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Rouler malin

L’or noir finira inévitablement par manquer, et des gisements toujours plus profonds ne feront qu’augmenter son prix.

Cette crise pousse les inventeurs, les ingénieux, les chercheurs à trouver d’autres solutions..

Pour avoir la preuve qu’il faille aujourd’hui faire une croix sur le pétrole, il est nécessaire de voir ce magnifique documentaire.

Alors, les chercheurs, les inventeurs, les ingénieux ont trouvé des solutions.

Un exemple parmi d’autres : ils récupèrent l’huile de friture, et, à condition d’avoir une voiture moteur diesel, s’en servent après filtration comme carburant.
Puisque le diesel et l’huile de friture peuvent aisément être mélangés sans dommage pour le moteur, pourquoi s’en priver ?

Un autre « ingénieux » s’appele Max Schneider : il invente un nouveau concept, la voiture électro solaire.
Une petite voiture, genre « smart », roule à l’énergie solaire, et elle est vendue avec sa centrale solaire.
Une batterie de remplacement est en charge, prête à la maison à remplacer l’autre batterie.
Cette idée est dans le carton de plusieurs municipalités, qui imaginent une « voilib », qui comme les « vélib » sera à disposition de tout un chacun en ne polluant plus le centre des villes.
En Californie, le programme est déjà lancé, grâce à la clairvoyance du nouveau président, et il est prévu la mise en place de 100 000/200 000 stations de voitures à louer.

Il y a d’autres pistes.

Inspiré du brevet Pantone et réalisé par Antoine Gillier, un système consiste à intégrer un flux de vapeur d’eau ajouté à l’air, et mélangé au gasoil, ce qui permet une sérieuse économie de carburant.
Seul inconvénient, Il faut être un peu bricoleur, et faire la transformation soi-même.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_Pantone

Avant lui Stanley Meyer semble bien avoir payé de sa vie la découverte d’un moteur à eau (voir mon article : « mais qui a empoisonné stan Meyer »).
Un groupe suisse travaille sur ce concept, et les japonais affirment commercialiser bientôt une voiture avec un moteur à eau, tout comme Boieng qui a fait voler dans le ciel espagnol un avion avec un moteur à eau.

Au Luxembourg, le méthane des déchets ménagers fait le plein des réservoirs des véhicules urbains, suivant l’exemple de Bochum, en Allemagne ou les 45 camions ramassant les ordures avancent grâce au méthane qu’elles ont produit.

La ville de Lille vient d’emboîter le pas, et annonce 100 bus scolaires, lesquels vont tourner au méthane, issu de la fermentation.

Ils emboîtent sans le savoir les pas d’un homme qui a donné son nom à deux universités, Jean Pain, lequel, dans les années 60, broyait des broussailles, mettait un « serpentin » à l’intérieur pour en récupérer la chaleur dégagée, puis récoltait le méthane produit avec lequel il remplissait le réservoir de sa 2 cv.

Au passage, un inventeur toulonnais, Guy Nègre, a mis au point un moteur à air comprimé, et son invention se développe au Brésil, mais pas en France.
http://ecologie.caradisiac.com/Tata-Motors-et-Guy-Negre-moteur-a-air-comprime-pour-faire-respirer-l-ecologie-823

Par contre il faut vite oublier les agro carburants, appelés à tort « bio-carburants », puisqu’ils réduisent à la famine les populations d’Amérique du Sud, obligées de se serrer la ceinture suite à la montée des prix des denrées agricoles.

Mais le meilleur reste à venir :

Un homme d’affaire norvégien, Lauri Venoy, a trouvé une solution inédite et originale.
L’obésité ayant de beaux jours devant elle, les candidats à la lupo-succion se précipitent au portillon des hopitaux.
Il a obtenu de récupérer d’un hôpital de Miami, la graisse humaine issue des ces opérations, soit 644 000 litres de graisse humaine par an, et envisage d’en faire un carburant.
Ce qui pourrait ressembler à une boutade n’en est pas une : pour ce seul hôpital, cela représente 560 000 litres de carburants, un plein pour 10 000 voitures.
L’obésité aux USA concerne des millions de personnes, et la France suit de près.
Autant de sources d’approvisionnement.

Seul problème qui demeure, l’administration veille, car pour l’instant ces graisses humaines partent à l’incinération, et puis, lorsque l’on songe que l’usager paye pour son carburant 80% de taxe, il ne s’agit pas de laisser partir cette manne.

Mais comme disait un vieil ami africain :
« l’homme qui a la diarrhée n’a pas peur de l’obscurité »

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78 réactions à cet article    


  • Gasty Gasty 24 février 2009 12:57

    C’est principalement le système D (comme démerde) du bricoleur devant son établi. Je ne pense pas qu’un industriel prendrait le risque aujourd’hui de faire une chaine automobile équipé d’une marmite, d’une friteuse, d’embouchures à clapet , bonbonne de méthane et air comprimé . Ca marche bien sûr, mais en série limité pour les localités. C’est un début.

    Le retour à la créativité, il en sortira surement quelque chose de bon.

    " Tu reprendras bien un peu de frites Bonbonne ?..."



    • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 13:45

      gasty

      ce n’est peut etre pas si marginal que tu le dis,
      même si je suis d’accord avec toi, c’est qu’aujourd’hui, c’est le cas
      j’ai travaillé sur un film sur l’installation d’un agriculteur de l’isère qui produisait du méthane avec le lisier de porc.
      les éleveurs de porc du secteur étaient ravis qu’on vienne leur enlever leur lisier, dont ils ne savaient trop quoi faire, a part l’épandre sur des terrains agricoles, au grand dam des voisins, obligés de supporter les odeurs...et des écolos qui n’acceptaient pas que l’on vienne balancer des nitrates dans les nappes phréatiques,
      mais si l’on imagine demain une récupération globale de ce lisier en le "méthanisant" à l’endroit même ou il est produit,ces éleveurs pourraient proposer aux automobilistes de venir faire le plein de GPL méthane dans des stations service agricoles...
      et çà fait beaucoup de carburant non issu du pétrole,


    • Avallis Avallis 24 février 2009 14:35

      Et puis un jour on aura la maladie du cochon fou ou la peste porcine ou un aramgeddon du lard et plus de lisier pour nos voiture ... smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 15:56

      Avallis,

      pourriez vous développer svp, c’est un peu confus pour le lecteur.


    • gimo 24 février 2009 18:52

      @ cabanel

      désolé le GPL non .. ! GML oui ... PAR OPPOSITION car G Petrole L c’est du pétrole


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 18:55

      merci de ce rectificatif totalement justifié,


    • Romain Desbois 24 février 2009 22:51

      Renault fabrique en Amérique Latine des renault flex qui roulent à 100% à l’ethanol (moteur essence).
      Rudolph DIESEL a conçu son moteur dès l’origine pour fonctionner à l’huile végétale !

      Je ne peux que recommander cette excellente émission qui pour moi est une référence :
      Complément d’enquête:voitures propres le marché des dupes

      Vous comprendrez ensuite pourquoi Sarko nous enfume avec son aide aux constructeurs pour la recherche d’une voiture propre


    • olivier cabanel olivier cabanel 25 février 2009 08:08

      si on évoque le problème lié aux agro-carburants, appelés à tort "biocarburants" (( àtort car ils ne sont pas bio), c’est qu’ils risquent de pousser les populations à la famine,
      en effet, si on se met a fabriquer des agro-carburants en amérique du sud, on fait monter artificiellement le prix de la matière premiere, et les populations ne peuvent pas suivre...
      sans parler de la déforestation qui va avec.


    • maxim maxim 24 février 2009 13:22

      Cabanel ....

      vous nous faites du réchauffé là ..

      on a déjà traité du sujet avec vous sur l’utilisation du méthane et des graisses de liposuccion .....

      sinon ,au sujet du Diesel ,je vais faire un rappel historique ..

      en 1958 ,Berliet a mis au point le moteur Magic ,pouvant fonctionner à tout ce qui est combustible ,que ce soit du beurre ,de l’huile aussi bien alimentaire qu’industrielle ,de la brillantine ou du pétrole de lampe ,tout !

      c’était à l’origine prévu pour l’armée en zone désertique où l’on risque de tomber en panne sèche ,et pour les compagnies de transports Sahariens .....

      il y a eu également des camions routiers en métropole qui utilisaient ce moteur ,bien qu’ils n’aient jamais eu l’occasion d’utiliser les substituts de secours ....

      quelques engins de travaux publics également .....

      et puis ce moteur est tombé dans l’oubli ,mais il était totalement au point et utilisé sans le moindre problème ,surtout que Berliet ,constructeur de renommée mondiale ,ne se serait jamais permis de commercialiser un truc non fiable ....

      un particulier ,ingénieur de son état ,avait fabriqué un moteur 3 cylindres diésel de même principe ,équipé une Renaut 19 avec ,mais hors la loi vis à vis de l’administration ,sinon ,la voiture fonctionnait parfaitement ,et à l’oeil ,le propriétaire receuillant les huiles de friture des restaurants ....

      Howard Huges ,lui aussi formidable ingénieur ,avait mis au point une voiture à vapeur avant guerre ,mais connaissant l’individu assez imprévisible ,il l’avait fait détruire sur une lubie .....

      Orbital ,a mis au point il y a quelques années un moteur en plastique 3 cylindres ,sauf les piéces métalliques indispensables comme le groupe mobile interne et les cylindres bien entendu ,mais technique 2 temps à injection ,et système à clapets pour environ 1000cms ,fonctionnant à essence ,mais avec consommation mimimum ,et délivrant une centaine de CV ....et très peu de rejets nocifs à l’échappement .....


      • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 13:48

        maxim,
        tu abordes le problème de la technologie même du moteur,
        et pourquoi pas ?
        si l’on y regarde de plus près, il n’y a pas beaucoup de progrès dans ce qu’on appele le "moteur à explosion", a part Wenkel,
        moins on consommera,
        et moins on sera dépendant du pétrole,
        mieux on se portera,
        et la , c’est pas le dicton d’un vieil ami africain.


      • Philou017 Philou017 24 février 2009 15:13

        maxim, vous voulez ruiner les compagnies pétrolieres ? smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 16:00

        DCI, on a bien rectifié,
        pourriez vous donner plus d’explication, ?
        les moteurs traditionnels diesel sont nombreux,
        et surement la majorité d’entre eux pourraient fonctionner avec de l’huile de friture, une fois bien sur qu’elle aura été reconditionnée.
        je crois savoir que l’état fait quelques difficultés, ne voyant pas d’un bon oeil ses "chères taxes" lui échapper.


      • Gasty Gasty 24 février 2009 16:43

        La nouvelle génération de diesel sont des common-rails , injection direct. Piloté par un ordinateur de bord qui ouvre ou ferme l’injecteur, la pompe d’injection classique n’existe plus, les injecteurs atteignent des pressions de 1500 bars et peuvent etre à plusieurs injections par cycle (multi jet). Consommation et pollution moins élevé mais les pressions élevés ne peuvent tolérés autre chose que du gasoil, l’injecteur serait détruit en peu de temps.

        On parle de circuit haute pression et basse pression sur ce type de moteur.

        Un diesel classique fait au maximum 180 bars en injection.


      • Gasty Gasty 24 février 2009 16:47

        Le remplacement d’un injecteur ( main d’oeuvre comprise) compte environ 450 euros.


      • foufouille foufouille 24 février 2009 17:09

        en allemagne, l’huile est direct a la pompe
        les moteurs recents sont garanti a 80%, sauf chez nous


      • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 17:10

        Gasty,
        merci du renseignement,
        450 €, ce n’est pas rien, mais étalé sur la durée de vie d’un moteur diesel, çà relativise l’investissement,
        non ?


      • Gasty Gasty 24 février 2009 17:54

        En fait non, je voulais parler du remplacement d’un injecteur sur un common rail. Multiplié par quatre je pense qu’on arrive au prix que peut coûter une pompe à injection mécanique d’un moteur classique à 180 bars.

        Le common rail n’est pas fait pour les énergies renouvelables ( huile de friture) . De ce côté là, il n’est pas adapté pour l’avenir, il n’y a que le bon vieux diesel qui fera l’affaire.


      • Kobayachi Kobayachi 24 février 2009 21:11

        Il manque egalement un autre principe qui a le vent en poupe. Plus simple et plus economique que le moteur Pantone. Vous n’avez que tres brievement mentionner Stan Meyers, mais le principe qu’il a developper connait un succes monstre au USA. Ils ont rebaptiser cela le HHO. Et cela marche particulierement bien avec les moteurs diesels (common rail ou pas)

        http://www.youtube.com/watch?v=G6YYUOx6fBU
        http://shop.ebay.fr/items/_W0QQ_nkwZhhoQQ_armrsZ1QQ_fromZR40QQ_mdoZ
        http://www.water4gas.com/
        http://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/19770016170_1977016170 .pdf


      • Romain Desbois 24 février 2009 23:02

        Oui à l’époque où nos constructeurs disaient ne pas pouvoir se passer du plomd les allemands roulaient déjà au sans plomb depuis depuis longtemps. Les seules pompes au sans plomb qui existtaient en France étaient le long de la nationale 7 , pour permettre aux allemands de venir en vacances dans le sud.


      • HELIOS HELIOS 24 février 2009 23:34

        Quasiment tous les vehicules diesels "mecaniques", c’est a dire non HDI (common rail, rampe commune), peuvent rouler à l’huile : exemple

        — Ford fiesta diesel 1,8 et 1,8 turbo et leur homologues escort, sierra, mondeo....

        — Peugeot 106 moteur 1,5D, 206 mot 1,9D et tous les modèles equipés du même moteur

        — Citroen (ts les moteurs XU turbo ou pas), les 1,9D (DW8) etc...

        — Toutes les Renaults non DCI

        Je l’ai PERSONNELLEMENT verifié avec une Fiesta, une 106 et une Xsara. Faire le plein de 20 litres d’huile de tournesol fonctionne parfaitement pendant 250/280 km avec la Xsara sans aucune deterioration.
        Le seul problème provient de la temperature de l’huile. il faut qu’elle soit tiede pour circuler et fonctionner, ce qui necessite de rechauffer le reservoir le matin.

        La solution "biodiesel" c’est a dire l’usage direct de l’huile est une bonne solution. en effet la production d’huile est simple, il suffit de presser les graines, de filtrer et de remplir le reservoir. la production est ecologique puisqu’il n’y a pas de deperdition sauf l’energie de la presse. Il n’y a egalement tres peu de transport, car le consommateur est tres proche du producteur. Les vehicules peuvent immediatement l’utiliser, au pire des cas, il fait rajouter un rechauffeur de reservoir et le rendement est excellent puisque moins de 5% de difference selon les huiles ! Le seul defaut, c’est qu’un gouvernement peut difficilement en controler production, distribution, stockage et donc TAXES !

        Cela est a mettre en miroir face à l’ethanol qui est fait a partir de la distillation de productions les plus sucrées possibles (mais, betteraves). Faire de l’ethanol, cela consomme une grande quantité d’energie, bien plus importante que la presse pour le bio diesel. tout le monde ne peut pas distiller dans les locaux de la cooperative. cela implique donc un process industriel (les petroliers se frottent les mains, ils auront encore des usines). il y a donc concentration, et transport... et en plus le stockage est dangereux. Les vehicules doivent etre modifies s’il veulent utiliser 100% d’ethanol et de plus le rendement est bien moindre (+30% de consommation en moyenne). au bilan il y a donc le maintien des monopoles de production et la facilité d’application des TAXES.

        Voila, le balance est nettement favorable au bio diesel (a l’huile donc). Pour être vraiment honnete, il faut dire que l’ethanol peut AUSSI etre produit a partir de tiges et feuilles de n’importe quoi, par exemple les tiges de blés, de mais etc... ce qui evite de rentrer en concurrence avec la graine qui sert a l’alimentation humaine. C’est ce qu’on appelle les biocarburants de nouvelle génération. Je ne vois pas trop ou est le saut de génération, mais bon, la com cela sert a appaiser les ecolos qui hurlent contre l’usage de la voiture individuelle, même si demain elle etait 100% renouvelable et propre.


      • brieli67 25 février 2009 06:14

        L’éthanol le moins cher à la production est tirée du "petit lait" 
        au départ galactose et non glucose

        Dans le "canal" les moteurs à hydrogène qui brûlent non le carbone mais les hydrogènes du squelette hydrocarboné.
        Huile minérale ou végétale dans le réservoir et non une bonbonne à gaz.
        La nuit au garage ce moteur propre et silencieux pourra produire votre électricité pour la journée.

        En1934, un mulet à vapeur De Dietrich-Schwander sur base Bugatti 46
        http://blog.doctissimo.fr/voilavoilavoila/index.php///notes/p205095


      • olivier cabanel olivier cabanel 25 février 2009 08:12

        Kobayashi,

        si je ne suis pas étendu outre mesure sur l’invention géniale de stan meyer, c’est que sur ce site, j’ai publié en son temps un article complet sur la question,
        (qui a empoisonné stan meyer), lequel a fait couler beaucoup d’encre.
        mais merci des liens que vous avez donné,
        ils sont très édifiants,
        je vous rappele que plusieurs chercheurs travaillent en ce moment sur ce concept,
        un groupe en Suisse, des Japonais, et surement d’autres.


      • chourave 24 février 2009 15:04

        Trop rigolo l’histoire "Pantone", l’inventeur fou qui termine à l’asile et qui plus est condamné pour escroquerie.
        Il faut absolument en faire un film.

        Ceci dit, mettre de l’eau dans le gaz oil, si on arrive à bien homogénéiser la chose revient à diminuer la cylindrée du moteur. Alors il est beaucoup plus simple de prendre un petit moteur et ne pas s’embeter plus.


        • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 15:54

          Chourave,
          l’épisode Pantone est effectivement "tout a fait fou",
          mais depuis, les "petits malins" transforment leur moteur, et consomment beaucoup moins de diesel,
          sur internet, on trouve facilement les explications et les plans pour faire la transformation.



        • RilaX RilaX 24 février 2009 15:26

          La solution a la disparition du pétrole ? Elle a été trouvé il y a de cela des années par l’inventeur du moteur diesel, le grand M. diesel.
          Et oui ce moteur a été inventé pour rouler a l’huile ... de chanvre ! Une plante cultivable facilement dans presque tout les pays, qui pousse aussi facilement que de la mauvaise herbe.
          Seulement voila, les industriels du petroles n’ont pas vu ca d’un tres bon oeil, et ont fait interdire la culture du chanvre.

          Nous devons nous battre pour réhabiliter cette plante dont les fibres font des tissus et des cordes des plus resistants, dont l’huile nous permettrait de nous passer de petrole sans aucune modification de nos moteur diesel et pour le plus grand bien de la nature. Cette plante a moultes application plus bénéfiques les unes que les autres !


          • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 15:51

            Rilax,

            c’et tout à fait vrai,
            mais çà y est, le chanvre a réapparu dans nos campagnes,
            on en fait des vêtements,
            de l’isolation,
            et pourquoi pas demain du carburant ?
            merci du commentaire


          • maxim maxim 24 février 2009 16:02

            ouais ,mais pour couvrir tous les besoins énergétiques ,il faudrait une sacrée surface cultivable de chanvre ...

            et la production vivrière ,qu’est ce qu’on en fait alors ?


            • RilaX RilaX 24 février 2009 16:15

              Oh, vous savez des surfaces cultivables il en existe a foison sur cette planete. Mais vous comprenez, donner les moyens de se developper a des pays en voie de developpement n’est pas imaginable. Et pensez a ces pauvres compagnies petroliere.
              Et puis le chanvre pourrait n’etre qu’un transition avant de trouver une solution alternative.
              En attendant, je constate que la solution la moins chere, la moins poluante, la plus rapide a mettre en place, et la plus profitable a tous est laissé de coté et n’est evoqué que ... dans des cercles (trop) privés. Alors que c’est l’origine de l’invention du moteur diesel. Y a de quoi se poser des questions.


            • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 17:14

              Maxim,
              il faudrait approfondir,
              si nous sommes en surproduction de blé, par exemple, pourquoi ne pas envisager la culture du chanvre, d’autant que les débouchés sont nombreux,
              habillement, isolation etc....


            • Bernard 05 24 février 2009 17:05

              @Olivier Cabanel

              "La ville de Lille vient d’emboîter le pas, et annonce 100 bus scolaires, lesquels vont tourner au méthane, issu de la fermentation."

              C’est bien ce projet de centre de valorisation des ordures dont vous avez parlé dans un autre article ? Celui dont l’investissement est de 75 000 000 euros ?

              Si on amortit l’installation sur 35/40 ans, ça nous fait du 2 millions d’euros par an environ, soit 20 000 euros par bus et par an...


              • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 17:20


                bernard 05
                oui, c’est bien celui la,
                et il n’y a pas qu’a Lille que ce genre d’opération se met en place,
                je pense que si les responsables d’une région, d’un pays, d’une ville optent pour ce genre de solution, c’est qu’ils y ont un réel intéret.
                non ?

                Pour comparer des choses comparables, il convient de préciser que dans la méthanisation seule la fraction fermentescible des déchets ménagers participe à la production du biogaz. Nous devons donc comparez la méthanisation par rapport à l’incinération que pour cette fraction fermentescible.
                La production de biogaz est variable selon les caractéristiques de cette fraction fermentescible. En moyenne on produit environ 110 Nm3 de biogaz par tonne traitée dans le digesteur. En moyenne on peut estimé à 6 KWh par Nm3 de biogaz l’énergie potentielle contenue dans le biogaz brut. Généralement, les digesteurs modernes traitent de la matière fermentescibles contenant 30 % de matière sèche à l’entrée du digesteur, donc 70% d’eau.
                Le PCI de la matière sèche est de l’ordre de 5200 KWh par tonne. Compte tenu des 70% d’eau le PCI d’une tonne de matière humide à l’entrée du digesteur est de 1550 KWh par tonne humide moins la chaleur sensible de l’ordre de 35 KWh par tonne humide (il faut chauffer la charge du digesteur depuis la température ambiante de livraison jusqu’à la température de 37°C en régime dit “mésophile” et jusqu’à 55°C en régime “Thermophile) . Il reste donc un PCI utile de 1515 KWh par tonne entrante au digesteur.
                Sur ces 1515 KWh, nous récupérerons environ 110 Nm3 x 6 = 660 KWh par tonne de matière humide entrante. Si nous transformons ce biogaz en électricité par un moteur à combustion interne spécial pour ce combustible, le rendement sera de l’ordre de 42 % (variable selon la qualité du moteur). On peut donc dire que l’énergie électrique utile récupérée sera d’environ 277 KWh par tonne humide. Remarquez que la chaleur sensible nécessaire au chauffage de la charge sera dans ce cas récupérée sur l’échappement du moteur).

                La même tonne de matière fermentescible humide à 70 % d’eau, incinérée dans un four classique aura un PCI utile plus faible, car eu égard à la température du four (850°C) il faudra retirer du PCI de 1550 KWh la chaleur de vaporisation de l’eau qui est de l’ordre de 627 KWh par tonne d’eau, soit 439 KWh pour les 700 kg d’eau contenu dans la tonne humide de matière fermentescible. Il reste donc un PCI utile pour l’incinération de 1100 KWh par tonne humide.

                Le rendement global annuel de la production d’énergie électrique sur un incinérateur est au maximum de 19 % sur PCI des déchets incinérés (au surplus, il faudrait retirer la consommation de combustibles des brûleurs d’appoint). La production d’énergie électrique de la tonne de matière fermentescible humide à 70% d’eau ne sera donc que de 209 KWh.

                On peut donc dire que la production d’énergie électrique d’une tonne de matière fermentescible humide est légèrement supérieure en méthanisation, sans que la différence, eu égard aux approximations des calculs, soit vraiment significative.


              • Bernard 05 24 février 2009 18:34

                @Olivier Cabanel

                "je pense que si les responsables d’une région, d’un pays, d’une ville optent pour ce genre de solution, c’est qu’ils y ont un réel intéret. "

                Au niveau politique sans doute. Au niveau économique, c’est beaucoup moins évident. C’est le sens de ma remarque.

                Dans le cas qui nous occupe, il s’agit de faire rouler des bus. Donc le centre produit du carburant (vous me parlez longuement de production électrique mais c’est pour d’autres projets), et l’impact de l’investissement sur le coût de revient est déjà de 20 000 euros par bus, sans pour l’instant tenir compte des coûts de fonctionnement. Il y a l’organisation du ramassage des ordures, les achats, les frais d’entretien, les frais généraux, les frais de personnel, les taxes locales, les charges financières parce qu’il a bien fallu emprunter les 75 millions, etc. 

                Prenons simplement l’exemple des charges de personnel : vous parlez dans l’autre article d’un effectif salarié de 40 personnes, ça fait, avec les charges sociales, de l’ordre de 1 million d’euros par an, soit encore 10 000 euros par bus...

                Concluez vous même, à moins qu’il y ait une erreur dans vos chiffres.




              • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 18:48

                Bernard 05,

                pourquoi partir dans de tels dédales ?
                il ne s’agit que de changer le carburant des bus.
                mettre du carburant issu de la biomasse à la place du diésel,
                je ne vois pas ou vous allez chercher vos chiffres ?
                le carburant issu de la bio masse ne nécessite pas des tankers, des pipes lines, des camions citernes pour le véhiculer jusqu’aux stations services,
                il est produit dans la ville meme ou il va etre utilisé,
                à Bochum, en Allemagne, les 45 camions qui ramassent les ordures roulent avec le méthane que ces ordures ont produit,
                c’est un circuit court, et à l’évidence, çà coute moins cher que le diésel,
                et surtout, çà nous rend indépendants du pétrole,
                et çà compte beaucoup, non ?


              • Bernard 05 24 février 2009 18:58

                Mais alors, vos gus, vous ne les payez pas ?

                les 75 millions d’euros, ils sont donnés ? Par qui ?

                Comme ça marche ? je ne comprends pas.


              • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 19:04

                Bernard,
                que les bus roulent au méthane ou au diesel, les gus comme vous dites sont payés,
                la différence vient uniquement du carburant.


              • Bernard 05 24 février 2009 20:17

                Olivier

                "que les bus roulent au méthane ou au diesel, les gus comme vous dites sont payés,
                la différence vient uniquement du carburant. "

                Pas du tout. Dans le cas du diesel, les gus sont payés par une compagnie pétrolière, disons Total. Dans celui du CVO, ils sont payés par le CVO. Ce n’est pas pareil.

                je suis tout à fait d’acord avec vous pour dire qu’il s’agit d’un circuit court, local, qui ne nécessite pas de pipes-lines, tankers et autres joyeusetés. Vous en concluez que c’est moins cher , mais, hélas, je suis en train de vous prouver le contraire.

                Levons d’abord une hypothèque : les chiffres que vous avez annoncés sont tout à fait exacts. J’ai recoupé ça sur internet, comme tout un chacun peut le faire. Il s’agit bien d’un centre de valorisation organique lillois, L’investissement est bien de 75 millions d’euros, et sa finalité est d’assurer l’approvisionnement de 100 bus scolaires.

                Vous me reprochez de "partir dans des dédales". mais j’essaie tout simplement de chiffrer le coût du carburant ainsi obtenu ! Cela me semble la moindre des choses. Vous dites : "à l’évidence, ça coute moins cher que le diésel" ; Qu’est ce que vous en savez ? La seule façon de faire, c’est de regarder les chiffres. Je n’y peux rien. Il n’y a pas d’autre méthode.

                Et lorsque l’on regarde les chiffres, on se dit que, dans ce cas particulier, il y a loin de la coupe aux lèvres. Si l’on s’en tient uniquement à l’investissement, on a déjà un litre de carburant 5 fois plus cher que le gazole !!! Je ne cherche pas à généraliser, et de dire que tout ce qui ressemble à ce type de projet est à mettre à la poubelle, mais il faudrait une explosion du prix du gazole pour que celui-ci ait un intérêt économique.

                Vous me direz : mais alors pourquoi ce projet ? Je n’ai pas de réponse toute faite, amis en tout cas ce n’est pas pour des raisons économiques. Il faut poser la question aux élus, ils doivent savoir.


              • ddacoudre ddacoudre 24 février 2009 17:22

                bonjour cabanel

                je suis la dificulté est cele que soulève gasty, mais elle n’est pas un handicap technologique mais industriel qui peu être levé. je fais comprendre cela dans un atticle que j’ai adressé hier soir , "pourquoi il ne sortira rien du G20", si ago ne le diffuse pas je te le joindrai sous mon post jeudi.

                j’ai bien aimé l’histoire de la graisse, c’est domage que je ne roule plus qu’a vélo, sinon je me serais fait grossir et j’aurais branché un cathéter de la graisse au carbu.

                cordialement.


                • olivier cabanel olivier cabanel 24 février 2009 17:33

                  ddacoudre,

                  vive le vélo,
                  n’empeche l’histoire de la récupération des milliers de litres de "graisse humaine" tirés de la liposuccion est peut etre plus interessante qu’elle parait,
                  il faudrait faire le compte à l’échelle d’un pays,
                  car dans le cas cité, il ne s’agit que d’un hopital, et dans une seule ville,
                  la france n’est pas loin des USA en matière d’obésité,
                  et si un commentateur a une piste pour connaitre la quantité que nous pourrions produire en France, je suis preneur,
                  j’ai envoyé des mails a plusieurs hopitaux qui pratiquent ce genre d’opération,
                  mais je n’ai eu aucune réponse,
                   !
                  cordialement,


                • Romain Desbois 24 février 2009 23:07

                  DDacoudre
                   Si vous roulez à vélo vous roulez à la graisse animale puisque votre énergie est l’huile de coude smiley

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