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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Panurge est de retour

Panurge est de retour

Une campagne à hauts-risques

Les vieilles histoires ne meurent jamais. Les grandes tragédies reviennent sur le devant de la scène sans qu’on y prenne garde. Le bon peuple, toujours aussi réfractaire aux leçons du passé, se laisse berner par les magiciens et les illusionnistes. Cette fois, il est vraiment gâté : il y a, d’un côté, un prestidigitateur magnifique qui a transformé sa baguette magique en bâton de berger, et de l’autre, la vilaine sirène qui ne cesse de se faire aimable pour prendre dans ses rets les naïfs et les crédules, les désespérés et les exaltés.

Ainsi, nous serions tous sur le même bateau, embarqués pour une aventure qui risque de tourner au naufrage. Les plus optimistes prétendent qu’il convient de tenir la barre, de ramer tous dans le même sens pour sauver l’esquif et éviter le pire. Les autres affirment que le nouveau capitaine nous conduira dans les hauts-fonds de la Finance, sans se soucier des pauvres moutons que nous sommes.

La sirène charmeuse sort parfois des profondeurs marines pour entonner son chant envoûtant, sa mélodie de séduction. Ses intentions sont, bien sûr, tout autres ; elle est cette hydre marine, cette bête féroce qui avale les équipages entiers pour les digérer dans les abysses de la haine. Elle est le monstre hideux qui, au fil des siècles, a pris bien des déguisements pour conduire les civilisations à la ruine.

Nous bêlons ; nous n’avons jamais autant bêlé que depuis quelques jours. Les uns se rangent derrière Panurge, le joli berger aux yeux bleus comme l’océan d’indécision sur lequel nous voguons. Les autres suivent les recommandations des béliers et des vieux boucs derrière lesquels ils se sont rangés. Tous, nous montrent une seule direction : celle du bon sens et de la duperie.

Car il n’y a pas d’illusions à se faire. Nous fûmes, en une autre vie, des pigeons ; consciencieusement plumés par des taxes, des impôts, des dépenses ; contraintes qui n’ont eu de cesse d'augmenter, sans que rien ne se passe pour nous, les pauvres volatiles qu’on pense versatiles. Nous sommes restés le bec dans l’eau, échaudés par des promesses, toutes plus vaines les unes que les autres !

Puis nous sommes devenus des moutons à tondre et à mener par le bout du museau. Nous aimons ainsi suivre le grand chef : celui qui détient la vérité et se permet de penser à notre place. Il est le sauveur, la libérateur, il pointe du doigt un horizon nouveau, un pays de cocagne dans lequel nous devons nous jeter les yeux fermés. Le pâtre s’enflamme, il s’exalte et nous dit : « Suivez mon beau panache blanc ! »

Moutons-Panurge.jpg

Pour nous convaincre il agite un joli chiffon rouge, une peur ancestrale : celle du loup, du monstre mystérieux, de l’ogre ou bien du Diable. En vérité je vous le dis : si vous ne voulez pas être de mon troupeau, vous allez être dévorés par la bête immonde, le vilain monstre qui, régulièrement, revient déployer son empire maléfique sur les pauvres bêtes que nous sommes. On tremble d’effroi à cette évocation terrible, à cette perspective qui nous glace les sangs.

Alors, comme un seul homme, les moutons se jettent, les uns après les autres, dans le piège du joli pâtre. Son doigt pointe une terre promise, une prairie verdoyante, sans prédateurs ni tempêtes. Il leur parle d’un monde nouveau, d’un nouvel espoir, d’une autre manière de garder les moutons. Les animaux, ainsi hypnotisés, se mettent en marche et se jettent à l’eau, pensant atteindre ce paradis caprin. La noyade sera la récompense suprême de cette fidélité aveugle.

La sirène se désespère. Une fois encore, son piège n’aura pas fonctionné. Pourtant, elle n’aura pas longtemps à attendre. Bientôt, le désespoir sera tel, le mensonge sera si patent, qu’un nouveau bateau lui apportera l’occasion de cueillir le pouvoir. Les tempêtes seront de plus en plus violentes, le désespoir de plus en plus présent. Bientôt nous tomberons tous dans son piège maléfique.

Quand rien n’est organisé pour que nous devenions de véritables citoyens lucides, quand le mensonge et la tromperie sont les seuls moyens de mener le troupeau, quand il n’y a d’autre choix que de d'accepter d'être plumés, tondus ou bien dévorés, l’espoir n’est plus permis ; et souvent le pire devient l’issue vers laquelle se précipitent les agneaux de lait. Prenez-y garde : cette victoire à la Pyrrhus annoncée pourrait bien être le point de départ des tourments qui se préparent. Le cataclysme est pour demain.

Cassandrement vôtre.

mouton_panurge_democratie_loup.jpg

 


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29 réactions à cet article    


  • biquet biquet 1er mai 10:43

    J’ai déjà écrit 2 articles dans AV qui ont été refusés tous les 2. Je viens d’en écrire un troisième qui va subir le même sort. Pourtant la référence historique de Delanoë a été relayée par tous les médias.
    Le titre de l’article est : Delanoë, grand manipulateur de la vérité historique

    Pierre Delanoë a déclaré que si Hitler était arrivé au pouvoir c’était parce l’extrême gauche allemande (traduire « le parti communiste ») avait refusé de s’opposer à Hitler en ne participant pas à un front commun, avec le SPD (sociaux-démocrates), anti-Hitler. La réalité est exactement inverse.

    Aux élections présidentielles de mars 1932, le parti social démocrate allemand (SPD) a soutenu Hindenburg pour faire barrage aux nazis, alors que le DKP (parti communiste) a présenté son candidat. Hindenburg a obtenu 49,53 %, ne passant pas dès le premier tour pour quelques milliers de voix. En janvier 1933, c’est le même Hindenburg qui nomme Hitler chancelier. Le parti nazi était alors en totale déconfiture, aux élections municipales de décembre 1932 en Thuringe, le parti nazi perd 40 % de son électorat par rapport aux législatives de juillet. De nouvelles élections législaves ont lieu en novembre 1932 et le parti nazi perd 34 députés par rapport à celles de juillet. C’est donc Hindenburg, soutenu par les sociaux-démocrates et les bourgeois conservateurs, qui a installé Hitler au pouvoir en janvier 33. Hitler n’ayant pas de majorité, il décide de nouvelles élections législatives le 5 mars 1933. En fait les dernières élections libres en Allemagne vont être les élections législatives de novembre 1932, où le parti nazi était en net recul. Dans la nuit du 27 au 28 février, les nazis dirigés par Göring, manipulent un communiste d’origine hollandaise pour incendier le Reichtag. Le parti communiste est mis hors la loi et ne peut participer aux élections alors qu’il était le seul parti en réelle progression. C’est la fin de la démocratie en Allemagne jusqu’en 1945.

    Dans la réalité les sociaux démocrates allemands sont indirectement responsables de l’accession au pouvoir d’Hitler en ayant refusé le Front populaire avec les communistes et en ayant soutenu Hindenburg aux présidentielles. Certes le SPD a bien soutenu Hindenburg pour faire barrage à Hitler et Delanoë a raison à ce moment de l’Histoire, mais bien sûr il oublie de dire que c’est la personne qu’ils ont soutenue, qui par la suite a ammené Hitler au pouvoir.

    Heureusement Macron n’est pas Hitler, même si dans son discours d’Arras il lui empreinte la gestuelle et surtout l’hysthérie vocale. Le meilleur vote anti-fn c’est le vote blanc : c’est la seule façon de montrer qu’on ne se laissera pas faire avec Macron, qu’il ne sera pas le marche-pied de Marine Le Pen pour permettre son élection en 2022. De toute façon Macron sera élu, grâce aux électeurs manipulables qui respectent les consignes de vote ; mais si le vote blanc est important, cela montrera à Macron que la bataille des législatives est loin d’être gagnée.

    Pour voter blanc il suffit de ne rien mettre dans l’enveloppe ou de prendre une feuille blanche format A4 et prendre le quart de sa surface (dimension du bulletin de vote).


    • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 11:28

      @biquet

      Je suis en tout point d’accord avec vous

      Quant à monsieur Delanoë, il donnera son avis quand il résidera en France et y paiera ses impôts


    • Taverne Taverne 1er mai 10:46

      Il est curieux de voir des personnes qui, en temps ordinaires, appellent à ne faire aucun amalgame, dérogent à leur propre principe quand les choses les arrangent et pour soutenir un discours aussi manipulateur que ceux des politiciens qui abusent de l’argument du front républicain ou des images chocs.

      Je viens ici dire que je ne suis pas un mouton. Un jour je le serai peut-être si je suis atteint d’Alzheimer. Mais pour le moment, je sais que je vote pour un candidat imparfait et que je partage pas toutes ses idées et propositions, que je pourrai le critiquer plus tard voire même s’il le faut voter différemment aux prochaines élections.


      • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 11:30

        @Taverne

        Alors ce choix vous appartient et je ne vois pas pourquoi je n’aurai pas le droit de dire que le choix entre deux totalitarisme n’est pas le mien
        L’injonction républicaine est une grave erreur car elle fera la prochaine victoire de la peste brune

        Le mieux, serait de tout changer pour effacer les raisons du succès du FN


      • Taverne Taverne 1er mai 11:33

        @C’est Nabum

        Totalitarisme«  ? Vous ignorez les vrai sens des mots ! Mais je m’en voudrais de continuer à vous convaincre, je serais très vite qualifié de »fasciste"...

        Il est des temps où ces mots ont un sens. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.


      • Sergio Sergio 1er mai 11:49

        @Taverne


        Bonjour Monsieur Taverne, vous avez au moins le courage de le dire. 

        Je dirais que chacun à un point d’observation (condition sociale, culture politique et familiale ...) et en fonction, agira en conséquence. 
        En égard envers les miens, je n’ai pas envie de suivre les états d’âme de ceux qui prennent moins de risque que moi. J’ai une famille de couleur, et sans ’tremblante du mouton ’, je voterai à mon grand désarroi, comme vous. 

        Pour ma part, voter blanc, serait ne pas assurer mes responsabilités. La prochaine contestation sera possible aux législatives, à nous de nous déterminer à limiter le pouvoir de celui qui gagnera les élections présidentielles, qui ne seront pas, soit dit en passant, ’du feu de Dieu

        Bien à vous.

      • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 12:04

        @Taverne

        Le fascisme des antifascistes, par Pier Paolo Pasolini (1/2)

        Il existe aujourd’hui une forme d’antifascisme archéologique qui est du reste un bon prétexte pour se procurer une licence d’antifascisme réel. Il s’agit d’un antifascisme facile qui a pour objet et objectif, un fascisme archaïque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Partons du film récent de Naldini : “Fasciste”. Eh !bien, ce film, dans lequel l’auteur s’est posé le problème du rapport entre un chef et la foule, a démontré que Mussolini et la foule, sont deux personnages absolument archéologiques. Un chef comme celui-là est aujourd’hui absolument inimaginable, non seulement à cause de l’irrationalité et des nullités qu’il dit, mais aussi parce qu’il ne trouverait pas de place et de crédibilité dans le monde moderne. La télévision suffirait pour le rendre vain, le détruire politiquement. Les techniques de ce chef-là, pouvaient bien aller sur un podium, dans un meeting, face aux foules colossales, mais elles ne fonctionneraient absolument pas sur un écran-Tv.

        Ce n’est pas une simple constatation épidermique, purement technique, c’est le signe d’un changement total de la façon d’être, de communiquer entre nous. Il en est de même pour la foule, cette foule colossale. Il suffit de poser les yeux sur ces visages pour voir que cette foule-là n’existe plus, que ce sont des morts qui sont ensevelis, et qui sont nos aïeuls. Il suffit de cela pour comprendre que ce fascisme ne se renouvellera jamais plus. Voilà pourquoi une grande partie de l’antifascisme d’aujourd’hui, ou du moins, de ce qui est appelé antifascisme, est, ou bien ingénue et stupide, ou bien de mauvaise foi : parce qu’elle livre bataille ou elle feint de livrer bataille à un phénomène mort et enterré, archéologique, justement, qui ne peut plus faire peur à personne. C’est, en somme, un antifascisme de complaisance et de tout repos.

        Je crois profondément, que le véritable fascisme est celui que les sociologues ont appelé, de façon trop débonnaire, la “société de consommation”. Une définition qui semble inoffensive, purement indicative. Mais il n’en est pas ainsi. Si l’on observe bien la réalité, et surtout si l’on sait lire dans les objets qui nous entourent, dans le paysage, dans l’urbanisme et surtout dans les hommes, on voit que les résultats de cette insouciante société de consommation, sont les résultats d’une dictature, d’un véritable fascisme. Dans le film de Naldini, nous avons vu des jeunes encadrés, en uniforme… Avec une différence, cependant. Les jeunes d’alors, au moment-même où ils enlevaient leur uniforme et reprenaient le chemin pour retrouver leurs familles et leurs champs, redevenaient les italiens d’avant, avant le fascisme.

        Le fascisme les avait rendus, en réalité, des pantins, des serfs, et les avait peut-être même en partie convaincus, mais il ne les avait pas touché sérieusement. Au fond de leur âme, dans leur façon d’être.

        Ce nouveau fascisme, cette société de consommation, par contre, a profondément transformé les jeunes, il les a touchés dans leur intimité, il leur a donné d’autres sentiments, d’autres façons de penser, de vivre, d’autres modèles culturels. Il ne s’agit plus, comme à l’époque mussolinienne, d’une non-règlementation superficielle, de parade, mais d’une non-règlementation réelle qui a volé et changé leur âme. Ce qui signifie, en fin de compte, que cette civilisation de consommation est une civilisation dictatoriale. En somme, si le terme fascisme signifie arrogance du pouvoir, la société de consommation a bel et bien réalisé le fascisme.

        Un rôle marginal. C’est pour cela que j’ai dit que, ramener l’antifascisme à une lutte contre ces gens-là, signifie faire de la mystification. Pour moi, la question est bien plus complexe mais aussi plus claire. Le véritable fascisme est celui de la société de consommation et les démocrates chrétiens sont, même s’ils ne s’en rendent pas compte, les véritables fascistes d’aujourd’hui. Dans ce cadre, les fascistes “officiels” ne sont rien d’autre que la continuation du fascisme archéologique : et en tant que tels, on ne doit pas les prendre en considération.

        Dans ce sens, Almirante, bien qu’il aie essayé de se mettre au goût du jour, est pour moi, aussi ridicule que Mussolini. Un danger plus réel vient plutôt aujourd’hui des jeunes fascistes, de la frange néonazie du fascisme qui compte maintenant quelques milliers de fanatiques mais qui pourraient devenir, demain, légion.

        (“L’Europeo”, 26 Décembre 1974, interview de Pier Paolo Pasolini, par Massimo Fini, publiée par la suite dans le livre “Scritti Corsari”)


      • Taverne Taverne 1er mai 12:13

        @C’est Nabum

        Merci. Je connais Pasolini, son oeuvre philosophique et sa poésie. J’ai son recueil « Je suis vivant ! », comme quoi il n’a pas écrit que des vérités... smiley


      • Gorg Gorg 1er mai 12:16

        @Sergio

        Bonjour

        « Pour ma part, voter blanc, serait ne pas assurer mes responsabilités »

        Eh bien pour moi, ne pas voter blanc serait ne pas assumer les miennes… et par là adhérer à l’un ou à l’autre.

        L’enjeu n’est pas de savoir qui sera élu, mais avec quel score il le sera…

        « J’ai une famille de couleur, et sans ’tremblante du mouton ’, je voterai à mon grand désarroi, comme vous »

        Le syndrome du larbin en quelque sorte... Votre petit cas personnel...



      • Taverne Taverne 1er mai 12:26

        Ah ce n’est pas pour moi cette beauté
        de beauté de cristal amer :
        un cri, même de joie, et je serais vaincu.

        Ah non e più per me questa belleza
        di cristallo, ques’acre primavera :
        un grido, anche di gioia, e sarei vinto
        .

        Pasolini aussi pensait printemps. Mais il se voyait vaincu.
        Mais j’avoue que je n’ai pas compris ce que signifie le « penser printemps » de Macron. Il faut toujours laisser la poésie aux poètes.


      • Taverne Taverne 1er mai 12:28

        Un bout a sauté. Voici la version non tronquée :

        Ah ce n’est pas pour moi cette beauté
        de cristal, ce printemps amer :
        un cri, même de joie, et je serais vaincu.


      • Ben Schott 1er mai 12:37

        @Taverne
         
        « Merci. Je connais Pasolini, son oeuvre philosophique et sa poésie »
         
        Vous devriez essayer de le relire et d’essayer, cette fois-ci, de comprendre ce que vous lirez...
         


      • Sergio Sergio 1er mai 13:55

        @Gorg


        Bonjour,

        Je vous cite 

        «  Le deuxième tour est sans importance »

        C’est vous qui le dites, moi je crois qu’avec Marine Le Pen comme présidente, il n’y aura plus rien de ’ sans importance ’, sauf que d’écrire, écrire, écrire sur Agoravox pour gonfler vos états d’âme.

        « Je décide par moi-même... Je suis libre... »

        Comme moi, mais je respecte votre avis

        «  Le syndrome du larbin en quelque sorte... Votre petit cas personnel...  »

        On est toujours le larbin de quelqu’un ou de quelque chose, vous êtes comme tout le monde, frustré de l’esclavage que vous avez choisi, librement bien sur !

      • Sergio Sergio 1er mai 14:04

        @Sergio


        Gorg

        Je vous cite

         « La bataille des législatives sera le prochain épisode. Tous contre le vainqueur de la présidentielle afin de le priver de majorité  »

        Je me cite

         « à nous de nous déterminer à limiter le pouvoir de celui qui gagnera les élections présidentielles  »

        Au final on fera la même chose au second tour, Gorg, s’il vous plait, ce n’est pas le moment de nous détruire, c’est inutile

      • Gorg Gorg 1er mai 14:28

        @Sergio

        Sergio…, regardez bien l’illustration tout en haut de l’article. Je ne veux en aucun cas m’identifier à cela. Je l’ai fait en 2002, et je me suis juré que l’on ne m’y reprendrait plus. Reproduire la même erreur serait un déshonneur pour moi… J’en ai encore des hauts le cœur…

        Je ne me conduirais pas comme la grenouille qui saute pour mordre le bout de chiffon rouge qu’on agite devant elle...

        L’UMP et le PS se sont joués de nous pendant quinze ans. Si nous n’y mettons pas un terme, cela va continuer indéfiniment…

        Si Micron passe, …et il passera… (il a déjà le soutien de LR, du PS et de l’UDI...), ce doit être avec le score le plus faible possible.

        Avec un 80% comme Chirac en 2002, il se permettra tout… Enfin, il fera tout ce que les neo libéraux qui le manipulent lui ordonneront de faire. Il parle déjà de gouverner par ordonnances avant même d’avoir été élu… Alors, ça promet…

        Ce type est un danger, il va donner le coup de grâce à notre société.


      • Sergio Sergio 1er mai 17:52

        @Gorg


        Je comprends parfaitement votre point de vue et sincèrement, je me permets de vous dire que vous avez raison. J’espère que les législatives amoindriront le pouvoir du futur président(e), j’espère aussi que cela se passera dans la rue, sans être aussi, manipulés comme vous savez.
        Pour tout vous dire, je suis des Hauts de France, et là, se pointe à horizon, l’émergence du FN dans tous les espaces possibles et inimaginables, à savoir, les entreprises, les associations, les communes, même les écoles. Alors dorénavant, je sais que vous comprendrez ma crainte, je m’attends à vivre avec les dents dehors, tel le ’ mouton enragé

        Sans rancune, Sergio


        • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 12:04

          @Hecetuye howahkan

          La lucidité s’impose


        • 77777 1er mai 20:53

          @Hecetuye howahkan
          Le lien, c’est un site d’extrème droite


        • Gorg Gorg 1er mai 11:57

          @C’est Nabum

          Merci pour votre clairvoyance Nabum. Le matraquage médiatique en faveur de Micron est impressionnant. Goebbels était un amateur...
          Pourtant, l’un comme l’autre sont mortifères.
          Le deuxième tour est sans importance. Quel que soit le vainqueur, il doit faire la différence la plus faible possible...
          La bataille des législatives sera le prochain épisode. Tous contre le vainqueur de la présidentielle afin de le priver de majorité.
          Et ce ne sera pas le joueur de flûte Baliverne (plus haut) qui me fera changer d’avis... Il y a longtemps que je ne suis plus les mignards, je décide par moi-même... Je suis libre...

          Cdlt


          • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 12:05

            @Gorg

            S’y opposer n’est pas chose aisée
            Merci


          • Tall Tall 1er mai 11:59

            Donc, vouloir le retour à une nation souveraine est un désastre qui conduirait à la ruine ?

             
            Il faudrait en avertir les 170 peuples des nations souveraines vivant hors de l’UE ... ils ne sont pas au courant.

            • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 12:05

              @Tall

              La ruine morale mon bon ami


            • Robert Lavigue Robert Lavigue 1er mai 13:23

              C’est dimanche. Le philosophe pouêt-pouêt et Cabot de la Loire citent Pasolini.
              Je pouffe...


              • VeloCipaid VeloCipaid 1er mai 15:46

                @Robert Lavigue
                "............Un spectre hante la société actuelle : celui d’une critique à laquelle elle n’aurait pas pensé. Dans le but de se protéger de cette menace, elle ne cesse de sécréter ses propres contestataires et les pousse en avant : objecteurs de substitution, rebelles de remplacement, succédanés de perturbateurs, ersatz de subversifs, séditieux de synthèse, agitateurs honoraires, émeutiers postiches, vociférateurs de rechange, révoltés semi-officiels, provocateurs modérantistes, leveurs de tabou institutionnels, insurgés du juste milieu, fauteurs de troubles gouvernementaux, émancipateurs subventionnés, frondeurs bien tempérés, énergumènes ministériels. C’est avec ces supplétifs que l’époque qui commence a entrepris de mener la guerre contre la liberté.....".


              • C'est Nabum C’est Nabum 1er mai 17:01

                @Robert Lavigue 

                 !


              • VeloCipaid VeloCipaid 1er mai 21:09

                @C’est Nabum
                Il devenait souvent obscur, parce qu’il se lançait hardiment et, pour ainsi dire tête baissée, dans de longues phrases dont il n’avait pas d’avance su mesurer l’étendue ni apercevoir le bout, et dont il sortait enfin de force par une voie de fait, en brisant le sens et en ne terminant pas la pensée.
                Alexis de Tocqueville - Souvenirs (A propos de Louis-Philippe Nabum)


              • Robert Lavigue Robert Lavigue 1er mai 22:32

                @VeloCipaid

                Vous avez d’excellentes lectures... ou pas !


              • C'est Nabum C’est Nabum 3 mai 21:44

                @VeloCipaid

                Un grand penseur

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