• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Schizophrénie sécuritaro-libérale

Schizophrénie sécuritaro-libérale

Condamnée à 60 jours de prison, l’actrice Michelle Rodriguez n’a purgé que... 4 h 27 ! Illustration exemplaire de l’impossibilité de concilier politique ultra-répressive et économie ultra-libérale.

michelle_rodriguezOn en apprend de belles, parfois, dans la rubrique People, au-delà des petites phrases et frasques des célébrités. Prenez l’exemple des dernières aventures de Michelle Rodriguez, popularisée par la série Lost. L’actrice latina (bien qu’Australienne d’origine) a un problème d’alcool et la fâcheuse habitude de prendre sa voiture sous l’influence dudit liquide. Elle a donc été condamnée une première fois en 2004 pour conduite en état d’ivresse, délit de fuite et défaut de permis, puis interpellée à nouveau, pour alcool au volant, en décembre dernier. Le juge l’a cette fois condamnée à de la prison ferme, à cause de la récidive. Rien de vraiment passionnant jusqu’à présent. Mais là où la chose devient intéressante, c’est qu’en lieu et place des 60 jours qu’elle était censée accomplir sous les barreaux, Michelle Rodriguez aura purgé, en tout et pour tout... 4 heures et 27 minutes ! Piston ? Absolument pas : en réalité, le shériff du comté de Los Angeles, dont dépend la prison où l’actrice a été (brièvement) incarcérée, établissement plein à craquer, a mis en place depuis 2002 un programme de libération anticipée des condamnés à des peines légères, pour répondre à des coupes budgétaires de 180 millions de dollars. Il est amusant de constater que les tenants du durcissement de la répression de la délinquance et ceux qui souhaitent rogner le plus possible sur les dépenses de l’Etat sont bien souvent les mêmes. On a donc dans le cas présent un George W. Bush sécuritaire, qui montre les muscles et incarcère à tour de bras, tandis que Bush W. George, le libéral, effectue des coupes sombres dans le budget pénitentiaire et fait, par ricochet, libérer les délinquants. Une shizophrénie qui menace certain politicien d’origine hongroise chez nous. En parlant de notre beau pays, Michelle Rodriguez, apparemment outrée qu’on ne la laisse pas conduire bourrée, a déclaré espérer bientôt s’y installer, parce qu’en France, "les gens ne nous embêtent pas". Elle n’a donc visiblement jamais entendu parler de notre ministre de l’intérieur !


Moyenne des avis sur cet article :  3.26/5   (136 votes)




Réagissez à l'article

48 réactions à cet article    


  • c florian (---.---.162.39) 2 juin 2006 11:54

    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 2 juin 2006 12:37

      Ca c’était un peu avant. On l’a libérée puis condamnée à 60 jours pour récidive.


    • Jojo2 (---.---.158.64) 2 juin 2006 12:33

      J’avais lu qu’elle était restée 3 jours en tôle. Et qu’elle avait trouvé ça cool...


      • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 2 juin 2006 12:44

        zut, j’ai mal placé ma réponse, elle est juste au-dessus.


      • Antoine (---.---.17.198) 2 juin 2006 12:55

        OUTREE ET BOURREE COMME UNE OUTRE, LA PIPOLE

        FAIT LA PIPELETTE

         

        "Pourquoi les présentatrices de journaux doivent-elles montrer leurs seins ?",

        VOUS POSEZ LA QUESTION SUR VOTRE SITE :

        Réponse : elles font du marketing intellectuel.


        • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 2 juin 2006 13:35

          Ben oui, c’est bien de multiplier les textes de lois multipliant les motifs d’interpellation, mais à la fin, il faudra savoir où on les case ces gens... (Et en plus, si Bush met en prison tous les alcooliques du pays, qui va voter pour lui ???)


          • jordinet (---.---.218.93) 2 juin 2006 14:02

            Allons donc, quel est rapport entre la libération « anticipée » d’une « star » (?) et la politique libérale de M. Bush ? Strictement aucun. Michelle Rodriguez a été liberée par piston.

            Cet article (bourré des clichés actuels) mélange tout, donc soupe indigeste. Etonnant non ? comme dirait l’autre.


            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 2 juin 2006 15:59

              Allons, jeune homme, vous vous égarez. Le shériff du comté de Los Angeles, qui se nomme Lee Baca, a effectivement mis en place ce programme de libération anticipée de détenus condamnés à des peines légères. Sources : AFP, LCI, ABC7 (chaîne américaine).

              Je connais mon métier, merci de ne pas affirmer n’importe quoi, malotru !


            • zoï (---.---.58.60) 2 juin 2006 17:09

              Même si on est n’est pas d’accord, il est intéressant de relier des choses qu’on n’a pas l’habitude d’associer ensemble. Pour ma part, je ne crois pas à l’innocence totale des faits. Une catastrophe naturelle, complétement indépendante de la volonté des hommes, peut, dans la manière dont elle est gérée par les humains, prendre des aspects trés politiques. En ce qui concerne l’article ci-dessus, c’est la politique de Bush vue par le petit bout de la lorgnette. Cela change un peu des arides dissertations et autres formules magiques dont nous bassinent trop souvent les journalistes économiques.


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 2 juin 2006 17:15

              Ben, en même temps, cet exemple, c’est la contradiction entre le tout répressif et la baisse des impôts, qui empêchent de financer l’ouverture de nouveau centre pénitentiaire (surtout que si réprimer l’insécurité est vendeur dans un programme électoral, ouvrir des prisons l’est paradoxalement moins...).

              C’est le paradoxe qui n’est même pas la faute de Bush, mais de ces électeurs qui veulent PLUS d’Etat et MOINS d’impôts... Remarquez, on a les mêmes de ce côté de l’Atlantique...


            • zoï (---.---.58.60) 2 juin 2006 14:11

              Ce genre de truc, c’est le talon d’Achille des ultralibéreaux : on veut réduire les dépenses sociales et, au final, ça coûte plus cher ! On peut étendre ce paradoxe au domaine de la santé : en faisant payer plus cher les usagers, ceux-ci hésitent à voir un médecin, et, quand à la fin ils se décident à le voir les dépenses se facturent au prix de l’hôpital. Ces situations ubuesques tiennent au fait qu’en se déconnectant des réalités, le libéralisme devient peu efficace. A quand un retour au pragmatisme éclairé ? Mais cela réclamerait la fin de la main mise des débats par des organes politiques et affiliés. Bref, il faudrait que les citoyens puissent faire irruption sur le scène politique et ainsi court-circuiter les chambres d’enregistrement que sont devenues les parlements.


              • zoï (---.---.58.60) 2 juin 2006 16:44

                « organes politiques et affiliés », je veux dire partis et médias de masses. Et je tiens aussi à préciser que c’est l’aspect dogmatique et idéologique pris par le libéralisme à la fin du 20em siècle que je vise dans mon billet. Plus que le libéralisme lui-même, c’ est surtout cette « rigidification » des doctrines libérales qui est destructrice.


              • jordinet (---.---.218.93) 2 juin 2006 16:37

                Diantre ! je voulais juste souligner que votre exemple, mal choisi à priori (sources contradictoires ?), rabaissait votre démonstration (même si cette derniere reste pertinente en tant que telle et même si, honte sur moi, je ne partage pas votre analyse ou vos idées) Sources : Dark Horizons, Cool News, Cin Movies (cinéma US)

                Galopin va.


                • stéphane A-DAVIER (---.---.98.243) 2 juin 2006 16:42

                  Je m’étonne de cette comparaison avec la situation de notre pays dans la mesure où nous connaissons déjà exactement la même situation dans nos prisons avec une politique qu’on ne peut guère qualifier de réprésive.

                  Nos juges ne sont pas en mesure de placer en détention la majorité des déliquants qui le mériteraient pour le même manque de places disponibles.

                  On pourrait s’attendre à une toute autre situation dans notre pays. Surtout quand on compare la faible fiscalité des tax-payers à la fiscalité ahurissante sont s’acquittent les citoyens français.


                  • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 2 juin 2006 17:35

                    A mon tour d’être étonné, par votre réaction. La comparaison avec notre pays tient dans le fait que Sarkozy s’est auto-surnommé « l’Américain » et qu’il prône à la fois libéralisme économique et répression. Que vous jugiez qu’on ne peut qualifier sa politique de répressive ma laisse songeur. Un exemple : il voudrait réviser la loi de 1945 pour incarcérer les mineurs.

                    Les Français ne s’acquittent pas d’une fiscalité ahurissante. Il faut bien financer les missions de service public. Mais la fiscalité devrait être plus juste (plus d’impôt direct, en fonction des revenus, moins d’indirect, qui frappe au portefeuille de la même façon riches et pauvres). Exactement le contraire de ce que fait la droite.


                  • zoï (---.---.58.60) 2 juin 2006 18:11

                    Tout à fait d’accord, l’impôt indirect est trés injuste, mais peu visible, d’où son succés...hélas ! Il serait bienvenu que les foyers modestes prennent conscience que l’état les filoute depuis des lustres. Peu de ces gens savent que, proportionnellement, ils payent plus d’impots que les foyers aisés. Les impots indirects ont complétement vidé de sa subtance le principe de l’impôt progressif sur le revenu. Encore une bataille que les citoyens devront un jour ou l’autre regagner...


                  • (---.---.203.133) 3 juin 2006 20:27

                    Votre position anti-sarko, anti-droite est des plus respectables, j’ai bien peur qu’elle ne vous prive toutefois d’une certaine objectivité. Mais après tout le journalisme n’exige nullement la neutralité, permettez moi simplement de réagir à l’interpretation que vous faites d’une information qui ne me semble pas étayer vos conclusions.


                  • Olivier Bonnet (---.---.114.97) 4 juin 2006 07:29

                    C’est bien évidemment votre droit le plus strict. Et je ne nie pas mon engagement. Bien à vous.


                  • Loindelà (---.---.170.216) 2 juin 2006 18:53

                    Mr. Bonnet,

                    Je me pose la question suivante : peut-on dire que George W. Bush soit vraiment responsable de cette situation alors que beaucoup de prisons ne sont pas des prisons fédérales, et qu’une bonne partie des lois pour les délinquants sont décidées par les états, la Californie dans ce cas précis ? Je ne dis pas cela pour défendre Bush, je ne suis pas un fan et c’est un euphémisme. Il semblerait que l’état de Californie ou le compté de Los Angeles soit responsables dans ce cas précis (Michelle Rodriguez était incarcérée dans une prison du compté de Los Angeles). Qu’en pensez vous ?


                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 3 juin 2006 10:14

                      Trrrrrrrès bonne remarque. Il faudrait que je tâche de me renseigner pour vous répondre précisément.


                    • Olivier Bonnet (---.---.114.97) 4 juin 2006 07:25

                      Il semble que Michelle Rodriguez était incarcérée dans une prison dépendant de l’Etat de Californie, effectivement.

                      Bush n’a donc rien à y voir. Au temps pour moi.

                      Reste que l’incohérence entre répression forcenée et libéralisme économique existe bien.


                    • alberto (---.---.94.146) 2 juin 2006 22:05

                      En France un juge l’aurait mis en détention dite « provisoire » en attendant son jugement, et c’est pas de 60 jours de cabane qu’elle aurait écopé, mais au moins six mois !

                      A moins d’une amnistie...

                      Mais Michelle Rodriguez a bien raison de vouloir essayer la France : elle ne s’y ennuira pas !


                      • Jean-Jacques (---.---.104.54) 2 juin 2006 23:51

                        Comme 99% des français, vous englobez sous le vocable « libéralisme » tout et n’importe quoi contribuant ainsi à la confusion des débats et à l’obscurcissement des esprits. Ce qui semble vous intéresser c’est la charge émotionnelle véhiculée par ce vocable et non un ensemble d’idées, un système ou une théorie précise. Comment qualifiez-vous alors la politique danoise, à la fois très « libérale » et très protectrice en matière de licenciements ?

                        Il serait infiniment plus préférable de recourir à des concepts mieux définis comme le niveau d’imposition, le niveau de répression, les moyens du système judiciaire, de la police etc. plutôt que de nous resservir le sempiternel anathème de « libéral » (ou pis : ultra-libéral) réhaussé pour la circonstance du diabolique Georges W. qui n’en finit pas de servir d’exhausteur de goût aux soupes crypto-collectivistes qui ont cours en ces temps de pertes de repères.

                        Enfin, dans ce cas précis (comme souvent dans cet état fédéral que sont les USA) et comme le fait si bien remarquer Alberto, une analyse sérieuse aurait évoqué la politique sociale et judiciaire de l’Etat de Californie qui, en l’espèce, a peu de chose à voir avec ce cher Georges, même si Schwarzie est un républicain.


                        • Olivier Bonnet (---.---.114.97) 4 juin 2006 07:28

                          Sous le vocable « libéralisme », j’entends moins d’impôts, moins de fonctionnaires et moins d’Etat, pour laisser plus de champ au privé. Exemples emblématiques : les politiques de Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Me tromperais-je ?


                        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 4 juin 2006 07:35

                          Vous m’intéressez : Schwarzenegger mène-t-il une politique sociale généreuse ? Question posée sans malice.


                        • Adolphos (---.---.59.170) 4 juin 2006 12:34

                          « Vous m’intéressez : Schwarzenegger mène-t-il une politique sociale généreuse ? »

                          C’est bien pour cela qu’il à plein de probléme d’immigrés..

                          La californie est interessante, parce que depuis les années 70 les citoyens ont réussi faire à baisser les dépense de l’Etat. C’est pourquoi ils arrivent avec moitier moins de population à écraser la France économiquement. Trés impressionant. En France aussi, il faudrait des référundum sur ce sujet là. Si des gens veulent « faire du social », qu’ils le fassent avec LEUR argent et pas celui des autres.


                        • (---.---.104.54) 4 juin 2006 18:09

                          @ Olivier Bonnet : et si je vous dis « redéploiement des dépenses de l’Etat sur ses fonctions régaliennes (au hasard : la Justice) » c’est « libéral » ? Le problème, c’est qu’en fondant vos propos sur des catégories aussi vastes et aussi vagues que « moins d’impôts, moins d’Etat, plus de privé » vous ne faites qu’aggraver la confusion générale des idées qui privilégie les analyses binaires du type « libéral versus social », « fachos versus cocos », « le politique versus l’économique », « la droite versus la gauche » etc. situation intellectuelle d’autant plus dommageable que même ces catégories binaires sont pour la plupart non pertinentes. On nous ressert par exemple très souvent l’argument du « politique versus l’économique » alors même que ces deux catégories ne se situent pas sur le même plan : l’économique relève de la science ou de la connaissance et ne peut, à ce titre, qu’être un instrument de la politique. Que le discours politique doive s’abstenir d’émettre des bêtises en matière de sciences économiques c’est une évidence qui s’impose à tout discours sincère. Je vous cite un exemple très courant que j’entends partout : depuis longtemps la science économique a établi que les prix résultent du jeu de l’offre et de la demande ; c’est une vérité de base partagée par toutes les théories économiques, qu’elles soient d’Adam Smith, de Marx, de Schumpeter ou de qui sais-je encore. Eh bien cela n’empêche pas, à chaque fois qu’on évoque la loi de l’offre et de la demande, des commentateurs « politiques » de s’indigner contre l’« argent roi » pour l’« humain » comme si la simple référence à une simple loi concernant les échanges économiques était une insulte à leur esprit. Ces commentateurs, on les trouve aussi bien au café du commerce que chez les hommes politiques ou même, voyez-vous, chez les journalistes...


                        • Jean-Jacques (---.---.104.54) 4 juin 2006 18:11

                          Excusez-moi, j’ai oublié de signer mon post précédent. Il s’agit donc de Jean-Jacques.


                        • Scipion (---.---.235.225) 2 juin 2006 23:57

                          On est sûr qu’aux Etats-Unis, les administrations pénitentaires dépendent de Washington et non des Etats ?

                          C’est bien joli l’antibushisme rabique mais il ne faut pas que ça conduise à dire n’importe quoi...

                          Même si on estime, avec raison, que moins de 10 % des lecteurs - ces cloches ! - s’en apercevront...


                          • Adolphos (---.---.59.170) 3 juin 2006 01:48

                            Rien ne prouve que cette prison soit une prison fédéral, et puis l’actrice devra tout de même suivre une cure de désintoxication et purger 30 jours de travaux d’intérêt général.

                            Et puis vous mélanger joyeusement des choses qui n’ont aucun rapport. Si les impôts sont plus faibles et le niveau de vie plus haut, ca n’empéche pas les USA d’avoir d’excellente performance en matiére d’incarcération. Si nous avions le même investissement en France, nous devrions avoir dans les 200.000 prisoniers, avouez qu’on en est trés loin. Ce qi prouve donc (pour faire comme vous) que la sociale-démocratie, ca marche pas.

                            http://www.info-france-usa.org/fr/franceus/usachiffres.pdf


                            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 3 juin 2006 10:19

                              « le niveau de vie plus haut » : tout dépend pour qui. Les exclus du système vivent dans la misère.

                              « d’excellente performance en matiére d’incarcération » : le tout carcéral est une hérésie.


                            • Jojo2 (---.---.192.158) 3 juin 2006 10:33

                              N’importe quoi. Il y a 2 millions de prisoniers aux USA qui sont 5 fois plus peuplés. 2 M/5 = 0,4 M

                              Celà signifierait 400 000 prisoniers en France.


                            • Adolphos (---.---.59.170) 4 juin 2006 12:31

                              « Les exclus du système vivent dans la misère. »

                              Pas plus que chez nous.

                              « le tout carcéral est une hérésie. »

                              Comme ce n’est pas un religion mais une solution, je ne comprend pas votre phrase. Si un type emerde ses voisins, ont doit l’éliminer de la société, donc c’est la prison, c’est aussi simple que cela.

                              « Celà signifierait 400 000 prisoniers en France. »

                              Ah ! Formidable ! Vivement des prisons privés en France.


                            • zen (---.---.241.180) 4 juin 2006 12:46

                              Un effort encore et ce con d’Adolphe resort la guillotine


                            • touriste (---.---.94.3) 4 juin 2006 15:55

                              Ben franchement votre analyse est debile.

                              Pourquoi une incompatibilite entre economie liberale et repression.

                              Au contraire les deux sont complementaires.

                              D’un cote on multiplie les systemes de controle et de repression.

                              De l’autre on privatise tout le systeme : fabricants de puces, de cameras, de prisons, etc

                              La politique repressive cree son propre secteur industriel, un peu comme le lobby militariste fonctionne en symbiose avec l’industrie de la mort

                              Le capitalisme c’est aussi des centaines de cerveaux qui cogitent pour faire du fric, meme au prix des libertes et des droits humains !

                              Le fait divers que vous citez ne concerne qu’un leger disfonctionnement dans le systeme, probablement que le budget de l’Etat concerne donne encore trop aux pauvres et aux vieux, ce qui empeche provisioirement de subventionner convenablement l’industrie penitentiaire ...


                              • Loindelà (---.---.170.216) 5 juin 2006 02:11

                                Je crois que vous confondez libéralisme et conservatisme. Je ne suis pas sur que la doctrine libérale soit autoritaire. Les libéraux (les vrais) défendent généralement la légalisation des drogues douces par exemple, voir les dures (y compris le journal économique « The Economist ») et l’on sait que les prisons seraient bien moins remplies aux Etats-Unis sans ceux qui ont été condamnés pour simple consommation. George W. Bush n’est pas un vrai liberal, il est seulement libéral quand ça l’arrange. S’il était vraiment libéral, il limiterait les dépenses de l’état, ce qui n’est pas le cas. Bush a aussi instauré des quotas et taxes à l’importation (acier, textile chinois...) par pur clientelisme électoral. En revanche, il est conservateur, et cela tout le temps...


                                • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 5 juin 2006 06:58

                                  Je ne confonds pas les deux, ce sont les deux qui, souvent se confondent : la plupart du temps, libéralisme économique va de pair avec conservatisme politique.


                                • Bruno de Clock (---.---.254.8) 5 juin 2006 09:53

                                  Bonjour,

                                  Je suis étonné par votre remarque sur le lien entre libéralisme et conservatisme. Pour moi, ce sont deux notions totalement différentes. Pour preuve, en France, les conservateurs se trouve plutôt à gauche qu’à droite !

                                  Conservateur veut dire qu’on accepte pas le changement. Aujourd’hui, si vous voulez par exemple, refondre le système de primes de certains employé de la SNCF (prime de charbon, ...), les syndicats vous opposent une fin de non recevoir immédiate. Bien, mais depuis combien de temps un certain nombre de ces primes n’ont plus d’actualités ? Je veux dire, par exemple, combien de train en France fonctionne encore au charbon ? Vous allez me dire que c’est un avantage acquis. Mais, je suis désolé, si l’on vous donne une prime pour quelque chose, il faut que se soit réelle.

                                  Donc, pour finir, je ne croit pas que le conservatisme soit plus lié au libéralisme qu’au socialisme. c’est plutôt un état d’esprit.

                                  Cordialement,

                                  Bruno de Clock


                                • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 5 juin 2006 10:54

                                  Objection parfaitement recevable dans l’exemple que vous citez, et il en est d’autres. Néanmoins, je récuse votre affirmation que le conservatisme serait plutôt de gauche que de droite. Les valeurs traditionnellement portées par la gauche sont celles du progrès social. Aussi, refuser les changements qui vont dans le sens d’une régression n’est pas à mes yeux du conservatisme même si, ethymologiquement, on pourrait qualifier ainsi cette position. C’est la propagande qu’on entend beaucoup, propagée par le Médef et ses valets : les Français refusent la réforme ! Qui sont les plus conservateurs entre ceux qui sont attachés à leurs avantages acquis et ceux qui rêveraient, si c’était possible, de ramener le droit du travail à ce qu’il était au XIXè siècle ?


                                • Loindelà (---.---.170.216) 5 juin 2006 07:39

                                  Oui vous avez raison que les deux semblent souvent aller de pair et c’est dommage. Il n’empêche que ces deux idéologies ont chacune une définition propre, même s’il y a des thèmes communs. Dire que Bush encourage un régime carcéral parce qu’il est libéral, c’est effectivement confondre les deux idéologies (conservatisme et libéralisme). C’est comme si vous disiez que Bush est contre l’avortement parce qu’il est libéral ! En fait vous profitez la confusion entre les deux termes pour donner mauvaise presse à la notion de libéralisme, et contribuez vous-même à entretenir cette confusion.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès