Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

 Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Le programme de recherche de vie extraterrestre, SETI@home, (...)

Le programme de recherche de vie extraterrestre, SETI@home, s’apparente-t-il à une manipulation ?

Dédié à la recherche de vie extraterrestre, le programme SETI fait généralement l’objet d’un consensus. Depuis son lancement, beaucoup d’astrophysiciens de renom ont été associés au projet. Dans cette communauté manquant de moyens et parfois gagnée par un sentiment de frustration, comment ne pas rallier un programme scientifiquement encadré ? Seulement voilà, rien n’est jamais acquis dans un domaine où tout demeure hypothèse. Depuis peu, des voix discordantes se font entendre, prétextant notamment l’absence de résultats tangibles. Certains doutent de la méthode, s’interrogent sur les orientations poursuivies. D’autres condamnent un marketing époustouflant. Certains évoquent l’idée du complot. Qu’en est-il au juste ?

Né en 1959 sous l’impulsion des physiciens américains Giuseppe Cocconi et Philip Morrison, le programme scientifique SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) entreprend de fouiller l’espace dans l’espoir de détecter des signaux d’intelligence extraterrestre. Initialement, le projet SETI collectait les données recueillies par le radiotélescope d’Arecibo (Puerto Rico) sur la base de l’analyse en temps réel d’une portion de fréquence située aux alentours du point de silence cosmique, c’est-à-dire vers 21 cm de longueur d’onde (soit les ondes radio décimétriques). Dans cette plage, le bruit de fond de la galaxie est faible, supposé favorable à la détection éventuelle d’un signal extraplanétaire. Le radio télescope écoute des étoiles pendant plusieurs minutes sur des millions, voire des milliards de fréquences différentes. A ce jour, aucun ordinateur au monde n’est capable d’analyser une telle quantité de données aux algorithmes très complexes.

appel aux particuliers

Afin d’y remédier, le projet SETI@Home a été lancé, le 15 mai 1999. Selon les termes officiellement rapportés : « SETI@home est une expérience scientifique en radio-astronomie exploitant la puissance inutilisée de millions d’ordinateurs connectés via Internet dans un projet de recherche d’une intelligence extraterrestre (Search for Extra-Terrestrial Intelligence, alias SETI). » Le programme vise à associer des ordinateurs privés au travail de lecture des ondes. Lorsque ces derniers sont à l’arrêt, sur la base du volontariat, des particuliers, après avoir téléchargé le logiciel d’analyse spectral, se connectent au programme SETI@Home. Ce dernier n’analyse pas tout le spectre électromagnétique considéré. Il s’applique à une étroite bande passante de 2.5 MHz (entre 1418,75 et 1421,25 MHz). Cette bande passante étant encore trop large, celle-ci est séquencée. Les données prélevées sur un seul segment sont envoyées aux utilisateurs pour traitement. Ainsi a pris naissance le plus grand superordinateur virtuel de notre planète. Dans sa philosophie, le projet SETI s’apparente à une confrérie mêlant astronomes professionnels et particuliers. Chacun a sa chance ! N’importe quel ordinateur peut lever le voile mystérieux sur le plus grand mystère de l’univers, l’existence d’une vie ailleurs que sur Terre.

Marketing flamboyant

Alors que la recherche d’extraterrestres est traditionnellement sujette à la confidentialité, le programme SETI@home déploie un marketing flamboyant. Une intense campagne de communication a été lancée sous couvert d’un imparable slogan  : « Si votre ordinateur déchiffre des bandes passantes détectant des éléments de vie, vous serez alors le premier homme à entrer en contact avec des extraterrestres ! » Le résultat ne s’est pas fait attendre, dépassant toutes les prévisions. Depuis 1999, près de 250 millions blocs d’information ont été traités alors qu’un seul ordinateur mettrait 300 000 ans à obtenir un résultat identique. Tout ce que la communauté mondiale compte de passionnés de l’espace a répondu à l’appel sans y mêler un nécessaire esprit critique. Moi-même en ai-je été victime, achetant pour l’occasion un ordinateur puissant. Comme d’autres, n’étais-je pas possédé par les illusions de mes rêves ?

Toile d’araignée

Partout dans le monde, la toile d’araignée du réseau SETI@Home s’est répandue. Il suffit de se plonger dans les entrailles du Net pour constater que nul pays n’en échappe. Le projet SETI@Home fonctionne autour de sites Web locaux à l’esthétisme banal. Truffé d’informations techniques concernant le téléchargement, le contenu est pourtant médiocre. Les articles en ligne sont souvent de pâles traductions de ceux disponibles sur le site de la maison mère. Beaucoup abordent complaisamment la démarche poursuivie sans livrer des éléments précis sur le résultat des recherches. Aucun débat, aucune contradiction, le bouclage de l’information semble de mise.

Aucun signal

Le but de Seti@home est de capter un signal pouvant être qualifié comme "intelligent" externe à la planète terre. Mais la route y menant n’est pas réductible à un jeu de probabilité. La perspective de remporter le jackpot s’apparente à une « chance introuvable ». Nulle procédure ne saurait y répondre. Le pronostic est à la mesure de l’enjeu dont l’équation frôle le ridicule. Comment croire que des petits "hommes verts" pourraient tomber du ciel ? A tout bien considérer, le hasard joue un rôle essentiel sinon exclusif.

Beaucoup d’usagers enthousiastes à l’idée d’accueillir directement chez eux une flamme de vie exogène, ne voyant rien venir, ont pris la tangente. D’autres maintiennent le cap mais le « turn over » est impressionnant. Le taux de renouvellement d’une année sur l’autre n’atteint pas les vingt pour cent, sans compter tous ceux qui, agacés de voir des bandes défiler à l’infini sur leurs ordinateurs, finissent par se déconnecter. Afin de maintenir la fidélité de l’internaute, comme pour n’importe quel logiciel, des nouvelles versions de Seti@home sont régulièrement proposées. Après les versions 1 et 2, la nouvelle version 3.03 de Seti@home devrait permettre d’accroître la largeur de la bande analysée et étendre la recherche à d’autres parties du ciel en utilisant divers radiotélescopes dans le monde. A ce jour, plus de 4 millions d’utilisateurs participeraient au programme.

fièvres passagères

Plusieurs fois, des incidents ont fait croire à la finalité du projet. Plus d’une fois, des signaux étranges ont été isolés. La détection d’un signal intelligent n’est cependant pas chose aisée. Un pic dans une fréquence très étroite peut en être la signature. Après avoir enregistré les coordonnées de la source, il faut rechercher d’autres événements présentant les mêmes caractéristiques spectrales. Selon un protocole établi, les vérifications se portent sur les signaux les plus puissants et ceux détectés à plusieurs reprises au même endroit. L’opération est répétée à plusieurs reprises en direction du foyer trouble. De guerre lasse, chaque fois qu’un fil d’espoir s’est fait jour, le verdict était implacable : nul signal exogène à l’horizon ! En septembre 2003, un écho radio a été observé à trois reprises sur les écrans. Après examen, des chercheurs relevèrent des interférences avec des satellites de télécommunications. Autre confusion : les pulsars, ces étoiles effondrées qui émettent des pulsations dans des directions précises à des intervalles réguliers. Selon une curieuse ironie, le premier pulsar ainsi repéré a été baptisé LGM-I (Little Green Man : petit homme vert). Malgré l’ampleur de sa couverture médiatique, le projet Seti@home est toujours d’un rendement nul, eu égard aux objectifs assignés.

Financement

Le financement du projet Seti@home s’est avéré une entreprise douloureuse. La Nasa ne concourt pas au financement du programme. Certes l’Agence spatiale manque parfois d’audace mais, dans ce cas, sa prudence se justifie. Comment expliquer aux contribuables l’utilisation de leurs impôts à destination d’un projet qui se joue aux frontières du possible ? Comment ne pas soulever aussi le problème de son coût rédhibitoire ? Envoyer un message par ondes radio revient aussi cher en énergie que de poser à bord d’une onde spatiale 1015 bit de données gravées à l’échelle mondiale soit l’équivalent de 30 millions de livres !

Faute de financement public, des appels ont été lancés à destination de fondations et de mécènes privés. Alors que la Silicon Valley est réputée pour ses entrepreneurs audacieux et des investissements astronomiques, la constitution d’un tour de table de seulement quelques centaines de milliers de dollars n’a pas été simple. L’université de Berkerley et la prestigieuse Planetary Society concourent au programme. Mais au-delà de donations symboliques (Sun Microsystem fournit des stations de travail, la Paramount Pictures a donné 50 000 $ en accompagnement de la sortie de Star Trek IX), les fonds récupérés sont plutôt maigres. Compte tenu d’un équilibre financier précaire, les particuliers sont sollicités alors qu’ils le sont déjà par le biais de leurs ordinateurs personnels. Si, par exemple, un ordinateur neuf est calé au programme SETI sur la base de six heures par jour, le coût de la charge induite revient au terme d’une année au minimum à 25 % de son prix d’achat. Comment alors demander aux particuliers de cracher encore au bassinet ? Ce, d’autant plus que l’apport de millions d’ordinateurs privés permet in fine d’éviter la construction et la maintenance d’un ordinateur unique dédié à SETI@home dont le coût s’élèverait à des dizaines de milliards d’euros par an.

Quelle destination ?

Les ondes émises en 1974, à partir du télescope d’Arecibo, ont pour destination les parages de l’amas globulaire Messier 13, à 20 000 années lumière de la Terre. Pourquoi a-t-on choisi l’amas globulaire Messier 13 ? Pourquoi a-t-il été décidé de lancer un message en direction de cette constellation alors que d’autres points de mire pouvaient tout aussi bien faire l’affaire ? Quelles étaient les motivations qui commandaient ce choix exclusif ? Certes la cible d’impact est large. Pas moins de 350 000 étoiles peupleraient M13 ! Cependant, rien n’interdisait un autre choix, par exemple, un lieu d’accueil plus proche de la Terre ?



Sur le même thème

Le Copernicus Complex de Caleb Scharf
La guerre comme idiotie (10) : la question à 8 milliards ou comment le furtif se prend un râteau
L'été de la désinformation (8): élémentaire mon cher Walson
L'été de la désinformation (6) : l'attrapeur de gogos
L'été de la désinformation (5) : des extraterrestres venus de 85 km seulement !


Les réactions les plus appréciées

  • Par Manuel Atreide (---.---.---.204) 11 juin 2007 15:24
    Manuel Atreide

    @l’auteur ...

    Joli papier, bien renseigné sur ce qu’est le projet SETI d’un coté, et sa déclinaison seti@home, qui en constitue l’infrastructure de base de l’autre.

    Oui, nous cherchons les signaux d’une civilisation d’extramonde par le biais de l’écoute des ondes radios.

    Oui, le projet seti s’appuie sur le don de temps de calcul par les internautes dont les ordinateurs ne sont pas toujours utilisés (la nuit, les pauses, etc. Un processeur d’ordinateur de bureau n’est réellement employé que quelques % du temps).

    Non, nous n’avons pour le moment encore rien trouvé.

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter l’éponge ?

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter l’opprobe sur ce projet ?

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter le soupçon sur les programmes de partage de temps de calcul ?

     SETI est un projet de longue haleine. Quiconque pensant que nous allons recevoir un coup de téléphone de la reine des aliens, demandant à parler au lieutenant Ripley est un doux réveur, pour ne pas employer de mots plus désobligeants. Nous cherchons une étincelle perdue dans l’infini. Nous sommes peut être géniaux, mais il nous faudra encore du temps.

     Ce n’est pour autant ni du temps ni de l’argent dépensé en pure perte. Cette quête est importante, le signe qu’il existe de la vie ailleurs que sur Terre révolutionnerait notre vie à tous. Pas seulement celle des scientifiques, non non, je dis bien à tous. Quel que soit notre degré de septicisme, nos craintes de l’inconnu, nous ne léverions plus jamais les yeux vers le ciel sans penser que là bas, il y en a d’autres. Notre rapport à l’univers s’en trouverait profondement bouleversé. Les questions philosophiques posées seraient incroyablement nombreuses. Ne serait-ce que dans le domaine de la foi ...

     Les programmes de recherche basés sur le partage des capacités de votre ordinateurs sont positifs sur de nombreux points : ils permettent d’agglomerer une puissance de calcul fort couteuse si les scientifiques devaient acquérir les supercalculateurs necessaires pour avoir une telle capacité en un seul ordinateur, ils rationnalisent les capacités de votre propre équipement, vous permettant de l’utiliser quasiment à pleine capacité, ils vous permettent de faire un don précieux mais non financier à la recherche scientifique.

    Alors, examinons, surveillons, demandons à avoir des comptes sur le temps que nous donnons. Mais, en premier lieu, soutenons les programmes, ils représentent un véritable soutien du public à la recherche scientifique, trop souvent le parent pauvre, voire misérable de nos sociétés contemporaines.

    Manuel Atréide.

    P.S. : je fais tourner seti@home depuis 1999. Depuis 2004, deux autres programmes se partagent mon temps-processeur via BOINC.

Réactions à cet article

  • Par Manuel Atreide (---.---.---.204) 11 juin 2007 15:24
    Manuel Atreide

    @l’auteur ...

    Joli papier, bien renseigné sur ce qu’est le projet SETI d’un coté, et sa déclinaison seti@home, qui en constitue l’infrastructure de base de l’autre.

    Oui, nous cherchons les signaux d’une civilisation d’extramonde par le biais de l’écoute des ondes radios.

    Oui, le projet seti s’appuie sur le don de temps de calcul par les internautes dont les ordinateurs ne sont pas toujours utilisés (la nuit, les pauses, etc. Un processeur d’ordinateur de bureau n’est réellement employé que quelques % du temps).

    Non, nous n’avons pour le moment encore rien trouvé.

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter l’éponge ?

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter l’opprobe sur ce projet ?

    Est-ce pour autant qu’il faut jeter le soupçon sur les programmes de partage de temps de calcul ?

     SETI est un projet de longue haleine. Quiconque pensant que nous allons recevoir un coup de téléphone de la reine des aliens, demandant à parler au lieutenant Ripley est un doux réveur, pour ne pas employer de mots plus désobligeants. Nous cherchons une étincelle perdue dans l’infini. Nous sommes peut être géniaux, mais il nous faudra encore du temps.

     Ce n’est pour autant ni du temps ni de l’argent dépensé en pure perte. Cette quête est importante, le signe qu’il existe de la vie ailleurs que sur Terre révolutionnerait notre vie à tous. Pas seulement celle des scientifiques, non non, je dis bien à tous. Quel que soit notre degré de septicisme, nos craintes de l’inconnu, nous ne léverions plus jamais les yeux vers le ciel sans penser que là bas, il y en a d’autres. Notre rapport à l’univers s’en trouverait profondement bouleversé. Les questions philosophiques posées seraient incroyablement nombreuses. Ne serait-ce que dans le domaine de la foi ...

     Les programmes de recherche basés sur le partage des capacités de votre ordinateurs sont positifs sur de nombreux points : ils permettent d’agglomerer une puissance de calcul fort couteuse si les scientifiques devaient acquérir les supercalculateurs necessaires pour avoir une telle capacité en un seul ordinateur, ils rationnalisent les capacités de votre propre équipement, vous permettant de l’utiliser quasiment à pleine capacité, ils vous permettent de faire un don précieux mais non financier à la recherche scientifique.

    Alors, examinons, surveillons, demandons à avoir des comptes sur le temps que nous donnons. Mais, en premier lieu, soutenons les programmes, ils représentent un véritable soutien du public à la recherche scientifique, trop souvent le parent pauvre, voire misérable de nos sociétés contemporaines.

    Manuel Atréide.

    P.S. : je fais tourner seti@home depuis 1999. Depuis 2004, deux autres programmes se partagent mon temps-processeur via BOINC.

    • Par Dégueuloir (---.---.---.169) 18 juillet 2007 23:55
      Dégueuloir

      Y a t-il une manipulation sociologique planétaire du phénomène OVNI ?

      Mon objectif n’est pas de racoler sur un titre sensationnel, mais de faire une analyse objective d’après des recherches que j’ai faites sur la réalité d’un phénomène.

      Si je parle de Sociologie, c’est que certains sociologues se sont spécialisés dans le phénomène OVNI et y voient un phénomène sociologique, puisqu’il touche près de 50 % des populations de la plus part des Pays qui admettent croire aux OVNI. Or comme la plus part des gens n’ont pas vu ces OVNI, et qu’on ne leur a pas apporté de preuves formelles, nous sommes bien dans un système de croyance qui relèverait probablement du phénomène sociologique, voire du phénomène religieux, voire des deux à la fois.

      Ces interprétations ne plaisent pas aux Ufologues car ils prétendent qu’elle est réductrice.

      J’admets pour ma part que si elle est effectivement réductrice, elle ne l’est pas si on procède comme je fais avec une approche pluridisciplinaire : en effet : constater un phénomène sociologique ou religieux n’empêche nullement le phénomène d’exister, voire qu’une partie du phénomène OVNI est d’origine extra-terrestre.

      Le phénomène de la religion étant basé sur la croyance ne prouve pas que Dieu n’existe pas. Dieu peut très bien exister même si la quasi-totalité des croyants n’a jamais vu Dieu.

      De la même manière, les extra-terrestres peuvent très bien être sur Terre malgré que la plus part des croyants aux OVNI, n’aient jamais vu un OVNI de leurs propres yeux ou ne sachent pas analyser ou comprendre ni les preuves, ni les raisonnements complexes impliqués dans le phénomène OVNI.

      Jusqu’ici donc le phénomène OVNI n’est plus ou moins bien compris et analysé dans sa globalité que par un nombre réduit d’ensembles de personnes :

      * Certains militaires * Les Ufologues * Certains scientifiques qui se cachent * Certains médias * Certains sociologues

      Nous constatons que le phénomène n’est pas abordé par les politiques, ni par les religieux.

      Il y a plusieurs explications à mon sens à cela :

      * Les politiques ne veulent pas parler d’un phénomène qu’ils maîtrisent mal, car avouer mal maîtriser un domaine pour un politique, c’est dire tout haut qu’on est incompétent. Or s’il y a un métier médiatique où il ne faut jamais admettre en Public son incompétence, c’est bien le métier de Politique.

      * Les politiques se sont toujours méfiés des phénomènes sociologiques ou religieux qu’ils maîtrisent mal car ils savent que ces phénomènes peuvent leur échapper. Ils ont donc la sensation de jouer avec le feu.

      * Les politiques ont une peur naturelle de tout ce qui peut affecter leur électorat croyant dans les religions. Or les croyants représentent entre 50 et 100 % des populations des différents Pays. Et l’église catholique a longtemps nié l’existence des extra-terrestres, même si maintenant à l’Observatoire du Vatican cette hypothèse n’est pas refusée.

      * De façon générale donc, les religieux se sentent mal à l’aise devant l’hypothèse extra-terrestre : Avouer comme les politiques mal maîtriser un domaine, et bien c’est avouer son incompétence. Et s’il y a un deuxième métier où il ne faut pas avouer son incompétence, avec la Politique, c’est bien la religion, car elle est basée sur des dogmes, comme la Politique.

      * Nous ne pouvons constater que la Politique et la religion se partageant le pouvoir sur la planète. Et opérant auprès de leur électorat avec des dogmes, ils ne veulent donc pas prendre le risque de se positionner sur un phénomène qui relève plus de l’analyse scientifique que du dogme.

      * Que reste t-il ? : Les Ufologues, les militaires, les scientifiques, et les médias.

      * Les médias et les scientifiques : ils ont la même prudence ; s’ils n’excluent pas le phénomène, le phénomène les intéresse pour certains. Mais comme ils procèdent avec prudence, car leurs métiers sont soumis à des règles voulant que l’on doive être impartial pour juger des preuves, et affirmer la réalité d’un phénomène avec des preuves irréfutables, et que ce n’est pas encore le cas, ceux-ci ne veulent pas admettre de jugements sur la question.

      * Il reste donc les militaires, et les Ufologues, qui ne sont pas soumis aux mêmes règles que les corps de métier décrits précédemment. C’est pourquoi probablement ils s’expriment. Il y a aussi certainement une seconde raison, c’est que les militaires et les ufologues sont confrontés sans cesse à des preuves, même si elle peuvent être contestées par les uns ou les autres. Et que cette confrontation continuelle avec le phénomène qui nous intéresse doit engendrer un stress principal chez ces personnes qui est d’assister à un phénomène et de ne pas pouvoir agir dessus, lui donner un sens. Or pour donner un sens, il faut donc nécessairement s’exprimer et donner un avis : on est pour reconnaître le phénomène ou pas. Et comme la question principale est de savoir si les extra-terrestres existent ou pas, il faut donc pour donner un sens admettre ou non l’existence des extra-terrestres.

      * C’est là que nous tombons dans une logique redoutable. En effet, les seuls qui pourraient nous apporter la vérité, militaires et Ufologues, ne se déterminent donc pas seulement parce que leurs preuves sont infaillibles, mais parce que qu’il faut nécessairement donner un sens à des observations qui ne peuvent pas être expliquées. Et les sociologues et les zététiciens le savent, et ne manquent d’en user et de le souligner. Et reprochent aux militaires et aux Ufologues qu’à force de vouloir trop donner un sens, on risque de passer à côté de l’essentiel : la vérité scientifique.

      * Mais la vérité scientifique est-elle possible ? En effet, les observations d’OVNI étant aléatoires, le phénomène n’est donc pas reproductible. Il ne peut donc être pris en charge de façon globale avec une approche des sciences physiques. Ou du moins on le pense. Et le phénomène dépend donc de la logique des sciences humaines, qui étudie des phénomènes qui ne sont pas reproductibles, mais statistiques.

      * Et ce qui m’amène a dire cela, c’est que l’étude de la plus part des documents du GEPAN (organisme du CNES qui s’occupe des OVNI en France) m’a prouvé que la plus part des travaux qu’ils avaient faits étaient des études statistiques, relevant de la logique des sciences humaines, et que les travaux purement scientifiques spécifiques à la technologie supposée des extra-terrestres, et qui auraient dû être lancés, puisqu’au départ, les militaires sont des scientifiques, n’ont jamais été lancés.

      * Je pense à des travaux qui auraient consisté à établir sur le territoire national des stations de détection électroniques, radar et optiques pour analyser les OVNI, travaux dont on a évoqué seulement la possibilité au GEPAN, mais sans passer à la phase pratique. Cela a été le cas sur toute la planète, et nous n’avons aucune étude physique des OVNI depuis 50 ans, alors que cela aurait pu être possible depuis au moins 10 ou 20 ans. J’ai en effet fait une étude à ce sujet : les technologies existent et j’ai même identifié les sociétés qui fournissent ce matériel, et qui sont pourtant des fournisseurs officiels des Armées. Les armées de la planète ont donc un matériel adéquat pour observer les OVNI, mais les mêmes organismes dépendant de ces mêmes Armées n’ont pas ce matériel. Pourquoi ?

      * Nous nous apercevons donc que la logique Ufologique est redoutable : avancer d’un pas semble nous faire en même temps reculer d’un pas. Non seulement les organismes officiels d’études des OVNI raisonnent comme on raisonne dans les sciences humaines (non-reproductibilité du phénomène), mais leur approche qui leur est imposée par la Nature même des OVNI, les empêche tout simplement de négliger les technologies de détection susceptibles de passer de la logique des sciences humaines, à la logique des sciences dites dures, sciences dures seules susceptibles de trancher le sujet OVNI.

      * Et la logique des OVNI SE RENFERME SUR ELLE MEME. Le processus sociologique induisant un phénomène de croyance, va totalement occulter à l’ensemble du corps social du pays concerné qu’aucun moyen sérieux d’observation n’a été mis en place, alors que non seulement les technologies existent et sont disponibles dans le civil, mais que ces technologies sont connues des militaires, des astrophysiciens, qui s’en servent pour suivre les missiles aériens ou les étoiles...

      * Cette logique est si Opérante, que même les Ufologues sont tombés dedans. Bien qu’il existe actuellement des travaux fait par une association d’Ufologues qui est composée d’astrophysiciens qui cachent leurs noms en France, et qui travaillent sur des stations de détection destinées au grand public.

      * Nous avons donc bien au niveau planétaire, puis qu’aucune station n’a été construite en 20 ans, alors que ces stations existent chez les militaires et les astrophysiciens depuis bien longtemps, une logique qui consiste à entretenir la supposée existence des extra-terrestres, sans lui donner toutefois les moyens de passer à la prise de conscience par des preuves formelles, comme si la croyance était non seulement nécessaire pour faire vivre le phénomène OVNI, mais qu’elle en était une composante essentielle.

      * C’est pourquoi j’aborde le sujet de la manipulation sociologique, car mon étude identifie sur la planète un certain nombre d’opérateurs connus ou non connus, qui vont se servir de ce phénomène contradictoire pour manipuler les Ufologistes, les médias, voire les militaires et les gouvernements de certains pays. Ce phénomène de croyance aux OVNI dépend probablement de phénomènes dépendant de la sociologie, de la religion, voir de l’inconscient collectif de JUNG, si celui-ci était bien sur prouvé. Mais que peut-on vraiment prouver en sciences humaines ? J’aborderai donc la question de la manipulation à l’échelle planétaire dans mon prochain sujet. Je procède par phase, car le sujet est complexe. Et je vous laisse réfléchir à mon analyse.

  • Par docdory (---.---.---.224) 12 juin 2007 10:58
    docdory

    @ l’auteur

    La recherche de nouvelles exoplanètes me paraït un complément prometteur à ce programme seti@home . On sait qu’une planète contenant une quantité significative d’oxygène dans son atmosphère est obligatoirement porteuse de vie . En effet aucun processus physico-chimique autre que la vie ne permettrait d’expliquer la pérennité d’une atmosphère à oxygène sur une planète .

    Par conséquent , si les futures recherches d’exoplanètes permettent de découvrir des planètes à oxygène , c’est vers celles-ci qu’il faudrait pointer les radiotéléscopes . Cependant , la recherche de signaux risque d’être infructueuse même dans ce cas . En effet , la radio n’existe sur Terre que depuis une centaine d’années , à comparer aux 3 milliards d’années depuis l’apparition de la vie . Si l’on compte simplement le milliard d’années pendant lesquels cette vie terrestre a enrichi nettement notre atmosphère en oxygène , cela fait une proportion de cent/ un milliard , soit statistiquement une planète à oxygène sur dix millions dans laquelle la vie a fiini par inventer la radio !

    Quelles que soient les futures performances des satellites detecteurs d’exoplanètes à oxygène , il faudra un certain temps pour en avoir une cohorte de dix millions dans notre galaxie ! Mais sur ces dix millions , il y aura peut-être notre perle rare ! Patience , patience ...

  • Par Oliv’ (---.---.---.42) 14 juin 2007 17:25

    heu... quel est le sens de cet article ? Ca fait donc 8 ans que le SETI compte sur la mutualisation de la puissance des PCs pour trouver un signal intelligent. Bien. Et pour l’instant que dal. C’est dommage. Mais vu le nombre infini d’etoiles, 8 ans ce n’est pas tres long.

    Mais dans cet article il y a une critique sous jacente du SETI. Je ne comprends pas ce qu’il y a a critiquer : le fait qu’ils n’aient encore rien trouve ne merite,d’apres moi, aucun jugement. Le financement pas plus, si les gens veulent filer du temps de CPU c’est cool, si ils veulent filer des tunes c’est genial. Mais personne n’est force a quoi que ce soit. Alors je repete ma question : quel est le sens de cet article ??

  • Par JL (---.---.---.178) 15 juin 2007 10:28
    JL

    «  »l’amas globulaire Messier 13, à 20 000 années lumière de la Terre«  ». Bon, si on envoie un signal, jamais on n’aura la réponse : 40 000 ans, c’est jamais pour nous !

    Peut-on espérer recevoir un signal émis il y a 20 000 ans par une autre civilisation ? Pour que cela ait un sens, il faut considérer qu’un tel signal fut émis en permanence pendant des milliers d’années. Le seul moyen de donner du crédit à cette hypothèse, c’est de s’engager à envoyer nous-mêmes un signal, pendant des milliers d’années, après quatre milliard d’années de silence radio, pour prouver que des gens sont capables d’une telle abnégation ! Et l’on ne sait pas si nous serons encore là dans mille ans, dans cent ans, …

    Donc, récapitulons : on enverrait un signal coûteux en pure perte, inutile mais indispensable pour valider la recherche de vies extra terrestre ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui est pertinent ? On rechercherait sans y croire des signes de vie extra terrestre pour justifier l’envoi d’un signal. L’envoi coûteux d’un signal c’est très bon pour le PIB. Et l’on sait que le PIB c’est bon pour les affaires. Ici encore, lobbying…

  • Par HELIOS (---.---.---.75) 15 juin 2007 20:37
    HELIOS

    A moins que... Ce gateau (puissance de calcul gratuite) excite les appétits de certains qui aimeraient bien en profiter...

    J’ai un pc qui ne s’arrete jamais. Depuis fin 2001 il heberge SETI@home. Seti ne me coute donc rien. J’avais également hébergé le généthon pendant 3 mois pour le sequençage du génome. L’expérience n’avait pas été renouvelée par les responsables du téléthon.

    Depuis peu j’ai echangé cette petite machine contre un serveur bi-Xeon et Seti est toujours là. Je n’ai probablement pas plus de chance que les segments analysés par ma machine detecte un signal extraterrestre que de gagner au loto. c’est pas grave, mais qui sait ?

    C’EST GRATUIT !!! peut être que ça fausse la libre concurrence ?

    • Par JL (---.---.---.178) 16 juin 2007 08:56
      JL

      Helios, si c’est à moi que vous répondez, j’ai dit mais pas assez clairement sans doute, que tout n’est pas gratuit dans ce programme.

      Je n’en dirai pas plus concernant des recherches de bozon de Higgs ou autres ectoplasmes savants, ma seule compétence sur le sujet émanant de publications de certains spécialistes très critiques sur ces sujets.

      Concernant le Téléthon, avez vous eu un retour concernant l’utilité de votre contribution ?

  • Par gesta (---.---.---.101) 25 juin 2007 17:06
    Halman

    1/ le Seti ne sert pas uniquement à chercher ET mais ses signaux servent aux astrophysiciens pour découvrir et étudier de nouveaux astres.

    2/ Seti en étant le premier projet de calcul partagé par Internet, a servi à faire prendre conscience et à réaliser à la planète que les ordinateurs domestiques pouvaient servir à quelque chose d’autre qu’à faire mumuse. Grâce à Seti, des universités, laboratoires, se sont mis au calcul partagé sur Internet et depuis on voit des sites s’employer à travailler contre le cancer, la maladie d’Alzheimer, le diabète, etc.

    3/ Une puissance de calcul d’au moins 5000 ENIAC, cela ne vous dérange pas de la laisser dormir sur votre bureau alors que tant de recherches scientifiques ont un besoin urgentissime de puissance de calcul ? Que ce soit SETI, PLANETPREDICTION, ou autre site sur la recherche contre le cancer.

    Déjà en 1997 Seti c’est plus de 5 millions de personnes dont les ordinateurs travaillent sur les signaux electromagnetiques.

    Et plus de 2 millions d’années de temps de calcul machine effectué !

    C’est le plus grand calcul scientifique jamais effectué par l’espèce humaine !

    Et c’est toute la planète qui y est connectée : même les pays les plus pauvres ont quelques dizaines d’ordinateurs qui tournent sur SETI.

  • Par Dégueuloir (---.---.---.220) 3 août 2007 14:32
    Dégueuloir

    SETI bien SETI pas bien ? il y a fort à parier que si des civilisations communiquent entre elles dans l’espace ce n’est sûrement pas avec des ondes radio.....trop long !! mais peut-être des ondes qui permettent de voyager dans l’espace-temps....c’est possible en théorie et nous on essaye de communiquer avec ficelle et pot de yaourt...lol... smiley  !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !





Les thématiques de l'article


Palmarès







Partenaires