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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Un bandeau solaire géant autour de la Lune

Un bandeau solaire géant autour de la Lune






Voici une solution à nos problèmes d’énergie qui semble tout droit sortie d’un livre de science-fiction, mais qui nous rappelle également beaucoup le concept de géo-ingénieurie, cet ensemble de technologies dont le principe est qu’à un changement climatique à l’échelle terrestre il faut répondre avec des solutions à la même échelle. Nous avions vu les propositions de faire entrer en éruption des volcans, ou de mettre en orbite des panneaux solaires géants. Cette fois-ci, le projet Luna Ring propose rien de moins que de ceinturer notre satellite pour en faire un générateur d’énergie (TreeHugger).




Shimizu, l’entreprise japonaise à l’origine de cette idée, ne peut pas être taxée de manque d’ambition, bien au contraire, et pourtant, son plan est déjà très détaillé. Le concept est simple : une ceinture de panneaux solaires ferait le tour de la Lune au niveau de son équateur (soit une longueur de 11 000km environ). L’énergie générée est convertie en micro-ondes ou en rayons lasers qui sont renvoyés en direction de la Terre à l’aide d’une antenne d’une vingtaine de kilomètre de diamètre. A la réception, sur Terre, les rayonnements sont convertis en énergie. Une sécurité fera en sorte que le rayon ne puisse être actif qu’une fois parfaitement synchronisé avec la réception sur Terre.




La largeur du bandeau serait initialement assez petite, mais en revanche elle pourrait faire jusqu’à 400km de largeur, de quoi alimenter en énergie propre l’humanité en entier. Voilà pour la partie « rêve éveillé », mais redescendons un peu sur Terre pour voir comment le tout pourrait être mis en pratique. Techniquement, le bandeau solaire serait construit par des robots eux-mêmes assemblés dans l’espace. Un maximum d’éléments lunaires seraient utilisés, le tout sous l’encadrement d’une équipe d’astronautes sur place. Ce projet doit se penser à l’horizon des 100 à 200 prochaines années. D’une part parce qu’il faudra du temps et beaucoup de moyens pour y arriver. ET d’autre part car si l’on se replace dans l’état d’esprit d’une personne de 1910 ou 1810 ce que nous vivons maintenant relève de la même rêverie éveillée.







Un autre projet toujours japonais de 21 milliards de dollars tentera d’ici 30 ans de mettre en orbite des panneaux solaires avec la même technologie sans fil de transmission de l’énergie.

Voir les 7 idées récemment sélectionnées comme les plus pertinentes de la géo-ingénierie : souffre dans l’atmosphère, calcaire au fond des maires...

TechnoPropres

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8 réactions à cet article    


  • schweitzer schweitzer 21 juin 2010 10:51

    Je propose aussi de mettre une ceinture de chasteté à Rocco Siffredi tant que nous y sommes... A+. Jake.


    • Karash 21 juin 2010 11:01

      Quand on voit que balancer du souffre dans l’atmosphère apparait comme une idée pertinente ...


      C’est beau quand même, l’optimisme humain.


      • krolik krolik 21 juin 2010 12:10

        Oh, l’dée n’est pas Japonaise.
        La première fois que j’ai entendu parlé du projet « Laser energy headmost network » LEHN, c’était en 1991 par le directeur de NPO Astrophysica à Moscou (15000 personnes dans laR&D de laser CO2).

        En fait le problème essentiel c’est de rapatrier la puissance sur Terre, capter l’énergie solaire, on peut s’en occuper soit sur la Lune, soit à partir de satellites en orbite avec des grands panneaux solaires.
        La solution « laser » est le seule qui puisse tenir la route et qui a été expérimentée en partie au moins.
        Il faut que le rayon laser traverse l’atmosphère, et le problème c’est que le rayon en question chauffe l’atmosphère, et crée une anisotropie thermique qui fait diverger le faisceau d’où la perte d’énergie.
        Alors l’idée c’est d’utiliser une fenêtre de passage dans l’atmosphère à la longueur d’onde de 5,2µm, fenêtre qui offre une très bonne capacité de transmission.
        Les lasers CO2 fonctionnent à une longueur d’onde fixe de 10,4µm exactement le double de la longueur d’onde de la fênêtre en question. Alors dans un premier temps il faut équiper le laser d’un système doubleur de fréquence, ça peut se passer pas trop mal avec des cristaux d’optique non linéaire en ZnGeP2 par exemple. Mais il faut que le cristal résiste au passage de l’énergie sans trop chauffer, mais ça se fait dans des applications militaires.
        Traverser l’atmosphère verticalement en optique, sachant que plus on s’élève plus la densité de l’air diminue est équivalent à traverser horizontalement l’atmosphère sur 2km. Si vous êtes capable de traverser l’atmosphère horizontalement sur 2km avec un faisceau optique de puissance à une longueur d’onde de 5,2µ, une partie délicate de la solution est acquise.
        Les Soviets, et NPO Astrophysica ont réalisé cela en 1982. A cette époque des tensions entre la Chine et l’URSS sur la frontière de l’Est, sur les rives de l’Amour.
        La CIA envoie un satellite militaire à changement d’orbite pour aller prendre des photos des mouvements de troupes.
        Mais les Soviets et les Chinois n’aiment pas que l’on vienne mettre le nez dans leurs affaires.
        Alors Astrophysica installe rapidement un laser de puissance CO2 à 1000 mètres d’altitude dans les Monts Altaï pour « éblouir » (flinguer) le satellite en question...Et ils y réussissent.
        15 ans après la CIA s’en souvenait encore !
        Pour résoudre le problème de la focalisation du rayon, dans ce genre de manip par exemple de transmission d’énergie depuis le sol jusqu’à un satellite, les Américains préconisent d’utiliser une gigantesque parabole d’environ 60 mètres de diamètre pour concentrer le faisceau qui s’est dispersé ; parabole avec des petits miroirs mobiles d’optique adaptative.. enfin un bazar assez incroyable à monter dans l’espace.
        Les Russes sont beaucoup plus simples et pragmatiques. Ils utilisent le principe du retour inverse de la lumière dans un système optique.
        Le tout c’est de voir la cible, les quelques photons récupérés depuis la cible sont utilisés dans un système optique dit de conjugaison de phase. En fait c’est la lumière venant de la cible qui est récupérée amplifiée drastiquement et renvoyée à l’expéditeur-cible en retour inverse sur le même chemin optique. Et en l’occurence le satellite-espion de la CIA avait fait « gloup ! ».
        Pour la manip anti-CIA les Soviets avaient envoyé dans l’Altaï une centrale nucléaire mobile., photo ancienne, mais matériel fonctionnant... (ne pas rester trop près tout de même) de 50MW

        Toute cette technologie a déjà plus de 20 ans, donc on peut penser que le problème a bien avancé depuis, surtout aux USA. En 1993 j’ai accompagné le directeur d’Astrophysica aux USA faire des conférences sur le sujet de la conjugaison de phase et vendre la technologie, l’auditoire était très « galonné », et j’ai appris plus tard que nous ne pouvions nous perdre pendant ce trip, car il y avait quatre « services » qui nous pistaient..
        Mais on se demande bien pourquoi à un niveau intermédiaire de décision les Soviets avaient un si grande frousse de la Guerre des Etoiles de Reagan, alors qu’en maints points, ils dominaient la question, comme on a pu l’entendre ici par Gorbatchev lors d’une interview en Novembre 2009 pour les 20 ans de la chute du « Mur ».

        Les Japonais qui se mettent sur l’affaire semblent avoir un grand retard à l’allumage si je puis dire.
        Information dans l’article : zéro.

        @+


        • Valentin 21 juin 2010 13:26

          Eh beh !

          Il me semble que ce message est 10 fois plus complet et précis que l’article en lui même !

          Merci pour ces précisions smiley


        • krolik krolik 21 juin 2010 19:26

          @Cassino.
          La température de la lumière solaire est à 6000°K, la température sur le récepteur va dépendre de l’émissivité du récepteur sur le satellite / ou Lune, du type chauffage au soleil d’un drap blanc ou d’un drap noir avec toutes les variantes intermédiaires Je ne vois pas trop le problème que vous exposez ?
          Maintenant récupérer au sol l’énergie du faiscau laser concentré pour finalement avoir de l’électricité, ça c’est un autre problème...qui me semble loin d’être résolu de façon industrielle avec un rendement convenable..
          Eblouir un satellite c’est plus facile que de récupérer de l’énergie pour en faire quelque chose.

          @+


        • Asp Explorer Asp Explorer 21 juin 2010 20:57

          Cette idée de récupérer l’énergie solaire dans l’espace est vieille comme la conquête spatiale, et n’a jamais abouti à rien, pour plusieurs raisons.

          • En premier lieu, le rendement du photovoltaïque - seule technologie praticable dans l’espace - est médiocre, et n’a guère de chances de s’améliorer dans un avenir perceptible. On considère généralement que 15% d’énergie électrique produite est un très bon rendement, mais produire de grands panneaux avec de telles caractéristiques est coûteux. Et là, nous parlons de panneaux se mesurant en kilomètres carrés.
          • Ensuite, eh bien, il faut les envoyer dans l’espace, ces panneaux ! Et c’est plus facile à dire qu’à faire, si l’on considère qu’en ce moment, les capacités de l’homme à accéder à l’espace ont tendance à régresser (on réutilise sans fin les technologies des années 60). La Station Spatiale Internationale, la plus grande structure jamais assemblée dans l’espace, mesure une centaine de mètres de long et pèse dans les cinq cent tonnes. Il a fallu vingt ans pour l’assembler, et ça a coûté plus de 100 milliards de dollars, tout ça pour un bidule qui tourne à 400 km de la Terre. Or là, nous parlons d’une installation qui se mesure en milliers de kilomètres, en millions de tonnes et qu’il s’agit d’installer à 400 000 km d’ici.
          • Si j’ai bien compris, il s’agit de construire au sol des installations réceptrices de plusieurs centaines de km de diamètre. Il suffirait d’un nuage pour les rendre inopérantes et plonger l’humanité dans le blackout. Il suffirait d’une tempête pour ravager les installations offshore (nécessaires, car la moitié du temps, la lune survole le Pacifique). Et quel effet auraient ces milliers de gigawatts déversés dans l’atmosphère sur, par exemple, les oiseaux migrateurs ? La flore ? Le plancton en dessous ? Ils n’ont pas fini de beugler, les écolos.
          • Et une fois l’énergie sur terre, comment la transporte-t-on au consommateur ? Je vous rappelle que l’électricité se transporte mal, c’est pourquoi les centrales françaises sont dispersées sur tout le territoire. Transporter de l’électricité sur 20 000 km, c’est impossible en l’état actuel sans pertes énormes.

          Bref, si cette idée est « étudiée » depuis des décennies, ça ne prouve pas qu’elle est « mûre », ça prouve qu’elle est encore loin de la mise en application car elle manque à l’évidence de sens pratique.

        • Ploucman 28 juin 2010 11:26

          "Et une fois l’énergie sur terre, comment la transporte-t-on au consommateur ?« 

          C’est surtout les ligne THT sous marine qui posserait probleme ...

           »Je vous rappelle que l’électricité se transporte mal, c’est pourquoi les centrales françaises sont dispersées sur tout le territoire.« 

          En fait pas du tout, l’énergie se transporte très bien en très haute tension. L’installation des pilonnes très haute tension pose par contre certain problème.

          La dispersion des centrale a de toutes autres explications.
          le réseau électrique est entre autre bouclé de façon a minimiser les zones non alimenté en cas de coupures de ligne (tempête... ), il en est de même pour les centrale. s’explique également en terme de puissance, une ligne THT ne pouvant transporter le courant a l’infini, il est plus judicieu de disperser les centrales sur le territoire de facon a minimiser la quantité de ligne a installer.
          je m’arrete la.

           »Transporter de l’électricité sur 20 000 km, c’est impossible en l’état actuel sans pertes énormes."

          C’est effectivement completement irrealiste ... comme le reste de ce projet :p


        • Frédéric 11 25 juin 2010 09:46

          A très long terme, pourquoi pas des usines automatisé sur la Lune fabriquant les éléments de ce projet mais comme indiqué par Asp Explorer, il a loin de la théorie à la pratique.

          Le fait que l’électricité ne puisse être emmagasiné de façon pratique est LA grosse difficulté de tout les projets énergétiques.

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