• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Les enfants du Dragon

Les enfants du Dragon

Préambule

 

Vous vous souvenez-vous peut-être de la balade contée, sur les bords d’une rivière, à la poursuite d’un dragon que la légende mit en pleine lumière. Les enfants avaient reçu mission de compléter eux aussi cet étrange grimoire qui garde en mémoire toutes les histoires de la Loire. Ils me promirent de prendre la plume, celle de la petite sterne qui vit deux de ses œufs croqués par la vilaine vipère, pour m’offrir le fruit de leur imagination.

 

Leur maître me dit à la fois l'enthousiasme de ses élèves et les difficultés de la mise en forme d’un travail collectif. Après moins d’un mois de labeur, voici pourtant le résultat qu'ils m’envoyèrent fièrement, avec promesse de ma part de vous l’exposer à mon tour. Soyez indulgents, ils sont jeunes et entrent tout juste dans le monde de l’imaginaire.

Classe de CE1 / CE2 Juin 2017

 

Un jour, quatre amis : Mathis, Lucas, Eloïs, et Margaux, rentrent de l’école et vont goûter chez Lucas. Pendant qu’ils mangent ils discutent :

- Et si on allait voir notre cabane ? questionne Eloïs.

- Oui, bonne idée, on pourrait l’aménager ! répond Margaux.

- On pourrait aussi dormir dedans pour continuer à l’aménager demain matin, propose Lucas.

- Super idée ! s’exclame Mathis.

- Mais comment fait-on si nos parents ne veulent pas ? dit Margaux.

- On n’a qu’à leur mentir et dire qu’on va faire une soirée pyjama chez moi ; et moi je dirai que j’irai chez Mathis, répond Lucas.

- Très bonne idée ! s’exclament les trois autres.

- Rentrons chez nous pour préparer nos affaires avant cette aventure ! dit Eloïs.

Le soir, les enfants se retrouvent à l’orée de la forêt. Ils se rendent près de la rivière où se trouve leur cabane. Au bout de quelques minutes, ils entendent des craquements de branches. Inquiets, ils s’arrêtent. A la lueur de la lune, ils aperçoivent une ombre. Elle bouge lentement vers eux. Ils décident de se cacher derrière des buissons et observent. Tout près, la silhouette, suivie d’autres ombres, s’approche de plus en plus. Un instant après, ils entendent des bruits derrière eux. Ils se retournent et voient plusieurs ombres qui les encerclent.

Margaux chuchote :

- Qu’est - ce que c’est ces bonshommes verts ? ça devient mystérieux !

- On dirait des extra-terrestres comme dans les histoires que ma maman m’a racontées : avec des gros yeux globuleux, des tentacules, des dents en lames de rasoir et une tête transparente où l’on peut voir le cerveau, dit Mathis

- Vite partez tous, je vais les distraire pendant que vous vous échappez, dit Lucas tout bas.

- Je vais rester avec toi ! Fuyez ! rajoute Eloïs.

 

Mathis et Margaux s’échappent, mais les deux autres compagnons se font kidnapper. Les extra-terrestres les emmènent dans leur vaisseau, posé près de la cabane.

Inquiets de ne pas voir leurs amis revenir, Mathis et Margaux reviennent au buisson. Leurs amis ont disparu.

- Sors ta lampe de poche, Margaux, on va chercher des indices !

- Regarde, il y a des empreintes de pas au sol !

- Suivons-les !

Peu après, ils trouvent un morceau de tee-shirt d’Eloïs, et plus loin, ils voient les lumières du vaisseau spatial.

A l’intérieur du vaisseau, les enfants terrorisés, se demandent pourquoi ils sont attachés. Des extraterrestres viennent les voir.

  • Pourquoi sommes-nous attachés ? dit Eloïs

  • Oui, expliquez-nous pourquoi nous sommes là ? interroge Lucas effrayé.

  • Nous vous avons kidnappés pour ne pas que vous alertiez les humains de notre présence. Nous sommes venus en mission de repérage. Nous voulons posséder la terre parce que notre planète est trop petite pour nous.

 

Pendant ce temps-là, les deux autres enfants ont une idée, ils retournent chez Mathis pour prendre des déguisements d’extra-terrestres. Discrètement, dans la nuit, ils ouvrent la porte d’entrée avec la clé qu’ils ont trouvée sous le paillasson. En montant vers la chambre de Mathis les escaliers grincent sous leurs pas. Arrivés en haut ils entendent encore le grincement de l’escalier. Apeurés, ils se retournent. Ouf ! ce n’est qu’Olaf, le chien de Mathis.

- Reste ici Margaux, je vais chercher les déguisements dans la malle.

- Elle est où cette malle ?

- Dans ma chambre.

- Je viens t’aider à porter les déguisements alors !

Margaux et Mathis quittent la maison et retournent au buisson où ils ont vu les extra-terrestres.

- Attends Mathis, on va faire un plan pour délivrer nos amis !

- D’accord, je t’écoute.

- Tu pourrais te déguiser en extra-terrestre et moi je serais ta prisonnière, comme ça on pourrait rentrer sans problème dans le vaisseau et approcher Lucas et Eloïs.

- Très bon plan !

Les enfants arrivent devant le vaisseau où des gardes surveillent l’entrée. Mathis s’adresse aux gardes :

- J’ai capturé une autre enfant qui rodait dans les parages. Je me charge de l’emmener avec les deux autres, je vais les surveiller. Où se trouve la salle des prisonniers, j’étais en patrouille ?

- Au fond du couloir, 3ème porte à gauche, à côté des toilettes…

Arrivés dans la salle, ils retrouvent leurs amis. Margaux sort son couteau pour couper les liens qu’ils ont aux poignets et aux chevilles. Elle explique que Mathis est déguisé et montre les déguisements qu’ils ont apportés pour tout le monde.

- Ça fait du bien de vous retrouver les amis, enfilez vos costumes ! dit Mathis.

En sortant de la salle ils aperçoivent le poste de pilotage.

- Voyons s’il y a quelqu’un dans la cabine de pilotage, propose Eloïs

Lucas regarde par la serrure.

- Personne ! rentrons pirater leur GPS pour qu’ils ne reviennent plus sur la terre, continue-t-il.

- Vas-y Mathis, toi qui es fort en informatique tu peux le dérégler, dit Margaux.

Quelques minutes plus tard…

- Ça y est j’ai terminé, rentrons à la maison !

Les amis sortent du vaisseau et découvrent leurs parents.

- Qu’est-ce que vous faites là, c’est dangereux, il y a des extra-terrestres qui nous ont enlevés, ils veulent posséder la terre. On a piraté leur GPS et on est en train de s’évader, dit Margaux.

- Mais non, c’était juste une blague, les extra-terrestres c’est nous. « POISSON D’AVRIL » !

- Mais c’était vraiment vous ? Vous nous avez fait de belles frayeurs ! dit Mathis

- Pourquoi vous nous avez fait cette blague ? interroge Eloïs

- On a su que vous n’étiez pas chez Mathis, la maman de Lucas vous a entendus pendant votre goûter, dit la maman d’Eloïs

 

Le père de Margaux explique :

- On s’est rendu compte qu’on ne passait pas assez de temps avec vous à cause de notre travail, alors on a organisé cette aventure pour que ce moment reste gravé dans votre mémoire toute votre vie.

- Tous chez moi ! dit le père de Lucas, nous avons préparé une petite fête pour terminer cette aventure.

En arrivant chez Lucas ils entendent le même bruit que faisait les extra-terrestres :

- Encore ce bruit ce n’est pas possible ! dit Mathis.

- On dirait que le son vient d’en haut, allons voir ! dit Lucas

Quel soulagement, ce n’est que Sophie la grande sœur de Lucas qui regarde un film d’horreur !

 

Et que la fête commence  !!!

 

JPEG


Moyenne des avis sur cet article :  2.18/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • juluch juluch 7 juillet 12:55

    Une bonne rédaction .......sympatoche en tout cas Nabum !


    • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 15:15

      @juluch

      Il nous est difficile de juger avec nos regards d’adulte mais l’essentiel est ailleurs Ils ont osé


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 7 juillet 22:04

      @C’est Nabum

      Difficile de juger avec nos regards d’adulte ?

      Vous vous f...z du monde ? L’essentiel, c’est ce qu’ils ont écrit et ils (d)écrivent en français... eux !

      Ils méritent bien mieux que votre condescendance d’auteur confirmé qui feint de mendier l’indulgence pour des débutants maladroits. Une manie de tous les cabots égocentrés.

      On pardonnera à ces auteurs quelques (très rares) maladresses comme « Pendant qu’ils mangent ils discutent ». A l’oeil, c’est horrible ; à l’oreille, c’est pire encore. Mais, l’essentiel n’est pas là.

      Tout commence par un dialogue, des phrases courtes. Des verbes, efficaces, bien choisis. Huit petites phrases qui nous font voler une conversation à laquelle nous ne sommes pas conviés. Un upercut suivi de quelques crochets répétés pour couper le souffle au lecteur indiscret.

      Puis, vient un paragraphe descriptif qui casse volontairement le rythme avant de revenir à un dialogue, puis retour à une nouvelle description, etc.
      Tout le récit balance entre ces moments de tension dialogués et ces moments de respirations descriptifs. C’est du sadisme littéraire...

      Arrivés en haut ils entendent encore le grincement de l’escalier. Apeurés, ils se retournent. Ouf ! ce n’est qu’Olaf, le chien de Mathis.
      Ces phrases sont passées au gueuloir de Flaubert.
      Un grincement de l’escalier qui perdure, ça n’existe pas. Mais, tout s’explique deux petites phrases plus loin avec l’apparition d’Olaf. C’est qui celui-là ? Un ennemi ? Ouf, c’est le chien de Mathis !
      La tension retombe avec cette postposition (« ce n’est que le chien de Mathis, Olaf » n’aurait pas eu le même effet)

      Bien à vous, un lecteur !


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 7 juillet 14:50

      Rhooooo ! Quel passage discret du technicien de surface mitoyen...
      Il ne fait pas bon louer les qualités d’écriture quand ce ne sont pas celles des comparses de la tête de gondole.

      Ca ne changera rien à l’affaire. Voilà un petit récit avec des dialogues maîtrisés. Un exercice bien plus compliqué que de monologuer avec son nombril, surtout quand on est plusieurs.

      Aucune trace du galimatias du Phraseur. Ces garnement-e-s n’ont rien retenu de sa leçon.


      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 15:16

        @Robert Lavigue

        Vous atteignez à l’ignoble en toutes circonstances


      • Robert Lavigue Robert Lavigue 7 juillet 16:06

        @C’est Nabum

        Rhoooo ! Moi, ignoble ?

        Trousser une scènette de cette qualité demande beaucoup de soin et encore plus d’efforts.

        Ces jeunes auteurs (et leur enseignant) vous démontrent qu’il y a loin du nombril au coeur. Ils y ont mis leur sincérité, sans les béquilles (adverbes) et les prothèses (pseudo-archaïsmes) dont vous (ab)usez pour masquer la vacuité de vos billets.

        J’ai lu leur texte avec les yeux, je l’ai dit à haute voix, je l’ai imaginé joué. Il y a du rythme, ça swingue, ça sonne juste, c’est loufoque. Ils jonglent avec les mots (questionne, réponds, propose, s’exclame). Ils alternent dialogues et descriptions. Bref, ils écrivent !

        Je les en remercie d’autant plus, que c’est la première fois que je lis de la VRAIE littérature sous l’un de vos billets. Un accident qui ne se reproduira pas de si tôt, j’imagine...


      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 16:35

        @Robert Lavigue

        Allez donc déverser votre bile ailleurs mon cher ami


      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 18:05

        @toussapoursa

        J’ai loué Lassale, simplement en début de campagne


      • Henry Canant Henry Canant 7 juillet 18:19

        @C’est Nabum
        Pour une fois que Robert Lavigue s’enthousiasme à la lecture d’une de vos publications, certes pas de vous, je trouve que vous le rudoyez très injustement.

        N’est ce pas le but de tout véritable Maître que ses élèves le dépassent ?
        Le Maître retransmet son savoir et si l’élève l’utilise pour aller plus loin, cela ne doit être que bonheur et fierté, pas jalousie et aigreurs.

      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 18:44

        @Henry Canant

        Ses éloges sont à double détente


      • Henry Canant Henry Canant 7 juillet 19:13

        @C’est Nabum
        Là je ne comprends, il applaudit le résultat de votre enseignement, il s’en étonne même.

        Vous devriez vous en trouver flatté. Peut-être est-ce votre modestie qui rejette cette reconnaissance ?

      • Bernie 2 Bernie 2 7 juillet 20:14

        @Henry Canant

        C’est son fond de commerce la fausse modestie. Je ne suis qu’un tout petit, un humble qui ne mérite même pas vos quolibets.

        Mais en même temps, je m’expose partout, pour flatter mon ego boursouflé, qui fait que mon béret me gêne aux entournures. Je suis prêt à écrire sur tout et sur rien juste pour être là, encore et toujours. Un désir de postérité, j’imagine.

        Pour le compliment, il est inacceptable, car pas dirigé vers phraseur. C’est un passeur, mais faut pas déconner, il veut sa commission.


      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 20:30

        @Henry Canant

        Je crois que je développe une allergie


      • C'est Nabum C’est Nabum 7 juillet 20:30

        @Bernie 2

        Je n’ai pas bon fond surtout de commerce


      • Henry Canant Henry Canant 7 juillet 21:43

        @C’est Nabum
        Voilà qui est honnête de reconnaître.


        Reste à savoir comment de déterminer les causes. Votre ego peut-être qui rejeterait toutes critiques, qu’elles soient positives ou négatives ?

        Qu’est-ce qui vous pousse à écrire des textes qui ne relèvent pas de grands intêrets, certes écrits en français, mais certes malheureusement empoulés qui peuvent énerver certains ?

        Répondre à ces questions simples enlévera certainement le mythe d’une horde qui ne cherche qu’à vous nuire.








      • Bernie 2 Bernie 2 7 juillet 22:30

        @ leufeross

        Je suis assez du même avis, Nabum version segpa, il y avait quelque chose de libératoire. Je le comprenais, c’est pas le plus facile, loin de là. Il fallait vider un trop plein.

        A l’époque, même si beaucoup de billets, des fois sur d’autres sujets, on arrivait à suivre.

        Mais depuis, on a vécu sa mise à la retraite en live, sa transformation en post actif, bonimenteur, restaureur du coeur, tout. ça depuis de l’exhibitionnisme.

        On a même eu droit à la soirée cinéma, les descriptions de vacances communes, pire le pv que l’auteur a pris alors qu’il est pleinement en faute. Et j’en passe des dizaines...

        Nous sommes devenu son monde, mais on s’en fout grave de lui. Mais il veut rayonner, avant d’être englouti dans le maelstrom du rien. Pour être enfin en phase avec notre président. Comme quand on tire la chasse.


      • C'est Nabum C’est Nabum 8 juillet 07:43

        @Henry Canant

        La horde restera toujours à mes basques


      • C'est Nabum C’est Nabum 8 juillet 07:43

        @leufeross

        Je vous dois ?


      • bob14 bob14 8 juillet 07:31
        La malveillance, la jalousie, les secrètes rancunes se cachent sous la rondeur souriante.
        Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 février 1878... !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès