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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Abecedarius : « Chroniques littéraire », de Merzac Bagtache

Abecedarius : « Chroniques littéraire », de Merzac Bagtache

Abecedarius, est le fruit de sept ans de collaboration avec le journal El Watan sous formes de chroniques littéraire, appelée : Abecedarius : chronique littéraire. Il est paru récemment chez les éditions El-Amel, en deux tomes. Merzac Bagtache, est à la fois journaliste, romancier, nouvelliste, traducteur littéraire et scénariste, avec une pratique du dessin et de la peinture et aussi de la musique.

L’intitulé Abecedarius dit le journaliste et l’écrivain Ameziane Ferhani apparaît « comme un voyage sur les rives des premières écritures humaine, sur l’apostrophe solennelle du Coran appelant à lire, sur les alphabets mystérieux, cunéiformes ou hiéroglyphiques sur le pouvoir fabuleux des lettres. Il y avait aussi cette finale allusive au grand roi perse (Darius), évocation d’un Orient naissant, berceau du génie humain, bien avant qu’il ne devienne un simple objet d’observation et de manipulation de l’orientalisme ».

Les chroniques de M. Bagtache reflète l’apport dense d’une culture riche et « extraordinairement polyvalente ».

Ces chroniques sont comme sorte de « passerelles entre les différentes civilisations et langues, entre les littératures et les disciplines artistiques, entre les auteurs et créateurs et entre l’Algérie et le monde et entre l’Algérie et elle-même ».

Impossible d’évoquer toutes les chroniques de Bagtache, qui s’étendent en deux tomes, mais certaines ont capté notre attention, à titre d’exemple, la chronique : Mais que veut donc ce petit Maghrébin ?, qui nous fait rappeler sans cesse le conflit entre les Levantins et les Maghrébins, « la réaction d’Ibn Taymiyyah dans le cadre de cette rivalité latente qui a toujours caractérisé les relations entre le Machrek et le Maghreb d’une manière générale ». La réaction également d’un calife Abbasside quand les Maghrébins leur restituent leur marchandise.

M. Bagtache accentue : « C’est à croire que le Machrek n’avait pas pardonné au Maghreb le fait d’avoir prêté une main forte à Abderrahmane, le fugitif Omeyyade, dans son entreprise pour rebâtir, en Andalousie, la dynastie de ces ancêtre ».  

De la rhétorique chez Bagtache à en croire toujours de la rhétorique, un passage bref chez Descartes, Aristote, Cicéron, El-gorgani et d’autres dans De la rhétorique avant toute chose.

De la musicalité avec Abou Nouas et Tarafa et d’autres dans L’art de chanter sa propre détresse !.

Une rencontre avec Ibn-Khaldoun et Tamerlan dans Comment s’orienter dans les dédales de l’histoire. À ce demander s’il s’agissait d’une rencontre hasardeuse, Bagtache répond : « Pas du tout » car « Le sultan d’Égypte, à la tête d’un pouvoir chancelant, tint expressément à avoir (Ibn Khaldoun) à ses côtés dans sa malheureuse tentative de contrer Tamerlan sur la terre de Syrie. Un autre penseur au devant de la scène en faisant de lui la clef de voûte d’une situation aussi scabreuse qu’incongrue. Car ne voilà-t-il pas que le sultan d’Égypte, craignant pour son trône, dût rebrousser chemin avec le gros de son armée, laissant ainsi son conseiller aux prises avec un ogre dévastateur de civilisation ».

D’autres et d’autres chroniques se suivent sans qu’on se lasse. Ces chroniques, comme disait Ameziane Ferhani, devraient être classées dans la patrimoine immatériel de notre pays (l’Algérie).

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1 réactions à cet article    


  • Alex Alex 11 août 2014 15:46

    1. Parler de Darius pour évoquer l’« Orient naissant, berceau du génie humain, » c’est oublier les bien plus importantes 3 000 années précédentes.

    2. La fatwa d’Ibn Taymiyyah contre les Chiites aurait mérité d’être évoquée car elle est d’actualité.

    3. Vous auriez pu rappeler que Tamerlan véhiculait lui aussi “l’apostrophe solennelle du Coran”.

    4. Enfin, il est vraiment injuste d’oublier les Banu Hillal, qui furent les vecteurs de cette “culture riche”, et de très pacifiques colonisateurs si l’on en croit Ibn-Khaldoun.

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Bellamine Nassira

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