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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Le rapport cerveau conscience et la vie après la mort au regard (...)

Le rapport cerveau conscience et la vie après la mort au regard d’observations scientifiques

Les études scientifiques des dernières décennies amènent à reconsidérer l’approche matérialiste selon laquelle la conscience est produite par le cerveau et donc qu’il n’y a pas de pensée ou de conscience chez un patient dans un état de mort cérébrale.

 

Divers témoignages d’états de conscience lors de coma, de mort clinique et d’inactivité du cerveau

Pour ne prendre qu’une étude récente de l’Université de Southampton de 2014, il serait possible d'avoir une sensation de conscience plusieurs minutes après l’arrêt du cœur. Selon ces scientifiques qui ont mené pendant quatre ans, une étude sur 2.060 patients ayant subi un arrêt cardiaque, près de 40% des survivants ont décrit une sensation étrange de conscience alors qu’ils étaient en état de mort clinique, avant que leur cœur ne se remette à battre pendant une période où le cerveau n’était plus irrigué et cessait d’émettre des ondes électromagnétiques.

Le témoignage d’Angèle Lieby qui raconte dans un livre « Une larme m’a sauvée » comment elle a passé des mois dans le coma en étant pleinement consciente de ce qui se passait autour d’elles, des réactions des médecins et qui a versé une larme quand son médecin a déclaré à son mari qu’elle état « comme un légume » et n’avait pratiquement plus d’activité cérébrale, a remis pas mal de choses en questions sur la connaissance du coma. Cette larme l’a sauvée même si le médecin a d’abord cherché à nier sa signification, parlant de réaction physique automatique. Depuis Madame Lieby donne des conférences auprès de médecins réanimateurs ou du personnel soignant, les incitant à traiter avec beaucoup plus de considérations les malades dans le coma et leur parler avec respect.

On peut aussi citer le cas du jeune anglais Martin Pistorius qui dans le coma pendant 12 ans, était conscient de tout comme il le relate dans son livre témoignage « Quand j’étais invisible » (« The ghost boy »).

Les recherches en neurobiologie et physique quantique

A un niveau plus général, les recherches scientifiques des dernières décennies ont amené à sérieusement revoir les preuves avancées pour nier toute conscience en dehors de l’activité cérébrale.

Le paradigme matérialiste du cerveau produisant la pensée et source de la conscience, est remis en question depuis des années par des scientifiques au plus haut niveau dans le domaine de la neurobiologie. Ainsi le lauréat du prix Nobel John C. Eccles pour ses travaux sur le cerveau et la neurobiologie déclarait peu avant sa mort (1997) « Nous devons reconnaître que nous sommes des êtres spirituels dotés d’âmes existant dans un monde spirituel tout autant que des êtres matériels dotés de corps et de cerveaux existant dans un monde matériel ». Eccles parlait de superstition à propos du « réductionnisme matérialiste » qui prétendait expliquer le monde spirituel par des activités neuronales.

Cette remise en question du paradigme matérialiste sur le rapport esprit/cerveau se retrouve chez les plus grands chercheurs de la physique quantique. Ainsi le physicien quantique et lauréat du prix Nobel de physique Eugene P. Wigner expliquait qu’une mesure quantique nécessitait un esprit conscient pour être effectuée et insistait que la pensée était première par rapport à la matière.

En remontant plus haut, on peut citer les grands fondateurs de la physique quantique comme Max Plank qui déclarait « je considère la conscience comme fondamentale, je considère la matière comme dérivant de la conscience ».

Les expériences de mort imminente (EMI) ou near death experiences (NDE)

D’autre part, les très nombreuses expériences de mort clinique (NDE ou Near Death Experience en anglais) recensées en Amérique comme en Europe ces dernières décennies depuis le livre du Dr Moody « La vie après la vie » il y a plus de 40 ans ou les travaux auprès de mourants d’Elisabeth Kübler-Ross (« La mort est un nouveau soleil » Pocket 2002) nous ont rappelé la réalité d’un corps et de sens spirituels. Cette réalité était connue par les mystiques des différentes traditions religieuses ou philosophiques parmi lesquelles on peut citer St Paul parlant dans la deuxième épitre aux Corinthiens d’un voyage qu’il a fait au Paradis et ajoutant simplement « était-ce dans mon corps ou hors de mon corps, je ne sais » ou Platon racontant les expériences d’un soldat revenu à la vie après 12 jours, période durant laquelle il a rencontré des morts et fait différentes expériences semblables aux témoignages modernes de NDE. Les NDE comme ces différents récits parlent d’un corps spirituel pouvant se déplacer indépendamment du corps physique et doté comme lui de sens (vision, odorat, audition, toucher etc..) simplement plus fins, plus aiguisés que nos sens physiques.

Certains comme le philosophe Michel Onfray, nient la valeur de ces expériences, les attribuant à l’action de produits antidouleur ou autres sur le cerveau des patients. Cet argument serait recevable si l’on avait à faire à des expériences subjectives, or ce n’est pas le cas. En effet les personnes revenant d’une NDE témoignent d’avoir entendu des paroles des médecins dans la pièce où ils étaient ou même ailleurs dans d’autres pièces de l’hôpital dans lesquelles ils disent s’être déplacés avec leur corps spirituel et ces témoignages sont corroborés par les médecins ou infirmières concernées. De même les personnes sortant de coma longs dans lesquelles elles sont restées conscientes citent des faits, des déclarations ou actions du personnel médical pendant leur coma et parfois leur supposée inactivité cérébrale. Il ne s’agit donc pas d’expériences purement imaginaires et subjectives mais bien de réalités objectives confirmées par de multiples témoignages.

Cet remise en question des grandes théories matérialistes sur les rapports entre la matière et l’esprit ou le cerveau et la conscience ouvre la porte à une réflexion plus vaste sur la vie après la mort sans avoir à traîner le boulet d’un matérialisme réducteur rejetant tous les témoignages au nom de la science et adoptant ainsi une position elle-même anti-scientifique.

Bernard Mitjavile


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157 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 20 janvier 2016 13:07

    Alors, plus de greffe de cœur ?


    La transplantation cardiaque n’a été rendue possible en France qu’à travers l’adoption d’une loi définissant clairement la mort cérébrale. Auparavant, le Pr Barnard avait pu être un précurseur en Afrique du sud parce que la réglementation le permettait par défaut.

    A moins que vous admettiez que l’« âme » du défunt donne sont autorisation par télépathie, vous allez bien faire en sorte de revenir sur les transplantations, non ?



    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 13:21

      @M de Sourcessure Franchement, je ne vois pas trop bien le lien. En tout cas, je ne suis pas opposé à la transplantation cardiaque.


    • Ratatouille Ziziledur 21 janvier 2016 11:42

      @Bernard Mitjavile
      je ne voit pas trop non plus le rapport avec l’article M de sourcesciure est en position défensive
      et se cache dans sa bibliothèque d’étudiant en droit..
       smiley


    • Shawford Naoh 20 janvier 2016 13:19

      Matérialisme réducteur, mais au combien proéminent.

      Si on lit l’avis de Wikipedia sur la question, on se plait notamment à lire sur la page consacrée à l’Expérience de mort imminente (EMI)

      Les neuroscientifiques constatent pour leur part dans ce phénomène une altération de la conscience cérébrale où elles reconnaissent des mécanismes physiologiques largement étudiés. Quelques neuroscientifiques[réf. souhaitée] se penchent cependant à tout hasard sur les hypothèses envisageant l’existence d’une conscience indépendamment de l’activité cérébrale.

      « à tout hasard »
      , j’adore, peut être qu’un de ces quatre, entre la poire et le fromage, ils se pencheront vraiment sur la question, s’ils ont rien d’autre à faire entretemps... smiley


      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 13:23

        @Naoh Je crois que prendre au sérieux les nombreux témoignages de NDE au lieu de les repousser d’un revers de main amènerait à des remises en question trop difficiles chez certains scientifiques.


      • Shawford Naoh 20 janvier 2016 13:52

        @Bernard Mitjavile

        Pas seulement les scientifiques, la société constituée dans son ensemble et notamment ses composantes liées au pouvoir et à l’argent dieu, et en premier chef donc, ceux qui tiennent les cordons de la bourse. Eux leur trip c’est le transhumanisme et la réduction de la plèbe à une masse de machines esclaves.

        Ce qui est fort heureux dans votre article, c’est tous ces grands scientifiques de valeur qui ne sont pas dupes de ce matérialisme réducteur. il n’empêche, vous trouverez des bataillons de Saint Thomas qui aimantent la conscience collective et qui avalisent l’inertie du système. Et ces mêmes scientifiques, pour garder leurs prébendes, dans leur grande majorité, ne s’éloigneront pas du troupeau.

        Tout en disant cela je pense que leur rôle, ce rôle de sceptiques matérialistes est une composante essentielle de l’évolution du monde, sinon on retombe dans les vérités révélées, les gourous, le spiritisme romancé.

        La prise de conscience se veut être un combat de la raison « raisonnante » de et sur soi même, un travail de chacun avec je le pense et l’espère, un essaimage qui ira jusqu’à infléchir et emplir la conscience collective.


      • Taverne Taverne 20 janvier 2016 13:54

        @Naoh

        Pourvu que l’argent ne survive pas à la mort ! smiley


      • Shawford Naoh 20 janvier 2016 14:10

        @Taverne

        C’est clair smiley

        Tout comme on se doit de souhaiter que les Docteur Follmour qui jalonnent l’histoire de l’humanité ne pourront jamais circonscrire et agir sur ce qui se passe sur le plan immatériel. Ils nous feraient sinon un Matrix sans coup férir. smiley
        C’est pourquoi je pense que c’est bel et bien inscrit de façon inviolable dans les lois de l’univers, que la matière est cloisonnée ad eternam de la pensée, la vie de la mort itou.
        J’aime bien comment JL Aubert dit ces choses là :
        Le jour s’est levé
        Sur cette étrange idée
        La vie n’est qu’une journée
        Et la mort qu’une nuit
        La vie n’est ta journée
        Que si la mort une nuit


      • Taverne Taverne 20 janvier 2016 14:41

        @Naoh

        En fait, c’est « La vie n’est ajournée...... Que si la mort lui nuit. » L’erreur est reproduite partout sur le web. La version erronée n’a aucun sens. Parole de parolier ! Et d’amateur, moi-même aguerri, de jeux de mots smiley

        Ce texte est un peu dans le style d’une autre de ses chansons - « un autre monde » - dans laquelle il dit : « Je rêvais réalité / Ma réalité m’a alité »

        Outre la similitude du procédé littéraire (jeu avec les mots), Aubert désigne comme ennemis la mort et, dans cette autre chanson, la réalité. Ces messages sont assez philosophiques et la répétition finale « dansent les ombres du monde » évoque le mythe de la caverne de Platon.


      • Shawford Naoh 20 janvier 2016 15:26

        @Taverne

        Je vous crois sur parole smiley


      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 16:32

        @Naoh Je pense qu’il existe une voie médiane entre ce que vous appelez les vérités révélées, les gourous, le spiritisme romancé et ce que vous appelez les sceptiques matérialistes.


      • Shawford Naoh 20 janvier 2016 17:09

        @Bernard Mitjavile

        Je suis tout à fait d’accord, je ne m’étais simplement pas aventuré à vouloir en définir une sauf à dire que pour moi c’est un travail personnel de chacun sur sa raison et qui exclut de suivre le moindre manuel ou discours prêt à l’emploi (sauf à faire l’inventaire de tout ce qui nous est accessible par les voies de l’entendement).

        Je pense d’ailleurs au surplus que la voie médiane, le juste milieu de tout ce qui existe dans le matériel et l’immatériel, c’est ce vers quoi tend l’univers, c’est inscrit dans ses gènes en quelque sorte.

        La grande difficulté, ou l’exercice des plus délicat auquel est confrontée l’humanité depuis ses débuts, c’est que la prise de conscience se doit d’être individuelle sans contrainte du collectif ou d’entité en faisant un pouvoir temporel, et le tout se devant d’essaimer vers la conscience collective, et sans se départir également de la raison ni des contraintes matérielles et sociales (ça fait beaucoup d’obstacles).

        Rien n’est moins sûr que ce soit donc une quête atteignable du vivant de toute entité ayant accédé à la conscience (en premier lieu et en dernier ressort pour l’homme et ce jusqu’à preuve de l’existence d’autres formes de conscience), sans doute faut il être en accord avec son âme et sa conscience, c’est comme ça que je l’interprète. Mais c’est un postulat et un cheminement métaphysique personnel, en rien un prêche de quoi que ce soit.

        Reste que raisonner sans barrière et sans preuve irréfutable de quoi que ce soit, ça irrite énormément les matérialistes réducteurs, on dirait que ça les emmerde même que d’aucun puisse se livrer à cet exercice ou faire des recherches en ce sens.
        L’athéisme militant est dans cette perspective le pire dictat génocidaire que l’humanité ait conçue, et qui se permet en plus de dénier ce droit d’examen de conscience et de partage avec ses semblables au nom de la lutte contre les dogmes et le charlatanisme, c’est fort risible.
        Mais bon je crois qu’il faut juste leur dire, paix à leur âme selon la formule consacrée.
        Et puis s’ils tiennent tant que ça après leur parcours terrestre à rejoindre le néant, pour une question bien comprise et entendue de libre arbitre, je me dis que cela doit pourvoir leur être octroyé smiley


      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 18:20

        @Naoh Intéressante conclusion. 

        C’est sûr qu’il faut partir d’une prise de conscience individuelle et sans contrainte sans cela il n’en sortira rien de bon. Ceci dit les gens ont un droit à ne pas être plongé dès leur plus jeune âge dans une culture matérialiste qui peut avoir certains apports positifs mais est très limitative et d’avoir de recevoir des apports culturels plus divers. Quand j’étais adolescent, je lisais une fois par semaine Hara Kiri, le prédécesseur de Charlie Hebdo dans lequel Cavanna expliquait doctement que Dieu n’existait pas et qu’il n’y avait pas de vie après la mort, idées que je prenais très au sérieux. Puis un jour Cavanna dans un édito a expliqué ses sources, un professeur inconnu qui avait pondu un bouquin rasoir dans lequel il exposait un matérialisme borné. Après avoir acheté ce bouquin (gros effort), pensant y trouver des vérités profondes, j’ai été bien déçu.et j’ai réalisé que si l’on retirait l’humour cynique, d’Hara Kiri qui, il faut reconnaître faisait rire parfois, au niveau de la pensée, il ne restait plus grand chose.


      • Taverne Taverne 20 janvier 2016 13:45

        Dans l’hypothèse - pure hypothèse - où l’esprit ne serait pas pétri de matière et survivrait sans le cerveau, et s’il appartenait à une autre « sphère », comme celle du temps qui n’est pas une chose matérielle, il pourrait alors peut-être (seconde hypothèse) voyager dans le temps, chose qui ne me paraît pas possible pour les corps ni la matière de façon générale.

        A l’auteur : que l’on puisse retirer son coeur à un patient non véritablement mort sans s’assurer de son consentement me pose un problème de conscience.


        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 16:34

          @Taverne Je suis d’accord, En effet les transplantations de coeur ont lieu pour des raisons médicales sur des sujets pas véritablement morts et qui peut-être dans certains cas auraient une chance de s’en remettre. Cela nécessite certainement le consentement de la personne.


        • Gabriel Gabriel 20 janvier 2016 14:02

          Le problème c’est que tout a été ramené à la matière, au visuel (au touchable). La science fut très longtemps soit religieuse, donc livresque, basé sur le créationnisme (croyez ce que l’on vous dit…), soit cartésienne, je vois donc je prouve, donc je crois, soit saint-simonienne basée sur l’apport, le rendement en terme économique et politique. Donc, concernant l’esprit, l’âme, l’au-delà, tous ces concepts improuvables par la science matérialiste, et inexplicable rationnellement par les différents dogmes religieux, étaient éludés ou blasphématoires. Le problème, c’est que des expériences NDE relevées dans plusieurs pays de cultures et croyances différentes apportent leur même lots de témoignage tant par la forme que par leur contenu. Il est évident que tout cela c’est heurté aux principes cités ci-dessus et que les défenseurs de ceux-ci ont même tenté de recourir à la psychanalyse pour essayer d’expliquer ces états de fait à leurs convenances. Prouver l’existence ou la non existence des NDE est actuellement, dans l’état des connaissances humaines, impossible avec les outils que l’on possède. Sinon, cela équivaudrait à connaitre le passage du monde des morts que nous sommes à celui des vivants qui nous attend. Peut-être qu’une part de la vérité se trouve en nous, la difficulté est de s’ouvrir pour l’a chercher… 


          • Massada Massada 20 janvier 2016 15:38

            Ok, si la conscience survit après la mort, quel serait l’intérêt d’être un pur esprit ?
             
            La vie n’a un sens que par les interactions avec le monde matériel, notre cerveau est constamment sollicité par nos sens.
            L’homme est un être qui crée, s’il n’a pas cette possibilité, la vie n’est qu’ennui.
            Franchement être un pur esprit n’a aucun intérêt.


            • beo111 beo111 20 janvier 2016 16:06

              @Massada


              Franchement être un pur esprit n’a aucun intérêt.

              ... dans un monde matériel.


            • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 janvier 2016 16:41

              @Massada D’après les témoignages de gens ayant eu des NDE, ce que vous appelez un pur esprit est un corps avec des sens pouvant se déplacer rapidement. Ainsi selon ces témoignages, la personne spirituelle entre en interaction avec d’autres personnes spirituelles et est sollicitée par ses sens spirituels. . 


            • Shawford Naoh 20 janvier 2016 17:30

              @Massada

              La vie dans l’immatériel n’oblitère pas les perceptions. Prenons à tout le moins pour analogie tangible le rêve, que je sache, il ne met en marche qu’un processus de pensée.
              Pour autant vous aurez du mal à contredire le fait que d’aucun aient des sueurs froides ou se réveillent en sursaut suite à un cauchemar.

              L’au delà, ce serait sans doute alors un rêve réel et sans limite de vie rêvée.

              Et sachez bien que si cela était, je me dispenserais fort bien de ceux qui viendraient m’y ennuyer tout comme je n’aurais pas la prétention de vouloir inventer, créer quoi que ce soit, dès lors confronté à toute la création dans toute son intemporalité. smiley


            • amiaplacidus amiaplacidus 20 janvier 2016 19:04

              On pourrait aussi prendre la question à l’envers : y-a-t-il une vie spirituelle avant la vie ?
              Et si oui, pourquoi la vie matérielle ?

              Bref, à mon sens, des questions parfaitement oiseuses.


            • Shawford Naoh 20 janvier 2016 19:47

              @amiaplacidus

              Trop fastoche, avant la vie y’a rien. Si y’a pas rien, ben y’a la vie.
              Pure logique existentielle, et j’adore comment les matérialistes réducteurs font tout pour échapper à cette logique qui est pourtant totalement non créationniste par essence.
              Sinon la spiritualité, c’est pour les oiseux hein, alors laissez nous discuter en paix, on vous laisse bien respirer nous smiley

              @Bernard Mitjavile

              Merci pour ce petit chemin de vie, instructif et révélateur.
              Au surplus, si untel n’a pas eu accès à un chemin spirituel par éducation, ou si sa raison ne lui a pas permis d’accéder par lui même à ces choses là, qui dit qu’il n’y aura pas droit dans une autre vie ? smiley
              C’est d’ailleurs ce que j’eus été inspiré de dire dans le post précédent, s’il y a cheminement personnel tout autant que collectif vers un autre chose atemporel, il en faut des combinaisons de particules, de vies mortelles et d’expériences avant de pouvoir aborder ce tout intemporel en toute âme et conscience.

              En aparté, le débat proposé sur AV.tv ce jour même,

              La science et la spiritualité, les progrès de la science avec Jean Staune est vraiment très instructif, je vous le conseille.

            • Ratatouille Ziziledur 21 janvier 2016 11:49

              @amiaplacidus
              AVANT MA CONCEPTION, TEMPS ET LIEU INCONNUS.

               

              Souvenir du Bardo (mort) antérieur à mon incarnation.

               

              A propos de mon témoignage qui va suivre sur le phénomène de la réincarnation, je me dois de préciser en préambule que ce qui fut le cas pour moi ne relève pas forcément d’un phénomène commun à tous. D’autre part bien que je sois certain de ce que j’ai vécu, j’ignore si ce ne serait pas mon propre esprit qui ait créé cela.

               

              Comme ce monde où je suis est étrange : il n’y a ni sol - ni ciel - ni soleil - ni lune - ni étoiles - ni feu - ni électricité, aucune source externe de lumière. Mais tout y est lumière. Chaque personne, chaque chose, y irradie sa propre lumière : une lumière argentée, claire et douce. Il n’y a pas de pesanteur, mon corps flotte ! Mon corps aussi est fait de lumière, je n’ai pas conscience de sa forme, mais il n’est pas fait de chair. Je n’ai pas de membres, et pourtant je me déplace à une vitesse incroyable, instantanément ! Je n’ai pas d’yeux et pourtant je vois ! Je n’ai pas d’oreilles et pourtant j’entend ! Je n’ai pas de bouche et pourtant je parle !

               

              Il y a ici des gens nombreux, qui arrivent comme des ombres, puis s’en vont, certains me semblent malheureux, je me demande pourquoi ? Je n’ai pas peur, je suis seulement un peu inquiet de ces présences. Je me sens bien, vraiment bien, je ne souffre pas, au contraire mes sensations sont celles d’une légèreté très agréable, d’une paix merveilleuse et d’un bien-être très sensuel.

               

              Dans cet état de félicité, mêlée seulement d’un léger malaise, soudain Il m’apparaît : un corps de forme humaine fait d’une lumière plus éclatante que le soleil, mais cette lumière ne me brûle pas, ne m’aveugle pas. Je me sens inondé, envahi, par cette Lumière qui est Amour. Je connais un état de Bonheur parfait. Je n’ai jamais vu un être aussi beau, Il est la Beauté pure. Je crains qu’il ne reparte, et me laisse seul dans ce lieu singulier. Je veux rester avec Lui, surtout ne jamais m’en éloigner. Je suis submergé par sa présence. En même temps que je ressens son immense pouvoir, je sais qu’il n’est pas Dieu, mais son messager (voir nota).

               

              Puis il me parle : “Tu dois redescendre !”. Là, je connais la souffrance absolue ! Je me révolte contre Lui. Je lui dis de toute ma force : “Pourquoi ? Je ne veux pas, c’est injuste ! Je n’ai rien à y faire !”. J’espère en sa pitié, mais il est inflexible : “Tu le dois ! ton travail n’est pas fini”. Alors je connais la mort, la mort redoutable, la vraie : pas celle du corps physique. J’ai peur, je perds conscience, j’ai la sensation de tomber dans un gouffre noir, comme un puits vertical immense, qui s’ouvre sous moi. J’ai beau lutter, il m’attire irrésistiblement, le gouffre tourne sur lui-même lentement, je rentre en lui, je disparais dedans, c’est l’angoisse, j’ai peur, puis un voile noir : j’ai perdu conscience, je suis mort. Tout cela en un instant. Il m’a condamné à renaître.

               

               Ce souvenir précédant ma venue dans l’utérus de ma mère, est donc antérieur à mon corps actuel. Il m’a libéré dès ma naissance de la crainte de mourir, et aussi de tous les doutes communs sur l’existence d’une vie après la mort. Il a ainsi marqué toute ma vie. J’ai conscience que c’est un grand privilège qui m’a été accordé, car il m’a facilité la traversée de bien des épreuves.

               

              (Nota  : ce souvenir, qui est réapparu en moi en même temps que je retrouvais ma conscience au sein d’un nouveau corps, démontre incidemment beaucoup plus que le seul fait de la réincarnation, il démontre aussi d’autres choses toutes aussi importantes. La première est qu’en fait nous connaissons deux morts : celle du corps physique qui n’est pas accompagnée - du moins immédiatement - de la perte de la conscience, et celle de l’incarnation qui est beaucoup plus douloureuse (en tout cas qui le fût pour moi) car elle est accompagnée d’une perte, momentanée mais totale, de conscience et d’identité. La seconde contredit les enseignements Bouddhistes (au moins dans mon cas) puisque je n’ai pas souhaité renaître, ce qui prouve que nôtre désir d’exister n’est pas la seule cause de nôtre existence dans un corps physique, et que la réincarnation, même si elle n’est pas désirée, peut être imposée.)

               

              A propos de ce qui est écrit ci-dessus, je ne demande à personne de me croire, mais j’espère vos témoignages si vous faites partie des privilégiés ayant des souvenirs de cette nature. Merci d’avance.

              https://www.facebook.com/notes/alain-grobon/i-avant-ma-conception-temps-et-lieu-inconnus-mon-t%C3%A9moignage-sur-le-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-de-/2308879371294?pnref=story


            • Ratatouille Ziziledur 21 janvier 2016 11:57

              @Massada
              ce n’est pas la même vie mais la conscience est là et les possibilités d’actions existent à priori
              dans la première partie en tout cas (décorporation) actions : voyager dans un espace onirique ou pas
              avec des sensations,vol,virage accélération,élévation,chute.
              le pourquoi est un mystère pour moi....


            • Jean Keim Jean Keim 20 janvier 2016 15:43

              Si un jour on arrive à greffer un cerveau sur un être humain - est-ce seulement envisageable tant sur le plan biotechnique que sur le plan éthique - nous serons fixés.



              • Claudec Claudec 20 janvier 2016 16:08

                @Jean Keim


                Le problème restera entier. Il est de savoir ce qu’il advient de l’esprit, lorsque les dernières molécules qui lui permettent de s’exprimer, à quelque stade que ce soit de leur décomposition, ont été dissoutes, ce qui ne sera pas le cas s’il y a transplantation.

                La mort clinique est une chose, la mort tout court en est une autre.

              • Gasty Gasty 20 janvier 2016 18:05

                Un cerveau vide, une dégénérescence ( Alzheimer) et qu’advient-il dans ce cas ? Ou serait cette conscience, cette âme qui pourrait encore relié ce corps...


              • julius 1ER 20 janvier 2016 18:25
                Si un jour on arrive à greffer un cerveau sur un être humain - est-ce seulement envisageable tant sur le plan biotechnique que sur le plan éthique 

                @Jean Keim

                je ne suis pas sûr que cela soit un progrès car nombreux sont ceux qui peuvent vivre sans cerveau !!!

              • Jean Keim Jean Keim 20 janvier 2016 18:38

                @Claudec

                Ah c’est étonnant ! Je pense que si on me greffe votre cerveau et qu’ainsi j’hérite de tout ce qui fait que vous êtes vous, mon ancien moi étant reformaté par le votre, alors le cerveau sera bien un/le siège (pas forcément unique il est vrai) de la mémoire et par conséquent du savoir et de plein d’autres choses encore, ce n’est pas de ma part une conviction mais simplement une réflexion faisant suite à un hypothétique résultat de la transplantation. 


                Si la mort clinique est une chose et la mort tout court une autre, une EMI est également un cas particulier.

                Allons plus loin dans la réflexion, si un élément subtil — une enveloppe sort d’un corps pour se balader et ensuite réintégre le corps, la mort ne s’est pas invitée, le petit plus qui fait que la matière est animée par la vie n’a pas été détruit et c’est véritablement cet élément impondérable qui fait toute la différence, tout au moins me semble-t-il.

                Nous aurons la réponse individuellement quand notre heure aura sonnée si tout au moins un pas ici bas est suivi d’un autre pas dans un au-delà.

              • gaijin gaijin 21 janvier 2016 09:48

                @Jean Keim
                « Je pense que si on me greffe votre cerveau et qu’ainsi j’hérite de tout ce qui fait que vous êtes vous »
                non !
                vous partez de la conclusion .................
                ce qui fait que vous êtes vous c’est un ensemble corps - esprit dont le cerveau est une partie
                si vous voulez voir ça d’un point de vue matériel on sait aujourd’hui qu’il y a en neurones l’équivalent du cerveau d’un chien dans l’abdomen et que le coeur dispose aussi de neurone propres qui lui permettent de fixer son propre rythme
                il faut sortir du paradigme posé au 19ème siècle et regarder les faits
                la mémoire est un phénomène non local ! et la conscience aussi ..................
                il ne s’agit de penser ceci ou cela ce sont des réalités avec lesquelles travaillent plein de gens au quotidien


              • pemile pemile 21 janvier 2016 10:05

                @gaijin « la mémoire est un phénomène non local »

                Il me semble que ce n’est pas ce qui apparait des analyses des traumatismes craniens ?

                Cette petite synthèse de l’INSERM ne vous convient pas ?



              • gaijin gaijin 21 janvier 2016 10:52

                @pemile
                on en a déjà parlé il me semble ?
                détruire l’interface qui nous permet d’accéder la mémoire ne nous apprend rien sur sa localisation
                on pourrait bien sur étudier par exemple les cas de mémoire de vies antérieures , de mémoire fantome chez certains greffés , on pourrait se pencher sur les perceptions dans les nde ( autrement qu’en évacuant la chose par un haussement d’épaule ) ........on pourrait ..............mais on ne le fait pas, quand un phénomène contrarie le dogme ( je parle du positivisme contien ) on nie son existence.
                c’est la tâche aveugle au sein de la vision scientifique :
                le scientifique lui même demeure inconnu
                il faut néanmoins se rendre a l’évidence : il n’est pas ce parangon de vertu, d’objectivité et de rationalité pour lequel on nous le vend . c’est un type normal c’est a dire inconscient de ce qui le détermine et oublieux des postulats implicites qui sous tendent la pensée a laquelle il a été formé


              • Ratatouille Ziziledur 21 janvier 2016 11:58

                @pemile
                il y a un cloud à l’extérieur ,une sauvegarde.. smiley 


              • pemile pemile 21 janvier 2016 12:23

                @gaijin « on en a déjà parlé il me semble ? détruire l’interface qui nous permet d’accéder la mémoire ne nous apprend rien sur sa localisation »

                Ton analogie avec la télévision ? Le cerveau n’est qu’un récepteur d’une mémoire distante ?

                "on pourrait bien sur étudier par exemple les cas de mémoire de vies antérieures , de mémoire fantome chez certains greffés , on pourrait se pencher sur les perceptions dans les nde ( autrement qu’en évacuant la chose par un haussement d’épaule ) ........on pourrait ..............mais on ne le fait pas, quand un phénomène contrarie le dogme"

                Menteur, pas mal de scientifiques de haut niveau soutiennent l’INREES, non ?
                http://www.inrees.com/soutiens


              • Shawford Naoh 21 janvier 2016 12:58

                @pemile

                Vous parlez de l’INREES ? J’ai entre les mains en ce moment même le bouquin de Stephane ALLIX, fondateur de l’INREES, intitulé Le test.
                C’est ce que vous appelez une expérience dans les règles de l’art de la science ?
                C’est un sketch ? smiley


              • pemile pemile 21 janvier 2016 13:04

                @Naoh « C’est ce que vous appelez une expérience dans les règles de l’art de la science ?
                C’est un sketch ? »

                ben oui, cela permet de constater que dans certains domaines, même les gros CV scientifiques ont du mal à faire le tri entre ouverture d’esprits et sérieux délires smiley


              • gaijin gaijin 21 janvier 2016 13:15

                @pemile
                oui cette analogie
                mais soyons clair je ne prétend rien prouver au sens scientifique du terme ( si je pouvais ça se saurait ) je dit juste que détruire tout ou partie du cerveau ne prouve rien non plus dans l’autre sens ..........

                « Menteur » et ça commence .................. smiley

                je n’ai jamais dit que personne ne s’y intéressait mais ce n’est pas admis au niveau global ........voir par exemple les critiques qui sont faites a montagnier depuis qu’il a repris les expériences sur la mémoire de l’eau : « gâteux »


              • pemile pemile 21 janvier 2016 13:34

                @gaijin « oui cette analogie »

                Sauf que cette analogie avec un système d’émetteur/récepteur est facilement expérimentable en débranchant le cable d’antenne de la télé, en isolant le système (il faudra trouver une explication pour un homme se trouvant dans un sous marin à 10.000 mètres de profondeur ou dans une station orbitale) ou en perturbant le système isolé avec tous les systèmes ondulatoires possibles, non ?

                A priori, toutes ces expériences ne perturbent en rien la conscience (alors que la moindre molécule chimique « explose » la conscience), à part ressortir le joker de la mécanique quantique, que reste-t-il ?


              • gaijin gaijin 21 janvier 2016 14:00

                @pemile
                « est facilement expérimentable » oui mais uniquement parce que nous connaissons déjà la réponse

                et si vous ne saviez pas que l’antenne sert a capter un signal extérieur vous parviendriez a la conclusion comment ? pas si simple mais ce n’est bien sur qu’un exemple très grossier

                « que reste-t-il ? »
                je repasse plus tard essayer de préciser ma pensée ( défois je dois bosser smiley )

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