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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Traumatisme linguistique

Traumatisme linguistique

Les confessions d'un Bonimenteur

La barre ou le créole universel

Je me dois de vous faire un aveu qui me range dans la cohorte des indigents, des illettrés des temps modernes, des condamnés aux emplois subalternes, des arriérés mentaux et je ne sais quel autre qualificatif. Tout comme le pauvre individu qui ne dispose pas d'un ordinateur et que nos grands savants traitent désormais « d'ordillettrés », je suis un pauvre rebut de la société qui ne parle que le français. Je peux, si vous le voulez tenir une conversation en patois, parler la langue de Couté et comprendre celle de Rabelais, mais jamais, au grand jamais, vous ne m'entendrez m'aventurer dans les turbulences de la langue de Shakespeare.

Pour aller au bout de l'indignité, je n'hésite pas à reconnaître que les neuf années où j'ai eu à subir des cours d'anglais ne m'ont jamais laissé la moindre trace. Définitivement, totalement, radicalement, indubitablement réfractaire à ce dialecte imprononçable, je comprends à peu près ce que peuvent se dire des étrangers à cette langue, des non natifs des nations anglophones. Par contre, dès qu'il s'agit d'un locuteur dans sa langue maternelle, je ne cherche même pas à comprendre et m'enfuis tout penaud.

Je ne peux supporter cette langue dans sa version originale. Mon vieux traumatisme linguistique surgit à nouveau, la douleur toujours aussi vive me vrille les oreilles, me cloue le bec avec une efficacité qui ne s'est jamais démentie. J'en ai des frissons, la chair de poule, je me sens si mal qu'il est inutile de poursuivre plus longtemps cette confrontation navrante. Je suis anglophobe, maladivement, viscéralement, définitivement !

Tout remonte à mon premier cours d'anglais. C'était en sixième. Je revois encore la scène comme si c'était hier. Nous étions dans un préfabriqué monté à la hâte pour intégrer l'afflux de collégiens avec la création des CEG. Je suppose encore que les professeurs n'étaient pas tous au point et cette jeune professeur d'anglais certainement moins que beaucoup d'autres qui faisaient ce qu'ils pouvaient pour encaisser cette première vague de la démocratisation de l'enseignement.

J'avais manqué les trois premiers mois de l'année scolaire, une opération en urgence m'avait contraint à l'absentéisme longue durée. J'arrivais donc, impatient de rattraper mon retard dans une matière pour laquelle mes parents n'avaient sans doute trouvé personne pour venir me donner des cours à domicile. J'étais très ému, ce matin là, je découvrais cette matière qui faisait la spécificité du collège d'alors …

Et ce fut la catastrophe, la honte absolue, le ridicule absurde et ineffaçable. La jeune enseignante, je ne sais pour quelle raison me demande dans cette langue nouvelle pour moi si je suis une fille. Tous mes camarades de souffler derrière mon dos ce premier mot qui sera le dernier. Fier comme Artaban lors de son premier cours de gascon, je décrochai un « Yes » tonitruant.

Je vous fait grâce des rires et des lazzis qui suivirent ce mot qui me resta en travers de la gorge, cette langue que j'ai eue immédiatement en aversion. J'avais pris en grippe la matière et dans un même mouvement tous ceux qui usaient de ce langage. Le reste, les neuf années de gavage inutile furent un calvaire qui m'éloigna à jamais des autres langues vivantes.

À quelque chose, malheur est bon. Je me pris d'une passion dévorante pour le Français, pour les mots et les tournures même si ma dysorthographie pathologique m'en interdisait l'écriture sereine. Pour parfaire ce coup assassin, je subis une nouvelle opération à Pâques et manquai encore un bon trimestre. L'Anglais m'échappait inexorablement !

Alors, quand sur le bateau du capitaine, nous voyons arriver un groupe cosmopolite dont la seule langue commune est ce maudit anglois, je serre les dents tout en faisant bonne figure. Il n'y a pas le choix, la barre est ma bouée de secours, mon refuge pour garder bouche close et ne pas montrer cette humiliation qui n'a jamais cessé depuis ce jour maudit.

Contre mauvaise fortune je dois faire bon cœur et accepter de prendre ce manche qui me déplait presque autant que la langue d'outre Manche. Mais, je n'ai guère le choix si ce n'est que de passer pour un arriéré, ce que je suis certainement aux yeux de ces voyageurs polyglottes. Tant pis pour eux, ils n'auront pas droit à mes bonimenteries. L'expérience de la traduction n'a pas été concluante. Il semble que je sois attaché à ma terre, à ma Loire et à ma langue. Ce n'est pas pour me déplaire !

Linguistiquement vôtre.


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84 réactions à cet article    


  • Radix Radix 22 juin 2013 13:47

    Bonjour Nabum

    J’ai eu une expérience similaire avec l’anglais. En 6ème j’ai eu 4 prof. d’anglais, la première nous a lâché au bout d’un mois pour cause d’accouchement, la remplaçante est arrivée enceinte jusqu’aux yeux et on s’est dit qu’elle n’allait pas nous faire un long usage. La troisième a tenu 3 mois avant de disparaître, on n’a jamais su pourquoi et la dernière était une écossaise avec un accent incompréhensible... même en français !
    Ma 5ème a été similaire à ta 6ème, trois mois d’absence pour cause d’opération au 2ème trimestre !

    Le plus bizarre, c’est que j’ai finis par parler anglais couramment bien des années après (après avoir tout oublier) lorsque j’ai vécu avec une irlandaise !

    Après notre séparation... j’ai aussitôt tout oublié, comme si mon esprit était définitivement rétif à cette langue dont pas un mot ne s’écrit comme il se prononce !

    Radix


    • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 14:27

      « pas un mot ne s’écrit comme il se prononce ! »


      exact.
      Mais le français a d’autres problèmes. Des mots complètement différents et qui se prononcent de la même façon.
      Il était, une fois, cent français à l’étranger, sans connaitre la langue du pays, Ils s’en foutaient. Un jour, l’un d’eux se blesse, il se sent mal, il remarque le sang qui pisse, 
      Il crie « à l’aide », « à l’aide ». Pas de réponse.... il s’en tire de justesse. 
      Depuis lors, il crie « Help » et plusieurs samaritains se présentent. smiley 


    • ffi ffi 22 juin 2013 17:18

      Le français est une langue de l’écrit.
       
      L’écrit contient souvent la mémoire de l’étymologie latine.

      Le nombre « cent », le verbe « je sens », la construction pronominale où s’intercale le pronom « s’en », le substantif « le sang », et la préposition « sans », se trouvent en générale à des places différentes dans une phrase.

      -> quand sans sang je me sens, il s’en sent de deux cents !
       
      Il ne faut pas rêver, toute langue a toujours ses ambiguïtés et cela donc impose des contraintes syntaxiques pour pouvoir être compris.
       
      Le locuteur natif est toujours plus apte à comprendre sans ambiguïté que celui qui ne l’est pas.
      D’où l’importance de pouvoir s’exprimer dans sa langue maternelle.


    • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 19:00

      ffi,

       100% d’accord.
       Comme je l’exprimais dans l’article sus-mentionné, il y a les obligations qui font que l’apprentissage d’autres langues est nécessaire.
       Je ne sais si en France, c’est la méconnaissance d’une deuxième langue, est une règle d’exclusion, mais ici, à Bruxelles, rester monolingue, c’est rester au chômage ou faire de petits travaux de nettoyage. Pouvoir s’exprimer en deux, voir trois langue est un « must. » 

    • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:37

      Radix


      Merci

      Ce témoignage me rassure et me donne espoir

      Vite, qu’une Irlandaise charmante vienne à moi ! 

    • oncle archibald 23 juin 2013 10:06

      Je ris d’avance à la perplexité du rosbif qui lit la simple phrase suivante : les poules du couvent couvent .... 


    • ricoxy ricoxy 24 juin 2013 12:07

      « 

      Mais le français a d’autres problèmes. Des mots complètement différents et qui se prononcent de la même façon.Il était, une fois, cent français à l’étranger, sans connaitre la langue du pays, Ils s’en foutaient. Un jour, l’un d’eux se blesse, il se sent mal, il remarque le sang qui pisse, Il crie « à l’aide », « à l’aide ». Pas de réponse.... il s’en tire de justesse.
       »

      Exemple tiré par les cheveux, car ce ne sont pas les mêmes mots. Que dire de l’anglais, avec son triste cortège de diphtongues, de triphtongues voire de quadriphtongues ... Et un même mot peut se prononcer différemment, selon que c’est un Britannique ou un Américain qui parle (lieutenant, prononcé leftenent par un Britannique, loutenent par un Américain).

      Et le chinois, donc ? Une même syllabe peut avoir jusqu’à une centaine de significations différentes, seul le « ton » permet de les différencier.

      Le français est finalement plus précis.


    • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 14:04

      Pauvre Nabum,

       Contraint de rester en France pour ses congés.
       A vous de me le dire... smiley
       

      • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 14:06

        Moi, c’est pas l’allemand que je regrette de ne pas avoir appris.

        Un an foutu à la poubelle, à cause d’un prof qui ne savait pas manager (tien un mot anglais) sa classe. 

      • ffi ffi 22 juin 2013 17:20

        manager = faire le ménage (par l’ancien français).
        Le manager est une ménagère.


      • vesjem vesjem 22 juin 2013 17:36

        @ l’enfoiré
        des sons identiques pour des significations différentes : idem dans la langue anglaise


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 19:16

        Bien sûr vesjem. smiley


      • vesjem vesjem 22 juin 2013 23:23

        @ l’ enfoiré
        je suis souvent naïf quand l’humour est à double sens


      • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:39

        L’enfoiré


        Comme j’utilise mes pieds, un vélo ou un bateaude Loire pour mes vacances, je n’ai pas de regrets

      • ZEN ZEN 22 juin 2013 14:05

        Hi !
        Bof ! 500 mots de globish d’aéroport suffisent dans le domaine du tourisme de masse, même sur la Loire.
        .Parle-leur de Jeanne d’Arc, pour les faire fuir de honte...
        Ayant pratiqué l’allemand, l’espagnol et des rudiments d’anglais, je me suis décidé à ma retraite d’approfondir le langue de mes voisins d’en face, par des cours au Greta du coin.
        Dur à cet âge, mais pas impossible. J’ai acquis un niveau moyen qui me permet de me débrouiller oralement et de lire un texte sans trop de difficulté.
        Bye !


        • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 14:18

          Hi Zen,

           How are you ? Nice to see yoy again. I remember your text about the low cost. A nice one, indeed.

           Het is better nederlands vanaf het begin te leren. In nederlands, hoor je alle letters. Daarvan is het echt beter dan engels. 

           Quisiera hablar con Usted en espagnol pero que esta la lengua que Usted ha aprendido el mas, non francès, naturalmente ?

           Une langue, si elle n’est pas parlée couramment, s’oublie très vite.
           Le globish, oui, peut-être.
           En fait, on apprend les mots qui sont le plus utilisés dans la fonction qu’on occupe.
           Etre compris et comprendre les autres, c’est le principal.
            

        • ffi ffi 22 juin 2013 17:26

          Il est d’ailleurs fort dommage d’oublier le grec et le Latin, ou même l’hébreu Biblique.
           
          Quoi donc, apprendre des langues qui ne se parlent plus ?
          Mais vous délirez mon cher !


        • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:40

          Zen


          C’est justement ce que je veux éviter, ce discours niaiseux avec quelques mots.

          Alors je prends la barre

        • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:43

          SelenaOndirignee


          Commentaire qui me touche Merci 

          C’est sans doute parce que j’ai un rapport esthétique à ma langue que je n’ai pas pu me résoudre à acquérir des rudiments d’une autre.

          Je crois hélas que pour moi c’est trop tard et j’aime à me réfugier dans ce Français que je chéris tant !


          • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 19:05

            Bonjour Eugène,

             Je me doutais qu’on allait apercevoir un espérantiste.
             J’ai même donné une petite leçon d’esperanto dans mon article.
             Mais, je suis toujours au même point des années après.
             Aucun usage par ici.
             Peine perdue et je donne quelques raisons dans cet article. 

          • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 19:14

            Je crois que nous, belges, n’avons pas cette aversion vis-à-vis de l’anglais comme en France.

            Quand on pratique plus cent langues dans la capitale, il faut une langue passe-partout, utilisée à 95%.


          • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:44

            eugène wermelinger


            Pourquoi pas !

            L’Espagnol sera bientôt plus parlé que l’anglais

          • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:45

            Eugène


            Pourquoi pas

            Je vais suivre ce conseil ! 

          • Richard Schneider Richard Schneider 22 juin 2013 16:22

            Bonjour Nabum,

            Comme vous je préfère le Français à tout autre langue - bien que je sois bilingue (ou presque) français-allemand.
            J’ai de bonnes notions d’ANGLAIS. Oui j’insiste d’ANGLAIS. Ce qui veut dire que je lis les grands auteurs anglo-saxons dans le texte. Mais je déteste cet « anglais des aérogares », décrié par Hagège : « L’anglais détruit notre pensée » - Le Point.
             C’est cette langue (le globish) made in USA qui participe à l’américanisation du monde, à travers la mondialisation libérale qui écrase les peuples. C’est elle qui nivelle par le bas les cultures - un exemple ? la worldmusic, sans relief et sans saveur.
            Le plus regrettable, c’est que tout le monde encourage, au nom du libéralisme, la diffusion de ce pidgin.
            Bonne après-midi,
            RS

            • ffi ffi 22 juin 2013 17:29

              Apprendre l’Allemand rend très facile l’apprentissage de l’Anglais.


            • L'enfoiré L’enfoiré 22 juin 2013 19:09

              ff,

               L’anglais à partir de l’allemand ?
               Là, je suis très surpris. Les cas, accusatif et autres n’existent pas en anglais.
               La construction des phrases est différente. Les verbes sont à la même place en anglais et en français sauf pour les adjectifs.
               Le néerlandais peut-être.
               Les mots multi-composés existent très peu en anglais.
               Des mots d’allemand et de néerlandais peuvent atteindre des longueurs démesurées.

            • ffi ffi 22 juin 2013 21:21

              Personnellement, j’étais assez mauvais en orthographe en Français, mais en Allemand je n’ai jamais eu de problème.
               
              Disons que la plupart des mots de l’Anglais qui ne sont pas issus de latin... sont issus du germanique. (Vater/father ; Mutter/mother ; Gott/God ; gehen/go ; leben/love ; Hand/hand ; Fuss/foot ; Haar/hair ;). Quant à la grammaire, l’anglais c’est un paradis par rapport à l’Allemand du point de vue des déclinaisons.


            • Radix Radix 22 juin 2013 21:42

              Bonsoir Ffi

              La majorité des mots du vocabulaire anglais sont issus du français.

              L’anglais est un mélange de bas allemand et de français, ce qui trompe les locuteurs c’est qu’avec le temps les mots ont évolués différemment en anglais, alors qu’en français ils ont gardé, pour la plupart, leurs sens originel.

              Par contre, je vous l’accorde, pour la grammaire c’est un mixte sérieux avec l’allemand.

              Le fait que les mots anglais ne se prononcent pas comme ils sont écrits, ce qui dans une langue structurée est une aberration, vient du fait qu’à l’époque de la création de cette « langue » cohabitaient dans le pays des saxons et des français et qu’aucun d’eux ne prononçaient les mots comme ils ont finit par être écrits : c’est un mauvais compromis !

              Radix


            • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:47

              Richard


              J’aime ce commentaire qui n’explique pas mon rejet de l’anglais mais qui a depuis longtemps encouragé mon refus de faire le moindre effort pour avaler ce brouet indigeste que vous appelez globish

              Merci

            • L'enfoiré L’enfoiré 24 juin 2013 08:31

              Selena,


              « l’anglais était plus facile lorsque l’on maîtrisait l’Allemand que l’inverse. »
              L’allemand est une langue difficile. Une grammaire très sophistiquée.
              Est-ce dire que plus on connait quelque chose de compliqué, c’est plus facile d’atteindre des choses moins difficiles ?
              A mon avis, non.
              Il faut trouver les point de raccords.
              Hors, il y a plus de liens, de mots transvasés d’une langue à l’autre entre l’anglais et le français.
              L’influence du français sur l’anglais est aussi bien réelle
              Je ne crois pas que cela soit aussi évident entre l’allemand et l’anglais, mais peut-être me trompais-je. 


            • ffi ffi 24 juin 2013 13:57

              S’il y a en effet beaucoup de vocabulaire en Anglais issu du Français, celui-reste de l’emprunt et est donc quelque peu superficiel.
               
              Les mot d’usage très courants sont plutôt issus de germanique
              pronoms personnels : I/ich ; du/you ; er/he ; wir/we ; ihr/you ;Sie/they
              Jours de la semaine :
              Montag, Dienstag, mitwoch, Donnerstag, Freitag, Samstag, SonnTag
              Monday, Tuesday, Wednesday, thunday, freeday, saturday, sunday
              (Donner = thunder = tonnerre ;
              verbes : gehen/go (aller), fallen/fall (tomber),
              adverbe : alle/all (tout)
              beide/ both (tous les deux)

              Le premier point est de comparer les jours de la semaines dans les diverses langues scandinaves. Il est évidant que la langue anglaise emprunte beaucoup au scandinave : Les jours anglais sont d’ailleurs nommés selon le panthéon céleste Nordique :

              Monday signifie comme en français "jour de la Lune (Moon)". Tuesday signifie « jour de Tyr », dieu nordique de la guerre. Wednesday signifie « jour d’Odin (Woden) », père céleste nordique. Thursday signifie « jour de Thor », dieu nordique du tonnerre. Friday signifie « jour de Freya »,déesse nordique de la Beauté et de l’Amour. Saturday signifie « jour de Saturne »,dieu romain du temps. Sunday signifie « jour du soleil (sun) ».

            • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:48

              Selena


              Ne vous en privez pas !

            • OMAR 22 juin 2013 22:04

              Omar 33

              Salut Nabum...

               Sleon une edtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot, n’a pas d’ipmrotncae, la sluee coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la dreneire soenit à la bnnoe pclae.
              Le rsete peut-être dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème.
              La peruve...

              Par contre, j’ai vécu le même traumatisme linguistique avec la langue...... arabe (hé oui...).
              Entre le parlé algérien (demandez pour voir, à un pied-noir) et la langue arabe, il y a un fossé que des « instituteurs » égyptiens voulaient combler avec leur arabe...... égyptien....
              Ajoutez à cela, des textes qui ne sont pas vocalisés....
              Résultat des courses, les responsables algériens communiquent officiellement en arabe, mais en réalité, traitent en français.

              Cordialement


              • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 08:49

                Omar


                Merci pour votre témoignage

                Il y a donc traumatisme que celui que nous impose ce maudit anglais ...

              • oncle archibald 23 juin 2013 10:14

                Nabum : comme vous cancre breveté en langue Anglaise, je crois qu’il n’y a pas que des difficultés linguistiques entre ceux qui n’habitent pas le même coté du « chanel » ...

                Il y a des guerres qui ont duré cent ans, il y une pucelle brulée sur la place du marché, il y a Napoléon à Sainte Hélène, il y a Churchill méprisant de Gaulle, et surtout surtout, il y a le gigot à la menthe et ces espèces de desserts roses et gélatineux dont ils se délectent et qui feraient dégueuler tout homme normalement constitué qui n’est pas né britannique ... 

                Bref ... Toute une histoire ...

                • C'est Nabum C’est Nabum 23 juin 2013 10:48

                  Oncle grincheux


                  Oui mon Oncle, il y a aussi un contentieux qui ne s’effacera certainement pas de si tôt !

                • L'enfoiré L’enfoiré 24 juin 2013 10:05

                  Salut l’oncle,

                   Vous n’avez certainement pas aimé mes commentaires qui ont suivi l’article.
                   Si vous saviez à quel point je m’y suis amusé...
                  Bonne journée, tout de même smiley

                • Montagnais Montagnais 23 juin 2013 10:39

                  L’utilisation massive de la langue des godons est l’une des premières raisons de l’effondrement prochain du monde


                  Nb Shakespeare, grand secoueur de lance, avait dit qu’il mépriserait toujours un homme qui ne saurait convaincre une femme avec sa langue ..

                  Vous .. vous savez .. femmes et hommes sont convaincus

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