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Les zoophiles sont surtout nos voisines de palier

Zoophilie : Personne pratiquant la zoophilie, déviation sexuelle poussant à avoir des rapports sexuels avec des animaux. Jadis, on utilisait le terme de bestialité et les tribunaux étaient alors très sévères envers les pratiquants de cette forme de sexualité, suivant les volontés du monothéisme biblique, des condamnations à mort étaient quelquefois prononcées. En France la dépénalisation de la zoophilie date de Napoléon I et fut rétablie en mars 2004, loi n° 2004-204. Et de nos jours, c’est plus la condamnation de la maltraitance envers les animaux que la religion qui fait réagir les gens.

D’abord, tout dépend de ce que l’on qualifie de rapport sexuel avec des animaux. Longtemps la zoophilie a été reléguée aux pénétrations effectuées par des bergers isolés dans les prés, éleveurs de chèvres et de brebis, souvent adolescents, expérimentant loin des regards adultes les débuts de leur sexualité balbutiante. Or, la France étant de moins en moins rurale, la nature des relations intimes avec les animaux s’est déplacée en milieu urbain vers le petit chien et s’est de fait féminisée.

La vache ou la jument et le tabouret, les canards pris par derrière dans les fermes, c’est devenu de l’histoire ancienne.

Cependant tout commence avec les premiers humains, il n’y a guère de Lascaux montrant des pratiques zoophiles, mais ont peut imaginer qu’elles aient apparues dès la domestication des premiers ruminants, chevaux et canidés. La mythologie grecque par contre ne cesse de nous raconter des transformations divines de Dieux de l’Olympe sous diverses formes animales pour séduire, suborner et enlever des mortelles. Zeus, Léda et Europe n’en sont que les principaux exemples. Le Minotaure mi-homme, mi-taureau ne devait pas se contenter de dévorer ses proies et de nombreux mythes et légendes parlent de sacrifices données à des dieux bêtes, de vierges livrées aux appétits de monstres zoomorphes. Les latins ont le roman l’âne d’or d’Apulée, entre autres récits zoophiles. Et l’on peut même voir dans la Bête du Gévaudan une allusion à de telles pratiques. Le dernier avatar de monstre animal avide de jeune femme est le fameux King Kong. Le grand singe étant devenu le symbole de l’hyper virilisme poilu, il fait désormais parti des fantasmes communs.

Les films pornos ont exploité à fond ce filon. Ce furent d’abord les Danois qui vulgarisèrent ce genre de production dans les années 70, puis ils furent rejoints et dépassés par les latinos, asiatiques et américains dans la production des films. Et ce fut une débauche de pénétrations pratiquées par entre autres, des dobermans, des bergers allemands, des ânes, ou des chevaux sur des femmes très déshabillées en toute lascivité.

 En Afrique, les films de ce genre pullulent désormais, mais ce n’étaient pas encore le cas il y a une dizaine d’années. Il était alors possible qu’un célibataire blanc propriétaire de chien se voit réveillé au matin par la police accompagnée d’une jeune personne qui l’accusait de l’avoir forcée à des rapports avec le chien. Il est possible que quelques pervers, profitant de la détresse sociale de certaines filles en aient profité, mais cela doit être exceptionnel. Par contre, cela a été un excellent filon de chantage obligeant bien des malheureux ébahis à cracher au bassinet pour éviter des poursuites. Curieusement, ces histoires de nos jours font moins recette, malgré la vulgarisation de la pornographie.

Maintenant en France, avec l’explosion de la vidéo et des sites sur Internet, il n’est plus nécessaire d’aller chercher DVD et cassettes dans une vidéo club spécialisé ou une sex-shop, on trouve tout sur le net. Et pourtant, rien ne prouve que les pratiques zoophiles soient véritablement répandues dans la population. Tout le monde n’est pas acteur ou actrice porno cantonné dans le berger malinois.

Parallèlement, on se souviendra du sketch des Frères Ennemis :

Ma sœur a épousé un berger allemand !

Elle a épousé un chien ?

Non, un pâtre, un pâtre d’origine germanique !  

Certains animaux ne sont pas envisageables car trop sauvages, on imagine mal un porno avec un rhinocéros, ou trop petits, la blague du hamster et du chatterton est connue pour cela. Certes, on peut enculer les mouches, sodomiser les drosophiles, mais il s’agit d’une métaphore bien française. Les Hollandais en ce cas parlent de mieren nukers, c’est-à-dire de baiseurs de fourmis.

Mais de nos jours, la zoophilie est moins spectaculaire, elle est au coin de la rue, sur votre palier, derrière la porte. Vous êtes vous demandé ce que font toutes ces femmes (du moins certaines d’entre elles) de tous âges, célibataires ou veuves vivant seules avec un petit chien ? Il n’existe hélas aucun sondage fiable, car les questions même dissimulées au milieu d’un questionnaire anodin sur les animaux de compagnie sont souvent difficiles à interpréter (et à poser). Le rapport Kinsey en 1953 parle de 4 à 7 % de femmes qui aurait eu un rapport avec un animal, c’est bien lointain pour être significatif. Certains signes devraient cependant mettre sur la piste de la zoophilie. L’animal traité, cajolé comme un enfant est déjà suspect, mais ça ne suffit pas. Il faut encore qu’il n’obéisse pas, fasse des caprices, reçoivent en permanence des baisers, des sucreries et des gâteaux.

Si l’animal est connu pour grimper sur le lit et surtout dormir avec sa maîtresse, on peut déjà se faire une idée. Après, pour avoir une statistique fiable, il faudrait demander si l’animal lèche, et où ? Que font avec les gâteaux à la crème toutes ces propriétaires de chiens, mystère ?

Où, n’est pas facile à demander, ni à confesser, par contre il suffit d’observer le canidé et s’il lèche spontanément les doigts en frétillant, vous êtes probablement sur une bonne piste. Si vous voulez faire érudit, vous parlerez de cynophilie féminine, le résultat est le même, la femme seule, dégoûtée des hommes, la veuve qui ne veut ou ne peut retrouver un nouveau compagnon, peut avoir recours à son chien pour satisfaire sa libido. Le chien substitut d’enfant est aussi une autre option, mais quelquefois alors, cela tourne à l’inceste. On peut aussi se demander ce que lie un petit toutou à sa maîtresse qui l’emmène dans un restaurant gastronomique pour chiens comme au Japon.

Le chien aime sentir, renifler, il est même utilisé pour cela par les douanes à la recherche de produits illicites. Or, après 24 heures d’aéronef, en période de menstruation, une femme à la sortie de l’avion attire un chien autant qu’un kilo de cocaïne. Certaines en ont fait la triste expérience à l’arrivée à l’aéroport. Jean Marc Reiser en fit d’ailleurs un de ces thèmes de prédilection avec son Gros Dégueulasse dont le chien renifle sous les jupes sous le regard hilare de son maître.

Bien sur, certains hommes peuvent aussi s’adonner à ces pratiques, mais cela expose à des morsures et il est certaines zones sensibles qui sont nettement plus proéminentes chez l’homme que chez la femme. Et puis, celui qui a fait l’expérience d’un chien, même petit mais jaloux, qui mord le mollet, voire qui tente plus haut lors d’une relation poussée en position allongée avec sa maîtresse (en l’occurrence le terme s’applique et à l’homme et au chien), celui là hésitera à revenir passer la nuit chez sa très chère tant qu’il y aura la présence du gentil toutou.

L’homme aussi évitera le singe pour ce genre de galipettes, car c’est bien connu : Les linges qui sèchent mouillent les cordes.

L’être humain étant un pervers polymorphe, tout est donc imaginable. Reliant pédophilie, zoophilie et nécrophile, il est même possible d’imaginer des individus capables de rapports avec de jeunes animaux morts ! On parlerait alors de zoo-pédo-nécrophiles.



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