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Quand Julliard rencontre Sarkozy, ça se passe au restaurant !

Certains soixante-huitards ne s’en remettront pas, mais il faudra qu’ils s’y fassent : on ne négocie plus de la même façon qu’il y a quarante ans !

C’est en tout cas le principal enseignement que l’on peut tirer de la rencontre qui a eu lieu lundi entre Nicolas Sarkozy et les représentants de l’ensemble des syndicats étudiants dans l’un des restaurant préféré du président.
Pourquoi jeter des pavés alors qu’on peut tranquillement manger une bavette autour d’une grande table ! Bruno Julliard, célèbre aficionados des couloirs républicains, était bien évidemment de la fête pour représenter les étudiants et peser de toutes ses forces dans ce dur moment face au président. L’exercice n’était pas des plus aisés. Mettez-vous plutôt à sa place et imaginez le stress qui a envahi le jeune homme lorsqu’il s’est posé dans sa tête ces questions : "quand-est-ce que je parle de la sélection en première année de fac ? Avant ou après la salade de foie gras ? Et l’autonomie des universités ? Je garde ça pour le dessert ?".
A côté, Daniel Cohn-Bendit avec ses barricades et ses gardes à vue, c’était de la gnognotte ! Aujourd’hui, la vie d’un jeune responsable syndical n’est donc pas des plus faciles.

Il faut s’y résigner, les temps changent et le président Sarkozy marque d’une façon très prononcée sa façon de faire de la politique. Si l’efficacité de la méthode ne sera connue que d’ici quelques mois, l’intégrité de celle-ci fait bel et bien débat.

par Tristan (son site) mardi 10 juillet 2007 - 57 réactions
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  • Par snoopy86 (xxx.xxx.xxx.184) 10 juillet 2007 11:00

    le jeune Julliard, comme Julien Dray avant lui est beaucoup plus un apparatchik du Bobosocialisme qu’un leader étudiant.

    D’ici peu il pourrait bien participer à un gouvernement d’ouverture ou accepter la présidence (rémunérée) d’un quelconque comité Théodule.

    Il aurait tort de ne pas le faire. Il est brillant et charismatique ; une belle carrière politique s’ouvre trés tôt à lui...

  • Par Guillaume Buffet (xxx.xxx.xxx.242) 10 juillet 2007 10:35
    Guillaume Buffet

    Si je lis bien :
     > Balancer des pavés = intégrité
     > s’asseoir autour d’une table = corruption

    intéressante analyse qui m’en rappelle d’autres. Envoyons des bombes d’abord et négocions ensuite.

    Tristan, ne n’es tu pas demandé qui de Bruno ou Nicolas était le plus malin ? Savoir s’adapter au "terrain" de ses interlocuteurs peut être parfois très bénéfique.

  • Par Djanel (xxx.xxx.xxx.22) 10 juillet 2007 18:42

    A l’attention de Lerma porte-parole auto-proclamé du chef.

    « Ce n’est pas Ségolène qui aurait fait çà. »

    Ségolène, c’est du passé. Elle n’a pas su se hisser en leader de la gauche malgré sa propulsion comme candidate aux présidentielles. Elle est brillante par son absence. Demain, on ne reparlera plus d’elle.

    Quant à Sarkosy, il est temps qu’on lui rappelle la constitution. Qu’il aille au contact de la population, je n’y voie pas d’inconvénients mais ce n’est qu’une opération de marketing pour nous dire, je suis proche de vous.

    Le président, préside le conseil des ministres. C’est écrit ainsi dans la constitution. Il n’a donc rien à faire à fréquenter les bistrots même sur les Champs-Élysées. Qu’il aille se divertir dans des endroits pareils, il en a le droit comme n’importe quels autres français mais ce n’est qu’un loisir à titre privé. Rien d’officiel ne peut sortir de ce genre de réunion. Les responsables syndicaux devraient refuser d’y aller parce que la république n’est pas un bordel.

    Le gouvernement gouverne. C’est écrit ainsi dans la constitution. Il est souverain. C’est à dire qu’il doit décider de lui-même ce qu’il doit faire. Le Premier Ministre est responsable de la conduite du gouvernement devant cette assemblée nationale et non pas devant le président qui lui aussi nous représente à sa manière. La seule période en France où le gouvernement était responsable devant le président ce fut avec Pétain qui, je vous le rappelle, fut condamné à mort à la libération pour trahison envers la république et collaboration avec l’ennemi. Il fut gracié par de Gaule pour les services rendus à la France durant la première guerre mondiale à Verdun. Funeste destin que fut le sien en trahissant la république. Et encore aujourd’hui, nous devons payer moralement envers les juifs ses ordonnances qu’il promulgua en loi puisse que l’assemblée nationale s’était auto dissoute. Pétain a donc légiféré, détenant ainsi sur sa personne les trois pouvoirs. C’est à dire le pouvoir absolu. Le pouvoir royal.

    L’assemblée nationale est souveraine. Sa fonction dans la république, c’est de légiférer. La loi ne peut- être rédiger par aucune autre institution sinon le sénat en deuxième lecture le dernier mot revenant à l’assemblée. Le sénat ne sert pas à grand chose sinon examiner et amender les textes de loi qui reviennent nécessairement devant l’assemblée nationale en dernière lecture pour être retransmise au président qui les promulgue obligatoirement dans un délai fixé par la constitution. Monsieur Lermu si je me trompe quelque par dans ce que je viens de vous dire seriez vous capable de me débêtir. Oui alors lisez-moi jusqu’au bout si vous êtes courageux.

    L’assemblée nationale est souveraine, je me répète parce que c’est le fondement de la république. C’est une revendication des premiers moments de la révolution quand les états généraux après convocation ne voulurent pas s’en aller sans avoir légiféré pour séparer le pouvoir royal en deux personne distincte : l’exécutif, le roi et le législatif les représentants du peuple. La révolution est partie de ce moment là. Attention !!! ici, c’est dangereux, Monsieur Lerma, parce que la révolution engendra 25 ans de guerre et le cahot dans toute l’Europe avec Napoléon. Ca ne rigole plus.

    Alors pourquoi Monsieur Lerma ne dites-vous rien quand François Copé viole les principes même de la constitution en donnant des ordres aux députés de la majorité. De quel droit agit-il ainsi ? Parce que vous n’êtes qu’un veau qui avale tout en croyant pouvoir tout digérer. Quant à nous ne pouvons accepter plus longtemps, ces viols répétés de la constitution par l’UMP. Les députés sont souverains et doivent voter contre ou pour les lois en discussion en pensant qu’ils représentent non pas un parti mais des électeurs. Les député non pas le droit de n’être que des vassaux. Un peu plus de dignité Messieurs.

    Alors pour quoi Monsieur Lerma ne dites-vous rien quand Monsieur Sarkozy Président de la république par le choix des Français viole les principes de la séparation des pouvoirs. N’est-il pas entrain de légiférer en rédigeant une constitution européenne qu’il nome traité pour être conforme à la constitution. Il n’y a t’il pas de la perversité là dedans. La constitution européenne devrait donc être rédigée par l’assemblée nationale puisse que c’est une loi. Ca va bientôt remuer dans les brancards.

    Alors pourquoi Monsieur Lerma ne dites-vous rien quand on dit que les dossiers du gouvernement sont gérer par le président et que le Premier ministre n’est plus qu’à l’ombre de lui-même, qu’il est devenu un homme de paille qui servirait de fusible au cas où il y aurait un échec. C’est un viol de constitution. Une infraction aux lois suprêmes de la république. C’est écrit dans la constitution, le gouvernement gouverne, le Président ne peut-être que le spectateur de l’action gouvernementale. Rappeler vous les cohabitations. Le président Mitterrant a t’il pu empêcher Chirac de gouverner en 88. Le Président Chirac à son tour a t’il pu empêcher Jospin de gouverner. Non. Alors pourquoi Fillon se soumet-il ? Parce que c’est un faible et que l’ump trahit les idéaux du gaullisme. Ce sera tout pour aujourd’hui.

  • Par Reinette (xxx.xxx.xxx.130) 10 juillet 2007 16:47
    Reinette

    Bruno Julliard finira-t-il sénateur de Haute-Loire, conseiller de Ségolène ou de Sarkozy, ou directeur marketing des Inrockuptibles ? ? ?

    Les paris étaient ouverts. (À Marseille, on le jouait gagnant à 3 contre 1 pour un mandat d’administrateur à Kiloutou, mais la cote peut encore évoluer.)

    Attention cependant : pas de procès d’intention !

    Ce n’est pas parce qu’en France le rôle de porte-parole étudiant est le marchepied le plus sûr pour un fauteuil d’élu ou de bouffon du prince que le président de l’Unef va forcément s’engorger dans un double menton de notable socialo.

    Ce n’est pas parce que Bruno Julliard a été membre des « jeunesses socialistes » et qu’il fréquente Hollande et Emmanuelli (comme il l’admet dans Le Figaro du 7 mars 2006), ni parce qu’il a une tête de gendre au poil et qu’il cause déjà la langue de bois verni à la cire d’abeille qu’il faut prédire un avenir sordide à ce pauvre garçon.

    Si ? Allons, halte aux amalgames.

    Il y a peu de temps, personne ne le connaissait. Mais à la faveur de l’explosion anti-CPE, l’apparatchik du « principal syndicat étudiant » a été bombardé en première ligne. Ça ne rate jamais : les médias veulent un « porte-parole » pour « représenter » les foules rangées à bonne distance derrière lui. Bruno Julliard ne les a pas déçus.

    Le 31 janvier 2006, Bruno Julliard était sur France 3 chez Ockrent,

    le 7 février 2006, sur LCI,

    le 8 février 2006, au forum web du Nouvel Obs,

    le 27 février 2006, dans Libération,

    le 16 mars 2006, sur France Inter, puis chez Chabot sur France 2,

    le 17 mars 2006, sur RMC,

    le 24 mars 2006, chez Ardisson,

    le 25 mars 2006, sur France Info,

    le 27 mars 2006, sur Europe 1,

    le 31 mars 2006, sur RTL puis au JT de TF1,

    le 1er avril 2006, chez Pascale Clark sur Canal +,

    le 9 avril 2006, chez Schneiderman... Même Duhamel et Bigard ne font pas aussi bien.

    Les médias adorent Julliard, il cause comme eux. Convenable, sympa, sachant se tenir à table. Que les organes de presse qui l’invitent soient les principaux vecteurs idéologiques de la précarité, qu’ils biberonnent aux mêmes mamelles que les recruteurs d’employés-kleenex, qu’au fond ils constituent une cible au moins aussi légitime que le CPE, tout ça n’est pas un problème pour Bruno Julliard, ni pour l’Unef.

    Peut-être y a-t-il là un bon critère pour évaluer le muscle d’une organisation qui se veut contestataire : sa capacité ou non à réfléchir au bon usage des médias, s’il faut leur parler, si oui à qui, quand, comment et à quelles conditions. Pourquoi par exemple ne pas conditionner sa prestation télé à la garantie que l’on s’en servira pour placer un laïus sur la presse et ses bourrages de crânes anti-grévistes ? Pourquoi ne pas se payer le luxe aussi d’envoyer ces guignols se faire voir ?

    Au lieu de ça, Bruno Julliard court les plateaux pour l’ouvrir au nom de ceux qui ne lui ont RIEN demandé tout en fermant le bec sur ses convives.

    (Cette manie de dire « JE » toutes les trois phrases... pour un porte-parole... ? Au lieu de « mon orga pense que... », Faute de quoi on lit dans les journaux : « Héraut de la bataille contre le CPE, le jeune homme a réussi à faire défiler derrière une même banderole représentants de salariés et de la jeunesse. » (Le Monde, 06/03/2006) Trop balèze ! Toul seul le bonhomme a réussi à faire descendre trois millions de gus dans la rue ! Le Monde n’ayant pas publié de rectificatif, on suppose que cette information n’a pas gêné le jeune homme.

    Alors on pose la question : sachant que David Assouline (porte-parole étudiant de 1986) est aujourd’hui sénateur de Paris et qu’Isabelle Thomas (autre porte-parole de 1986) est devenue ensuite conseillère à l’Élysée, que sera Bruno Julliard dans 20 ans ?

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