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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Le point sur les prochains « codes barres espions »

Le point sur les prochains « codes barres espions »

L’étiquette RFID (ou tag) vient de l’anglais Radio Frequency Identification pour « identification par radio-fréquence ». Cette technologie devrait rapidement remplacer les codes barres auxquels nous sommes habitués, dans leur marquage des marchandises et produits de consommation, du fait de leurs nombreux avantages : lecture sans contact, omnidirectionnelle, au travers des emballages, à grande distance et avec une capacité à mettre à jour l’information embarquée dans l’étiquette. Elles permettent en fait d’assurer l’identification et la traçabilité des objets sur lesquels elles sont collées ou insérées. Tout ceci n’était évidemment pas possible avec les codes barres classiques. Demain, chaque produit manufacturé sera équipé d’une puce RFID.
 
Le « tag RFID » se compose d’une puce d’une taille minimale d’un millimètre carré, et d’une antenne, toutes deux placées sur un support de quelques dizaines à plusieurs centaines de millimètres carrés. La majorité des étiquettes, dites « passives », ne sont pas alimentées en énergie. Cette dernière leur est fournie par le lecteur au moment de l’interrogation, grâce à une induction électromagnétique. Les étiquettes sont ainsi des matériels extrêmement robustes, dotés d’une durée de vie très longue. Bien que cette technologie date de plusieurs dizaines d’années (le principe de la radio-fréquence a été utilisé pour la première fois en 1950 pour identifier les appareils de la Royal Air Force en vol), sa miniaturisation (les puces ne sont guère plus épaisses qu’une étiquette classique), l’émergence de standards et la baisse drastique du coût d’acquisition (selon une récente étude de LogicaCMG, les étiquettes RFID ultra-haute fréquence devraient connaître une baisse de coût de 70% d’ici 3 à 5 ans) en font un marché prometteur (la puce pouvant contenir beaucoup plus d’informations que le code barre classique, soit aujourd’hui entre 96 bits et 2 Mbits). Selon une étude IDtechEx, de 2,7 milliards de dollars en 2006, la RFID générerait ainsi un revenu de 12,3 milliards de dollars en 2010 et 26,2 milliards de dollars en 2016. Selon l’étude, 1,3 milliard d’étiquettes ont été vendues en 2006. Le marché n’en est qu’à ses balbutiements et est en train d’exploser. Pour preuve, le nombre d’étiquettes vendues annuellement devrait être multiplié par 450 d’ici 2016. Selon l’étude prospective sur la période 2008-2018 publiée en mai par le cabinet IDTechEx, la Chine est devenue le plus grand marché au monde de la RFID en valeur. En 2008, les dépenses de l’Asie de l’est atteindront dans ce domaine 2,8 milliards de dollars, soit 53% d’un marché mondial estimé à 5,29 milliards de dollars. Voilà pour les chiffres.
 
 
Les étiquettes « intelligentes » RFID, on le voit, ont de grandes chances de rentrer sous peu dans notre intimité. D’autant plus qu’elles vont pénétrer dans l’ère de l’infiniment petit. Déjà, Hitachi a déclaré avoir mis au point la plus petite puce électronique sans contact du monde. Ce composant de 0,15 millimètre de côté est capable de transmettre des données par une liaison sans fil grâce à une antenne ultra-fine qui l’entoure.
 
Plus généralement, les promoteurs des RFID envisagent en fait de multiples implantations sur de nombreux supports :
- Dans la gestion de la chaîne logistique, tous les niveaux d’emballages étant concernés : containers, palettes, cartons et articles eux-mêmes.
- Les billets de banques, cartes de crédit, téléphones portables pourront utiliser des puces pour un paiement sans contact.
- Tous types de petits appareils pourront communiquer via ces puces.
 
Mais le plus angoissant c’est qu’ils prévoient aussi d’en équiper :
- Les animaux domestiques (la puce est déjà obligatoire en Belgique et en Suisse pour les chiens et les chats).
- Les êtres humains qui pourront porter une étiquette par exemple dans le cadre de leur suivi hospitalier ou pour accéder à des locaux sensibles. Fin 2006, Hitachi a présenté une balise RFID à fonctionnalité Wi-fi pour pouvoir parfaitement localiser les personnes dans un bâtiment et savoir quand elles y entrent et en sortent. Quitte à en équiper les vêtements.
 
En fait énormément de métiers sont concernés par cette technologie. On pourrait citer :
- Les compagnies aériennes pour la gestion des bagages.
- Les transporteurs pour le marquage des colis.
- Les bibliothèques pour l’étiquetage des livres.
- Les constructeurs automobiles ou de matériel électronique pour l’étiquetage et le suivi de pièces entrant dans la chaîne de production.
- Les laboratoires pharmaceutiques pour la traçabilité des médicaments.
 
De nombreuses applications ont déjà débuté : en France par exemple, le duo d’entreprises Tagsys-Ident a remporté un appel d’offres émis par le Sénat pour protéger et identifier les 450 000 volumes de sa vaste bibliothèque en ayant recours à des technologies RFID. Et en déployant un véritable arsenal, avec plusieurs centaines de milliers d’étiquettes à puce, de stations de lecture, de portiques antivol, d’automates de prêt et des lecteurs RFID portables Wi-fi. En quelques mois, Tagsys et Ident ont remporté plus de vingt projets RFID pour des bibliothèques publiques (communauté d’agglomérations d’Aurillac, villes de La Seyne-sur-Mer et Douarnemez) et universitaires (Paris X à Nanterre). Rappelons que Tagsys avait aussi en 2002 remporté l’appel d’offres de la bibliothèque de Seattle pour équiper ses quatre millions d’ouvrages. L’objectif premier est de faciliter les inventaires au moyen de lecteurs RFID portables. Le système permet également d’automatiser la gestion des prêts. L’emprunteur dépose ses livres près d’une borne RFID qui va identifier les ouvrages, alimenter la base de données centrale et désactiver la fonction antivol. L’opération automatisée est identique pour les retours. Toujours autour des livres, c’est la plus grande chaîne de librairies hollandaises, BGN (avec 42 magasins et jusqu’à 40 000 livres vendus chaque jour), qui investit dans la radio-fréquence en lançant une expérience pilote.
Aux Etats-Unis, les grands détaillants, dont Wal-Mart (chaîne américaine de grands magasins), s’intéressent fortement à ces avancées. Un demi-millier de magasins de la chaîne s’est doté de cette technologie. Grâce à l’identification par radio-fréquence, il est entre autres possible d’installer des caisses libre service ou de faire l’inventaire en un tour de main. Cette solution de traçabilité a vocation à optimiser la gestion des flux, des stocks et la mise à disposition des produits en magasins. La chaîne britannique Marks & Spencer (M&S) a équipé 122 boutiques pour améliorer la gestion des stocks de vêtements (confection masculine et féminine) et bénéficier d’un suivi précis en temps réel des achats.
Les besoins mis en avant par les entreprises sont donc là une réduction des erreurs d’inventaire, la limitation des contrefaçons, ainsi que l’optimisation de la sécurité des biens et des produits. Par exemple, les pertes financières liées à des inventaires mal organisés et aux vols sont estimées à plus de 40 milliards de dollars par an. En somme, de « bonnes raisons » économiques (fraude, productivité, erreur humaine…) permettent à la population de « s’anesthésier » face à une technologie qui pourtant pourrait fortement nuire à ses libertés individuelles.
 
 
En fait, comme ce qui a pu se passer avec l’informatique qui au départ n’équipait que quelques secteurs (banques, recherche…) et qui s’est ensuite répandue, les « tags » pourraient se généraliser à bien d’autres domaines que ceux cités ici. Par exemple, les Etats-Unis, depuis 2005, imposent des passeports RFID, soutenus par le département d’Etat américain avec sa loi sur la sécurité aux frontières de 2002. Pour les ressortissants, ils ont dû tous adopter cette technologie avant la fin octobre 2006.
Autre exemple, l’administration américaine a récemment imposé à l’industrie pharmaceutique, pour les médicaments les plus chers qui sont très souvent copiés, le recours aux possibilités de traçabilité de la RFID : en effet selon les chiffres, les E.U. seraient passés de 4 faux médicaments sur 10 en vente avant l’an 2000, à 22 faux pour 10 vrais actuellement.
Plus anecdotique mais tout aussi inquiétant, ce sont désormais les 95 000 arbres d’alignement (c’est-à-dire plantés sur des trottoirs) de Paris qui se sont vu implanter des puces RFID à 2 cm de profondeur dans leur tronc. « Chaque arbre des rues parisiennes dispose de sa "carte d’identité informatique" » désormais, explique Oracle. Les agents municipaux sont équipés d’un terminal nomade permettant de lire les puces : ils mettent ainsi à jour des informations sur chaque arbre concernant sa date de plantation, ses arrosages, les maladies éventuellement diagnostiquées et les événements particuliers tels qu’un choc avec un voiture. On retrouve bien là certaines des conclusions déjà formulées (à Autrans) comme quoi l’Internet et la réduction nanométrique des capteurs sont en train de créer un environnement quotidien fortement technologique et surtout totalement invisible pour le citoyen.
 
 
Pour parler des peurs liées aux technologies RFID, elles peuvent être classées en trois catégories :
- risques liés au traçage des objets que nous utilisons
o Les RFID permettent d’envisager par exemple des achats sans présentation des articles à la caisse grâce à des sas de comptage automatisés. Bien sûr, cette fonctionnalité permet de fluidifier l’acte d’achat en supprimant les queues aux caisses. Mais reste toute la question du traçage des marchandises dans le panier du consommateur. En effet, les marqueurs permettent le profiling des consommateurs à leur insu. On peut imaginer de corréler leurs achats avec une fiche d’identité, comme par exemple une carte de fidélité, pour établir des profils de consommateurs.
 
- risques liés à notre traçage individuel
o Les marqueurs RFID peuvent permettre le suivi des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ou des personnes âgées. Un projet américain va même beaucoup plus loin en proposant d’injecter un identifiant de dossier médical à tous les citoyens américains. Son soi-disant objectif : ne pas donner des traitements contre-indiqués ou incompatibles aux accidentés de la route inconscients. Cette mesure extrêmement intrusive semble intéresser les producteurs de RFID qui développent une offre d’étiquettes « implantables ». Effrayant… Le traçage individuel n’est plus un concept vidé de sens puisque, au départ, les pays occidentaux, tirés par les Etats-Unis, imposent déjà passeports ou cartes d’identité biométriques. Ainsi comme on l’a vu, la puce, lisible par ondes radio et donc sans contact, permet un contrôle d’identité en tout milieu et au travers de tout support (autre que métallique) à l’insu de son titulaire. Alors qu’actuellement les contrôles d’identité ne peuvent être effectués que moyennant le respect de certaines conditions, on aboutit avec la puce RFID à une banalisation complète de ce genre de contrôle ! Par ailleurs, puisqu’il y a émission d’ondes radio, il existe des risques de lecture indue et d’interception des données, au détriment du droit au respect de la vie privée et à la protection des données à caractère personnel.
 
 
- risques liés aux échanges invisibles entre machines
o On se rappelle les Terminator joués par Arnold Schwarzenegger où les machines prennent le contrôle de la planète et sont sur le point d’anéantir la race humaine. Dans la réalité, le champ de bataille des militaires du XXIe siècle, avec satellites électromagnétiques ou autres de renseignement et de télécommunication, est quasiment déjà numérisé. Les militaires sont et seront de plus en plus derrière les écrans, confiant à des « robots guerriers » le soin d’appliquer leurs décisions au point que « l’intervention humaine » dans la décision de faire feu sera peut-être considérée comme une perte de temps…
 
 
De nombreuses épreuves populaires de course à pied (comme le marathon de Paris ou le semi-marathon Marseille-Cassis) ou de cyclisme (Tour de France) ou de rollers utilisent des puces de radio-identification fixées sur une chaussure, le cadre, ou le dossard de chaque participant, permettant ainsi le chronométrage individuel lors du passage des lignes de départ et d’arrivée.
Pour continuer à évoquer le domaine sportif, Nike et Machintosh ont sorti le Nike+iPod Sport Kit qui consiste en un capteur sans fil s’installant dans les chaussures de course Nike et d’un petit récepteur qui se connecte à un iPod Nano. Ce système permet de suivre la vitesse, la distance et les calories brûlées. Mais ce n’est pas tout : la puce RFID du soulier émet jusqu’à une distance de 20 mètres. Du coup une équipe de l’université de Washington a tenté empiriquement de réaliser un appareil de surveillance, pour un coût de 250 dollars, en intégrant leur système d’espionnage à Google Maps. Et ça marche. Le transmetteur RFID diffusant un signal identificateur unique, les utilisateurs peuvent ainsi être surveillés. « La vraie signification de ce travail réside dans la facilité avec laquelle il a été accompli », a révélé Schneier, expert en sécurité. « À moins de faire passer une loi qui exigerait des compagnies qu’elles intègrent une forme de sécurité à ce genre de système, les compagnies continueront de produire des appareils qui érodent sans cesse notre vie privée par l’application de nouvelles technologies. Pas nécessairement à dessein ou par intention malveillante, mais juste parce qu’il est plus simple d’ignorer les facteurs externes que de s’en préoccuper. »
 
 
D’une étude effectuée par la Commission européenne, il apparaît effectivement que la peur du non-respect de la vie privée constitue un véritable obstacle à l’introduction de la technologie RFID. Selon la commissaire européenne Viviane Reding, les citoyens doivent recevoir la garantie que le balisage d’éléments comme les cartes d’identité ne débouchera pas sur une surveillance automatique à grande échelle. Il suffit de penser à un scénario prévoyant que les cartes d’identité soient munies d’une puce RFID. Si un jour, les autorités décident d’équiper l’éclairage public de scanners RFID, il leur serait possible de savoir assez précisément où se trouvent les citoyens et à quel moment… Les participants à l’étude ont répondu en majorité qu’ils voulaient eux-mêmes exercer un contrôle final sur l’utilisation de la RFID : selon eux, les citoyens doivent avoir la possibilité de détruire les balises RFID s’ils le veulent. Mais dans ce cas, pourquoi vouloir alors les diffuser si largement ?
En Belgique, deux universitaires de référence en matière de sécurité (dont l’un se classe sans fausse modestie parmi les inventeurs de la carte à puce) se sont élevés pour proposer un moratoire sur l’utilisation de la nouvelle génération de passeports électroniques équipés de RFID. Ils affirment eux aussi que ces passeports dotés d’une puce, au lieu d’améliorer la protection des personnes, introduisent de nouveaux risques sécuritaires car, bien que les données soient cryptées, le cryptage reste fixe aux différents postes de contrôle et permet ainsi facilement de suivre à la trace un individu, même sans avoir à déchiffrer les données de la puce.
 
Et pour faire accepter la technologie RFID dans l’usage quotidien, il n’y a pas de doute sur le fait que les entreprises essaieront par tous les moyens de la faire adopter en employant une rhétorique qu’elles sont en train de roder. Déjà, IBM fait la démonstration d’un « Clipped Tag », étiquette RFID pouvant être partiellement désactivé par le consommateur. Le principe : réduire la portée des transmissions émises par la puce en ôtant une partie de l’antenne. Le « tag » ne reste ainsi exploitable qu’à condition d’être présenté directement devant un proche lecteur.
Pourtant ne nous y trompons pas : une fois le processus engagé et « toléré » par la population, il sera très difficile de revenir en arrière. Or, aucun argument ne devrait justifier cette technologie qui, vous l’avez compris, va mettre, si elle est généralisée, très rapidement à mal nos libertés individuelles.

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86 réactions à cet article    


  • swakk 13 novembre 2008 11:44

    interessant
    toutefois la grande distribution croise deja les informations des carte fidelité, et carte bleu avec le ticket qui (code barre) identifie tres bien ce que l’on a acheté
    donc a ce niveau rien de nouveau
    on a pu s’en rendre compte plusieur fois avec des produits dangereux
    les clients ont alors directement ete contacté par les magasins apres etude de leur base de donnée

    (ex leclerc) 


    • Philippe Levasseur 13 novembre 2008 16:13

      oui sauf que là on passe à un niveau encore supérieur de fichage "systématique", qu’il y ait carte de fidélité ou pas...


    • Oreille Oreille 16 novembre 2008 12:18

      Le truc nouveau, c’est que cette puce tu l’auras bientot dans ton corps... Quoiqu’il en soit, il s’agit et surveillance, d’études de marché et de localisation par sattellite.
      Refusez totalement cette puce. Bientot plus de tatouage pour les animaux de compagnie, ensuite le danger pédophile...pucez vos enfants ! L’escalade vers l’obligation, par ex. de la sécurité sociale, de se faire implanter cet objet. Sachez que les militaires en ont déjà.
      Vous me direz : "mais non il y a une limite éthique".
      La question éthique est déjà réglée au niveau européen : document officiel
      Allez à la page 38 pour lire :
      « Le Groupe Européen d’Ethique insiste cependant sur le fait que l’utilisation des implants TIC à des fins de surveillance ne saurait être autorisée que si le législateur estime que la société démocratique en a un besoin urgent et justifié » .
      Eloquent, non ?
      Qu’est-ce qu’un besoin urgent et justifié ?
      Des troubles sociaux provoqués par une crise économique d’ampleur ? Allez savoir...

      Un site vigilant à ce propos : C.R.A.P.


    • fourminus fourminus 16 novembre 2008 12:53

      @ Swakk

      D’accord avec vous. Par exemple quand l’auteur dit :
      "Si un jour, les autorités décident d’équiper l’éclairage public de scanners RFID, il leur serait possible de savoir assez précisément où se trouvent les citoyens et à quel moment"
      C’est en fait déjà possible via les téléphones portables qui communiquent à tout moment avec toutes les antennes GSM à leur portées, ces dernières mémorisent l’intensité du signal et par triangulation entre les données de plusieurs antennes il est très facile, en temps réel comme des années après de localiser quelqu’un. C’est d’ailleurs déjà ancien : l’affaire de l’assassinat du préfet erignac a été traitée de cette manière.
      Aspect judiciaire (page 67) : http://www.drmcc.org/dyndocs/453f79dc6185b.pdf
      Apsect commercial : http://www.tracenews.info/Libertes-individuelles,2016.html

      En résumé : le problème ca n’est pas les puces RFID, ou n’importe quelle autre technologie, le problème c’est la loi qui nous protège, ou pas : plutot que de refuser les puces exigeons des lois protectrices de nos libertées indivudelles.


    • Cantalou 19 janvier 2009 18:30

      Bien qu’informée, je trouve cela TRES inquiètant.
      J’ai refusé la nouvelle carte d’identité, la carte bancaire, mais j’ai bien peur que cela ne se fasse contre notre volonté................ à l’occasion d’une vaccination obligatoire par exemple.
      Bon nombre de personnes sont déjà pucées au Mexique, Etats-Unis, les jeunes en Hollande, Espagne........ et nombreux sont les gouvernements qui ont investi dans cet achat en grosse quantité.



    • Olga Olga 13 novembre 2008 14:56

      The Mark of the Beast !
      Ah ah ah !
      Gloire à toi...
        :->
      ... Oups !
      J’allais vous divulguer, par inadvertance, le discours inaugural de ma prochaine messe noire...
      Bon, je vous laisse, j’ai un rendez-vous très important à 6H66.

      Olga LaVey


    • Trashon Trashon 13 novembre 2008 12:56

      C’est génial la puce rfid, car :

       - de prime abord on en a absolument pas besoin,
       - c’est l’archétype de la technologie mise au point pour nous faciliter la vie qui va finalement nous aliéner
       - il va falloir en produire des centaines de milliards / an
       - et devinez qui va les payer en fin de compte :->




      • f512bbi 13 novembre 2008 23:18

        Vous dites de prime abord on en a absolument pas besoin.

        Que diriez vous d’un système qui en cas d’incendie serait capable de donner aux secours, la liste des victimes potentielle et l’endroit où elles se trouvent. Est ce inutile de savoir où sont les victimes d’un incendie pour pouvoir les secourir au plus vite, est ce inutile de savoir où il n’y a pas personne pour ne pas risquer inutilement la vie des pompiers ?

        Pour votre information, de tels systèmes existent et sont déployés sur des installations industrielles à risque. Un certain nombre d’entre eux utilisent la technologie RFID pour localiser les personnes. J’ajouterai même que le cout modéré du déploiement de solutions RFID a permis à ce genre de dispositifs de se développer, notamment sous l’impulsion des compagnies d’assurances, et qu’ils sont peut être même obligatoires pour certains sites (je pense aux installations chimiques classées Seveso II).

        Je crois que l’auteur de l’article, se trompe de cible, il présente comme un danger un procédé d’acquisition de données qui en soi ne présente pas le moindre risque (sauf peut être des risques sanitaires par le fait qu’il utilise des ondes éléctromagnétiques, comme les téléphones portables, avec un gros bémol, les niveaux d’énergie sont beaucoup plus faibles). Le vrai problème n’est pas la méthode de collecte des informations, mais l’utilisation qui peut en être faite, et il y a là un vrai problème. Le danger pour nos libertés ne vient pas de l’acquisition, il vient du croisement des sources de données, c’est sur ce point que le legislateur devrait agir, et qu’il devrait agir de manière vigoureuse et contraigante !


      • Zawgyi 14 novembre 2008 10:35

        Comme d’habitude, l’argument sécuritaire apparaît pour justifier une restriction de nos libertés. Une puce RFID qui préviendrait les secours en cas d’incendie, ou si un enfant tombe dans une piscine, ou si vous avez une crise cardiaque, un accident de voiture, etc...

        On retrouve ce discours qui consiste à croire que la vie sans risque est possible voire souhaitable. Cela me rappelle ces réflexions d’automobilistes vacanciers bloqués sur l’autoroute à cause de la neige : "voilà trois heures qu’on attend et personne ne nous a apporté de café ou de sandwich. Mais que fait le gouvernement". On déresponsabilise totalement les citoyens, qui s’en remettent pour leur vie, leur avenir, celui de leurs enfants aux autorités.

        Ces remarques sécuritaires sont les mêmes que celles qui ont conduit à l’obligation d’avoir une barrière autour des piscines parce que les parents n’étaient plus capables de surveiller leurs enfants, d’avoir des radars à tous les coins de rue, parce que plus personne n’est assez citoyen pour respecter les limitations, d’avoir des caméras aux lampadaires, etc.

        Il s’agit d’une dérive dangereuse que celle qui consiste à s’auto-censurer, à auto-limiter sa liberté. Et les puces RFID ne sont que l’étape logique et évidente d’un tel processus dans nos sociétés occidentales, où la mort, la maladie, le risque, l’accident deviennent inacceptable. Vivre devient inacceptable, il faut juste survivre, c’est là l’essentiel. On veut des guerres sans morts, loin de chez nous, un pouvoir d’achat constant et peu importe la pauvreté que cela créé ailleurs, des loisirs, des loisirs, du pain et des jeux. La liberté s’il vous plait, mais aucune responsabilité.

        Pour conclure, je citerai Washington qui disait : "un peuple qui accepte de réduire sa liberté pour plus de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre".


      • Proto Proto 16 novembre 2008 11:48

        Mes sources indiquent qu’il s’agit d’une phrase de Jefferson :
        "Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour une sécurité provisoire ne mérite ni l’un ni l’autre"...


      • Proto Proto 16 novembre 2008 11:52

        Très bon article merci.
        Mais concrètement, que peut-on faire réellement pour que ces technologies ne se généralisent pas à l’échelle mondiale ?


      • Oreille Oreille 16 novembre 2008 12:22

        Faites attention à ce genre d’argument... Soit vous êtes endoctriné, soit stupide.


      • Oreille Oreille 16 novembre 2008 12:38

        Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que l’implatation est facile, par contre la durée de vie de la puce est de 2ans pour le moment et nécessite une opération chirurgicale pour le remplacement de celle-ci.


      • Alain Cognitault 16 novembre 2008 14:27

        Le meme argument est utilise par les promoteurs des armes a feu en vente libre. Ce n’est pas l’arme qui tue c’est celui/celle qui appuie sur la gachette. Certes, mais si la gachette n’existe pas, le probleme est elimine, non ?

        En regard de l’experience accumulee concernant les recipendiaires des informations collectees, est-il vraiment possible de leur faire confiance ?


      • Antoine Diederick 13 novembre 2008 13:16

        "Pourtant ne nous y trompons pas : une fois le processus engagé et « toléré » par la population, il sera très difficile de revenir en arrière. Or, aucun argument ne devrait justifier cette technologie qui, vous l’avez compris, va mettre, si elle est généralisée, très rapidement à mal nos libertés individuelles."

        tout à fait d’accord avec votre conclusion....car c’est déjà le cas avec les balbutiements informatiques actuels et les lois de protection de la vie privée sont déjà dépassées.....


        Il y a une chose que vous n’abordez pas dans votre article, c’est le retournement de ces techniques contre ceux qui en font la promotion, a des fins de subversions ou a des fins ludiques et même politiques, dans ces cas, il est possible de voir tout un chacun s’emparer de ces techniques pour court-circuiter ces méthodes de contrôle et de gestion logistique.

        Je fais confiance à l’esprit inventif des citoyens, des usagers etc....pour bien s’amuser aux dépends des planificateurs de tout genre....


        • Philippe Levasseur 13 novembre 2008 16:24

          Malheureusement d’un point de vue global on s’achemine encore vers un camp en lutte contre l’autre...les bons contre les méchants ou inversement smiley Ne pourrait on pas enfin arrêter les conflits en tout genre et se borner après des siècle de lutte d’atteindre un idéal de société plus paisible.

          "L’esprit inventif des citoyens" comme vous dites risque d’être encore en mode "réaction". Ca me rappelle une citation du site onpeutlefaire.com qui disait plus ou moins : "La meilleur façon de lutter contre un système n’est pas de le combattre, mais de s’en désintéresser et de passer à autre chose".

          A méditer...
           


        • Gül, le Retour II 13 novembre 2008 13:20

          Bonjour,

          Merci beaucoup de cet interessant article. J’y ai appris bien plus que ce que je savais, en particulier en précisions sur les diverses utilisations.

          En conclusion, c’est extrêmement inquiétant...Brrrr !


          • geveka geveka 13 novembre 2008 20:17

            Je ne vois pas ce qu’il y a de si inquiétant.


          • zelectron zelectron 13 novembre 2008 13:50

            Que se passe-t-il si on emet sur la même fréquence radio un "pulse" de 1 KW pendant 100 microsecondes dirigé sur la puce ?


            • HELIOS HELIOS 13 novembre 2008 15:36

              pas nécessaire d’en envoyer autant, ni de le diriger... un champ suffisant doit les "griller" assez facilement.

              Notez au passage que certaines puces sont prevues pour "mourir"... c’est a dire être grillée...


              Mais, insistons... comme pour la loi HADOPI, ce seront des entreprises privées qui verifieront si vous etes, vous ou votre materiel, toujours actifs, connectés et identifiables. et si par hasard vous ne l’êtes plus, l’employé se declarera incompétent... ce sera la faute de l’informatique !!!!

              Un jour viendra, comme je ne me souviens plus quel livre de SF... les "sans-puce" seront SAND DROIT... etc...


            • Je suis Fantomas 13 novembre 2008 15:42

              "les "sans-puce" seront SAND DROIT... etc..."

              William Gibson , lumiere virtuelle.


            • Olga Olga 13 novembre 2008 15:50

              @Helios
              Sans puce = sans droit
              Avec puce = soumis au droit du "puceur" ; ce qui, en gros, correspond au fait de devenir un sans-puce quand le "puceur" le décidera.



            • Philippe Levasseur 13 novembre 2008 16:28

              ...ou les prémices d’un monde ou les machines prendront le pas sur les hommes...qui se moque de "Terminator" smiley


            • zelectron zelectron 13 novembre 2008 16:33

              Encore mieux :
              ’Les Récifs de l’Espace’ de Jack WILLIAMSON / Frederik POHL


            • Kalki Kalki 13 novembre 2008 13:58

              Récement j’ai vu qu’en corré du sud il ont tous un numéro attribué a la naissance , et il doivent s’en servir pour se connecter a internet (l’idéé vient de leur dernier dictateur, mais c’etait tentant de garder cette idée pour certain).

              Dans nos pays libre, on a pas besoin de vous attribuer un numéro, vous le donnez allégrement volontairement et involontairement.
              Tout ca très gentiment.

              Nous sommes déja du bétail humain, pas la peine de se cacher les yeux.

              Je veux en venir au fait que le rfid généralisé sera d’un certain point de vue pire, mais est ce que ca sera pire que le monde d’aujourdhui ?

              On arrette pas le progrès ? Et l’évolution va toujours dans le bon sens, le mieu ?

              Certain pense que non heureusement, mais ca n’est pas actuellement la majorité.

              Comme si meme la majorité avait du poids en démocratie ?
              Non mais vous croyez ou ?
              Regardez les choses en face les ogms sont passés, tout peu passer, il y a bien des lobby, dans les couloirs du parlement europeen.


              • HELIOS HELIOS 13 novembre 2008 15:42

                Au Chili, mais aussi en Espagne et dans d’autres pays, les citoyens ont un numero d’identité attribué a leur naissance, comme notre numero de secu (numero insee en france).

                Là-bas, ce numero est le numero de la carte d’identité, le passeport, de permis de conduire... tous le même et partout, même au supermarché on vous le demande. (cela s’appelle le RUN ou RUT) il sert bien sûr aux impôts etc.... mais il ya pire... comme la santé est quasiment privée, on vous demande vos empreintes digitales et lorsque vous rentrez dans une etablissement medical (clinique, hopital, etc) vous vous identifiez avec votre doigt...). pas question la bas de faire soigner son cousin algerien a votre place.

                Bon, les gens ne s’en portent pas plus mal me direz vous...

                 


              • Kalki Kalki 13 novembre 2008 18:16

                Je pense que vous ne m’avez pas bien compris.


              • f512bbi 14 novembre 2008 00:03

                en France, on a le n°INSEE, regardez le bien, c’est le même que votre n° de sécurité sociale...


              • Cantalou 19 janvier 2009 18:39

                "Regardez les choses en face les ogms sont passés, tout peu passer, il y a bien des lobby, dans les couloirs du parlement europeen."

                Entièrement d’accord.


              • marc berger marc berger 13 novembre 2008 14:01

                Très bon article !

                N’oublions pas qu’en plus il est très facile de lire le contenu d’une puce rfid à distance, mais une parade existe, cela s’appelle les rfid zapper, en gros c’est la création d’un mini emp (matrix vous vous rappelez ?) tout cela par exemple à partir d’un appareil photo jetable ! Bon je vous donne des liens pour vous amusez hein ! mais faites attention ca peut griller n’importe quel objet contenant de l’electronique, donc a manier avec précaution juste pour s’amuser !

                http://www.korben.info/comment-detruire-une-puce-rfid.html

                enfin l’ami google vous aidera à trouver le montage smiley


                • Philippe Levasseur 13 novembre 2008 16:39

                  merci pour vos encouragements smiley


                • Marc Bruxman 13 novembre 2008 21:34

                  Une cage de faraday c’est plus simple et moins cher !


                • Marc Bruxman 13 novembre 2008 22:03

                  Cet article est de la traditionelle technophobie. Ce n’est pas nouveau. Dès le moyen age, on a trace d’inventeurs qui étaient persécutées parce que leurs inventions étaient jugées comme étant l’émanation du diable. Après la révolution, certains craignaient que la machine à vapeur anéantisse le monde. Et cela a continué comme cela. 

                  Il y a eu une brêve période fin XIXème et début XXème ou le progrés a été bienvenu parce que avec les progrés de l’éducation les influenceurs pouvaient comprendre une version vulgarisée des derniéres trouvailles scientifiques et techniques. Et donc ils n’avaient aucune raison d’en avoir peur. Au début de ce siécle, une personne de formation littéraire qui n’avait jamais étudié la science pouvait avoir une bonne visibilité sur l’état des derniéres recherches. Même si elle n’était pas capables de chercher elle même, elle comprenait ce qui était en jeu. 

                  Cela n’a pas duré et rapidement les inventions se sont complexifiées. Aujourd’hui la science est devenue opaque non seulement pour quelqu’un qui n’a pas une formation scientifique de haut niveau. Et encore, même si vous avez un doctorat de sciences, vous pouvez comprendre votre domaine en détail mais d’autres domaines vous resterons obscur. (Dans mon cas, la physique des particules reste opaque par exemple). Et donc par jeu d’incompréhension, les gens ont peur et s’imaginent que chaque nouvelle invention va apporter la fin du monde ou je ne sais quel délire dystopique. 

                  La solution à tout ca reste de monter au plus vite le niveau de l’éducation dans les pays développés de façon à ce que les gens puissent de nouveau comprendre le monde qui les entoure. Ils cesseront alors d’en avoir peur.



                • dup 13 novembre 2008 14:22

                  ce qui est troublant c’est que la marque de la bete apparait pas seulement dans l’apocalypse mais dans d’innombrables textes laics .Le déroulement de la marque de la bête est si constant et si vérifiable que l’on peut croire à raison que ce truc est extrêment dangeureux . Il le deviendra à notre insu et quand il sera trop tard. pour le moment c’est un gentil code barre. Quand à la fraude ,sa perturbation et sa destruction , il faut avoir peu de notion de radio pour ne pas voir les falsifications , les brouillages et abus que l’on peut commettre avec ça. Le RFID finira dans de mauvaises mains et sera utilié pour stocker et lire des indiscretions


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 novembre 2008 14:35

                    " Les militaires sont et seront de plus en plus derrière les écrans, confiant à des « robots guerriers » le soin d’appliquer leurs décisions au point que « l’intervention humaine » dans la décision de faire feu sera peut-être considérée comme une perte de temps…"

                    Evidemment, tant qu’on laissera aux militaires ces clés incluses dans chacun de nos innombrables produits de consommation, et les outils pour suivre chacun de nos déplacements, il en sera ainsi. Il ne faut pas s’étonner de ce que devient notre monde moderne puisqu’il est bientot entièrement généré par le monde militaire...Pas " d’objection de conscience "possible chez les machines à tuer. Pas de désobéissance possible chez les ordinateurs.

                    il ne reste plus qu’à espérer que " les refuzniks (hébreu sarvanîm, de sarav : il a refusé) sont les objecteurs de conscienceisraéliens, qui refusent de servir dans Tsahal, l’armée d’Israël. Certains de ces soldats refusent notamment de combattre en territoires occupés. C’est un mouvement important, qui se développe fortement, bien que l’objection soit mal acceptée en Israël. " l’emportent...


                    • Alex 13 novembre 2008 14:58

                      Très bon article, qui parle du sujet dans sa globalité.

                      Ce qui n’empêchera pas les superstitieux de faire une comparaison avec la célèbre phrase de la Bible qui parle de la marque de la bête, au final tout le monde trouve son compte.


                      • Philippe Levasseur 13 novembre 2008 16:50

                        la question est de savoir comment traverser ce monde sécuritaire en préparation...garder la foi, le discernement et le courage face à la peur en sont je crois les bases.
                        Les prophéties sont faites pour être déjoués...Un pays de libertés comme la France pourrait - qui sait - devenir un phare pour d’autres nations, si de bonnes décisions politiques anti-sécuritaires sont prises.
                        C’est pas gagné, mais on peut chacun y contribuer...


                      • Barbaring 13 novembre 2008 15:23

                        Oui c’est clair, je me ferais un super plaisir pour aller faire les course puis reconfigurer les prix de ses puces.


                        • Liberty 13 novembre 2008 15:58

                          Très bon article !!!

                          Rien à y ajouter, sauf de prévenir nos chers agora-voxeurs de ne pas acheter de portables dernier cri avec 3G et GPS incorporé, qui reliés à la RFID et à l’internet IPv6 ont des possibilités infinies...

                          Notre gouvernement désire une collaboration financière des mutuelles de santé complémentaires, cela ne se fera pas sans contrepartie .
                          La gestion des risques et des dépense en matière de santé, chère à notre gouvernement, peut aussi signifier ceci :

                          En bref, il existe plusieurs définitions de la "gestion du risque santé".
                          Celle des assureurs est de loin la plus intéressante : il s’agirait ni plus ni moins que de leur ouvrir l’accès aux données individuelles de santé des assurés, à des fins de lutte contre la fraude et d’"optimisation" des dépenses, bien entendu....

                          Bref nous avons TOUT sous les yeux pour voir vers quelles dérives largement entamées nous nous dirigeons .

                          Le délit d’outrage est retenu à toute les sauces, le fichier EDWIGE, le net IPv6, les puces RFID, le téléphone portable GPS, la vidéo-surveillance, la fusion RG - DST, le croisement des dossiers administratifs (uniquement à charge, jamais à décharge en cas d’erreur administrative) etc....

                          Est-ce qu’il nous en faut plus ou est-ce que nous attendons passivement que le pire survienne ?

                          Qui peut nous garantir qu’il ne sera jamais fait de mauvais usages de ces technologies ?
                          Quid du principe de précaution ?
                           smiley



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