La France devait-elle en rester au chiffre sept alors que le huit est le chiffre fétiche des Chinois ? Certes non ! Fort heureusement, nous avons décroché une huitième médaille d’or ! C’est un Breton qui l’a remportée donnant à sa ville d’adoption, Vannes, une notoriété mondiale plus grande que la finale hexagonale d’Intervilles du 25 août Vannes-Dax ne laissait espérer.
Les deux premières lettres de son prénom prédisposaient Joël Strill à remporter une médaille d’or aux jeux Olympiques et les deux ailes qui ferment son nom le destinaient à figurer au "nid d’oiseau" de Beijing. Eh bien, c’est fait !
Passionné de planche à voile, ce n’est pas dans cette discipline que Joël Strill a brillé aux JO de Pékin. D’ailleurs, les Bretons n’ont pas réussi cette fois à décrocher de médaille à cette épreuve comme l’avait fait la Brestoise Faustine Merret, médaillée d’or en 2004 (elle a été éliminée prématurément de la compétition à Pékin). Ils se consoleront avec la médaille d’argent du Breton d’adoption, le Nantais Julien Bontemps dont le patronyme était également évocateur d’une bonne surprise. Dommage qu’il ne s’appelait pas Meilleurtemps ! Ils se féliciteront aussi de l’autre médaille d’argent bretonne, celle de Laetitia Le Corguillé, de Saint-Brieuc, à l’épreuve de BMX (bicycle motocross).
Pour Joël Strill, nul besoin de sculpter son corps pour affronter les terribles épreuves physiques des JO ! C’est la sculpture tout court qui l’a conduit à la médaille olympique. Joël Strill était électricien lorsque, à 25 ans, il entendit un copain parler de sculpture. Ce fut le choc de 10 000 volts, mais non, il ne péta pas les plombs, il ne grilla pas un fusible : il décida dès ce jour-là de devenir sculpteur. Depuis il a acquis sa notoriété. Voir son site. Né à Brest, c’est à Vannes (Morbihan) qu’il a installé son atelier.
Aujourd’hui, Joël Strill peut être fier, il a remporté un titre olympique de la plus longue épreuve (deux ans d’attente des résultats). Cela dit, l’avantage de la discipline, c’est qu’il n’y a pas de limité d’âge. Le titre n’était pas facile à décrocher ; il y avait 2 500 sculpteurs du monde entier en lice. Après les sélections, il ne restait que 110 en 2007, puis 80 après vote du jury et d’internautes. Et enfin, la consécration.
L’œuvre s’appelle Flowering ("l’épanouissement"). Elle est en forme de queue de baleine pour décorer le nid d’oiseau du stade de Pékin ! Un œuvre très épurée et stylisée désormais mondialement connue. Nul doute que son œuvre sera moins périssable que celles-ci également créées à l’occasion de l’événement...

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