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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Déforestation et développement durable

Déforestation et développement durable

Il est notoire que la seule chose qui puisse mettre une personne comme moi en colère, c’est la déforestation. Mais les personnes comme moi ont du mal à comprendre son origine et à se mobiliser. Elles ont à particulier du mal à comprendre que les orques et les elfes sont un même peuple traversé de pulsions contradictoires... Le « développement durable » était pour moi un concept assez vague. Après lecture de cet ouvrage, il est devenu une évidente et impérieuse nécessité.

Extrait des pages 116 à 122 sur 582.

En 1977 et 1983, John Flenley préleva un nombre important de nouvelles carottes de sédiments et lui aussi, retrouva ces nombreux pollens de palmiers, mais par chance, en 1983, il obtint également de Sergio Rapu Haoa des noix de palmier fossiles que des spéléologues français avaient découvertes cette année-là dans une grotte de lave et il les envoya au grand spécialiste mondial des palmiers afin qu’il les identifie. Il apparut que les noix ressemblaient beaucoup, tout en étant légèrement plus grosses, à celles que produit le plus grand palmier existant au monde, le palmier à vin du Chili, qui peut atteindre vingt mètres de haut et un mètre de diamètre. D’autres visiteurs de l’île de Pâques trouvèrent ultérieurement de nouvelles preuves de la présence de ce palmier, sous la forme de restes de troncs enfouis dans les coulées de lave du Terevaka il y a quelques centaines de milliers d’années et de restes de paquets de racines prouvant que le tronc du palmier de l’île de Pâques pouvait atteindre un diamètre supérieur à deux mètres. Il surpassait ainsi même le palmier du Chili en sorte qu’il était alors le plus grand palmier du monde.

(...)

Le palmier géant et tous les autres arbres qui furent identifiés par Catherine Orliac, John Flenley et Sarah King ont aujourd’hui disparu pour une demi-douzaine de raisons que nous pouvons prouver ou déduire. Les échantillons de charbon de bois analysés par Catherine Orliac sont la preuve directe que les arbres étaient brûlés pour faire du feu. (...) Les arbres étaient abattus pour laisser place à des jardins, car la majeure partie des terres de l’île de Pâques finirent par être cultivées. (...) Les rats arrivés par accident "exploitèrent" les palmiers et certainement d’autres arbres à leurs propres fins : chaque noix de palmier qui a été retrouvée montre des marques de dents de rats et n’aurait jamais pu germer.

La déforestation a probablement commencé peu de temps après l’arrivée des humains autour de l’an 900 après JC, et devait être achevée vers 1722 lorsque Roggeveen arriva et n’aperçut aucun arbre d’une taille supérieure à 3m50. (...) La plupart des dates déduites de la radiodatation des noix de palmier elles-mêmes se situent avant 1500, suggérant que le palmier se raréfia ou disparut ensuite. Sur la péninsule de Poike, où se trouvent les sols les plus infertiles de l’île et qui fut donc probablement la première à être déboisée, les palmiers disparurent aux environs de 1400.

(...)

Le tableau que présente l’île de Pâques est l’exemple le plus extrême de destruction de la forêt dans le Pacifique et l’un des plus extrêmes du monde entier : la totalité de la forêt a disparu, et toutes les espèces d’arbres se sont éteintes.


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43 réactions à cet article    


  • Demesure (---.---.95.237) 31 juillet 2006 10:50

    « Les échantillons de charbon de bois analysés par Catherine Orliac sont la preuve directe que les arbres étaient brûlés pour faire du feu. »"

    Quoi de plus normal pour un arbre de faire du feu ?! Il faut insister que la thèse principale de la disparition des grands arbres de l’iles de Pâques est la présence des rats importés. Donc le génocide par la domination directe et l’esclavage des pascuans s’est doublé d’écocides multiples perpétrés par les colons blancs : importations de maladies, de rats, pillage de ressources de l’iles.

    Je vous renvoie aux publications de l’universitaire Benny Peiser, notamment à son article « From Genocide to Ecocide : The Rape of Rapa Nui » (Rapa Nui = Iles de Paques)


    • idoine (---.---.189.236) 31 juillet 2006 10:57

      Ta colère me semble d’autant plus justifiée que j’ai lu quelque part que la déforestation et son pendant, la désertification, sont unes des principales causes du réchauffement climatique.

      Je tente depuis 25 ans d’attirer l’attention sur ce type de problème sans grand succès et j’attribuais jusqu’à présent ce fait à mon faible « charisme ».

      Mais devant les faibles réactions suscitées par la colère du très médiatique et charismatique Nicolas Hulot, je dois me rendre à l’évidence : les cons sont partout - en haut, au pouvoir et en bas, dans la rue.

      Je suis en train de passer d’une attitude de compassion à une attitude de colère (rassure toi, non-violente) mais très importante.

      Je ne vais pas continuer à bosser pour un système et des concitoyens qui mettent l’urgence planétaire au même rang que leur petit intérêt personnel.

      Une des pistes à laquelle je pense serait de créer des cercles d’échanges réservés à ceux qui s’engage dans le développement durable et équitable.

      Qu’en pensez vous ?


      • Johan Johan 31 juillet 2006 11:12

        J’en pense que Ducros il comprend pas pourquoi il se decarcasse a agir responsablement quand l’essentiel des pollutions vient des industriels.

        Il va falloir changer notre paradigme tres rapidement. Tout est lie : economique, politique, social, environnemental. Il faut juste qu’on reprenne notre destin en main.

        Sinon quant a s’engager j’apprecie beaucoup les Velorutions sur Montpellier. Il faut croire que ce peut etre un bon vecteur pour sensibiliser sur les autres questions d’environnement, mais ne nous leurrons pas, on est assez impuissants a notre echelle.

        Ce qui n’exclue pas de former un think tank (le Conseil des Ents ; ) )


      • idoine (---.---.189.236) 31 juillet 2006 11:54

        @johan En gros, mon idée est la suivante : Je suis un créatif et je décide de « donner » non pas à tout le monde, mais seulement à ceux qui partagent les mêmes priorités que moi.

        Un espèce de shareware à vocation « durable » ?


      • Johan Johan 31 juillet 2006 12:26

        A Idoine,

        Je vais essayer de lancer un SEL (systeme d’echange local) sur Montpellier. Mais ce ne sera pas un club...

        Ton idee est bonne. Je crois qu’il faudra bientot l’appliquer au niveau des Nations en ce qui concerne le respect de l’environnement, les Droits de l’Homme, le droit social, les regulations boursieres, le pacifisme...

        Et etendre le club comme l’OMC et l’UE en leur temps.


      • idoine (---.---.189.236) 31 juillet 2006 13:39

        Je suis sur Nîmes, tiens moi au courant ... courierkvp AT free.fr

        Merci


      • Ado (---.---.59.170) 31 juillet 2006 11:15

        La déforestation est une triste chose, dû à la misére. Heureusement, les pays vraiment capitalistes ne la pratiquent pas, car leurs habitants sont riches -et c’est pour ca que chez nous la foret croît chaques année. Comme de plus en plus de pays veulent devenir capitalistes, et l’avenir de leur foret s’annonce grandiose.


        • Globalia (---.---.49.62) 31 juillet 2006 11:40

          Le capitalisme sauveur de la forêt ! De mieux en mieux...


        • nico (---.---.55.253) 31 juillet 2006 14:29

          Et ce sont les habitants des pays miséreux « pas vraiment capitalistes » qui se font des chalets, mobiliers de jardin et terrasses en teck !?


        • Ado (---.---.59.170) 31 juillet 2006 17:04

          « Et ce sont les habitants des pays miséreux »pas vraiment capitalistes« qui se font des chalets, mobiliers de jardin et terrasses en teck !? »

          Non, c’est le canada. Pour le tek, la filiére est organisé, faut arreter le délire : ca replante. Bien sur, toi aussi tu préfére le Plastique. Ca c’est un matiére !

          Les pauvres eux brulent le bois parce qu’ils n’ont pas de nucléaire, pas d’engrais, pas de béton, bref, parce qu’ils sont pauvres et qu’en plus le terrain qu’ils crament n’a pas de propriétaire, bien souvent (la propriété, c’est aml..).


        • (---.---.146.17) 31 juillet 2006 19:42

          .


        • nico (---.---.55.253) 1er août 2006 11:47

          « Non, c’est le canada. Pour le tek, la filiére est organisé, faut arreter le délire : ca replante. »

          http://www.wwf.ch/fr/lewwf/notremission/forets/fsc/boisguide/teak.cfm pour ce qui est de la filière tek, c’est un exemple. J’aurais pu prendre l’exemple de la consommation de papiers et carton. En Indonésie et en Malaisie par exemple les exportations de sciages et contreplaqués représentent respectivement 50% et 60% de la production totale : La demande occidentale en de tels produits n’est donc pas anecdotique. La croissance d’une société augmente ses besoins en produit forestier.

          « Bien sur, toi aussi tu préfére le Plastique. Ca c’est un matiére ! »

          C’est fantastique, c’est bien connu ! et pourquoi pas de l’aulne, c’est imputrescible aussi et pas besoin de faire faire le tour de la planète à ta planche... économie d’énergie (donc directement ou indirectement de bois).

          « Les pauvres eux brulent le bois parce qu’ils n’ont pas de nucléaire, pas d’engrais, pas de béton » Les Pauvres brulent le bois, c’est un fait... parce qu’ils n’ont pas d’autre sources d’énergie, parce que leur population croit, parce qu’on leur propose un mode de vie qui crée des besoins (consommateur, entre autres, de bois) dont ils n’ont manifestement pas besoin et qui necessite de plus en plus d’énergie. Et quand ils en ont, des ressources energétiques, elles sont spoliées par des compagnie occidentale. Parcequ’il n’y a pas de politique cohérente de gestion (parceque l’argent de la coopération sert plus à acheter de beaux 4x4 à des expatriés et à faire de la corruption diplomatique qu’a aider à mettre en place de vraies politiques). Pour ce qui est des engrais, il y en a même dans les pays pauvres, t’inquiete, le filon est déjà exploité. Pour le béton, je vois pas le rapport... si c’est une question de constructions, il y a plein d’autres matériaux que le bois, ils n’ont pas attendu le béton pour se protéger des incendies...

          « , bref, parce qu’ils sont pauvres et qu’en plus le terrain qu’ils crament n’a pas de propriétaire, bien souvent (la propriété, c’est aml..). » C’est bien souvent leur terrains, celui de leur société, celui de tous le monde sans titres de propriété parceque leur système de gestion de la terre est différent...qu’ils crâment. bref, hors de propos.

          Lorsqu’ils seront riche, c’est à dire au même niveau de vie que nous (ce qui est impossible, voir notion d’empreinte écologique) ils seront aussi consommateur de bois que nous et il n’y aura donc plus de forêt... je te laisse imaginer la suite... à moins de trouver des alternatives.

          C’est un peu décousu mais juste pour faire prendre conscience à certains aveugles que l’enrichissement des pays pauvres ne résoudra pas le problème de la déforestation. Nos forêt sont magnifique parcequ’on profite de celles des autres. Et c’est valable pour beaucoup d’autre choses.

          tchô


        • Thucydide (---.---.101.8) 31 juillet 2006 11:37

          Lorsqu’elle a été « découverte » par les blancs, l’île de Pâques ne comportait plus qu’un faible nombre d’habitants bien loin de la civilisation précolombienne dont ils étaient issus, et qui avait périclité. Cette île est un cas d’école depuis longtemps : elle est la projection de ce que deviendrait la Terre si l’humanité ne régulait pas sa démographie et son expansion économique.

          Certes, comme les Pascuans, l’humanité ne disparaîtrait pas, mais serait condamnée à vivre dans un monde ravagé et désorganisé. « Mad Max » n’est pas loin.


          • Demesure (---.---.95.237) 31 juillet 2006 12:05

            Lorsqu’elle a été « découverte » par les blancs, l’île de Pâques ne comportait plus qu’un faible nombre d’habitants bien loin de la civilisation précolombienne dont ils étaient issus, et qui avait périclité."

            Rien ne vous permet d’affirmer cela, cf le lien que j’ai donné au premier post. D’ailleurs, d’autres iles du pacifiques ont été colonisées et les arbres n’ont pas disparu. De plus, vous avez bien cité la disparition de civilisations précomlombienne sans qu’il n’y a eu de catastrophes écologiques.

            Si, des catastrophes climatiques comme des sécheresses cataclysmiques. Eh oui, déjà. Mais peut-on les attribuer à l’homme à l’époque. J’en doute.

            La réalité est plus compliquées que ça. Les explications simples seront toujours les plus fausses.


          • Eric Mainville (---.---.58.114) 31 juillet 2006 11:55

            Mais le développement durable est un concept à discuter. On oppose développement durable et décroissance soutenable.

            Le développement durable n’est-il pas une façon de se voiler la face pour les gouvernements des pays riches ? Un développement peut-il être durable avec des ressources énergétiques limitées ?


            • Eric Mainville (---.---.58.114) 31 juillet 2006 11:57

              Le lien vers mon site en relation au message précédent


              • Piwil (---.---.148.248) 31 juillet 2006 12:09

                Il n’est pas tout à fait vrai que l’effondrement de la société Rapa Nui de l’ile de Paques n’est due qu’à des facteurs environnementaux. Certes le déforestation a été abusive, certes l’invasion de rats a détruit les récoltes, mais comme l’explique Jared Diamond dans « Effondrement », aucune société n’a disparu seulement parce qu’elle causait trop de dommages à la nature. Pour l’Ile de Paques, il faut savoir aussi que presque la moitié de la population active était employée à la construction des mégalithes, les paysans devaient donc fournire beaucoup de nourriture. Ensuite les Rapa Nui n’avaient quasiment pas de partenaires commerciaux et les différentes tribus de l’ile de n’étaient pas en bons termes, c’est aussi ce qui a ammené à l’extinction si rapide de cette civilisation.


                • Thucydide (---.---.101.8) 31 juillet 2006 14:08

                  Je ne discuterai pas des modalités de la régression de la culture pascuane, n’étant pas du tout expert en la matière, mais globalement, en simplifiant sans doute, la population a dû connaître une phase d’expansion suivie d’une récession, du fait, en gros, de l’épuisement de certaines richesses de l’île, et aussi de son isolement géographique.

                  L’île de Pâques n’est pas la seule, loin de là, à avoir vu son environnement transformé par la présence humaine. Les populations ne disparaissent pas, mais elles perdent irrémédiablement une partie de la richesse initiale de l’île. Le phénomène est strictement le même lorsqu’on introduit des chèvres sur une île. Après une phase d’expansion effrénée, leur population chute par désertification du milieu, les chèvres étant très destructrices. Ensuite, un nouvel équilibre s’établit.


                • Forest Ent Forest Ent 31 juillet 2006 13:33

                  Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Le nom de l’ouvrage dont j’ai extrait ce texte a disparu de l’article. Il s’agissait de :

                  « Effondrement », de Jared Diamond, Gallimard, collection NRF Essais.

                  L’ouvrage analyse la disparation de sociétés polynésiennes, mayas, vikings, amerindiennes, fait le lien avec leur modèle d’utilisation des ressources naturelles, puis analyse le monde moderne.

                  Il est un peu ardu et universitaire, mais vaut très notablement le détour.


                  • Demesure (---.---.95.237) 31 juillet 2006 15:47

                    Jared Diamond est un des responsables du WWF américain qui ne se cache pas de ses penchants éco-fondamentalistes, notamment en écrivant que l’agriculture n’amène à la civilisation que maladie et dégénérescence. Il a écrit « Effondrement » qui est un livre verbeux que j’avoue avoir détesté. Ses points de vue y sont très partiaux par une présentation tronquée des faits. On peut trouver une critique par un universitaire de ses sophismes ici

                    Ce qui n’empêche pas certains de s’emparer de ce symbole puissant de la chute de la civilisation pascuane pour en faire une prémonition menaçante pour notre monde moderne.

                    Cette exploitation médiatique basée sur le simplisme et l’exagération m’écoeure, autant que la destruction de l’environnement dans les pays pauvres ou les 2 millions d’Africains qu’on laisse mourrir de malaria CHAQUE année dans l’indifférence généralisée des citoyens de pays riches, tout préoccupés qu’ils sont de LEUR confort et de LEUR environnement.


                    • pingouin perplexe (---.---.254.176) 31 juillet 2006 16:49

                      article tout à fait intéressant. Le cas, souvent controversé, de l’Ile de Paques peut donner quelques éléments utiles pour une réflexion plus grande échelle. L’hypothèse qui me semble à la fois la plus plausible, et, à mon avis, la plus déterminante, est peut être bien la plus girardienne. Plusieurs clans concurrents, pris dans l’emballement de rivalités mimétiques, auraient progressivement causé la déforestation en utilisant des palmiers lors du transport des Moaï. Il y aurait peut être là un paradigme, dans le sens où l’on peut se demander si ce ne sont pas ces phénomènes d’emballement mimétique qui compromettent la viabilité de l’environnement laissé aux générations futures.


                      • Thucydide (---.---.101.8) 31 juillet 2006 17:04

                        Ce n’est pas d’aujourd’hui que le modèle pascuan est pris comme cas d’école, il n’a pas attendu l’émergence d’« éco-fondamentalistes ». Quant à ces derniers, sans nier les exagérations, ils sont avant tout le reflet d’un retour de balancier. Après des siècles d’expansion débridée, l’humanité prend conscience qu’elle habite un espace fini, et qu’elle doit apprendre à le gérer. Il ne faut pas y voir une démarche égoïste de citoyens riches, mais au contraire, un souhait de transmettre les richesses de la biosphère aux générations futures.


                        • Demesure (---.---.95.237) 31 juillet 2006 19:01

                          « l’humanité prend conscience qu’elle habite un espace fini »

                          Thucydide,

                          Ce n’est pas seulement maintenant que l’humanité se rend compte des limites de la terre. Malthus avait déjà exposé ces limites il y a plus d’un siècle en s’aidant de nombreuses démonstrations apparemment savantes mais assurément fausses.

                          Dans les années 70, Ehrlich avait repris le même thème avec son livre vendu à des milions d’exemplaires « Population bomb » qui prétendait que l’Angleterre ne pourrait abriter plus de 2 Millions d’habitants et qu’elle se serait effondrée bien avant l’an 2000. La machine à avertissement n’aura donc pas fini de tourner.

                          L’homme a cette fâcheuse capacité à survivre et à se multiplier, voire à prospérer au détriment des prédictions catastrophistes de penseurs influents.


                          • Thucydide (---.---.140.171) 31 juillet 2006 23:02

                            Je suis au courant, merci. Mais depuis l’époque de Malthus, la proportion de personnes sensibilisées au problème a considérablement crû. De même que la population mondiale, dans des proportions vertigineuses. Que les calculs de Malthus aient été faux ne change rien au fait que le système étant fini, il ne peut accueillir une croissance infinie.

                            Vous êtes manifestement de ceux qui pensent qu’on est loin de la limite, et que trop de gens versent dans le catastrophisme. Mais ce n’est pas être catastrophiste que de vouloir ne pas attendre un point de non-retour pour réagir. Or, chaque disparition d’espèce ou d’espace naturel est un petit point de non-retour. Je ne parle pas uniquement en termes de survie de l’humanité, comme vous dites, elle est capable de surmonter des crises. Je considère seulement qu’il n’est pas nécessaire de laisser s’appauvrir la Terre avant de réagir. Dès aujourd’hui, il est bien plus plaisant de vivre dans un pays que ses habitants ont su préserver que dans un coin surpeuplé ou saccagé par l’appétit des promoteurs.


                          • Demesure (---.---.103.121) 1er août 2006 10:05

                            Vous êtes manifestement de ceux qui pensent qu’on est loin de la limite, et que trop de gens versent dans le catastrophisme. Mais ce n’est pas être catastrophiste que de vouloir ne pas attendre un point de non-retour pour réagir. Or, chaque disparition d’espèce ou d’espace naturel est un petit point de non-retour. Je ne parle pas uniquement en termes de survie de l’humanité, comme vous dites, elle est capable de surmonter des crises. Je considère seulement qu’il n’est pas nécessaire de laisser s’appauvrir la Terre avant de réagir. Dès aujourd’hui, il est bien plus plaisant de vivre dans un pays que ses habitants ont su préserver que dans un coin surpeuplé ou saccagé par l’appétit des promoteurs.

                            Je n’ai jamais laissé entendre que je pense qu’on est loin de la « limite » ou du « point de non-retour » que ni vous, ni moi, ni personne ne connaît. Je n’ai fait que rappeler les fausses prédictions de catastrophe du passé pour en appeler à moins de certitude et à plus de modestie aux prédicteurs de catastrophes à venir.

                            Quant à dire qu’il est plus plaisant de vivre dans un environnement préservé que dans un environnement saccagé, vous ne dites rien de nouveau. Quoique dites ça aux malgaches ou indonésiens poussés à la déforestation ou à la culture sur brûlis pour simplement se nourrir (comme si on peut y trouver son plaisir à couper un arbre !), on va croire que vous débarquez de fantasyland.

                            Mais déjà, savez-vous apprécier ce dont nous disposons et la chance que nous avons de vivre en France au lieu de prétendre qu’il y a mieux dans un monde hypothétique. C’est sans doute pour ça que nous sommes des éternels râleurs insatisfaits et que la France est champion du monde ... en consommation d’anxiolytiques.


                            • Thucydide (---.---.101.8) 1er août 2006 11:30

                              « Quant à dire qu’il est plus plaisant de vivre dans un environnement préservé que dans un environnement saccagé, vous ne dites rien de nouveau. »

                              Je n’en ai pas la prétention. Mais je vous vois tirer à boulets rouges sur tout ce qui est prédicateur de catastrophes, et je me demande (et je ne suis sûrement pas le seul) où vous voulez en venir précisément. Que certaines personnes exagèrent dans le catastrophisme me paraît clair -j’ai d’ailleurs moi-même exprimé sur un autre forum mon désaccord au sujet du livre de Paccalet : « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ». Pour autant, il ne faut pas dénigrer systématiquement tous les appels à la mobilisation pour l’environnement, même lorsqu’ils forcent un peu le trait. L’exemple des Etats-Unis (entre autres) nous rappelle que pour le moment, c’est loin d’être acquis.

                              Quant aux pays sous-développés, comme l’Indonésie, je ne me risquerai pas à y aller de ma solution à la petite semaine, c’est loin d’être évident, mais il y a sûrement mieux à faire que de laisser quelques individus brûler des milliers d’hectares de forêt et de plonger dans les fumées asphyxiantes des régions entières (nous avons le même problème chez nous, dans les départements méditerranéens). Certes, il est malvenu de la part des pays occidentaux (qui ont eux-mêmes pas mal dégradé l’environnement) de leur donner des leçons, mais dans l’intérêt-même de ces pays, il y a sûrement moyen d’exploiter cette richesse naturelle (des pays comme le Brésil commencent à prendre les choses en main). Indirectement, l’ensemble de la planète y trouvera son compte également.

                              Enfin, pour finir, je ne me considère pas comme un râleur invétéré, je me trouve bien en France, même s’il y a beaucoup à faire pour arrêter le laisser-aller général, et je n’ai jamais absorbé d’anxiolytique de ma vie. Mais nous nous éloignons du sujet.


                              • Alphaba (---.---.182.132) 1er août 2006 14:36

                                Tout d’abord, merci Demesure pour le lien que vous avez fournit : un auteur qui cite, réhabilite et enfin s’appuie sur le travail de ce géant de l’ethnologie que fut Alfred Métraux, plutôt que sur les billevesées à caractère raciste de Thor Heyerdhal dont s’est servi Jared Diamond pour élaborer sa thèse fumeuse, cet auteur-là mérite respect et lecture attentive.

                                Benny Peiser démontre, Métraux et d’autres chercheurs crédbles à l’appui, que Diamond a occulté ou ignoré (délibérément ajouterai-je) le rôle déterminant d’Européens dans la destruction de la population, de la civilisation et, plus ou moins directement, de l’environnement des Pasquans. Peiser a donc ma gratitude pour l’économie d’argent et de temps qu’il me fait réaliser : sachant grâce à lui que Diamond peut prendre des libertés éhontées avec la méthode scientifique ou, plus largement, avec ce que les anglo-saxons appellent critical thinking ce dernier fait désormais de ma liste d’auteurs dont je n’achète ni ne lit les livres (ce qui ne m’empêche pas de jeter un coup d’oeil à leur prose quand l’occasion se présente sur le web).

                                Déforestation et surfaces cultivables

                                Comme vous Forest Ent, la déforestation m’émeut : chaque fois que je me rends en Amazonie, je suis horrifié et attristé par les ravages que les colons métis et les mafias du bois font subir à la forêt (dans la région d’Iquitos [Amazonie péruvienne], on commence à voir apparaître des... dunes de sable blanc en pleine jungle. C’est irréel et affolant).

                                Maintenant, et cela a commencé à être évoqué dans ce fil par Thucydide et Demesure, si la déforestation est un sujet de préoccupation parfaitement légitime, y compris d’un point de vue scientifique, ce sujet entre en collision avec une autre préoccupation, tout aussi légitime, qui est de se demander comment l’on va nourrir les quelques 9 milliards d’êtres humains que comptera la Terre vers 2050.

                                On sait qu’aujourd’hui les surfaces cultivables permettent juste de nourrir la population humaine actuelle (en théorie bien sûr puisque diverses inégalités et injustices font qu’environ 13 % de la population mondiale souffre de malnutrition). Or durant le demi-siècle à venir, cette population va croître de près de 50 % par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui pour atteindre un pic historique autour de 9 milliards (présentation panoptique [ONU, pdf]).

                                Même si le réchauffement climatique global se poursuit et permet, peut-être, de rendre cultivables des étendues qui l’étaient pas jusqu’alors, comme en Sibérie, les pertes probables ailleurs (pourtour méditerranéen par exemple), et surtout l’ampleur de l’accroissement démographique rendent inéluctable un accroissement des surfaces cultivables au détriment des forêts. Il va falloir se faire une raison, les forêts, en particulier les forêts tropicales, dont celle d’Amazonie, vont continuer de rétrécir...


                                • Demesure (---.---.103.121) 1er août 2006 19:40

                                  « On sait qu’aujourd’hui les surfaces cultivables permettent juste de nourrir la population humaine actuelle (en théorie bien sûr puisque diverses inégalités et injustices font qu’environ 13 % de la population mondiale souffre de malnutrition). »

                                  Alphaba,

                                  Merci pour vos réflexions basées sur la raison et non l’affectif, sur l’observation de terrain et non sur préjugés de citoyens de pays riches.

                                  Pour compléter vos remarques, je voudrais dire que ceux qui s’indignent en toute bonne foi de la déforestation sont parfois les memes que ceux qui sont contre les OGM et pour la culture bio.

                                  Or la culture bio est le moyen le MOINS écologique qu’on ait trouvé dans le monde moderne pour produire la nourriture. Aussi provocant que ça puisse paraitre, ce que je dis est facilement vérifiable. Le principe de la culture bio, c’est de refuser tout intrant « chimique ». Pour remplacer donc les engrais azotés de la culture conventionnelle, facilement produits à partir d’hydrocarbure et qui ont permis notamment la révolution verte et à une productivité telle que 5% des surfaces agricoles en France sont en jachère, la culture bio implique de fertiliser le sol en cultivant des plantes qui fixent l’azote de l’air, ce qui requiert plus de surface de culture.Conjugué à un plus mauvais rendement et plus de maladies, notamment sur des sols pauvres qu’on trouve souvent dans les pays pauvres, le rendement de la culture bio est de 2 à 3 fois moins bon que son équivalent conventionnel. Pour produire la meme quantité de nourriture, il faudrait donc 2 à 3 fois plus de surface, ce qui implique forcément de réduire la surface des forets dans les pays pauvres.

                                  Dans le meme aveuglement idéologique, on voudrait interdire les OGM qui auraient permis les memes progrès (et contrairement à ce qu’on croit, l’utilisation certains OGM tels que le riz résistant à la sécheresse ne mettent pas les agriculteurs sous la coupe réglée des méchantes multinationales puisqu’ils peuvent replanter leur récolte). Heureusement que partout ailleurs en Europe, les OGM sont plantés avec succès depuis plus de 10 ans et leur part ne cesse de croitre.

                                  Eh oui, l’enfer est pavé de bonnes intentions et malheureusement, ceux qui sont les plus prompts à donner des leçons sont souvent ceux qui n’ont examinés la réalité que sous un seul angle.

                                  P.S. A sa décharge, Jared Diamond a écrit quelques années plus tot un livre intitulé Guns, Germs and Steel. Je l’avait autant aimé que je déteste son dernier Collapse (traduit récemment en Effondrement)


                                • Demesure (---.---.103.121) 1er août 2006 19:50

                                  Au fait, Alphaba,

                                  Si vous voulez d’autres infos sur l’iles de Paques et des commentaires concernant le point de vue de Diamond, il y a une bonne discussion en archéologie là


                                • Forest Ent Forest Ent 1er août 2006 15:58

                                  Je ne suis bien sûr spécialiste ni de l’île de Pâques, ni des mayas, mais cet ouvrage, « Effondrement », que j’ai lu avec grande attention, ne m’a semblé ni fumeux ni extrèmiste. Il dit une chose simple : les ressources naturelles sont limitées, et pas toutes renouvelables. Certaines forêts naturelles ont été détruites et ne se sont jamais régénérées suite à érosion des sols. Savoir qui les a détruites devient en quelque sorte secondaire, la question est de ne pas recommencer.

                                  Par ailleurs, je ne pense pas que la déforestation actuelle ait surtout pour but de nourrir les populations. J’en prends à témoin le cas de l’Argentine, sur laquelle il y a eu plusieurs articles intéressants dans « Libération », et pour laquelle une simple recherche sur un moteur avec « +argentine +soja +ogm » suffit à retourner l’estomac. L’Argentine déforeste actuellement à tour de bras pour faire pousser du soja qui sera exporté comme alimentation pour le bétail européen.


                                  • Franck (---.---.146.156) 1er août 2006 23:41

                                    Actuellement, la cause principale de la déforestation est la surconsommation de viande dans les pays riches.

                                    Un animal de ferme ne donne qu’un kilo de viande pour seize kilos de céréales ingérées. La conséquence immédiate est que la majorité des superficies cultivables (64 %) est destinée à produire des aliments pour les animaux, en pâturages ou en cultures. Pour nourrir une personne pendant un an, il faut 2 ha de terre par des protéines animales ou seulement 0,16 ha de terre par des protéines végétales.

                                    En raison de l’augmentation de la consommation de viande à l’échelle mondiale, la culture du soja destinée au fourrage a plus que doublé au cours des vingt dernières années. Et cette tendance ne fait que s’accentuer, ravageant chaque année par déforestation 1,7 million d’hectares de savane et de forêt tropicale en Amérique du Sud. Selon une étude du WWF, ce sont 22 millions d’hectares de cet écosystème originel qui risquent encore de disparaître d’ici à 2020, une superficie qui équivaut à celle de la Roumanie.


                                    • Alphaba (---.---.182.132) 2 août 2006 00:24

                                      Forest Ent a écrit :

                                        « cet ouvrage, « Effondrement », que j’ai lu avec grande attention, ne m’a semblé ni fumeux ni extrèmiste. »
                                      Peut être n’ai-je pas été assez clair mais il n’était pas dans mon propos de qualifier le livre de Diamond de fumeux, juste sa thèse sur la disparition des Pasquans.
                                        « Il dit une chose simple : les ressources naturelles sont limitées, et pas toutes renouvelables. Certaines forêts naturelles ont été détruites et ne se sont jamais régénérées suite à érosion des sols. Savoir qui les a détruites devient en quelque sorte secondaire, la question est de ne pas recommencer. »
                                      Les deux premières propositions sont plutôt banales aujourd’hui, ne trouvez-vous pas ? En tout cas, c’est quelque chose que j’ai lu sous la plume de Jean Dorst dans les années soixante-dix (dans Avant que nature meure, initialement paru en... 1964 !)

                                      La dernière quant à elle me paraît difficile à justifier : n’est-ce pas en cherchant à savoir de façon précise comment elles ont été détruites que cela permet éventuellement d’éviter la répétition des mêmes erreurs (si elles sont évitables) ? Et comment dans une telle recherche des causes faire la part de ce qui revient aux huamains sans se pencher sur les indidvidus, groupes, sociétés ou civilisations possiblement impliqués, en un mot sur le qui ?

                                        « Par ailleurs, je ne pense pas que la déforestation actuelle ait surtout pour but de nourrir les populations. J’en prends à témoin le cas de l’Argentine, sur laquelle il y a eu plusieurs articles intéressants dans « Libération », et pour laquelle une simple recherche sur un moteur avec « +argentine +soja +ogm » suffit à retourner l’estomac. L’Argentine déforeste actuellement à tour de bras pour faire pousser du soja qui sera exporté comme alimentation pour le bétail européen. »
                                      L’intéressant est que l’exemple que vous prenez illustre - pas parfaitement j’en conviens mais illustre quand même - mon propos : le bétail sert essentiellement à l’alimentation humaine, non ? Il s’agit donc bien de déforester pour en fin de compte nourrir des humains.

                                      En ce qui concerne les forêts tropicales, qui sont celles où la déforestation est potentiellement la plus inquiétante, bien que des différences régionales sont observées entre Amérique latine, Asie et Afrique quant aux principaux agents de la déforestation, dans l’ensemble ce sont des agriculteurs et éleveurs qui en sont les premiers responsables (voir par exemple Regional differences in tropical deforestation, un article de Eric Lambin et Helmut Geist paru en 2003 dans la revue Environment). Que les produits de cette agriculture (élevage inclus) finissent directement ou indirectement (alimentation pour animaux d’élevage) dans l’estomac de surnourris du Premier Monde ou de sous-alimentés du Tiers Monde, dans tous les cas de figure il s’agit bien de « nourrir des populations ».


                                      • Forest Ent Forest Ent 2 août 2006 03:41

                                        « Les deux premières propositions sont plutôt banales aujourd’hui, ne trouvez-vous pas ? »

                                        Oui et non. Je voyais cela loin dans l’avenir. Cet ouvrage m’a montré que c’était déjà du passé.

                                        « n’est-ce pas en cherchant à savoir de façon précise comment elles ont été détruites que cela permet éventuellement d’éviter la répétition des mêmes erreurs »

                                        Tout à fait. Mes excuses. Je me suis encore mal exprimé. La thèse du livre est claire, et transparait dans les lignes que j’ai extraites : quelques civilisations se sont en partie auto-détruites, dont celle de Pâques.

                                        Même si cette thèse est fausse (quoique très bien argumentée), cette île a été détruite et les palmiers n’y repousseront pas.

                                        « L’intéressant est que l’exemple que vous prenez illustre - pas parfaitement j’en conviens mais illustre quand même - mon propos : le bétail sert essentiellement à l’alimentation humaine, non ? Il s’agit donc bien de déforester pour en fin de compte nourrir des humains. »

                                        Non, ce n’est pas tout à fait pareil. Comme le signale un post ci-dessus, l’alimentation à base de bétail utilise beaucoup de terres cultivables. Selon l’ouvrage cité, on est moins regardant avec les ressources des autres pays qu’avec les siennes. Le jour où l’on n’acceptera plus tant de porcheries en Bretagne, on les transfèrera ailleurs. Notre mode de vie ne serait pas nécessairement soutenable avec nos propres ressources, et repose peut-être implicitement sur le pillage de celles des autres.

                                        Par exemple, à propos de déforestation, de grandes entreprises françaises ont exploité la forêt en Afrique, et pas pour nourrir des populations.


                                      • Demesure (---.---.103.121) 2 août 2006 11:43

                                        « Même si cette thèse est fausse (quoique très bien argumentée), cette île a été détruite et les palmiers n’y repousseront pas. »

                                        Les palmiers et pas seulement eux ont repoussé sur l’île. Pour vous montrer que la civilisation moderne n’a plus grande chose à voir avec celles du passé et que tout parallèle simplificateur est forcément de l’exagéré.


                                      • Forest Ent Forest Ent 2 août 2006 19:02

                                        Eh bien acceptons en l’augure. :)

                                        .


                                      • DE QUOI PARLEZ VOUS (---.---.178.191) 21 août 2006 14:37

                                        Monsieur l’auteur, il n’y a jamais eu autant d’arbres en France qu’en 2006, note bien. Aussi, nous sommes maintenant 6.55 milliards sur Terre contre 1.5 au début du siècle, ce qui explique naturellement une augmentation de nos besoins. Maintenant ce qui m’effrait le plus c’est bien qu’un idiot d’Européen dans ton genre vienne utiliser l’exemple des Polynésiens pour argumenter une thèse sans intérêts. En effet, il n’y a plus d’arbres sur cette île pour des raisons ’religieuses’ et ’géographiques’. Les habitants les ont détruits car ils pétaient un peu les plombs, probablement parce qu’ils écoutaient des incultes qui pensaient savoir, un peu comme toi. Aussi, pour ton information et après avoir réellement visité le Monde, ce que je t’invites à faire expressement, il s’avère que les Polynésiens sont les derniers humains a vivre en harmonie avec la nature et donc la seule civilisation en place, qui puisse donner l’exemple au reste du Monde. Si tu mettais tes pieds sur l’île ou en Polynésie, tu apprécierais certainement l’attitude de tout un peuple qui respecte son environnement, le protège et l’entretien et évitant toute notion de profit.


                                        • Forest Ent Forest Ent 23 août 2006 01:47

                                          « ce qui m’effrait le plus c’est bien qu’un idiot d’Européen dans ton genre vienne utiliser l’exemple des Polynésiens pour argumenter une thèse sans intérêts »

                                          Ce n’est pas gentil. D’abord, ce n’est pas ma thèse. J’ai extrait cet exemple mais il y en a plein d’autres dans le livre. Si cette thèse est fausse, réfutez-la, ou donnez des références de thèses adverses.

                                          « il n’y a plus d’arbres sur cette île pour des raisons ’religieuses’ »

                                          Je suis curieux de savoir comment vous démontreriez cela, et je ne vois pas bien ce que cela changerait sur le fond. Quelle qu’ait été la raison, ce n’est pas une chose à faire. Mais le but du post et du livre n’est pas de jeter un anathème, il est de nous inciter à faire attention aujourd’hui. Il y a des arbres en France, mais nous en importons beaucoup.

                                          « ils écoutaient des incultes qui pensaient savoir, un peu comme toi. »

                                          Non, je ne pense pas savoir. C’est pour cela que je lis. Cet ouvrage m’ayant semblé intéressant, j’ai voulu attirer l’attention sur lui. Mais il y en a tant d’autres que je n’ai pas lus ...

                                          « Si tu mettais tes pieds sur l’île ou en Polynésie, tu apprécierais certainement l’attitude de tout un peuple qui respecte son environnement, le protège et l’entretien et évitant toute notion de profit. »

                                          Certainement. J’aimerais bien. Mais ça ne changerait pas grand chose à des débats sur des faits réputés s’être produits il y a 600 ans.


                                        • (---.---.65.68) 23 août 2006 21:07

                                          Il reste le problème évoqué par Franck : Actuellement, la cause principale de la déforestation est la surconsommation de viande dans les pays riches.

                                          Un animal de ferme ne donne qu’un kilo de viande pour seize kilos de céréales ingérées. La conséquence immédiate est que la majorité des superficies cultivables (64 %) est destinée à produire des aliments pour les animaux, en pâturages ou en cultures. Pour nourrir une personne pendant un an, il faut 2 ha de terre par des protéines animales ou seulement 0,16 ha de terre par des protéines végétales.

                                          En raison de l’augmentation de la consommation de viande à l’échelle mondiale, la culture du soja destinée au fourrage a plus que doublé au cours des vingt dernières années. Et cette tendance ne fait que s’accentuer, ravageant chaque année par déforestation 1,7 million d’hectares de savane et de forêt tropicale en Amérique du Sud. Selon une étude du WWF, ce sont 22 millions d’hectares de cet écosystème originel qui risquent encore de disparaître d’ici à 2020, une superficie qui équivaut à celle de la Roumanie.


                                          • hélène (---.---.124.42) 4 septembre 2006 16:15

                                            La déforestation : on en parle...mais elle continue à avancer à un rythme soutenu. Selon les sources, il disparaitrait entre l’équivalent de 8 à 20 terrains de foot par minute ! Cela fait réfléchir ... mon petit dernier né au tout début du 21eme siècle risque de voir la fin des forets tropicales.. nous aussi sans doute si notre chemin de vie nous amène jusque là. Alors agissons ! Il existe un site (www.zero-deforestation.org) où un appel à contribution est réalisé (un de plus certains vont dire...) pour permettre à une tribu d’Indiens (Shiwiar) d’acquérir les ha de forêt où ils vivent depuis des années. En dehors de cet aspect, ce site vaut le coup d’oeil et renvoie à une association Arutam qui représente les intérêts des peuples premiers. Nous sommes tous concernés car cette terre sur laquelle nous vivons « ne nous appartient pas. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent ». J’envisage d’en parler avec les écoles de mes enfants ; pquoi pas imaginer des projets pédagogiques autour comme ils doivent déjà s’en faire, j’imagine. Au plaisir de vous lire.


                                            • martine ricard (---.---.224.93) 30 octobre 2006 22:35

                                              je voudrais bien ,pour faire un sujet type d’examen ,sur le developpement durable ,trouver une photo avec la source appropriée sur la déforestation dans le monde. finalement, quand on tape déforestation et qu’on veut avoir une photo qui nous le prouve on ne le trouve que dans les bouquins d’histoire et géo. sur internet il n’y a rien. je voudrais une bonne photo sur ce sujet avec un commentaire et une adresse pour les sources. merci.

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