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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Sur les réseaux sociaux, votre avatar fait-il partie des hyper-narcissiques (...)

Sur les réseaux sociaux, votre avatar fait-il partie des hyper-narcissiques ?

L’avatar est la matérialisation virtuelle de vous-même sur les réseaux sociaux. Votre avatar se comporte-t-il comme vous le faites dans la vie réelle ?

Au moment de votre inscription à un ou plusieurs réseaux sociaux, votre personnalité et ce que vous êtes dans la vie réelle deviennent un descriptif. Il s’agit de la matérialisation informatique de votre « Moi  », autrement dit, ce descriptif devient un Avatar, qui n’est autre que le symbole de vous-même sur le web. Votre comportement d’internaute va naturellement se dissocier de ce que vous êtes dans la vie réelle. En effet, suivre une ou plusieurs personnes dans la rue et simplement dire : « j’aime ce que vous dites (ce que vous faites, j’aime la couleur de vos yeux, de vos vêtements, etc.) veux-tu être mon ami(e) ? », vous risqueriez de vous retrouver illico en garde à vue pour harcèlement sexuel. Vous troubleriez l’ordre public, en hurlant sur les grandes avenues votre désapprobation envers les décisions d’un gouvernement ou en dénonçant les agissements d’un personnage politique. Notre comportement au travers de cet avatar n’est pas tout à fait nous-même, celui-ci se permet des choses que nous ne ferions pas dans la vie de tous les jours. Serait-ce vraiment un dédoublement de personnalité volontaire ? 

 

Les Avatars parlent aux Avatars.

Sur la grande toile du Web, il nous est possible de faire le tour du monde en seulement quelques clics, il est donc relativement simple de faire des connaissances aux quatre coins de la planète. L’opportunité de rencontrer des gens se présente tous les jours et sous différences formes. Il suffit pour cela de suivre les fils de l’actualité, lire des commentaires ou voir les photos diffusées sur les profils pour interagir et s’apprécier les un(e) et les autres. Les dialogues se font au travers de votre Avatar et l’Avatar d’une ou plusieurs autres personnes. Ainsi donc, sur les réseaux sociaux, un Canard jaune peut discuter politique ou broderie avec un samouraï rose, il se pourrait même qu’un chien, un avion, une femme dévêtue et Johnny Halliday prennent part à cette même discussion. Jusque là, tout va bien, puisqu’il n’est pas nécessaire de montrer sa bobine à tout le monde ou d’utiliser son véritable nom de famille pour surfer sur le Web. Néanmoins, cet avatar se permet de dire et de faire tout ce que l’on ne pourrait pas faire dans cette vie de tous les jours. En d’autres mots, votre avatar est-il en bonne santé mental ?

 

Mon Avatar est hyper-narcissique !

Il est peut-être bon de vous rappeler qu’il s’agit ici de votre avatar et non de vous en tant que personne physique. « Miroir, miroir... dis-moi qui est vraiment mon avatar.  » Il ne faut pas abuser des bonnes choses, c’est bien connu, toutefois, le monde du Web est une véritable corne d’abondance où, sans modération, tout est possible à tout moment du jour et de la nuit. S’il ne prend pas garde, l’internaute devient progressivement un boulimique du Web, quant à son avatar, il devient un personnage narcissique, un pervers narcissique ou un hyper-narcissique. Votre Avatar a-t-il un comportement modéré vis-à-vis des autres, ou alors, est-il excentrique afin de se démarquer du commun des mortels ? 

 

Ouverture de parenthèse :

Auto-Question

  • Mon avatar est-il narcissique ?

  • Au travers de mes différents réseaux sociaux, il ne fait aucun doute que je fais, au travers de mon Avatar, du racolage médiatique et d’audience afin d’attirer les regards sur ma petite personne.

  • Hum... Bonjour, je suis Andy et je suis un hyper-narcissique.

  • Voilà, ça, c’est fait...

Fermeture de parenthèse.

 

Moi, personnellement, je pense que :

« Avant de pouvoir donner, il faut apprendre à recevoir. » Certains avatars sont de véritable source de « savoir » de « vérités vraies » « d’absolue évidence » ou de « luminescence spirituelle », cela frise parfois la masturbation intellectuelle dans de longs monologues où il n’y a aucune place pour recevoir l’avis rédhibitoire des autres intervenants. Votre avatar se comporte-t-il de cette façon ? Dans ce cas, votre avatar est un hyper-narcissique, il aime briller par son savoir, sa dominance et par sa façon d’imposer sa vision des choses. L’Avatar serait-il une extrapolation jouissive du « Moi, personnellement, je pense que... » ?

 

Les « avatars sirènes »

« Ulysse voulait entendre le chant des sirènes. Afin de ne pas succomber à la tentation de ce chant séduisant et sombrer dans les abîmes, il s’est attaché au grand mat de son navire. » Les « avatars sirènes », masculins ou féminins, utilisent la détresse pour mener les internautes à la dérive. Ce sont, en général, des maniaco-dépressifs, ce genre d’avatar à ce besoin vital de recevoir de l’attention au travers de ce naufrage perpétuel dans lequel il ou elle trouve le moyen d’exister ou de subsister. La détresse et la souffrance de ce genre avatar sont bien réelles, vous ne devez pas sous-estimer la détresse de ces personnes, elles sont parfois au bord du suicide. Cet avatar usera de manipulations impulsives ou compulsives, se formulant par une infinie tristesse entraînant l’entourage de cet avatar dans un profond désarroi, espérant ainsi produire une grande empathie. Dans les cas extrêmes, « l’avatar sirène » devient anxiogène et tente de partager sa douleur par le transfert émotionnel, de manière à ce que les autres puissent comprendre cette souffrance et avoir de la compassion. Lorsque votre avatar sera épuisé et à court d’arguments encourageants, « l’avatar sirène » sera déjà en quête d’une autre victime en jouant au sémaphore afin que d’autres navigateurs du Web s’échouent sur les plages de son nombril. Il serait donc judicieux, pour la santé mentale de votre avatar, de vérifier l’historique de cet « avatar sirène », avant de lui offrir votre aide et vos encouragements. La psychologie de comptoir peut se retourner contre vous, soyez vigilant.

 

Ami(e) à Mi-ami(e) pour toujours...

Les réseaux sociaux permettent de retrouver des ami(e)s, de la famille et de faire de nouvelles connaissances. Votre avatar est-il un dictateur ou une dictatrice qui s’ignore dans le cercle de ses ami(e)s ? « Si tu es vraiment mon ami(e) alors montre-le en partage ceci  » serait-ce par manque d’audience ou serait-ce le moyen de se rassurer sur la présence amicale virtuelle que de tels agissements se font sur les réseaux sociaux ? Toutefois, succombant à ce chantage affectif, certains avatars feront preuve d’une grande charité Facebookienne, Twitterienne ou Googleienne en partageant ce statut autocratique afin de rassurer cet avatar en mal d’amour ou d’amitié.

Les «  J’M » sont parfois la cause de jalousie entre avatars. Les ami(e)s de mes ami(e)s avatar ne sont pas forcément mes ami(e)s donc : « pourquoi ton avatar clic-t-il « j’M » sur les statuts des autres et pas sur le mien ? » Les avatars souffrent parfois du manque d’audience et d’attention, cela mène occasionnellement aux scènes en trois actes et les préavis de grands adieux (provisoires.) (Dont les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell.) Il s’agit d’une véritable souffrance qui atteint l’internaute qui se cache derrière son avatar. Certains avatars vivent sous le régime dictatorial de l’émocratie amicale, cela veut dire que les ami(e)s sont la propriété exclusive du cercle des ami(e)s de cet Avatar (avec un grand A.) Ce que votre avatar s’appète à publier ou partager pourrait être très mal interprété par d’autres. Un avatar aime séduire, d’ailleurs, il aime que les autres l’aiment, c’est un comportement naturel dans le surréalisme du Web. Comme partout ailleurs, la jalousie est présente sur les réseaux sociaux, il n’est donc pas rare de croiser des dialogues vaudevillesques dont les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell. Votre avatar souffre-t-il, lorsque celui-ci passe inaperçu au milieu de tous ?

 

D’Ego à Égaux.

La liste des comportements étranges des avatars serait bien trop longue à exposer ici. Pour satisfaire votre curiosité, il vous suffit d’ouvrir un nouvel onglet sur votre navigateur, de vous inscrire l’un des nombreux réseaux sociaux afin de constater par vous-même ce phénomène d’hyper-narcissisme. L’avatar hyper-narcissique peut devenir un être cruel, manipulateur et même, représenter un danger pour lui-même et son entourage. Êtes-vous une personne intéressante dans la vie ? Seriez-vous trop timide pour vous exprimer en public ? Auriez-vous le sentiment de ne pas être à la hauteur de toutes ces exigences que l’on vous impose dans votre vie de tous les jours ? Dans ce cas, il serait fort probable que l’on s’intéresse à votre avatar par sa façon de s’exprimer en toute liberté et sans contraintes. Toutefois, votre avatar se comporte-t-il de façon raisonnable ou bien serait-il un véritable Mr Hyde  ?

Sur le Web, être fidèle à ce que nous sommes vraiment, s’avérer être un véritable exercice de style, puisque l’avatar permet de dire et de faire ce que nous ne ferions peut-être pas avec notre entourage proche et notre milieu professionnel. Donnerions-nous la parole à notre subconscience au travers de notre avatar ? Fort heureusement, tout le monde n’est pas tout le monde, il y a des exceptions à la règle, des personnes remettent régulièrement en question leur avatar afin de ne pas sombrer dans la schizophrénie chronique.

Votre avatar se manifeste-t-il en dehors du Web ?

Votre avatar devient-il une personne à part entière ?

Cet avatar a-t-il changé quelque chose dans votre vie ?

S’il y a un oui à l’une de ces questions, méfiez-vous des apparences, vous risqueriez de vous faire envoûter par votre Avatar.

 

Entre votre Avatar et vous-même, qui s’inspire de l’autre ? 

 

ATTENTION

_________________________________________________

Un ou plusieurs membres du cercle de vos ami(e)s pourraient se sentir concernés par cet article. Afin de ne pas vous attirer les foudres du cercle de vos amis, une précaution serait d’usage avant de partager cet article sur l’un de vos réseaux sociaux. Indiquez sur votre statut de partage que toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes de votre entourage serait fortuite.

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Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • bnosec bnosec 28 mai 2015 12:28

    Je ne suis pas sur les réseaux sociaux mais quand je ramène ma pomme au troquet du coin je me déguise pas, ça compte docteur ?


    • Fergus Fergus 28 mai 2015 14:12

      Bonjour, bnosec

      Même question en ce qui me concerne : ni compte Facebook, ni compte Tweeter, ni site web, mais des prises de parole dans la vraie vie en société conformes à mes écrits sur AgoraVox. Et je connais d’autres personnes dans le même cas : les intervenants sous avatar du net ne sortent évidemment pas du même moule. 


    • klendatu2 28 mai 2015 14:29

      @bnosec

      Idéalement, il existe au moins quelques ponts entre la présence sur les réseaux sociaux et la vie réelle. Sinon, oui, pour employer les noms d’oiseaux de l’auteur, cela peut être un peu schizo, ou ce que l’on voudra.

      Ceci dit, en matière d’avatar, cet article de psychologie brillant oublie de s’attaquer au problème majeur de l’exobiophilie, pourtant bel et bien présent dans le film du même nom.


    • Andy Andy 29 mai 2015 09:21

      Bonjour @bnosec @Fergus,

      Les relations humaines se numérisent de plus en plus, les troquets du coin deviennent des forums de discussions, comme celui-ci. 

      Cependant, vous voici (comme moi) présent sous la forme d’un avatar (la matérialisation de ce « moi » sur le Web).... Deux « mondes » se distingueraient-ils sur le Web  ? Quelle nuance y a-t-il entre les intervenants, les internautes et leurs avatars ?


    • Andy Andy 29 mai 2015 10:45

      Bonjour @klendatu2

      Fichte ! J’ai dû me plonger dans les méandres du Web pour connaître la définition de l’exobiophilie...  ;o))) J’ai appris quelque chose aujourd’hui... C’est comme « ornithorynque  », c’est qu’il faut savoir le replacer dans une phrase ce mot. smiley))

      Un autre film pourrait être intéressant à voir sur ce sujet : «  Thomas est amoureux », la vérité est-elle ailleurs ?


    • Gabriel Gabriel 28 mai 2015 15:47

      Bonjour Andy, vous avez là un bien bel avatar rouge sur fond blanc...


      • Andy Andy 29 mai 2015 09:22

        Bonjour @Gabriel

        Effectivement, d’où la précision dans le texte m’incluant dans la catégorie des hyper-narcissiques smiley

      • Marc Chinal Marc Chinal 28 mai 2015 23:54

        To be or not to be, always this fucking question ! ;)
        .
        Après, le soi, le moi, l’ego, l’être, la conscience, inutile de chercher un absolu. L’univers bouge trop vite pour qu’il y ait un point d’équilibre fixe. Tout n’est donc qu’équilibre. Propre à chacun.
        Enfin... autant que j’ai pu en apprendre de la vie.


        • Andy Andy 29 mai 2015 09:24

          Bonjour @Marc Chinal ravi de vous lire à nouveau..

          « To be or not to be » être, est un acquis universel, avoir la conscience d’être est une autre question profonde...Vite, une aspirine... smiley)) 

          Qui suis-je ? 

          Où vais-je ? 

          Que fais-je ?

          Et pourquoi suis-je ?...

          Trop penser nuirait à la santé mentale ? 


        • Marc Chinal Marc Chinal 29 mai 2015 15:41

          ..........@Andy
          Trop penser nuirait à la santé mentale ?..........
          .
          Je le traduisais par « La conscience n’apporte souvent que la frustration de son impuissance ».
          .
          Mais une conscience qui frustre, est-elle une conscience globale ? Ne faut-il pas rajouter une dose de relativité à sa conscience, à son existence ? Après tout, « tout est relatif », même la relativité ;)
          Comme disait un maître : « tout ceci est bien beau, mais il faut savoir cultiver son jardin »,
          autrement dit... «   » smiley
          .
          Au plaisir.


        • egos 29 mai 2015 04:19

          Le théâtre et son double


          répond à vos questionnements

          • Andy Andy 29 mai 2015 09:25

            Bonjour @egos
            Sur la grande scène de la vie, nous sommes à la fois les spectateurs et les comédiens dans le rôle de notre vie... nous sommes appréciés ou détestés, mais c’est ça qui fait le spectacle.


          • egos 29 mai 2015 11:19

            @Andy


            ns sommes à la fois les acteurs et les spectateurs de notre propre représentation, 
            scene tangible de l’existence
            le public en constitue le décor et les coulisses nos sentiments

          • gogoRat gogoRat 29 mai 2015 12:16

             Problématique intéressante ... quand, bien sûr, chaque intervenant affronte l’effort de remise en cause introspective suscité.
             
             Toutefois, pour élargir le sujet, il semblerait que le concept d’avatar soit potentiellement en mesure de jouer un rôle plus constructif dans des optiques un tant soit peu ciblées et conscientisées .
             Je pense ici à une suggestion de cahiers de doléances ( même si on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ... de véritable optique démocratique)
             voir cette présentation-mindmap : http://mind42.com/mindmap/b4c7b420-9669-4b79-8212-4a28006c2c26
             et y suivre les noeuds : * objectifs => anonymat => officieux / pourquoi
             
             Dans une telle optique, en supposant que chaque citoyen arrive un jour à maîtriser l’abstraction au point de débarasser un de ses avatars du moi contre-démocratique ...
             on voit bien que la notion d’avatar pourrait faire partie d’une solution à la problématique que l’on pourrait évoquer ainsi :
             - comment inventer à plusieurs ?

             ie :
             La solution du dépôt de brevet se heurte aux éceuils suivants :
             * chaque ’inventeur’ se la joue perso. jusqu’au dépot de brevet (pas d’effet collaboratif jusqu’à ce moment si ce n’est l’utilisation, reconnue on l’espère, de brevets antérieurs )
             * jusqu’au dépôt de brevet, une rétention d’informations et une culture du secret sont favovorisées : ce qui est diamétralement opposé à un idéal de partage et de collaboration des idées
             * les 2 écueils suivants restant néfastes y compris dans une démarche de ’licence libre’ (cf open source des informaticiens), quand, pour éviter qu’un égoïste ne récupère l’idée pour se l’approprier puis la commercialiser, l’inventeur doit protéger son idée pour mieux la rendre gratuite à tous quand elle aura été validée ...

            * une idée notoirement attribuée à une personne en particulier, en fausse la percetion humaine :
             car des sentiments et la a priori (justifiés ou non) sur la personne détentrice de l’idée entachent forément une estimation neutre des potentialités de l’idée ou du concept ...
            * de plus, la question du moi, et du ’mérite’ entre alors en jeu pour démotiver tout nouvel ’arrivant’ sur l’idée en question : il ne sera plus jamais ’le’ primo-inventeur méritant ...

             Alors qu’avec des idées (ou des doléances) déposées par de ’vrais’ avatars (non entachés de moi) la dynamique pourrait être bien différente
             
             


            • Andy Andy 30 mai 2015 08:52

              Bonjour @gogoRat merci pour ce temps consacré à ce texte ainsi que vos informations en lien. 

              Contrairement aux idées reçues, les réseaux sociaux sont tout, sauf, une démocratie. Entre les murs des réseaux sociaux, les internautes imposent leur dictature. La liberté d’expression est délimitée par une modération légitime de l’espace de liberté d’expression individuel. L’avatar symbolise l’appartenance à cet espace de liberté, comme on clôture un jardin ou comme lorsque nous disposons des bornes pour délimiter les frontières d’un pays.

              L’ironie dans le monde du Web, c’est que les libertés individuelles nuisent aux libertés individuelles... tout le monde peut dire et faire ce qu’il veut (ou presque) et d’autres veulent en faire tout autant. (si pas, plus) Prenons le fâcheux exemple (conflictuel) de la « liberté d’expression » sur le Web. Pouvons-nous dire que nous parlons de liberté conditionnelle d’expression ? Logiquement, comme dans toute démocratie qui se respecte ; les extrémistes, les radicaux, les nationalistes, les idéalistes ainsi que les détraqués de la cafetière (même si leur façon de penser me donne des frissons dans le dos) ont le droit de jouir de cette liberté d’expression. (En respectant les textes de loi venant enclaver les libertés d’expressions.)

              Revenons à la propriété intellectuelle du « Moi. » En faisant abstraction de celui-ci, l’internaute n’est plus lui-même, donc, l’avatar devient inutile. Serait-ce comme ce « bot » « Monsieur L’Huissier » sur Twitter ? Celui-ci est programmé pour remettre les points sur les « i » de la « Républ que França se » ? Les mots clés concernant le gouvernement et les membres de celui-ci vont le faire réagir illico... ces mots clés, moteur de l’avatar « Bot », sont le fruit d’une pensée collective d’anonymes.

              Ce concept de doléance ressemble à ce qu’est Wikipédia, non ? Mais alors, qui seront les pairs modérateurs de cette pensée collective ? 

              Il en va de même ici, ce texte correspond-il à la ligne éditoriale @AgoraVox ? Avant la diffusion de ce texte, les modérateurs du site ont pris en considération les doléances des modérateurs participants. Il s’agit donc d’un vote démocratique «  anonyme » dans le cadre de la liberté d’expression. Qu’en pensez-vous ?


            • gogoRat gogoRat 30 mai 2015 20:32

              tentative de réponses - premier point :

              * Ce concept de doléance ressemble à ce qu’est Wikipédia, non ?

               >> - non, pas vraiment, à mon idée :
               La différence essentielle tient au concept de ’un homme (un citoyen : un Français), une voix’

              et au concept ’technique’ visant à garantir le respect de ce concept :
               pour les doléances suggérées, la caution apportée par chacun est limitée à une fraction d’un même et ’poids’ d’expression accordé à chacun. ex : si vous cautionnez le nucléaire à 60% de votre poids d’expression, vous n’aurez plus que 40% pour cautionner le flicage des chômeurs ... et tout le reste de ce que vous voudriez cautionner
               - Alors qu’avec Wikipédia, vous pouvez faire influer votre acception de la Culture et du savoir sans limitation autre qu’un contrôle effectué par une fraction des passants encartés dans un système qui se veut, disons, collégial ... ( collégialité = démocratie ? à voir ...)

               

              * Mais alors, qui seront les pairs modérateurs de cette pensée collective ?

               >> - je ne suis pas certain qu’un idéal d’égalité en dignité soit vraiment compatible avec ce concept de ’modérateur’ . Un doléance ne peut être ’modérée’ que par le degré de caution apporté ou non par chacun de tous les citoyens.


              • gogoRat gogoRat 30 mai 2015 20:50

                tentative de réponses - second point :

                Il en va de même ici, ce texte correspond-il à la ligne éditoriale @AgoraVox ? Avant la diffusion de ce texte, les modérateurs du site ont pris en considération les doléances des modérateurs participants. Il s’agit donc d’un vote démocratique «  anonyme » dans le cadre de la liberté d’expression. Qu’en pensez-vous ?

                >> - même considération que dans ma réponse précédente, concernant Wikipédia.
                 Que ce texte réponde à la ligne éditoriale d’
                @AgoraVox  ? Peut-être.
                 Mais si je voulais m’en faire une idée, il faudrait j’aie toutes les cartes en main pour étudier les mesures et évaluations opérées pour estimer cette adéquation. Je ne saurais cependant que ce que semblent cautionner les adhérents convaincus d’une ’démocratie’ reconnue comme telle en interne.
                 Un non adhérent, ou un simple curieux, ne consulte cependant pas forcément le site parce qu’il le cautionne.
                 La différence avec les exigences d’une démocratie tient au fait que le curieux reste libre de passer son chemin, tandis que le citoyen a beaucoup moins la latitude d’aller voir ailleurs si l’air est plus frais


                • Andy Andy 31 mai 2015 09:13

                  Bonjour @gogoRat

                  «  La liberté d’expression nuit à la liberté d’expression  »... disais-je dans le commentaire précédent. S’il faut prendre en considération la liberté d’expression et les propos utilisés au travers de l’univers du Web, ce système de doléances, pourtant démocratique, mettrait, paradoxalement, fin à la démocratie. Toutefois, j’ignore ce que cela pourrait produire dans une société «  émocratique. »

                  Notez au passage que j’accepte démocratiquement votre subtil détournement de propos.  smiley  Je deviens dès lors, par le biais de mon Avatar, porteur des vôtres (profitez-en, car ce n’est pas tous les jours que cela arrive dans les dictatures locales du Web) cela étant dit, nous pouvons poursuivre cette réflexion.

                  Le système de doléances, dont vous nous proposez le sujet, se formulent aujourd’hui par des pétitions signées par des milliers de personnes voulant « agir » ou « réagir  ». Cela veut dire que ces personnes s’engagent et ont cette volonté d’agir de façon binaire dans le « pour » ou le « contre » d’une cause (une loi). Le système politique étant ce qu’il est, la population va choisir de mettre en place des personnes qui vont créer, modifier et remettre en place des lois. C’est comme chez Darty, il s’agit d’un « contrat de confiance » sauf, qu’il n’y a pas de SAV. Lorsque le/la candidat(e) est élu(e), c’est un « contrat de confiance » en CDD. D’après ce que j’essaye de comprendre, ce système de doléances serait un référendum en lecture continue dont l’argument principal serait une enchère de points octroyés par les citoyens ?

                  Les élections sont une vitrine de l’engagement personnel, l’abstention n’est pas anodine. Cela signifie que les non-votants se sentent impuissants devant la machine politique. « De toute façon, en sachant ce qu’on sait et en voyant ce qu’on voit médiatiquement, qu’importe l’élu(e), cela ne changera rien à notre petite vie.  » Se disent-ils... (peut-être.) L’esprit critique populaire étant ce qu’il est envers les politiciens et les politiciennes, croyez-vous que la population aurait une quelconque confiance en ce système de doléances ? Je vous suggère une campagne d’information et de communication ainsi qu’un sondage auprès de la population. Ce sondage, appuyé par une bonne communication, donnerait une dimension réelle à votre projet auprès des citoyens. Cela dit, en autre critique constructive, je vous suggère également de vulgariser votre projet, afin que celui-ci soit accessible et compréhensible par le plus grand nombre de personnes. Simplicité = Efficacité.

                  À titre d’information : « La liberté d’expression nuit à la liberté d’expression.  » C’est-à-dire : dans la théorie de la relativité du flux continuel du Web, l’espérance de vie d’un article, d’un commentaire ou d’un statut diffusé sur les réseaux sociaux n’est que de trois jours. (selon l’intérêt du sujet) si ces propos ne sont pas rediffusés, partagés ou entretenus, le développement de notre conversation sera absorbé par ce flux d’expression perpétuel au travers de l’univers du Web. La question est la suivante : notre conversation, au travers de nos commentaires, serait-elle intéressante pour d’autres intervenants ou d’autres lecteurs ? En d’autres mots, devons-nous poursuivre ce développement, l’alimenter, le partager et le diffuser  ?

                   


                • gogoRat gogoRat 31 mai 2015 10:56

                   !@Andy
                   merci pour l’intérêt dont témoigne votre réponse.

                   D’abord rectifions cette idée fausse qu’il s’agirait ici d’un détournement de propos de ma part.
                   Lorsque je publie mon souhait d’ élargir le sujet, il se s’agit pas d’une subtilité.
                   Libre ensuite à quiconque de témoigner d’une défiance personnelle en prêtant à ce propos des intentions que je n’ai pas, (pas plus que mon avatar) ... mais un verdict renseigne plus sûrement sur celui qui le prononce que sur ce qui est jugé sans procès contradictoire. Merci tout de même de me permettre, en avouant votre défiance de tenter d’assurer ma défense.
                   Il est vrai que, ’au passage’, l’exemple que j’ai choisi pour montrer une possibilité d’utilisation positive du concept d’avatar me permet d’évoquer la suggestion d’un autre concept.
                   Je ne sache pas qu’il soit inintéressant de débattre sur les potentialités constructives du concept d’avatar dans l’optique de bien concevoir, collectivement, le sous-concept d’anonymat officieux que j’ai évoqué.

                   à votre pétition de principe : « La liberté d’expression nuit à la liberté d’expression »
                   j’opposerai cette remarque de JJ Rousseau (Du contrat social) :
                   ’ Mais Mais si lʼabus est inévitable, sʼensuit-il quʼil ne faille pas au moins le régler ? Cʼest précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l’égalité, que la force de législation doit toujours tendre à la maintenir’

                   En l’occurrence dans l’évocation du concept de cahiers de doléances, il ne s’agit même pas de législation, mais de recherche active collective de consensus pouvant guider la recherche d’une légitimation de décisions législatives.
                   Et là, je n’aurai pas la prétention de tenter de vulgariser la subtilité du concept, étant convaincu, (avec JJ Rousseau et bien d’autres) qu’un peuple ne peut avoir que la démocratie qu’il mérite : ce qui n’empêche pas d’envisager l’utopie pour la rendre possible un jour quelque part.

                  Pour ce qui est de votre interprétation du système de doléance, il semblerait que nous ne soyons pas tout à fait sur la même longueur d’onde : le dispositif de doléances évoqué a justement pour ambition d’éviter les tares de la technique des sondages ...
                   
                   Un ’contrat social’ est très sensiblement différent d’un ’contrat de confiance’ et la recherche de consensus ( de mesure de la ’volonté générale’) est bien autre chose qu’enchère de points octroyés par les citoyens !

                  Quant à la question ’devons-nous poursuivre ce développement, l’alimenter, le partager et le diffuser’,
                  mon avatar témoignera que ce devoir dépend de convictions personnelles qui n’ont pas à tenir compte du positionnement des autres. (cf loi du jury de Condorcet)
                   Par contre, le pouvons-nous, jusqu’à quel point est-ce pertinent ? Je dirais qu’un équilibre est à chercher entre l’instant, le moment et une relativisation philosophique :
                  un peuple ne peut avoir que la démocratie qu’il mérite !


                • Andy Andy 2 juin 2015 06:41

                  Bonjour @gogoRat

                  Il ne fait aucun doute que ce concept de doléances part d’une bonne intention, toutefois, certains éléments dans l’architecture de ce concept me sautent aux yeux. Voici une critique qui se veut constructive et à votre service.

                  Deux points, deux failles ? Il faut avoir l’esprit perfide afin de ne pas se laisser surprendre par l’imprévisible, dirais-je, sournoisement. Les paramètres d’entrée et le taux de participation à ce cahier de doléances seraient-ils des points faibles ?

                  1 — Le taux de participation.

                  En consultant à nouveau votre arbre descriptif « Doléances », le premier mot qui me vient à l’esprit est : complexité. Bien que je puisse comprendre ce principe dans les grandes lignes, je m’interroge sur l’accessibilité citoyenne de cet outil. Pensez-vous qu’il soit utilisable et facilement compréhensible par Monsieur et Madame « tout le monde » ? Le nombre de participants serait-il filtré par les connaissances et les aptitudes individuelles ?

                  2 — Les paramètres d’entrée.

                  Nous ne vivons pas au pays des gens heureux, là, où tout le monde est gentil. L’Homme possède en lui cet instinct naturel de vouloir maîtriser ce qui ne l’est pas, ceci, afin de se l’approprier et de s’en servir. Si l’Homme ne peut maîtrise cette chose, il détruira celle-ci afin que cela ne puisse pas devenir une menace pour lui-même. Ce concept collaboratif ne serait-il pas facilement manipulable, influençable autrement dit, pourrait-il être détourné de sa fonction initiale ? Ce cahier de doléances pourrait devenir un outil précieux pour l’une ou l’autre couleur politique. Il se pourrait également que cet outil soit détourné de son principe fondamental en devenant un outil de propagande au service d’un mouvement communautaire. « L’union fait la force » et dans ces conditions, les avatars (anonymes possédant une idéologie commune) pourraient s’approprier ce cahier de doléances afin que celui-ci devienne la référence et tronquer ce «  désir » des citoyens.

                  Quelles seraient les garanties de fiabilité et de sécurité de ce système  ?

                  Comment faciliter l’accès (lectures et participations) à ce cahier de doléances aux personnes n’ayant aucune aptitude en informatique ?


                • gogoRat gogoRat 2 juin 2015 14:10

                  Bonjour @Andy,

                   votre réponse semble ignorer la portée de la réponse qui y est déjà faite dans ma ’conclusion’ précédente !
                  un peuple ne peut avoir que la démocratie qu’il mérite !

                   Là encore, les pessimistes, (’déclinistes’ diraient nos ’élites’ ? ) ou ceux qui (comme vous ?) n’ont en fait aucune foi en l’idéal démocratique et en les capacités du commun de la population, pourront avoir tendance à interpréter cela comme une prétention de prise de hauteur dédaigneuse d’un bas-peuple.
                   
                   Mais la plus élémentaire logique pourrait par contre inciter à bien vouloir envisager que, qui a pris la peine de détailler une suggestion (fut-elle complexe - et même, a fortiori) pour la soumettre à la sagacité de celles et ceux qui voudraient bien collaborer collectivement, doit avoir un minimum de confiance respectueuse en la capacité d’entendement du commun de ses semblables ....

                   Si je (ou mon avatar) n’est ni ’pessimiste’, ni ’décliniste’, ni incapable de maîtriser les complexités que nous devons maîtriser, ni naïf et sot au point de ne pas savoir faire face aux risques de détournement de toute idée et toute entreprise qu’il estime intéressante ... pourquoi faudrait-il que les autres soient forcément atteints de tares qui les condamneraient tôt ou tard à devoir s’en remettre aux esprits éclairés de dictateurs ?
                   La question reste ouverte : à chacun d’y répondre individuellement ... et c’est peut-être pour en évaluer la réponse qu’il serait judicieux de co-inventer et co-réaliser des cahiers de doléances permettant à chacun et à tous d’éviter la prétention, incohérente, d’y répondre tout seul .


                • COVADONGA722 COVADONGA722 2 juin 2015 07:17

                  « puisque l’avatar permet de dire et de faire ce que nous ne ferions peut-être pas avec notre entourage proche et notre milieu professionnel. »


                  hé hé qu’il croit le « doctus » , nous ici en bas les sous-chien le peuple bâillonné et inaudible dur son sol ! Avons trouvé la brèche dans les murailles de vos concepts de vos discours incantatoires et asservissants ! 

                  S’exprimant dans le virtuel , l ’individu , le citoyen, l ’identitaire , n’aurait ainsi donc plus de légitimité a le faire dans le réel.On comprend l’utilité de ce défouloir des réseaux sociaux . Le dirigeant , l’intellectuel n’a plus a composer avec le vulgum pecum. L’ arasement culturel dans sa quintessence nul besoin d’enseignes mondialisés,
                   Les us comportementales formatés sur le web et la satisfaction virtuelle de l’ego !
                  Yep, désolé avatar rêvé ou exhibitionniste certain des nôtres sont des oriflammes appelant à la révolte réelle, au soulèvement  ! les propos de ces avatars sont des flammèches destinées a foutre le feu au esprits endormis assommés par les soporifiques discours de la classe éduquée !La différence ? c’est que nous ici en bas nous sommes emparés par le nombre de ce qui vous était réservé a vous les « éduqués » : la prise de parole , la diffusion des idées et de la contradiction.
                  Vous pouvez parier que nous ne limiterons pas au verbe la volonté et les désirs de nos avatars !et que c’est le Fer qui suivra !

                  asinus : ne varietur 

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