser le pour et le contre en comparant les textes et s’en faire sa propre idée. Ceci est d’autant plus vrai que l’histoire des « grandes » religions ne s’appuie pas sur des textes d’époque. 
                            Voyez comment il est difficile de valider les faits d’aujourd’hui malgré les moyens de communication moderne. exemple : Dans 2000 ans celui qui s’intéressera aux attentats du 9 11 2001 pourra lire que Ben Laden a détruit 2 tours à New York. En fait il y a eu 3 et pas certain que Ben Laden y soit pour quelque chose. Il devra lui même ’fouiller’ où est la réalité. pas simple !

                          • Pale Rider Pale Rider 12 février 2013 17:46

                            Cet article est un tel fatras d’approximations et de poncifs qu’il faudrait tout reprendre de A à Z.

                            Je ne suis pas ici le défenseur du Vatican (voir ma fiche AgoraVox). Je ne dis pas non plus que les 4 Evangiles aient été les seuls écrits sur Jésus. De là à dire qu’il y en a eu « des centaines », quelle rigolade !
                            Quant aux 4 retenus, ils l’ont été très tôt, et sur des critères de fiabilité très soigneusement pesés.
                            Que Jésus ait été tenté de démissionner, cela figure dans les Evangiles, notamment en Matthieu 26, v. 39 et 42.
                            Mais c’est toujours comme ça : il y a toujours quelques génies qui croient trouver un scoop sur Jésus, et ça fait flop, ou bien ce n’est pas étayé.
                            En vérité, je vous le dis, commencez par lire les 4 évangiles intégralement. Et à lire quelques livres de théologie de différents bords. Après, on pourra causer un peu sérieusement.
                            En tous cas, il est réjouissant de voir que « Jésus » vous bombarde directement à la page d’accueil d’AgoraVox. Le personnage intéresse toujours. Encore faudrait-il qu’on se réfère aux auteurs qui en ont honnêtement parlé.

                            • RageAgainst RageAgainst 12 février 2013 18:00

                              Bien parlé !!!


                              Je suis d’accord avec vous, je crois que la plupart des rédacteurs d’articles sur la religion devrait d’abord ouvrir un « christianisme pour les nuls » ou le même sur l’islam avant de pondre une nouvelle version du « da vinvi code ».... 
                              je doute même de l’utilité de ce genre d’articles sur la toile... rien ne vaut un livre d’un vrai spécialiste et non pas pondu par un romancier en mal d’inspiration ou un occultiste qui prend ses chimères pour la réalité...



                            • Pale Rider Pale Rider 12 février 2013 18:06

                              Je vous signale « La Bible pour les nuls » qui existe en plusieurs éditions chez First. Auteur : Eric Denimal. C’est très bien fait comme première approche de la Bible. La première édition s’est vendueà plus de 60000 exemplaires, et ça continue.


                            • Deneb Deneb 12 février 2013 18:43

                              La bible pour les nuls .. et internet pour les autres


                            • mortelune mortelune 13 février 2013 08:22

                              @ Deneb

                              « La bible pour les nuls .. et internet pour les autres »

                              Pas mal ! Mais hum ! je ne suis pas certaine qu’internet soit l’invention qui va révolutionner le monde en matière de ’vérité’ et de ’sagesse’. Le recul pris par les textes Bibliques n’enlèvent rien bien au contraire à la bonne fois des contemporains de Jésus et de ceux qui croient en lui. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il s’agit surtout d’un livre philosophique (l’amour de la sagesse). 
                              Si l’amour de la sagesse lu à travers la bible est fait pour les nuls alors que penser d’internet ?


                            • Deneb Deneb 13 février 2013 10:08

                              moretelune : internet a déjà changé le monde et ça va aller en s’amplifiant. Depuis Darwin on sait que le secret de la viabilité est une production abondante et une sélection sévère. Comme disait Hemingway : le matin, debout sur un pied en grelotant, j’écris, j’écris.. Et l’après midi, assis dans un fauteil devant la cheminée avec un bon cigare et un whisky, je barre, je barre ....
                              Alors la bible, à l’époque où un infime pourcentage de la population était capable de lire et d’écrire, dont les textes ont été sélectionnés par des scribes au service d’un pouvoir en perte de vitesse, n’est née ni de l’abondance de production, ni d’une sélection équitable. D’ailleurs, ses soi-disant « sagesses » tombent une après les autres au fur e à mesure de l’avancement de la science, activité prédictive (prophétique ?) par excellence.


                            • Pale Rider Pale Rider 13 février 2013 11:05

                              Deneb sera oublié très vite (et moi aussi) alors que Jésus ou l’apôtre Paul seront toujours dans le best-seller n° 1 mondial, dont je rappelle que c’est toujours la Bible (pour un truc en perte de vitesse, c’est pas mal).

                              Quant au pouvoir de ceux qui ont sélectionné les textes, entre les Juifs qui furent dispersés par les Romains et les chrétiens qui se firent bouffer par les lions, le pouvoir n’était pas leur fort. Il est vrai que sous Constantin, les chrétiens sont passés du « bon » côté du manche, mais les textes étaient fixés depuis pas mal de temps, et le christianisme n’a rien gagné à être aux commandes.
                              Il faut se cultiver un peu avant de sortir des poncifs. Même sur Internet, on arrive à être moins bête. Il suffit de chercher sur des sites instructifs et pas sur Fesse-bouc.

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