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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Les Nouvelles histoires de la Malnoue

Les Nouvelles histoires de la Malnoue

Le rêve de La Malnoue Birette

Cet hiver-là était si rude en Sologne que les arbres se fendaient sur pied, que les étangs étaient pris par les glaces et que tous les oiseaux cherchaient refuge ailleurs. Les hommes et les femmes se désolaient et notre sorcière n’échappa pas au grand frimas.

Ce soir-là, elle s’endormit sous des édredons et des couvertures dans un lit qu’elle avait préalablement chauffé avec deux ou trois briques. La tiédeur de sa couche la conduisit au pays des rêves ; une vieille femme a parfois d’étranges songes …

La Malnoue s’imaginait à la recherche d’une bonne bouteille de vin. Le précieux liquide avait gelé dans les barriques, il était devenu si rare que c’est de vin qu’elle rêvait cette nuit-là. Miracle, elle en trouva dans un coin de sa maison, bien à l’abri du froid : une bouteille avait échappé miraculeusement à ce froid sibérien. Elle s’en pourlécha les moustaches et se mit en demeure de s’offrir un grand et bon vin chaud pour se réchauffer. Elle prépara cannelle, sucre, clou de girofle, vanille et un peu de poivre. Oranges et citrons n’étant pas accessibles en cette lointaine époque.

Quand son breuvage fut prêt, qu’il sentait si bon, elle se le versa dans un grand bol mais hélas, se réveilla à l'instant … La Malnoue de s’écrier alors : « J’aurais dû boire ce vin froid et ne pas perdre tant de temps à le faire chauffer ! »

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Le miroir

Un jour la Malnoue birette rendit un grand service à un châtelain qui lui avait réclamé quelques mauvais sorts pour chasser un braconnier qui sévissait sur ses terres. Quoiqu’elle n'eût guère le sens de la propriété, la Malnoue s’exécuta car le Raboliot en question avait été fort désagréable avec elle. Elle se contenta de lui octroyer un flux du ventre qui le clouerait quelque temps sur sa chaise percée, loin des terriers du domaine.

Le châtelain en guise de récompense lui offrit un superbe miroir, un objet qui jusqu’alors, était totalement inconnu de notre sorcière. Il était soigneusement emballé. La Malnoue découvrit cette étrange chose dans sa vieille masure. Quand elle se vit, elle cria « Quelle horreur ! Ce châtelain est un fort mauvais homme pour me présenter pareille créature ! » La sorcière jeta le miroir loin d’elle et inversa le sortilège. Le châtelain passa sept années durant sa vie dans ses tinettes tandis que Raboliot put, tout à loisir, poser des collets dans la propriété du pauvre diarrhéique.

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La poule et le couteau.

Un poule de Sologne ayant trouvé un couteau se mit à défendre bec et ergots ses poussins comme elle-même. Elle menait grand tapage et menaçait tout ceux qui venaient dans le poulailler dans le dessein de lui voler un œuf ou bien d'occire un de ses petits. Le renard en fut pour ses frais et personne n’y trouva à redire. Le fermier à son tour subit les désagréments de la dame et s’en vint trouver la Malnoue pour qu’elle mette fin à ce prodige.

La vieille, pour être sorcière, n’en était pas moins sage et raisonnable. Elle rit aux éclats devant l’homme et lui affirma qu’il n’y avait rien à faire. L’homme alors de s’énerver et de lui demander une autre fois : « Mais il faut faire quelque chose au plus vite. Vous vous rendez compte, une poule avec un couteau ? »

Alors la Malnoue de s’exclamer : « Le danger n’est pas très grand. Imaginez un peu que ce soit un homme qui ait trouvé ce couteau ! »

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Le hibou

La Malnoue aimait à se promener la nuit dans sa chère Sologne. Elle était alors en communion profonde avec toute la nature et les hôtes de ces bois aimaient sa compagnie. Un jour de nouvelle lune, où il faisait nuit noire, un hibou appela la sorcière qui passait sous son nid : « Dame birette, venez voir, mon fils vient de sortir de son œuf. Il n’est pas plus bel hibou que celui-ci ; je peux vous l’assurer. »

La Malnoue alors de se fendre d’un grand sourire : « Attends donc qu’il fasse jour pour en juger un peu mieux et nous verrons ce qu’il en est vraiment. En attendant, réjouis-toi sans te montrer aussi vaniteux ! »

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Les bons conseils de la Malnoue

Il était une fois en Sologne un homme aussi sot qu’il était courageux et serviable. C’est ainsi que les bonnes gens usaient et abusaient de lui en se moquant du pauvre bougre, sans jamais le récompenser à la hauteur des services rendus. Le pauvre finissait par se rendre compte de la tromperie et voulut trouver conseil auprès de la Malnoue. Elle seule était en mesure de le déniaiser un peu par quelques formules magiques dont elle avait le secret

L’homme se mit en chemin dans la forêt profonde pour rompre la malédiction qui pesait sur lui quand il croisa un loup tirant la langue, au corps efflanqué et à la parole aisée. Petit bazin se pencha vers lui et lui demanda pourquoi il allait si mal. Le loup en geignant lui avoua qu’il en avait assez de poursuivre des proies et qu’il aimerait bien comprendre pourquoi il devait ainsi chasser pour toujours trouver sa pitance. Toujours prompt à se montrer utile, l’homme proposa au loup d’interroger la sorcière à ce propos. Elle avait réponse à toute chose.

Il continua ainsi son chemin quand il tomba sur un orme qui pleurait toutes les larmes de ses feuilles. Intrigué, le brave nigaud, peu surpris qu’un arbre puisse agir ainsi, l'interrogea sur les raisons d’un tel chagrin. L’orme lui avoua qu’il ne comprenait pas ce qui l'empêchait de grandir et que c’était là un grand souci. Le simplet promit, une fois encore, d’interroger celle qui sait tout.

Plus loin, c’est une charmante jeune femme, vivant seule dans une chaumière isolée qui se trouva sur son chemin. La belle éplorée lui déclara qu’elle ne pouvait vivre heureuse en restant seule dans cette forêt profonde. Elle voulait comprendre ce qui pouvait éclairer son existence. Le bredin, le cœur sur la main, promit d’interroger la Malnoue.

Après bien des efforts, il arriva auprès de la Malnoue. Il lui soumit alors les raisons de sa venue et commença tout d’abord par son souci personnel. La birette, amusée et bonne sorcière, le rassura. Je vais dans l’instant te donner l’occasion de changer ton sort. C’est à toi de saisir ta chance et les autres cesseront dans l’instant de te prendre pour un couillon. L’homme fut surpris de cette réponse énigmatique . Il se dit qu’il n’était pas encore assez malin pour la comprendre mais qu’avec un peu de patience, cela arriverait bientôt.

Puis il évoqua le problème du loup et la Malnoue, qui savait commander aux loups lui demanda de répéter au loup que sa pitance viendrait à lui si elle était assez stupide pour se jeter d’elle-même dans sa gueule. À propos de la femme, la Malnoue déclara qu’elle n’avait besoin que d’un bon mari et que l’amour changerait dans l’instant sa triste existence. Puis elle évoqua cet orme qui dépérissait en disant au berlaudiaud qu’il avait sous son tronc un coffre contenant un trésor et que c’était ce trésor qui l’empêchait de bien grandir.

Notre homme, heureux de ces réponses, se hâta de rebrousser chemin. Il trouva d’abord la jeune femme et lui répéta les paroles de la sorcière. La belle se jeta aux pieds de notre homme et lui dit : « Épouse- moi, je te rendrai aussi heureux que tu peux le rêver ! » Hélas, l’homme avait à faire et repoussa cette déclaration. Il lui fallait trouver l’orme et lui dire le secret de ses souffrances. C’est ce qu’il fit et l’arbre aussitôt le supplia de déterrer le coffre et d’emporter le trésor afin qu’il puisse enfin plonger ses racines profondément dans le sol. Le pauvre imbécile de répondre qu’il devait avant ça, porter une réponse au loup ; l'arbre trouverait sans doute un sauveur moins pressé.

Enfin notre gros nigaud trouva le loup et lui raconta ses diverses aventures. Le loup en rit aux éclats et s’inquiéta de ce que la Malnoue avait bien pu dire à son propos. Alors le simplet répéta les paroles de la sorcière : « Ta pitance viendra d’elle-même jusqu’à toi si tes proies sont assez stupides pour se fourrer d’elles- mêmes dans ta gueule ! » Le loup s’en lécha les babines mais poussé par la curiosité, il voulut également savoir le conseil que la birette avait donné à ce parfait imbécile. Quand le gros couillon répéta : « C’est à moi de saisir ma chance si je ne veux pas rester plus longtemps un pauvre imbécile ! » Le loup comprit que le cas du pauvre diable était désespéré et le croqua dans l’instant sans autre forme de procès.

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22 réactions à cet article    


  • juluch juluch 17 janvier 12:29

    Lol !


    Marrante cette sorcière de par chez vous , elle un sens de l’humour bien particulier !  smiley

    • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 15:20

      @juluch

      C’est parce que vous ne fréquentez pas assez les sorcières
      Leur commerce est plus agréable que celui de nos politiques


    • Sergio Sergio57 17 janvier 18:47

      Qu’elle sache aussi que la beauté est plutôt dans le reflet des yeux, que dans celui d’un miroir.

      • Sergio Sergio57 17 janvier 19:20

        @Shawford


        100% d’accord avec l’équipage, mais dis moi mon chow chow tibétain, même si un jour Malnoue joue ton destin à pile ou face avec un écu du coffre de dessous l’arbre, ou celui de dessous la robe de notre ingénue en mal d’amour, fais gaffe au bonheur, car comme le loup, il te mordra un jour. 


      • Sergio Sergio57 17 janvier 19:29

        @Shawford


        Tu es entier et incorruptible mon Chow Chow à langue bleue


      • Sergio Sergio57 17 janvier 20:13

        @Shawford


        Y a pas de soucis, et si cela peut te faire plaisir afin de me faire pardonner, je vais essayer de faire arrière mais c’est de l’ordre de invagination rétrograde digne d’un fakir, mais je peux

      • Sergio Sergio57 17 janvier 20:24

        @Shawford


        J’apprécie ton style c’est pour ça que je suis taquin avec toi, t’es quand même une banquise......TORRIDE ! 

        Sans rancune !

      • Sergio Sergio57 17 janvier 20:49

        @Shawford



        En général tu es difficile à décoder mais là, y a comme un air de nature, j’imagine avoir mis le doigt dessus et là tu t’es bien fait comprendre, lâche un peu et essaye d’oublier

      • Sergio Sergio57 17 janvier 21:02

        @Griffon Jaune


        J’abdique shawford, je te mets une étoile et je vais me coucher, by

      • Sergio Sergio57 17 janvier 19:26

        Mon cher Nabum, il me semble que vous avez du retard dans vos modérations, il ne faudrait pas que cela déraille, ce serait d’ailleurs dommageable, ailleurs me semble trop sérieux et ennuyeux, faites nous une histoire qui finit bien pour nous, s’il vous plait !

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