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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Etats d’âme et de droit

Etats d’âme et de droit

En exclusivité pour Les RDV de l’Agora, un extrait inédit du livre de Philippe Bilger, Etats d’âme et de droit (Le Cherche-midi éditeur)

Cet extrait est proposé avec l’article intitulé Philippe Bilger passe aux aveux, interview réalisée par Olivier Bailly pour Les RDV de l’Agora.

« Je me suis rendu compte du bonheur qu’on éprouvait sortir pour une fois de sa tanière intellectuelle et à être accompagné par les autres. Ce moment de grâce, qu’au demeurant mon intuition a peut-être inventé, n’a pas duré longtemps. Ensuite, chacun, au sein du corps, a repris ses marques, ses distances et ses antagonismes.

À partir de quand peut-on situer la chute réelle ou prétendue de Rachida Dati ? Non pas médiatiquement car sur sa « disgrâce », autant d’articles furent publiés que sur sa gloire, l’illustration la plus emblématique de cette volte étant le fait du Nouvel Observateur qui, à quel - ques mois d’intervalle, a sanctifié puis dénigré Rachida Dati.

Mais politiquement, dans le rapport de complicité et de solidarité que le président de la république et elle-même avaient longtemps entretenu. La faille, le dissentiment nés de quoi ? Imaginés par les journalistes ou inscrits dans la réalité ?

Sans être dans le secret des dieux présidentiels, il est devenu manifeste que, si une deuxième phase s’était ouverte pour Nicolas Sarkozy à partir de sa liaison puis de son mariage avec Carla Bruni, une nouvelle séquence de vie définie par plus de modestie, moins de clinquant, plus de classicisme, cette évolution n’avait pas été forcément remarquée par le garde des Sceaux.

Le créateur, qui avait changé, ne pouvait que souhaiter voir sa créature se transformer de la même manière. Pygmalion, à l’évidence, est demeuré interdit puis agacé par le fait que le ministre, dont il attentait tout, et d’abord une parfaite symbiose avec son propre parcours, se maintenait figé dans le monde d’avant, paillettes, strass et affirmation ostensible et luxueuse de soi dans un univers politique qui appelait au moins une retenue apparente. Pour prendre une métaphore sportive qui convient bien à un président qui pratique le cyclisme, Rachida Dati n’avait pas compris qu’il lui fallait changer de braquet puisque le président avait modifié sa propre allure.

La disgrâce tant évoquée de Rachida Dati m’est apparue comme un déphasage entre celui que le président était devenu et celle qu’elle était restée. Sans doute l’alchimie initiale s’est-elle rompue aussi un peu à cause de Carla Bruni qui naturellement a occupé avec beaucoup de talent et de redoutable discrétion une place conjugale qui n’était plus à la portée de qui - conque. Cet infléchissement privé n’aurait été rien si n’était pas venue s’ajouter à lui la maladresse politique
de Rachida Dati.

En effet, tant que les oppositions que suscitait Rachida Dati n’apparaissaient que comme les manifestations obligatoires de son caractère fort et de son inconditionnel mimétisme à l’égard du président, celui-ci ne s’en est pas formalisé. C’était la rançon d’une politique dont il aurait été naïf de penser que les magistrats s’en seraient accommodés avec plaisir. Ce n’était pas la faute du ministre mais de ceux qui demeuraient rétifs et englués dans leur conservatisme.

Mais l’opposition est devenue cacophonie et l’autorité s’est heurtée à un mur. À partir du moment où la résistance de la magistrature et de ses syndicats est devenue un problème dont la solution éventuelle ne résidait qu’en Rachida Dati, le président, dont le conseiller pour la justice Patrick Ouart n’appréciait guère le ministre, a paru établir une distance avec ce dernier.

Cet écart s’est d’autant plus remarqué qu’il s’est accompagné d’une posture nouvelle de Nicolas Sarkozy qui, sans être enthousiaste, a endossé les habits de l’arbitre judiciaire en adoptant un rôle plus conforme à son statut. La magistrature qu’il n’aimait pas, il l’a supportée. Il a mieux concilié ce qui tenait à ses devoirs vis-à-vis d’elle et sa volonté de la bousculer parce qu’il comprenait mal son esprit collectif.

Cette mue n’a pu que favoriser non pas la montée des inimitiés à l’encontre de « sa » ministre – il y a bien longtemps qu’elles s’étaient manifestées – mais leur prise en compte, pour la première fois, par Nicolas Sarkozy.

La solitude de Rachida Dati, en dépit de l’effervescence médiatique liée à sa grossesse et des supputations qu’elle suscitait, malgré, sans doute, la richesse de ses relations intimes et amicales, est apparue de plus en plus marquante entre un président dont la sollicitude faiblissait et une magistrature qui faisait preuve d’une audace de plus en plus agressive à l’encontre du garde des Sceaux, profitant, au fil du temps, d’une mise à mort politique régulièrement annoncée.

Certes, si l’opposition cherchait à se situer sur le plan du fond et prétendait ne pas s’en prendre à sa personne, il était de plus en plus clair, pourtant, que ce ministre de la Justice était perçu comme un ennemi de la justice, de ses serviteurs et de ses auxiliaires, en raison de son tempérament, de ses maladresses et de ses accès d’autorité qui, parfois nécessaires, étaient toujours mal compris et médiocrement expliqués.

Comme je n’avais jamais hésité à faire connaître mon point de vue, en espérant respecter la réserve indispensable, sur tout ce qui me gênait dans sa démarche ministérielle, notamment ses séquences festives, ses voyages incessants avec le président et souvent sa pauvreté argumentative, et que par ailleurs, j’approuvais la substance de sa politique pénale, je ne me suis jamais senti obligé de pratiquer le lynchage, surtout collectif, qui est devenu le must judiciaire à l’encontre de Rachida Dati. Je hais les lâchetés qui s’attaquent soudain à la personne à terre quand, tout au long, on n’a pas bronché ni réagi.

Mon histoire avec le ministre a commencé, si j’ose dire, à partir du 23 octobre 2008 quand une journée de protestation a rassemblé tous les personnels judiciaires, magistrats, avocats et autres, et qu’on a vu notamment à Paris sur les marches du Palais une multitude en robe se souciant comme d’une guigne de l’image ainsi donnée aux justiciables, aux citoyens. C’était un mouvement dont la finalité était de faire perdre au ministre le peu de crédit qu’on lui attribuait encore. Sur mon blog, j’avais écrit un billet pour exposer, à la fois, l’ampleur préoccupante de cette hostilité collective qui mêlait syndiqués et non syndiqués, l’analyse de ses motifs et mon refus de participer à cette manifestation.

En dehors de ma sainte horreur du collectif et de ses facilités, j’estimais que la magistrature, n’étant pas un corps comme les autres, ne pouvait pas se permettre n’importe quoi, tomber dans le cirque des slogans, des pancartes et des vulgarités. J’avais déjà été scandalisé par l’accueil grossier réservé au ministre à l’entrée de certains palais de justice comme si au moins sa fonction, à défaut de lui-même, ne méritait pas d’être respectée.

Moi-même, je l’avoue, n’avais pas été moins indélicat puisqu’à une reprise seulement, je m’étais trouvé à quelques mètres de Rachida Dati et que je n’avais fait l’effort d’aller la saluer comme il se devait. Cette anecdote n’est rien à côté de celle qui m’a été rapportée et qui montre la qualité de la plupart de nos premiers présidents réunis en conférence. Ils auraient découvert un décret archaïque les autorisant à ne pas recevoir le ministre de la Justice quand celui-ci venait dans leur cour d’appel et bizarrement ce sursaut d’autonomie, jamais invoqué avant, ne concernerait que Rachida Dati !

La comédie humaine, la comédie judiciaire offrent chaque jour de quoi nourrir le sentiment de dérision ou la capacité d’indignation. Au cours de cette journée de protestation qui ne m’avait pas vu protester, invité par des radios et des télévisions, j’ai continué à soutenir les trois orientations suivantes, en dehors du fait que je répugnais à galvauder notre robe et notre dignité dans de tels rassemblements de masse. 

La première confirmait mon approbation de la politique pénale même si je pouvais mettre en cause, ici ou là, les modalités de sa mise en oeuvre. La deuxième refusait d’imputer à Rachida Dati une volonté clairement affichée de porter atteinte à l’indépendance de la magistrature mais décrivait les dérives et incidents indiscutablement constatés comme un manque de clairvoyance politique, une méconnaissance du monde qu’elle avait la charge d’administrer et la rançon d’une forte, sans doute parfois trop forte personnalité.

Je n’allais donc pas jusqu’à affirmer que notre ministre de la Justice était ennemi de la justice qu’il avait au contraire mission d’améliorer. Enfin, je n’étais pas obsédé par la nature de la relation qui nous unissait, nous opposait au garde des Sceaux car j’étais beaucoup plus préoccupé par le rapport dégradé, le délitement de la confiance et de l’estime entre le peuple et la magistrature.

Il me semblait que c’était se tromper de défi principal que de focaliser sur notre ressentiment à l’encontre d’une personnalité qui nous déplaisait plutôt que de nous interroger sereinement sur le fond de sa politique pénale et sur les exigences de notre propre action au quotidien dans tous les secteurs de la justice.

Quelques jours plus tard, à ma grande surprise, j’ai reçu dans mon bureau un coup de téléphone de Rachida Dati qui m’a aimablement parlé de mon frère Pierre et à qui j’ai pu tenir en substance l’essentiel de ce que je viens de relater. Ensuite, elle m’a invité à prendre un petit déjeuner avec elle le 11 novembre et je me suis trouvé pour la première fois, durant plus d’une heure, physiquement en face du ministre.

Autant je l’avais jugée contrainte et mal à l’aise dans ses prestations médiatiques, autant, dans cet entretien à la fois décontracté et dense, j’ai découvert une femme acharnée à se défendre et à convaincre, consciente de certaines de ses faiblesses mais persuadée aussi qu’une part de la magistrature, pour ne pas parler des manipulations médiatiques, lui était foncièrement hostile.

S’il m’apparaissait évident que jamais le syndicat de la magistrature chroniquement hostile à toute politique pénale mise en oeuvre par la droite, même approuvée par une majorité de citoyens, n’accepterait une remise en cause de son idéologie, en revanche beaucoup pourrait être amélioré, voire réparé si le ministre lui-même modifiait sur certains points son comportement, s’essayait à plus de richesse et de complexité argumentative et ne donnait plus l’impression de rudoyer, de bousculer un corps qui avait besoin – et il avait raison – du changement.

À l’évidence, il n’y consentirait que s’il était traité avec la courtoisie institutionnelle et démocratique qui lui était due.  »

Copyright Editions du Cherche midi

Revenir à l’interview de Philippe Bilger par Olivier Bailly


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14 réactions à cet article    


  • fouadraiden fouadraiden 7 avril 2009 10:10


    Dommage mais rien de fondamental sur le cas Dati.


    • fouadraiden fouadraiden 7 avril 2009 12:06


       Rien d’essentiel sur l’objet Dati. le sujet qu’elle est ne m’intéresse pas.

      c’est inquiétant votre obsession à la défendre. Et je n’attaque pas Rachida Dati, car c’est une maghrébine qui a tjs su se tenir smiley.

       aussi pathétique que votre plaidoyer de l’ère bush, pffffff


    • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 13:08

      Si Rachida Dati n’est pas le sujet principal, elle est quand même symbolique de ce qui se passe avec cette politique médiatisée à outrance, qui rend la compréhension des réalités difficile
      ..Ensuite si le droit supporte les états d’âme, il ne peut être déformé par eux.
      Je ne vois pas ce qu’un spécialiste du droit comme l’auteur aurait pu dire d’autre, en restant cohérent avec l’éthique particulière qu’impose sa profession...Après, il est plus difficile de parler de Dati aujourd’hui et de ses réformes que du dernier CD de Bruni, et ça malgré la nouvelle "réserve" affichée du couple présidentiel...

      @auteur

      Pensez-vous qu’avec le président Sarkozy, spécialiste du droit lui aussi je crois, on approche une ère où la séparation du législatif et du pouvoir devient vraiment limite tant ce président est avide de changement au niveau de la justice et du droit...Je ne sais pas si j’ai bien formulé ma question, mais je n’ai pas le souvenir d’un Président qui veut réformer jusqu’à la constitution en se protégeant souvent derrière des boucliers d’ouverture ... ?...

      merci pour votre réponse éventuelle



    • La mouche du coche La mouche du coche 7 avril 2009 22:04

      @ Mage,

      Dati est le seul sujet de cet article. Votre sarkozysme vous égare et vous empêche de lire entre les lignes. Avec M. Bilger, il faut toujours commencer à lire ses articles par la conclusion, sinon on ne comprend pas.
      Ici ce qui compte évidemment, c’est ce déjeuner avec la ministre qui inspire à notre avocat général préféré des phrases que ne renierait pas Proust, au moins pour leur longueur "S’il m’apparaissait évident ... et il avait raison – du changement." Elle fait 5 lignes sur mon ordinateur !!

      Il y a toujours quelque chose de touchant à lire l’influence d’une femme sur un homme. smiley Ne boudons pas notre plaisir. Imaginer que le corps judiciaire puisse être sensible à un peu plus de "courtoisie institutionnelle et démocratique" est délicieux. Nul doute que le parfum de son hôte devait planer encore un peu autour de notre auteur quand il a écrit cette phrase. Je me suis régalé. smiley


    • Voltaire Voltaire 7 avril 2009 10:18

      A la lecture de cet extrait, l’impression désagréable de cirage de pompes l’emporte largement sur l’argumentation raisonnée (pour ou contre d’ailleurs). Il en ressort un arrière-gout désagréable d’intrigant politique souhaitant ménager chèvre et choux, alors que l’auteur nous avait habitué à un franc-parler de meilleur aloi.

      Dommage


      • alberto alberto 7 avril 2009 11:25

        Comme quoi un petit déjeuner vous transforme un homme !


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 7 avril 2009 13:58

        @ P.Renève
        Je ne sais pas. C’est peut étre parce que je me fous pas mal désormais de la politique que je fais l’effort d’y voir autre chose (surtout dans "Bilger passe aux aveux", à coté).

        L’homme a 65 ans, sa carrière -qui est déjà faite- va se terminer. Je le crois trop intelligent pour espérer encore dans le miroir aux allouettes des corridors et l’écume des choses.
        J’ai été troublé par les révélations personnelles et intimes faites dans ce livre ( voir article à coté). Je pense qu’il écrit cela car la fin (professionnelle ) approche.C’est toujours le moment où les hommes deviennent les plus interessants.Je ne suis pas comptable, mais j’aime les bilans.

        Et puis, un admirateur de Camus ne peut pas étre entièrement mauvais.
        A mon avis, nous sommes dans la problématique de "la chute".
        Il ne s’agit pas de savoir s’il est (nous sommes) saduccéens, mais de savoir pourquoi il (nous ) n’a pas plongé dans l’eau froide de la Seine ce soir là.

        Sandro, Avocat commis d’office.


      • Plus robert que Redford 7 avril 2009 21:40

        Fiouuu !!

        C’est la grande forme aujourd’hui turlututu !


      • Gazi BORAT 7 avril 2009 14:06

        WIKIPEDIA dixit :

        • Le narcissisme désigne communément l’amour qu’une personne vit pour elle-même. Une telle sollicitude envers soi-même est le fondement d’une bonne santé. Toutefois, lorsque l’investissement de soi devient fermé et figé, il génère chez l’individu une tendance à interpréter la réalité en fonction de sa propre personne.
        Trêve de plaisanteries...

        Le témoignage auto-satisfait d’un magistrat "droit dans ses bottes", d’un moraliste aux idées droites et qui en profite pour nous apprendre que chez lui, il en fut toujours ainsi.

        Selon le portrait qu’il nous brosse de lui-même se dessine un Bourgeois qui aurait tout à fait sa place dans la galerie de portraits que constitua un jour Bunuel dans un de ses meilleur film.

        gAZi bORAt

        • Radix Radix 7 avril 2009 15:33

          Bonjour monsieur Bilger

          Qu’en termes choisit ce ralliement est dit !

          La soupe est bonne après tout ?

          Radix


          • Reinette Reinette 7 avril 2009 16:02

            Le procureur de la République est directement au service d’une finance qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. 
            Dans ce milieu, on ignore ce qu’est régler un problème au mieux. Et d’ailleurs, on n’est ni compétent ni là pour cela. Les problèmes, on sait seulement les multiplier. 
             
            Sur le terrain, cela donne quoi ? 


            - Si pour une broutille, vous portez plainte contre votre voisin, la plainte sera suivie. 


            - Si à la suite d’un vol ou d’une agression vous déposez plainte, contre les malfaiteurs identifiés, il vous faudra payer beaucoup pour faire fonctionner la « justice », cela pour un résulta très aléatoire. Il faut savoir que la justice manque cruellement de moyens. (Ce qui en arrange quelques uns, et aussi beaucoup d’autres.) 

            - En revanche, si vous déposez une plainte justifiée à l’encontre d’un fonctionnaire dans le cadre de sa fonction, ou pas. L’intention de nuire au fonctionnaire et à l’institution est flagrante. Le procureur classera la plainte. Il transformera les faits, trafiquera le dossier et engagera une procédure à l’encontre du plaignant devenu coupable. 
             
              Si après cela, le « plaignant/coupable » n’est toujours pas content et s’il insiste, le procureur recourra aux « bœuf-carottes  » du Préfet. Les bœuf-carottes sont beaucoup moins sympathiques que le cinéma nous les présente. 

            Moitié flics, moitié curés, vrais truands, les bœuf-carottes disposent des moyens techniques les plus sophistiqués. 

            Une certaine juge d’instruction, Eva Joly, les avait qualifiés de « Passe-murailles  ». Elle précise même que les moyens employés par ces gens renvoient les
            Il est vrai que cette juge d’instruction sait de quoi elle parle. Ces moyens, elle les a, elle aussi, essuyé. Elle en a fait un témoignage partiel. Merci Eva Joly. 

            La seule fois en France, où les bœuf-carottes se sont fait épinglés, c’est lorsqu’ils ont voulu incendier des paillotes en Corse. Visiblement, les paillotes n’étaient pas équipées de téléphones et les bœuf-carottes ont manqué d’informations. 
            Il faut savoir que, pour ces multicartes de la saloperie, un téléphone à votre domicile, même raccroché, c’est un micro ambiance 24/24 heures. 
            Le but n’étant pas seulement d’écouter vos discutions mais aussi de connaître précisément votre emploi du temps. 
            De savoir exactement où vous êtes, lorsque vous êtes absent de votre domicile.
             
            « Beaucoup de concitoyens se croient en toute bonne foi persécutés, parfois par des Martiens. »
            le procureur MARIN Jean-Claude n’a de comptes à rendre (et d’ordres à recevoir) que de l’autorité. 
            De ce coté là, le procureur de Paris a de bonnes raisons de ne pas être inquiet. 


             Le principe des bœuf-carottes : 
            « Toute plainte justifiée est portée par paranoïaque potentiel  ». 
            Demandez le programme ! 

              
             

            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 avril 2009 16:38

              Monsieur Bilger, votre texte est fort bien écrit, mais ne déclare pas nettement où vous voulez en venir.

              " Rachida Dati n’avait pas compris qu’il lui fallait changer de braquet puisque le président avait modifié sa propre allure. " ... ... " l’illustration la plus emblématique de cette volte étant le fait du Nouvel Observateur qui, à quel - ques mois d’intervalle, a sanctifié puis dénigré Rachida Dati. "

              Le Nouvel Observateur affiche-t-il là, la pleine possession de sa dénomination, ayant suivi avec attention chaque fait et geste de notre ministre, ou affiche-t-il par là, son alignement parfait avec les nouvelles règles toutes fraiches pratiquées par notre président... ?

              " Mais l’opposition est devenue cacophonie et l’autorité s’est heurtée à un mur. À partir du moment où la résistance de la magistrature et de ses syndicats est devenue un problème dont la solution éventuelle ne résidait qu’en Rachida Dati, "

              La récente réforme de la Justice, dénoncée clairement par Eva Joly dans son dernier livre " http://cdurable.info/Des-heros-ordinaires-Eva-Joly,1648.html " et démontrant la fin de l’indépendance de celle-ci envers le Pouvoir, peut justifier, à elle seule, la réaction des syndicats à l’égard de leur ministre.

              Ces deux faits démontreraient comment l’indépendance de la Justice et de la presse sont devenues cacophoniques, et à ce propos, monsieur Bilger, ne trouvez vous pas incommensurablement révélateur le mutisme médiatique du procès de l’Angolagate, et ne pensez vous pas que la cacophonie dont vous relatez sert en tous points, à la faire disparaitre, dans l’indifférence générale... ?


              • pierrot123 7 avril 2009 18:56

                Philippe Bilger sert la soupe a Sarkozy, pour mieux s’habiller en Rachida (nomination imminente du premier au poste de la seconde), et c’est Agoravox qui passe les plats...

                Rachida est portée aux nues...mais pas trop, puisqu’il faut qu’elle dégage...

                La langue de Bilger, gourmande et flagorneuse, s’active sur les talonnettes présidentielles, qui en sont toutes réhaussées...

                Touchant tableau...

                "Ils iront loin, ces petits..."


                • french_car 7 avril 2009 22:36

                  Mr l’avocat général prononce ce que l’on nomme un hommage funèbre et comme le veut l’usage il y fait preuve d’une grande mansuétude à l’égard de la déunte malgré la "pauvreté argumentative" d’icelle dont par ailleurs il dénonce longuement le déphasage paillétistique en regard de la débling-blingisation opérée par la nouvelle épouse du président.

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