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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Totnes enlève le haut...

Totnes enlève le haut...

Totnes, ce n’est pas le nom d’une des Femens, ces militantes qui pour protester, exhibent leurs poitrines dans des lieux improbables, mais celui d’une petite ville britannique qui est la première et la plus avancée de toutes les « villes en transition ».

Au moment où la nouvelle ministre de l’environnement, Ségolène Royal, vient de proposer son programme de transition énergétique, 27 mois après l’accession au pouvoir de François Hollande, programme largement critiqué par les mouvances écologistes de tout bord, tant pour son « flou artistique  » en matière nucléaire, que pour son projet de voiture électrique qui va booster la consommation électrique, et donc le nucléaire, (lien) une petite ville anglaise a pris le taureau par les cornes, et sans attendre des lendemains qui déchantent, à réussi son pari : réussir la transition écologique toute seule.

Comme le rappellait Floran Augagneur, dans l’émission de France Culture « les révolutions invisibles  », nous sommes dans le concept des « villes en transition  », et on vient de loin pour voir Totnes, dans le Devon, au sud de l’Angleterre, petite ville de 8500 habitants, ou l’on pratique la fameuse permaculture, cette pratique qui veut tourner le dos aux cultures annuelles et à la monoculture, au profit de systèmes agricoles beaucoup plus intensifs, mais pas seulement. lien

Rendons à César ce qui lui appartient, c’est à Rob Hopkins, enseignant en permaculture, nommé au rang de « Ashoka Fellow », que l’on doit cette innovation, puisqu’il avait crée le modèle de transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale, en Irlande.

Rob Hopkins a donc publié en 2008 son « transition Handbook » traduit et disponible sous le nom de Manuel de Transition (éditions Ecosociété-2010). lien

Pour résumer en quelques mots cet ouvrage essentiel, Hopkins y raconte le point de départ de sa réflexion, dans la vallée de Hunza, en Himalaya (dont j’avais proposé en 2008 un article sur le thème de l’eau de jouvence, puisque l’eau de ce site était d’une pureté exceptionnelle), constatant que les habitants de cette vallée vivaient à l’intérieur de ses limites géographiques, y développant des techniques subtiles leur permettant l’autarcie.

« Tous les déchets, y compris les excréments humains, étaient soigneusement compostés et retournaient à la terre. Les terrasses construites sur les flancs de montagne étaient irriguées avec une précision stupéfiante par un réseau de canaux. Il y avait des abricotiers partout, de même que des cerisiers, des pommiers et d’autres arbres fruitiers. Des pommes de terre, de l’orge, du blé et d’autres légumes poussaient sous ces arbres et autour. Les gens avaient l’air de toujours avoir le temps de s’arrêter et passer du temps avec les enfants qui couraient pieds nus à travers champs. Hunza est tout simplement l’endroit le plus beau, le plus tranquille, le plus heureux et béni d’abondance que j’aie jamais visité auparavant et depuis lors ». lien

Né dans les années 70, suite à la première crise pétrolière, ce concept a longtemps piétiné, avant de s’élargir pour prendre celui de la culture de la permanence, la permaculture, ne se limitant pas à l’agriculture, mais aussi au transport, à l’énergie, la construction, l'activité sociale ou culturelle…en proposant d’autres manières de faire, avec un objectif clair, la transition vers la transformation progressive de la société.

C’est ce qui se passe aujourd’hui à Totnes, ou l’on vise l’autonomie énergétique totale en 2030 et aussi à l’autarcie alimentaire.

Les chauffe-eau y sont solaires, l’électricité éolienne ou photovoltaïque, la monnaie est locale incitant à consommer sur place, et les véhicules sont alimentés par la transformation de déchets organiques, permettant la production de méthane, lequel devient carburant.

Cette expérience montre comment un petit groupe peut responsabiliser l’ensemble d’une communauté, lui permettant de devenir actrice de son futur, sans attendre que tous les habitants de la planète se mettent un jour au diapason. lien

A Totnes, les haies ont été réhabilitées, les pâturages sont gérés avec tendresse, et les liens sont étroits entre les plantes, la faune, et les humains. lien

On y découvre des « jardins forestiers », on tisse le chanvre et le lin, on échange les semences, (ce qui est devenu légal il y a peu) les parcs sont plantés d’arbres fruitiers, les communautés vivent en étroite harmonie, décidées à respecter la planète, ayant une empreinte carbone minimale, et on y vient du monde entier pour tenter de profiter de cette expérience réussie, afin de la reproduire ailleurs. lien

En France, plusieurs communes sont tentées par l’expérience de la permaculture, et l’association « Brin de paille » est prête à distiller ses conseils au sein de l’Université Populaire de Permaculture.

Cette université propose de mettre en place la permaculture à tous les niveaux, de celui d’une ville, à celui d’un potager, en passant par un balcon, une ferme, un quartier, un village. lien

On découvre en permaculture des méthodes de culture plus surprenantes les unes que les autres, comme par exemple celle des pommes de terre cultivée sous une tonte de gazon.

Je l’ai expérimenté personnellement avec succès, et on peut être surpris que ça ne soit pas pratiqué régulièrement, tant la méthode est simple.

On pose sur le sol des pommes de terre en train de germer, on recouvre avec l’herbe coupée d’un gazon, voire de paille, et c’est pratiquement tout.

Dans ces nouvelles pratiques de culture, les plantes aromatiques, médicinales, voisinant avec tous les légumes, on peut aussi ajouter au matériau couvrant les tubercules, des feuilles de consoude, riches en potasse. Détails sur ce lien

Quelques semaines après, on peut faire sans beaucoup d'efforts, une belle récolte de pommes de terre de jolie taille, toute propres. lien

Une méthode originale consiste à les faire pousser sous de grandes feuilles de carton. lien

Mais le projet de villes et villages en transition ne concerne pas que la culture des fruits, des légumes, il s’agit aussi de réduire puis d’abandonner la consommation d’énergie fossile, de penser l’économie aux couleurs du local, d’acquérir les connaissances qui permettront de réaliser la transition et de produire et consommer sur place chaque fois que c’est possible.

En privant les grandes surfaces de clients, on limite aussi le transport des marchandises, et la pollution qu’il génère.

Ce qui explique aussi la création de monnaies locales ne permettant que de vendre, ou d’acheter, des produits fabriqués sur place. lien

Il s’agit aussi de progresser en matière de santé, car en consommant des produits sains, de saison, on échappe aux poisons que nous distille l’agriculture intensive, et on renforce notre organisme, nous permettant d’être moins exposés à toutes les maladies de ce siècle, et au lobby de bigpharma, d’autant qu’au milieu des légumes qui poussent en harmonie les uns avec les autres, se trouvent aussi des plantes dites médicinales.

Aujourd’hui, on dénombre plus de 2500 initiatives de Transition dans le monde, dont 150 en France, réunies dans le Réseau International de la Transition. lien

Tout cela rejoint bien sur le parti de la décroissance, cher à Paul Ariès, le politologue et rédacteur en chef du mensuel «  les Z’indigné(e)s  » puisque ses préoccupations sont convergentes, passant par la lutte contre l’obsolescence programmée, la fabrication de produits durables, chantre aussi de la gratuité et du revenu social démonétarisé. lien

On sait que le niveau de production de pétrole de 2006 ne sera jamais atteint, positionnant le symbolique point appelé « pic », amenant une fatale et régulière augmentation du prix du carburant et qu’un jour ou l’autre, malgré les promesses mirifiques défendues par les lobbys en énergies fossile, s’appuyant sur des forages de plus en plus profonds, dans les milieux de plus en plus sensibles, ou sur des technologies contestables et décevantes comme les « gaz de schiste », il faudra bien trouver une alternative, d’autant que ces énergies fossiles sont à l’origine de tant de conflits, tant de guerre, avec leur cortège de morts.

On sait aussi que l’intervention de l’armée française au Mali est surtout destinée à protéger les intérêts des lobbys nucléaires… que le nucléaire est responsable de milliers de cancers, et que personne n’est à l’abri d’un accident majeur comme on l’a vu récemment au Japon.

Le pétrole et le gaz sont aussi vecteurs de quantités de conflits, de pollutions, de dictatures : de l’Egypte à l’Iran, en passant par la Russie, le Nigeria, l’Irak, et tant d’autres pays, le jour ou les gouvernements décideront d’autres choix, ces conflits là n’auront plus raison d’être.

Henri Kissinger n’avait-il pas dit : « contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations » ? lien

Alors, disent les promoteurs de la transition, il est grand temps de tourner la page…

Mais le message le plus important de ces promoteurs est peut-être de démontrer que la transition peut commencer à un niveau personnel, le plus petit niveau de transition, lequel peut commencer sur le balcon de chaque individu, dans son jardin, dans un hameau…sans attendre d’improbables décisions politiques.

Car comme dit mon vieil ami africain : « rire, c’est comme les essuie-glaces, ça permet d’avancer mais ça n’arrête pas la pluie  ».

L’image illustrant l’article vient de « carfree.fr »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

Un diaporama à voir ici

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95 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 12 août 2014 08:35

    +++ Très bon article avec d’un côté des gens intelligents et de l’autre nos magouilleurs professionnels...

    Il faudrait simplement que les peuples comprennent que le monde nous appartient..

    Que nous devenions responsable de nos vies..en faisant abstraction des mafias qui nous gouvernent.. !


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 11:33

      exact claude-michel

      il ne faut plus attendre de nos dirigeants qu’ils prennent les décisions qui s’imposent,
      à nous de les prendre.
       smiley

    • Marc Chinal Marc Chinal 14 août 2014 12:32

      Avec plus précisément 3 côtés :

      • - le côté de ceux qui vivent dans le système, tranquilles, bien placés
      • - le côté de ceux qui rebellent mais continuent à travailler pour le système, continuent à avoir un salaire, à consommer dans la société du gaspillage, etc
      • - et il y a ceux qui ont compris que l’utilisation de monnaie était la clé du système, et que sans, les magouilleurs n’avaient plus de moyen de pression... Alors allez au fond des choses, et réfléchissez sans vous arrêter sur le chemin.

    • caillou40 caillou40 12 août 2014 09:10

      Excellent...il reste encore (dans ce monde de brute) des personnes pour faire bouger les lignes...c’est encourageant.. !


      • Fergus Fergus 12 août 2014 09:38

        Bonjour, Olivier.

        Excellente idée, ce papier sur Totnes. Cette petite ville du Devon a fait l’objet d’un reportage diffusé sur Arte en 2012. Il était alors dit que près de 400 villes dans le monde avaient engagé une démarche analogue. Sans doute s’agit-il là d’un mouvement de fond, même si ce nombre semble aujourd’hui encore dérisoire. Du moins faut-il l’espérer...


        • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 11:35

          Bonjour Fergus

          oui, et aujourd’hui en 2014, ils sont 2500... c’est encourageant.
          à ce rythme, dans deux ans...il devrait y en avoir plus de 10 000 !
           smiley

        • Fergus Fergus 12 août 2014 15:22

          @ Olivier.

          Super nouvelle ! D’autant plus que, comme dans tous les domaines, il y a un point critique : au delà, le mouvement devient irréversible.


        • chapoutier 12 août 2014 09:50

          bonjour
          ce japonais, Yushinori Kaneko, pratique depuis les années 70 une agriculture totalement bio, qui lui permet de nourrir 40 familles avec seulement 3 hectares totalement bio.

          ’’

          Sa ferme couvre trois hectares dont une moitié en champs et l’autre en rizières. Il exploite aussi quelques bois publics dont il tire de la nourriture pour ses trois vaches qui lui fournissent en retour du lait et de la fumure. Il produit du riz, du soja, du blé, soixante variétés de légumes dont une vingtaine en simultané. Il repique son riz, en juin, et le récolte en octobre. En novembre, il sème un blé qu’il moissonne en juin. Puis, à la mi-juillet, il met en place un soja qu’il récolte en novembre, derrière lequel il sème un colza qui lui sert d’engrais vert et dont il utilise l’huile pour faire tourner le moteur de son petit tracteur.

          Il n’use d’aucun pesticide chimique car il pratique la lutte intégrée et emploie, par exemple, des coccinelles contre les pucerons. Il produit aussi un vinaigre de bambou qui fait, semble-t-il, un bon pesticide, ainsi que de l’écorce de riz incinérée. Il récupère l’eau de pluie pour irriguer les serres à l’aide d’une petite pompe qui fonctionne à l’énergie solaire. Cette même énergie accélère la fermentation de sa petite unité de biogaz dont il récupère le digestat pour arroser un compost nourri en grande partie de feuilles qu’il va chercher dans les collines avoisinantes.’’’


          • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 11:37

            chapoutier...

            bonne info !
            elle prouve bien, s’il le fallait encore, que la transition est en marche un peu partout...
            et ce n’est qu’un début.
             smiley

          • foufouille foufouille 12 août 2014 14:21

            très peu d’info, en tout cas. 10 à 30 familles suivant les versions.

            et 6 stagiaires


          • chapoutier 12 août 2014 14:39

            foufouille
            il suffit de taper ’’Yushinori Kaneko,’’ et tu aura d’avantage d’info.

            ce japonais est à l’origine de ce qui commence à se pratiquer ( trop peu) en France, genre abonnement chez un paysan local qui te confectionne un panier hebdomadaire de produits de saisons. pour l’instant c’est très élitiste et les prix pas toujours abordable.

            mais l’idée est à creuser et à généraliser, le paysan vit mieux de sa production, le client à des produits de meilleure qualité,


          • foufouille foufouille 12 août 2014 14:56

            il suffit de taper ’’Yushinori Kaneko,’’ et tu aura d’avantage d’info.

            déjà fait avec google et nada. même en anglais

            le même article déformé en français. ce qui est peu 


          • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 16:33

            ce lien aussi est intéressant



          • chapoutier 12 août 2014 17:17

            en plus de manger des produits qui non pas baigné dans les pesticides et autres saloperies du même genre, cela créer des emplois.

            ceux qui choisissent cette voie devraient avoir un véritable soutient.

            c’est pas bon pour les géants de la chimie et de l’agro-alimentaire, mais on ne vas pas pleurer quand même.


          • foufouille foufouille 12 août 2014 17:59

            o à la place du u, il y a plus de résultats


          • foufouille foufouille 12 août 2014 19:10

            en cherchant un peu, je suis tombé sur cette vidéo

            http://shelf3d.com/FldNFf3XVQQ#Permaculture%20jardin%20foret%20%28extrait%29%20du%20Jardin%20extraordinaire%20de%20philip%20forrer.flv

            et PTDR !

            quel baratineur

            les patates repoussent toute seules au même endroit


          • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 12 août 2014 10:50

            N’oublions pas non plus Claude Bourguignon qui en France se bat depuis de très nombreuses années contre le lobby agro-alimentaire et propose de modifier radicalement les modes de culture.

            Ses propositions sont très intéressantes, basées sur une analyse scientifique des écosystèmes naturels.

            Plus de pesticides, plus d’engrais, plus de travaux intensifs pour labourer la terre en profondeur (ce qui justement tue l’écosystème).

            On coupe la végétation, on la laisse sur place, ce qui permet à la biomasse de retourner NATURELLEMENT dans le cycle de l’écosystème, puis on sème les graines EN SURFACE (ce qui est fait normalement dans la nature).

            Ensuite, on attend (on peut faire la sieste, faire des galipettes ou aller faire un golf, selon vos goûts) et ... ça pousse tout seul !!!

            La nature n’a pas attendu l’homme pour faire pousser les plantes.
            Elles étaient là des centaines de millions d’années avant l’apparition des premiers hominidés.

            Le seul avantage de la culture « high tech » est d’enrichir les entreprises fabricant tous les produits chimiques toxiques qui viennent empoisonner les terres.

            Autres avantages de la « recette Bourguignon » : Plus de dépenses en combustibles fossiles pour « travailler la terre » (inutilement), des rendements à l’hectare largement équivalents (si on prend en compte l’énergie globale dépensée les rendement sont infiniment supérieurs), les terres ne s’appauvrissent pas, en sélectionnant des espèces locales adaptées à l’écosystème il n’est pas nécessaire de lutter contre les maladies, et surtout les agriculteurs ont du TEMPS LIBRE et ne sont plus les ESCLAVES de l’industrie pétrochimique et des semenciers qui vendent des graines brevetées.


            • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 11:41

              pierre-joseph Proudhon

              bien sur, les époux Bourguignon...
              je leur avais consacré récemment tout un article. lien
              ils font un travail remarquable.

            • gaijin gaijin 12 août 2014 11:09

              salut olivier
              eh oui comme je l’ai moi même découvert il y a longtemps toutes les solutions existent !
              et c’est ainsi pour tous les problèmes sauf un :
              personne ( ou presque ) n’en veut des solutions ....
              celui qui trouve la solution de celui là sera le sauveur de l’humanité


              • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 11:42

                bonjour Gaijin

                tant pis si tous ne prennent pas le même chemin
                l’essentiel n’est-il pas que nous l’ayons pris ?
                 smiley

              • gaijin gaijin 12 août 2014 12:15

                olivier
                oui peut être
                de toute façon c’est la seule chose que nous puissions faire


              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 12 août 2014 11:58

                Merci Olivier pour l’article, un petit rappel à nos mémoires n’est jamais de trop.
                Tout le monde n’ayant pas la chance de vivre dans un environnement progressiste, on peut néanmoins partout commencer à tisser des réseaux. Et agir à un niveau individuel : réapprendre la cuisine, c’est un complément indispensable au jardin perso quand on l’a, et d’expérience je constate que pour convaincre ça vaut tous les discours, à condition de sacrifier d’abord la maisonnée comme cobaye smiley


                • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 16:33

                  Pepe

                  les sacrifiés ont bien de la chance !
                   smiley

                • christophe nicolas christophe nicolas 12 août 2014 19:13

                  Vous avez raison sur beaucoup de point, si on complète cette vision avec un petit module d’énergie à fusion froide, vous voilà autonome.


                  Je me suis trompé pour mon câble supraconducteur, ce n’est pas possible pour les courants forts, problème technique. Quelque part, ça me rassure car je pense que la pollution des réseaux électrique est la plus néfaste, bien plus que le ce pauvre CO².

                  Imaginons... votre petit module de 50 cm3 qui puisse servir pour le chauffage, l’eau chaude, le four, le chauffage de la piscine. La mairie a ses modules pour l’école, etc...

                  Question déplacement, l’avenir est par les airs et croyez moi, vous serez surpris, disons nos jeunes enfants. Silencieux, rapide, non polluant, pratique, sans énergie, les amateurs de chevaux pourront recycler les routes...

                  La santé bénéficiera des médecines douces comme la biologie... 

                  J’avais besoin de bien comprendre la machine de John Searl, pourquoi elle était beaucoup plus efficace pour produire des champs intenses, pouvant aller jusqu’à l’antigravité alors que d’autres systèmes sont bien moins efficaces, je ne comprenais pas, et puis... Là, vous aurez votre module de déplacement pour le mettre sur la voiture, ou la soucoupe, ou le plateau pour transporter les charges, tout l’outillage ou le bateau ou le surf des airs pour les intrépides... ca peut servir pour faire un peu de courant électrique et ça ne consomme rien... 

                  Donc vous aurez votre module de chauffe et vos modules de force pas beaucoup plus gros, pouvant fournir un peu d’électricité, c’est dingue.... pourtant, j’ai la foi à bloc...



                  • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 19:34

                    Christophe

                    bien sur, bien sur...
                    mais vous êtes dans le domaine de la fiction, et j’ai tenu à rester dans celui de la réalité d’aujourd’hui.
                    je ne doute pas, tout comme Jean Pierre Petit, et bien d’autres, que les moteurs magnétiques détrônerons sous peu les « moteurs traditionnels », que des engins volant pourront nous transporter sans bruit, sans pollution, dans les airs, ou ailleurs, sans besoin de pétrole, de gaz, de charbon, ou autre...la fusion froide fera peut-être son apparition...
                    mais aujourd’hui ce n’est pas le cas.
                    mais quand vous affirmez que nous n’aurons plus besoin de routes, laissez nous au moins les chemins,...
                    la marche est un moyen de transport qui a d’autres avantages : elle permet la réflexion, l’introspection, la rencontre...etc et j’imagine que les déplacements dans l’air que vous évoquez le permettront difficilement.
                    merci de votre commentaire

                  • Xenozoid Xenozoid 12 août 2014 19:36

                    olivier tu connais l’aquaponic ?


                    • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 20:52

                      Xen

                      oui, cette aquaculture destinée a produire des perchaude et autres tilapia...qui permet aussi d’apporter des engrais aux plantes... faut voir...
                      sur ce lien quelques explications
                      tu en penses quoi ?

                    • Xenozoid Xenozoid 12 août 2014 21:59

                      que cela marche a gaza


                    • Xenozoid Xenozoid 13 août 2014 15:27

                      https://www.google.nl/search?q=gaza+aquaponics&client=firefox-a&hs=czu&rls=org.mozilla:nl:official&channel=sb&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=-2brU9fBNY7mPI_8gOAG&ved=0CDgQsAQ&biw=1005&bih=947....
                      entre autre j’avais plus de détail mais ne peux pas les retrouver,jái 2 computer et un server, «  »etrange, je t’enverrais plus de détail... mais bon regarde et suis les liens


                    • Xenozoid Xenozoid 13 août 2014 15:32

                      et j’oublie oui , mais j’ai vu une alternative(sans UN) moin couteuse, mais l’esprit est là,tres bien,c’est le commencement de l’autonomie local. le pouvoir n’aime pas, sans les « controle freaks »


                    • Alex Alex 12 août 2014 20:24

                      Olivier,
                      Puis-je me permettre d’apporter une modeste contribution à ces mesures écologiques ?
                      Voici mon idée, née d’un ancien échange avec vous sur les vaches et le méthane.
                      Au lieu de les mettre à la poubelle, on pourrait réutiliser les éthylotests usagés d’une façon utile, car leur embout doit pouvoir s’adapter aisément à un orifice individuel produisant du méthane. Chacun partirait le matin au travail équipé de son capteur de gaz ; le soir venu, il suffirait de mettre en commun les récoltes de la journée pour éclairer – voire chauffer – les chaumières avec un gaz bon marché et sans danger car parfumé d’origine.
                      Je n’ai pas pu faire l’essai avec mes éthylotests, que la préfecture de police conserve jalousement dans son Musée des Records, mais vous pourriez peut-être tenter l’expérience et nous tenir informé.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 12 août 2014 20:46

                        Alex

                        tourner tout en dérision doit être une sorte de jeux pour vous... et pourquoi pas ?
                        ça met un peu de sourire toujours le bienvenu dans ce monde de brutes.
                         smiley
                        ceci dit, vous persistez dans votre erreur, car s’il est bien vrai que lorsqu’un ruminant lâche un pet, c’est bien du méthane qu’il expulse, le méthane que les agents de la transition entendent produire ne vient pas de là... même si les vaches entre autres y contribuent.
                        il s’agit donc de produire ce gaz par la mise en fermentation de déchets...et comme je l’ai dis dans plusieurs articles, qui ne vous ont pas échappé, il y a de quoi faire tourner théoriquement tous les moteurs du pays, poids lourds y compris.
                        votre suggestion quand à récupérer les vieux éthylotest me parait donc peu justifiée, d’autant que pour l’infime quantité de gaz produit, ça pourrait géner considérablement le porteur de cet appareil, surtout s’il veut se déplacer en voiture....
                         smiley

                      • alinea alinea 12 août 2014 23:32

                        Ce que je ne comprends pas Olivier, c’est comment on peut faire du méthane avec des vaches heureuses ? Des vaches, en extensif, qui broutent de l’herbe dans des espaces dont seuls les toros espagnols ont le privilège, pour l’instant ! Ainsi, pour se chauffer les fesses, il nous faudrait garder les vaches en stabulation, sur de la paille, donc du fumier ? Ou bien payer des petites mains pour ramasser les bouses sur ces hectares de prés ?


                      • olivier cabanel olivier cabanel 13 août 2014 10:40

                        alinea

                        le méthane est produit avec tous les déchets.
                        dans le cas des vaches, il s’agit de leurs excréments, des pailles de refus,
                        idem pour tous les animaux... dont l’homme.
                        tout ça est mis dans un digester, porté à 37° et le méthane produit est récupéré, puis compressé après avoir été purifié, afin de le rendre liquide, c’est donc une sorte de gpl fabriqué.

                      • Alex Alex 13 août 2014 13:10

                        « mis dans un digester, porté à 37°... »

                        Olivier,
                        Avec ma proposition, pas besoin d’acheter un « digester » puisque nous sommes pré-équipés et chauffés à 37° smiley
                        C’était évidemment une boutade pour masquer à quel point je suis désabusé.
                        Ancien « paysan » moi-même (enfin, presque : 1 mois par an pendant une quinzaine d’années), j’ai connu une agriculture du XIXe siècle dans un village où il n’y avait qu’un seul tracteur ; des charrues et charrettes tirées par des bœufs ou des vaches, qu’il m’arrivait de garder ; des champs, forêts et ruisseaux qui étaient mes terrains de jeux ; le puits où il fallait chercher l’eau potable ; l’âtre où chauffaient les marmites ; etc.
                        Ce n’est que plus tard que j’ai réfléchi à la dureté de vie de ces gens-là chez lesquels je passais des vacances heureuses et insouciantes, et j’imagine assez mal les Français actuels sortant le fumier des étables chaque jour, s’occupant d’un bétail qui ne tolère pas une journée d’absence, plantant, sarclant, désherbant leurs jardins, et coupant leur bois de chauffage dans la forêt.
                        J’ai aussi connu l’époque où élever des chèvres sur le Larzac était à la mode ; combien reste-t-il de ces éleveurs idéalistes ?
                        Je pense que l’humanité sera obligée de s’adapter par nécessité, pas par choix. Si je suis favorable à ces démarches écolo, je n’en reste pas moins dubitatif sur l’enthousiasme que certaines vont soulever.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 13 août 2014 16:50

                        Alex

                        « combien reste-t-il de ces éleveurs idéalistes ? » demandez vous...
                        Totnes est la preuve qu’il en reste beaucoup plus que vous ne semblez le penser, et si au Larzac, et ailleurs, certains se sont découragés, parce que souvent mal préparés, nombreux sont ceux qui ont continué, et aujourd’hui, devant l’évidence d’une crise profonde, de nouvelles générations se sont levées, avec beaucoup plus de chance de succès.
                         smiley

                      • COVADONGA722 COVADONGA722 13 août 2014 06:54

                        Tes blés une fois coupés, tu laisseras la campagne se reposer pendant un an et, oisive, se durcir à l’abandon ; ou bien, l’année suivante, tu sèmeras, au changement de saison, l’épeautre doré là où tu auras précédemment récolté un abondant légume à la cosse tremblante, les menus grains de la vesce ou les tiges frêles et la forêt bruissante du triste lupin. Car une récolte de lin brûle la campagne, une récolte d’avoine la brûle, et les pavots la brûlent imprégnés du sommeil Léthéen. Mais pourtant, grâce à l’alternance, le travail fourni par la terre est facile ; seulement n’aie point honte de saturer d’un gras fumier le sol aride, ni de jeter une cendre immonde par les champs épuisés. C’est ainsi qu’en changeant de productions les guérets se reposent, et que la terre qui n’est point labourée ne laisse pas d’être généreuse.


                        Virgile Géorgiques livre 1 

                        • olivier cabanel olivier cabanel 13 août 2014 10:40

                          covadonga

                          oui, ce n’est pas une nouveauté, et ç’est toujours d’actualité.
                           smiley

                        • olivier cabanel olivier cabanel 13 août 2014 08:04

                          @ tous

                          écoutez dans cette courte vidéo comment nous sommes manipulés par l’industrie alimentaire.
                          édifiant !

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