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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Lettre ouverte à Michel Onfray

Lettre ouverte à Michel Onfray

Suite à la publication de votre traité d’athéologie, je me permets de vous soumettre à nouveau quelques-unes de mes réflexions que je vous ai déjà soumises dans ma lettre en date du 5 février 2005.

L’image de nos parents paysans, le dos courbé, du matin jusqu’au soir, bûchant la terre avec leurs lourds sarcloirs, est inscrite dans notre mémoire collective. Mais qui les a libérés de ce travail pénible ? Est-ce le mouvement de mai 68 ? N’est-ce pas plutôt le développement technologique ? Mai 68 est mort. Pourquoi vouloir ressusciter des morts ?...

Dans l’histoire de l’humanité, vous découvrez aliénation, oppression, domination, abominations, mensonges et bourrage de crâne. D’autres essaient d’y voir une "montée de conscience". Evolution plutôt que révolution. Que l’on choisisse l’une option ou l’autre, il y a le rôle de l’intelligence. Sur ce dernier point, on ne peut être que d’accord.

Personne ne réfute les horreurs que vous passez en revue, mais peut-être auriez-vous pu, en pendant, mettre en exergue une humanité qui cherche à s’extraire de la barbarie, souvent grâce à la religion. Car les religions ont été jusqu’à ce jour à l’image de l’homme, capables du pire mais aussi du meilleur...

Vous écrivez à la page 195 : « Qui a lu, vraiment, in extenso, le livre de sa religion ? Lequel, l’ayant lu, a fait fonctionner sa raison, sa mémoire, son intelligence, son esprit critique... ? ». Vous dites que ce lecteur aurait pu découvrir l’incroyable invraisemblance, le tissu d’incohérences de ces trois livres... Pour ma part, j’y vois plutôt trois pages d’histoire relativement cohérentes, mais je les lis autrement que les historiens où vous prenez vos références.

Le judaïsme est essentiellement, il me semble, une pensée. Yahwé, un dieu semblable (par certains côtés) aux autres dieux de l’époque, avec toutefois des possibilités d’évolution... Le Pentateuque est l’histoire (souvent) guerrière du peuple hébreu, rédigée dans un style auquel nous ne sommes plus habitués... dans un langage codé. Abraham est, en réalité, le nom d’un clan, ou plutôt d’un conseil composé de plusieurs hommes expérimentés, à la fois chefs militaires et prêtres. Sarah est une troupe militaire qui obéit, plus précisément une troupe d’élite : Sarah était belle et Pharaon la désira. Encore aujourd’hui, que lisez-vous dans la presse israélienne ? Tsahal a fait ceci, Tsahal a fait cela. Tsahal a commis une faute, ou une bonne action. Nous faisons confiance à Tsahal etc... Tsahal, l’armée d’Israël.

Le christianisme est également une pensée judaïque mais d’origine essénienne et messianique. Les évangiles sont l’histoire d’une "parole" relatée dans un langage à double sens, l’un littéral pour le commun des mortels, l’autre caché pour l’homme intelligent (intelligent dans la signification essénienne du terme). Dans le premier sens, Jésus est un homme, dans le second, c’est le nom d’une opposition ou d’un conseil galiléen qui s’est opposé au Sanhédrin de Jérusalem. Tout cela, je l’ai expliqué dans mes ouvrages. Que l’Eglise n’ait pas compris, ou retenu, ce deuxième sens, là est le problème, un problème beaucoup plus grave que tous les faux mystères soulevés par le Da Vinci code.

Il en est de même pour l’islam. On reprend la même formule, car elle a fait ses preuves, mais en l’adaptant à la situation de l’Arabie. L’histoire de Mahomet, c’est l’histoire d’un homme ou d’un gouvernement, peu importe, qui mène une véritable guerre pour réaliser l’unité du pays. Le Coran est le recueil - l’archive - d’un certain nombre de sentences que l’on rédigeait à l’issue des réunions - c’est Omar qui avait la meilleure inspiration. Sentences favorables aux Juifs quand Mahomet recherchait leur alliance, hostiles quand il leur faisait la guerre. Cette histoire de Mahomet s’explique dans le contexte de l’époque et il est tout à fait normal que les habitants de l’Arabie la conserve dans leur mémoire. Nous avons, nous aussi, nos épopées. L’épopée napoléonienne en est une.


La fructification des religions qui se sont fondées et développées à partir de ces livres devenus sacrés est une autre histoire, une histoire turbulente certes mais qui appartient au passé, une histoire toutefois qui nous a laissé des valeurs, des traditions, une culture et un Art. Le choix que vous avez fait pour illustrer la couverture de votre ouvrage "Le combat de Jacob avec l’ange" montre bien que vous n’échappez pas, vous aussi, à l’héritage biblique.

 
Y a-t-il un retour du religieux ? Marcel Gauchet, non seulement ne le pense pas, mais estime que le temps des religions est terminé. Il n’y a donc pas lieu de culpabiliser, encore, encore et encore, notre civilisation de culture judéo-chrétienne mais bien plutôt de se rassembler dans un front commun, avec les musulmans de bonne foi, contre toutes les formes d’intégrisme et de terrorisme religieux.

 
Et maintenant, je vais passer en revue quelques points de votre ouvrage qui ont attiré mon attention.

Page 28. La crédulité des hommes dépasse ce qu’on imagine. Oui.

Des profiteurs embusqués. Il est toujours dangereux de faire de telles généralisations. Certes, de sérieux doutes pèsent sur certains mollahs, mais en ce qui concerne la hiérarchie catholique et les pasteurs protestants, personne ne peut souscrire à une telle accusation.

Page 30. Non pas la foi mais la raison. Je dirai la raison et la foi - le mot "foi" étant compris non pas dans sa signification religieuse mais dans son sens latin d’origine : confiance que l’homme ressent au fond de sa conscience et qui le pousse à agir dans ce qui lui semble être la bonne direction.

Page 31. Une aile gauche des Lumières. André Comte-Sponville vous répond à la page 473 de "La Sagesse des Modernes" : « Le but de la philosophie est moins de favoriser tel ou tel camp que de les aider tous, dans le cadre de la démocratie, à réfléchir ».

Page 32. Postulons plutôt l’inexistence de Dieu, la mortalité de l’âme... Voici la définition que le dictionnaire donne du postulat : proposition que l’on demande d’admettre comme vraie sans démonstration. Entre ceux qui postulent l’existence de Dieu et ceux qui postulent son inexistence, il me semble qu’il y a place pour ceux qui doutent et qui s’interrogent. Exemple d’interrogations : les neuro-sciences, le cerveau, l’apparition de la vie, l’odyssée de l’espèce, l’univers etc...

Page 39. Dieu met à mort tout ce qui lui résiste. Certaines idées de Dieu.

Page 41. Dans l’âme du premier homme qui croit... la négation de Dieu... se partage probablement avec la croyance. Peut-être, mais comment se fait-il que pratiquement toutes les peuplades primitives ont imaginé une idée de Dieu ? Voilà une bien étrange coïncidence.

Page 45. Des pans entiers d’une réflexion vigoureuse, vivante, forte... indépendante de la religion dominante, demeurent ignorés. Vous avez raison de vouloir les sortir de l’oubli. Moi-même, j’explique qu’il ne faut pas regarder le tableau de Van Eyck, la Vierge au chancelier Rolin, comme une banale image pieuse mais comme un acte de foy en la Bourgogne.

Page 47.... Autres fariboles : la théologie. Le sujet peut faire l’objet d’un débat... théologique.

Page 58. Les hommes créent Dieu à leur image inversée. A leur image, c’est certain, inversée, je dirais plutôt "supérieure", d’où l’humilité de l’homme face à l’univers et à ce qui le dépasse...

Page 86.... Construire une morale...par la Raison... dans le souci des hommes, par eux, pour eux, et non par Dieu, pour Dieu. Dieu a bon dos, la Raison aussi. Depuis le début de l’Histoire, on s’est servi d’eux. En réalité, ce sont les patries qui ont fait l’Histoire, dans une compétition où, plus d’une fois, la plus faible a dû s’incliner devant la plus forte, suivant ce qui semble être une loi de la Nature (contrairement à ce que certains pensent, il n’y a pas de pitié dans le monde animal). Mais aujourd’hui que la terre est devenue notre patrie commune... « Rêvons un peu » page 90 ... essayons de construire une morale à l’échelon planétaire sans trop déconstruire. Tout dépend des hommes politiques que les peuples porteront aux postes de responsabilités. Tout dépend de votre vote et de celui des autres.

Page 88. Déconstruction du christianisme. Je préfère "meilleure compréhension du phénomène."

Page 89. Déconstruction des théocraties. Nous sommes d’accord.

Page 97. Opter pour la philosophie contre la religion. Je préfère l’approfondissement philosophique en ce qui concerne le christianisme. Le christianisme est une philosophie. Les chrétiens ne sont pas contre la philosophie mais ils ont beaucoup plus confiance dans leur héritage historique que dans les discours des philosophes. C’est un choix.

Page 108. Aucun de ces livres n’est révélé. Oui, rien ne descend du ciel, tout sort de la pensée évolutive. J’en ai apporté la preuve irréfutable dans mes ouvrages. C’est nous, nous et nos pères, qui n’avons pas compris. Qu’attendent les médias, les philosophes et tous ceux que j’ai prévenus, pour le faire savoir ?...

Page 123. D’après le texte de la Genèse,le monde aurait 4000 ans. Il s’agit là d’une mauvaise interprétation des exégètes.

Page 128. Cité terrestre et cité céleste. L’image de la cité idéale a joué un rôle de moteur d’évolution au début de notre ère. Le symbole est ensuite devenu superstition.

Page 129. L’aile de l’ange. Autre image. Les anges esséniens sont des principes naturels, anges des vents etc... l’imagination et la poésie ont fait le reste. L’ange de Yahwé, chez Moïse, est son armée de partisans, armée secrète qui répand les dix plaies dans le pays d’Egypte, qui marche en tête du peuple élu quand celui-ci franchit la mer des roseaux. En Gaule, se placer sous l’aile de l’ange, cela signifie : se mettre sous la protection de la garnison militaire qui tient la forteresse.

Page 140. Circoncision. Elle est d’origine égyptienne. En l’imposant à Abraham et à ses troupes, le pharaon d’Egypte leur a donné, en quelque sorte, une carte d’identité égyptienne et un passeport. Très pratique pour les contrôles aux frontières. Très ennuyeux pour l’homme, dramatique pour les femmes excisées. La bêtise humaine est incommensurable.

Page 149. Rien de ce qui subsiste n’est fiable. Je dirais : tout est fiable, mais qu’il faut le comprendre autrement...

Page 154. L’ordre des évangiles. Claude Tresmontant plaçait l’évangile de Jean en second. Je lui donne la première place. Ensuite Marc, Luc et Mathieu. Je récuse la longue gestation orale de leur formation. Avant ces quatre évangiles, je place l’épître de Jacques et son protévangile dit apocryphe.

Page 157. Le merveilleux tourne le dos à l’histoire. Oui pour les historiens que nous sommes, mais pas pour les Anciens qui ont écrit leur histoire en l’habillant de merveilleux, depuis Adam jusqu’au Moyen-âge, en passant par l’Iliade et l’Odyssée.

Page 165 et suivante. Paul, un hystérique, névrosé, inculte, fabricant de tentes à Tarse. Certainement pas ! Son père fabriquait des tentes, pas lui. Elève de l’illustre Gamaliel, si Philippe l’a choisi, c’était parce qu’il était le plus doué de sa génération en ce qui concerne la connaissance des livres saints... et la façon dont ils étaient écrits. Jean-Baptiste a fait naître Jésus. Paul a mis le mystère sur les rails en toute sincérité... presque en toute sincérité.

Page 167. La vision de l’empereur Constantin. Non pas à Grand mais à Chalon-sur-Saône. Oui, Constantin a vu son Apollon et un signe, mais dans quel ciel ? Dans l’abside de l’actuelle cathédrale pour l’Apollon ? Une médaille l’indique. Dans le cul-de-four du temple de Mont-Saint-Vincent pour le signe ? Une fresque le prouve.

Page 178. Le coup d’état de Constantin ? Un pouvoir gaulois et une culture religieuse qui s’affirment. Après un désordre, un nouvel ordre s’impose.

Page 199. Tendre l’autre joue. Il s’agit, en réalité, d’un geste de bravade. Le grand prêtre frappe le condamné, futur martyr, sur la joue droite pour l’humilier et le faire renoncer à sa croyance. Le condamné défie le grand prêtre, le fixe dans les yeux. Il lui tend l’autre joue et lui dit : « frappe ! ».

Page 215. La Terre doit être organisée comme au Ciel. Cet axiome a été formulé pour la première fois en Egypte, au temps des pharaons.

Page 239. Moïse tue de ses mains un contremaître égyptien. C’est l’acte d’un partisan (de partisans) qui prend (prennent) le parti du peuple contre un pouvoir qui opprime. Assassinat ou action de guerre ? Question difficile à trancher.

Page 261. Faut-il rester neutre ? Doit-on rester neutre ? A-t-on encore les moyens de ce luxe ? Je ne crois pas... Exact. La question est à débattre avec Marcel Gauchet, Régis Debray et Luc Ferry qui prônent la neutralité de l’Etat.

Page 262. Je persiste à préférer le philosophe. Il n’existe qu’un monde. Peut-être. C’est bien pour cela qu’il faut le sauver, sans compter sur la Providence, et ne pas se contenter d’en jouir.

Conclusion  : livre bien écrit, agréable à lire, bien argumenté. Il touche à des questions fondamentales.


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43 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 5 janvier 2009 10:26

    "Les chrétiens ne sont pas contre la philosophie mais ils ont beaucoup plus confiance dans leur héritage historique que dans les discours des philosophes."

    Il y a 2000 ans, 1 humain sur 1000 savait lire et ecrire (et encore). Il etait facile de faire croire n’importe quoi à des incultes. D’ou le succes des ouvrages résolument propagandistes, que d’aucuns considèrent aujourd’hui comme des livres sacrés. Aujourd’hui, dans une seule edition d’un quotidien il y a plus d’informations que quelqu’un de cette epoque n’ait connu dans toute sa vie. Ces bouquins ont construit un monde basé sur la mefiance, possesion, esclavage, conflits... Le premier pas vers la survie pure et simple de la race humaine serait de se debarasser des prejugés que ces sinistres grimoires nous imposent, et tourner en dérision ces adorateurs de cadavre mutilé (cloué sur une croix) et d’autres prophètes pédophiles.


    • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 10:34

      @ Deneb

      Il etait facile de faire croire n’importe quoi à des incultes.

      Parce que vous croyez que les choses ont changé ?


    • Fergus fergus 5 janvier 2009 11:43

      Bien que totalement agnostique, je reconnais une utilité à la religion, celle d’avoir introduit des repères moraux dans des populations en effet majoritairement illettrées, à une époque où les comportements barbares étaient encore très présents dans la société.

      Des repères qui, de nos jours, n’ont plus de sens, du moins dans les sociétés occidentales éduquées où les valeurs morales (de même que les dérives amorales ou immorales) sont équitablement réparties entre croyants et non-croyants.


    • tess 16 janvier 2009 13:40

      tout à fait juste


    • Deneb Deneb 5 janvier 2009 10:50

      @ l’auteur : "Parce que vous croyez que les choses ont changé ?"
      La plupart des gens savent lire et ecrire aujourd’hui. On ne nous la fait plus (pas autant qu’à l’epoque, du moins) ! On est là pour rigoler et non pas pour souffrir. Pour epanouir sa sexualité tant qu’elle ne nuise pas à l’autrui et non pas pour prâtiquer une chasteté basée sur des croyances. Le rire et l’erotisme, voilà les plus exquis des déléctations humaines, qui nous aident à combattre le mal de vivre et que vos grimoires diabolisent.


      • oncle archibald 6 janvier 2009 09:56

         "Baisons, baisons, ! qu’un sperme impur abreuve nos sillons "

        La révolution made in 1968.... Si le plus grand nombre limite ses ambitions à jouir d’une sexualité débridée, rien d’étonnant à ce que le monde soit en aussi piètre état ... Ne pas confondre l’essentiel et l’accessoire, fut-il très agréable ! 


      • Deneb Deneb 6 janvier 2009 18:59

        Archibald : que voyez-vous de plus essentiel dans la vie que de baiser ?


      • Deneb Deneb 7 janvier 2009 04:09

        Et puis si le monde est dans un pietre etat, comme vous dites, c’est que la génération precédente de mai 68 avait developpé, sans doute par crainte de dieu, un industrie d’armement extrèmement efficace, capable de reduire un pays en un tas de cendres en un rien de temps et continué sa petite gueguerre, d’abord contre le péril jaune, et peu à peu contre tout le monde faisant preuve de volonté de contester les belles reussites du monde chrétien. En attendant on a aussi empoisonné l’atmosphère, fait des trous dans la couche d’ozone et réduit à l’esclave le quidam moyen, en agitant le spectre de la recession devant ses yeux ébahis. Si aujourd’hui on entrevoit une solution à la crise, c’est surtout parce que les jeunes ont choisi de se consacrer à la communication plutôt qu’à des perilleuses mécaniques bruyantes et malodorantes, chérs au monde ancien, coincé dans ces chastes attitudes, qui fustige la baise et prefère promouvoir le meurtre.


      • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 11:39

        @ Actias

        Pas de pitié dans le monde animal ?

        Je n’ai pas de théorie arrêtée sur la question. Ma phrase voulait seulement mettre en exergue l’appartenance de notre condition humaine au monde de la nature en évoquant les hypothèses darwiniennes de la compétition des espèces. Je suis au courant des travaux des ethnologues auxquels vous faites allusion et accepte bien volontiers votre commentaire qui nuance ma phrase.

        Quant à P. Singer, ce n’est pas mon livre de chevet, tellement il me semble que de tels débats n’ont pas beaucoup de sens. Je vous conseillerais plutôt des ouvrages un peu plus scientifiques tels que "Le monde s’est-il créé tout seul" où s’expriment d’authentiques savants tels que Trinh xuan Thuan, Ilya Prigogine etc...


      • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 12:56

        @ Actias

        Je pense que nous nous comprenons. Mais il y a tellement de fanatisme, d’idées à priori, d’intolérance et même de méchanceté, dans les débats sérieux que j’essaie d’ouvrir que c’est presque à en désespérer.

        J’ai proposé deux articles à la modération, celui-ci et un autre intitulé "Josèphe, l’historien juif qui aurait dû parler de Jésus". J’aurais préféré qu’on me refuse le premier et qu’on publie le second qui traite d’un sujet beaucoup plus important. J’ai l’impression que beaucoup de commentateurs empreints de certititudes se sont faits des idées sur moi et qu’ils votent systématiquement non à mes articles. Heureusement qu’il en existe deux ou trois qui me défendent au nom de la liberté d’expression.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 2 février 2009 13:42

        Pas grave. Plus le fil est noté, moins il est interessant. D’autre part, personnellement, je "plusse" les commentaires ou articles avec je ne suis pas d’accord, mais qui exicitent la polémique. Sinon on va se retrouver tous d’accord et on pourra baisser le rideau ?


      • Fergus fergus 5 janvier 2009 11:35

        Concernant la dure vie des paysans d’autrefois, que j’ai bien connue, c’est en effet le développement technologique qui les a délivrés de nombreuses tâches pénibles.

        Mais c’est ce même développement technologique qui a chassé la majorité d’entre eux d’une terre à laquelle ils étaient viscéralement attachés pour aller travailler en usine !


        • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 11:40

          @ Fergus

          Excellent commentaire


        • vin100 5 janvier 2009 20:55

          Ce n’est pas le développement technologique qui a délivré les hommes des nombreuses taches pénibles mais la maitrise de l’énergie, par le moteur a vapeur puis moteur a explosion.
          Pour exemple, pour donner l’équivallent de ce que génère un litre de pétrole il faudrait si je ne me trompe qu’un homme pédale sans s’arrêter pendant 165 heures ou 6,8 jours.
          Et ce n’est pas plus le développement technologique qui a chassé les hommes des campagnes mais la concentration financière et le developpement de l’industrie qui était demandeur de la force de travail des paysans qui étaient pour la plupart miséreux.


        • maharadh maharadh 5 janvier 2009 12:33

          Avez-vous remarqué que chaque fondateur de secte se présente comme le seul et vrai mais aussi le dernier envoyé de "dieu" – ou de toute autre entité, terrestre ou… extra-terrestre – et qu’aussitôt qu’il a établi son "message" sous la forme d’une organisation structurée et hiérarchisée, il s’empresse de persécuter les adeptes des autres sectes – ne riez pas, l’intention est bonne : il s’agit de sauver leurs âmes et, éventuellement, au passage, de récupérer leurs biens matériels ! - ou, pour le moins, d’interdire ou de limiter leur pratique mais également de condamner, voire de "supprimer" tout individu qui aurait l’outrecuidance de se présenter comme un (nouveau mais vrai et dernier !) prophète ou messie.

          Mais alors, à supposer que, quelque part naisse un nouveau fils d’un nouveau Joseph et d’une nouvelle Marie et qu’il se présente comme le (nouveau, vrai et dernier) messie annoncé par l’autre, que ferait notre Benoît : ne s’empresserait-il pas, comme toujours, de le railler, puis de le traiter d’usurpateur - usurpateur de "vérité" ou de "pouvoir ? – et, enfin, de le… condamner et, à moins de pouvoir compter sur la précieuse amitié de son pote des States – vous savez le "cow-boy" dont le cerveau pèse moins que celui d’un moustique ! – et de disposer d’une chaise électrique ou d’une chambre à gaz pour l’éliminer, de le (faire) confier à un hôpital psychiatrique où une camisole de force chimique saura le museler définitivement ?


          • Bois-Guisbert 5 janvier 2009 12:40

            Agnostique moi-même, je voudrais poser une autre question à M. Onfray, si d’aventure il venait à passer par ici :

            Quand, où et comment l’athéisme a-t-il rendu la société meilleure et les gens plus heureux qu’ils ne l’étaient aux temps où ils étaient croyants ?


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 août 2009 14:57

              Il n’y a pas de symétrie entre l’athéisme et la religion ; l’athéisme n’est pas une religion alternative.

              Si « Dieu » n’existe pas, la consolation religieuse est une illusion ; il faut trouver le bonheur ailleurs.

              http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com


            • John Lloyds John Lloyds 5 janvier 2009 13:09

              Bel article, que j’ai plussé en modération, même si je suis totalement en désaccord avec l’auteur, ainsi qu’avec Onfray.

              Avec l’auteur, car je ne pense pas que l’athéisme et la religion soit incompatible (voir par ex le chamanisme)

              Avec Onfray car la "mystique de gauche" me semble une profonde débilité. La mystique est une notion élitiste.

              Merci à l’auteur, en tous cas, pour ce débat.


              • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 13:15

                Intéressant.


              • vin100 5 janvier 2009 19:58

                La Mystique, comme l’Art, comme l’était autrefois la Philosophie, n’est pas une "notion", elitiste ou pas.
                C’est un chemin personnel d’expérience, une Voie comme on disait autrefois.
                Elle ouvre a la connaissance ou la perdition personnelle.
                Elle est rarement transcriptible et quand il y a transcription cela éclaire partiellement et ouvre des horizons en faisant apparaitre des "notions", des formulations.


              • Senatus populusque (Courouve) Courouve 5 janvier 2009 14:29
                 
                La faiblesse d’Onfray est de faire une critique politique de la religion et non une critique philosophique de la foi. Par ailleurs, dans sa recherche des premiers athées, il rate Sade et Schopenhauer. Le titre ne tient pas ses promesses.


                Marquid de Sade : Comment voulez-vous que j’admette pour cause de ce que je ne comprends pas, quelque chose qe je comprends encore moins ? » (Philosophie dans le boudoir, troisième dialogue, Paris, Gallimard, 1998, édition Jean Deprun).
                 « Qu’est-ce qui peut nous représenter l’idée de Dieu qui est évidemment une idée sans objet, une telle idée, leur ajouterez-vous, n’est-elle pas aussi impossible que des effets sans cause ? Une idée sans prototype, est-elle autre chose qu’une chimère ? » (Philosophie dans le boudoir, cinquième dialogue).
                 
                « Ceux qui veulent nous persuader de l’existence de leur abominable Dieu, osent effrontément nous dire, que parce que nous ne pouvons assigner la véritable cause des effets, il faut que nous admettions nécessairement la cause universelle. Peut-on faire un raisonnement plus imbécile, comme s’il ne valait pas mieux convenir de son ignorance, que d’admettre une absurdité ; ou comme si l’admission de cette absurdité devenait une preuve de son existence. » (Histoire de Juliette, 1ère partie, Paris, Gallimard, 1998, édition Michel Delon).
                 
                Arthur Schopenhauer  : « Je n’y vois [dans la causa sui], quant à moi, qu’une contradictio in adjecto, un conséquent pris pour un antécédent,une décision autoritaire et impertinente de rompre la chaîne infinie de la causalité. […] Une première cause est tout aussi impensable que l’endroit où l’espace finit ou que l’instant où le temps a commencé. » (De la quadruple racine du principe de raison suffisante (1847), II, § 8 & IV, 20).

                • Raisonator 5 janvier 2009 15:38

                  Avec Michel Onfray, et il s’en flatte, on est au premier degré de la philo : de Bac moins 2 à Bac + 2.
                  Il est à la pensée ce que le Da Vinci Code est à Stendhal ; une façon plaisante de mettre à lire, avant de passer aux choses sérieuses.
                  Tout pour une immense middle class de la parole, assez proche du Laos grec. Celui qui gronde dans les tragédies, ricane dans les comédies, lapide les prophètes, les estropiés et les rois.
                  Certains pensent qu’on peut en sortir, par le haut, de l’alpha à l’oméga ; d’autres, qu’on ne peut pas, que c’est la condition humaine, la dure loi d’Adam fils de la terre.
                  Espérons, quand même.
                  Et que Michel Onfray nous y aide, quand il sera sorti de son business alimentaire et qu’il se remettra en chantier pour l’honneur de l’esprit humain.


                  • eugène wermelinger eugène wermelinger 5 janvier 2009 17:02

                    Le monde totalement athée viendra et ceci assez rapidement car il n’y aura plus aucune inteligence pensante sur notre terre détruite par le plus intelligent des êtres : l’homme et sa supériorité technologique. 
                    Un homme, mais aussi des animaux, des plantes et même des caillous venus par hasard, sans géniteur premier, n’entrant dans aucun plan supérieur.
                    Quelle tristesse immense et quel gâchis !

                    Pas de principe spirituel, pas de pensée, ce post n’existe pas. Rien n’existe. Rien n’a jamais existé.
                     A moins que ?????

                    Il y a encore des imbéciles - dont votre serviteur - qui espérent. 


                    • Plus robert que Redford 5 janvier 2009 18:03

                      Quand les caillous seront devenus moux, les hibous mangeront des chous sur leurs genous, mon bijou !


                    • Traroth Traroth 6 janvier 2009 02:44

                      Et depuis quand les religions ont-elles le monopole de l’espoir ? C’est ici bas qu’il faut construire un paradis. Espérer en un paradis post-mortem sur la foi de quelque baliverne pluri-millénaire, c’est un miroir aux alouettes.


                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 janvier 2009 15:14

                      Espérer en un paradis ici-bas sur la foi d’une idéologie du XIXe siècle , c’est un miroir aux alouettes.


                    • Traroth Traroth 6 janvier 2009 22:39

                      De quoi parlez-vous ?


                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 17 janvier 2009 11:15

                      Du communisme.


                    • Traroth Traroth 5 janvier 2009 18:17

                      "es religions ont été jusqu’à ce jour à l’image de l’homme, capables du pire mais aussi du meilleur" : Vous auriez un exemple, là ? Parce que en dehors des croisades, du jihad, de l’inquisition et des bombardements de Gaza, il n’y a rien qui ne me vient à l’esprit.


                      • vin100 5 janvier 2009 19:31

                        Pour les bombardements, je ne vois pas trés bien le rapport / la religion.
                        Pour les exemples du meilleur ?
                        La conception judaïque et donc chrétienne de l’homme, "image et ressemblance de dieu" qui veut que l’homme ne puisse pas être réduit à être juste un individu, juste un citoyen, juste un consommateur, juste un travailleur.
                        Le refus par toutes les "religions" du matérialisme qui emprisonne plus que toute idéologies pour le plus grand profits des riches et des nantis qui ont besoin plus que tout de cette desespérance collective, de cette peur et de cette frustration consumériste pour faire tourner le système.


                      • Traroth Traroth 5 janvier 2009 21:47

                        Si vous ne comprenez pas la composante religieuse du conflit israélo-palestinien, je ne vais certainement pas détailler ça ici, le sujet est trop vaste et trop éloigné de celui de l’article.

                        La conception judéo-chrétienne de l’Homme, non-animal (et supérieur par nature à l’animal) à qui la Terre a été offerte en partage par Dieu est une des causes du désastre écologique qui se prépare et dont notre civilisation ne se relèvera peut-être pas. Quand la vision qu’on a de la réalité ne correspond pas à celle-ci, il ne peut en ressortir rien de bon. L’homme n’est pas "à l’image de Dieu" ou autre sornette. L’homme est un animal, qui cherche à s’élever au-dessus de sa condition, ce qui est très bien, mais l’oublier, c’est échouer dans cette entreprise. Dance, monkeys, dance !

                        Ce que vous appellez "refus du matérialisme", je l’appelle "berner la foule pendant que les malins se tirent avec le magot". Oui, mon pauvre ami, tu ne possèdes rien, ta famille meurt de faim, mais dans l’au-delà, alors lààààà, là tu seras récompensé pour ton humilité, alors accepte ton sort, résigne-toi, laisse-nous prendre ta vie en t’exploitant jusqu’à tu sois trop vieux et ferme ta gueule, sinon tu iras en enfeeeeerrrr !
                        L’opium du peuple, ça n’a jamais été aussi vrai.


                      • vin100 5 janvier 2009 18:24

                        Que le Michel, ne vous ai pas répondu, cela ne m’étonne pas.
                        Votre lettre ou votre pensée est un grand classique de la Gnose qui veut en permanence voir des sens cachés, qu’ignorent ceux qui ne sont pas éclairés ou initiés (comme vous bien entendu, sourires...).
                        Tout ceci est un prêchi- prêcha multiséculaire ou l’on joue a se faire peur.
                        Le frisson de l’énigme remplace ainsi avantageusement le dur labeur qu’est une formation historique, philosophique, sociologique et théologique.
                        Grace à vous Emile nous voici délivré de toutes ces erreurs....


                        • maharadh maharadh 5 janvier 2009 19:01

                          @Sampiero,
                          Meilleurs voeux à vous aussi.

                          @ l’auteur,
                          Le texte suivant est tiré de l’excellent livre de Marc Haffen, "L’athéisme" dans la collection "Ouverture. L’athéisme n’est pas récent même si le mot l’est. Ce livre relate son histoire.

                          L’athéisme du XIXème siècle doit au philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900) l’une de ses formules les plus célèbres et les plus radicales : "Dieu est mort !" Et c’est nous qui l’avons tué !

                          Et pourtant son sens n’est pas très clair. C’est un fait incontournable que le premier attribut du dieu est son immortalité. Les immortels, ainsi sont-ils nommés par les Grecs comme aujourd’hui encore les hommes sont d’abord les mortels.

                          La notion de déicide fondée sur la nécessité de la mortalité préalable du dieu apparaît d’emblée comme une impropriété logique. Ainsi, non seulement l’attribut immémorial du dieu, son immortalité, se trouve être assassinée, mais un aussi considérable forfait vient juste de se produire. Ce crime est le nôtre, nous Occidentaux, et comme tel, bouleverse notre sensibilité d’homme moderne. Pourtant, Nietzsche n’exhume qu’un état de fait. Partout il est lisible dans le corps culturel de son siècle que le décès de Dieu est bel et bien survenu et, cependant, l’auteur s’indigne : une si illustre mort eût dû inaugurer un autre règne, celui d’une libération radicale du joug divin.

                          Or, il n’en serait rien. Le Dieu agonisant, c’est le Dieu chrétien. La chrétienté, et en elle la bourgeoisie libérale, n’ont pour l’heure que transformé le christianisme en humanisme bon teint, pétri de part en part d’idéaux chrétiens dévalorisés. Dieu aurait donc été tué en vain. Le contemporain de Nietzsche reste platonicien et de teinture chrétienne. Le vrai monde n’est pas l’ici-bas sur lequel l’homme libéré pourrait avoir un pouvoir égal aux dieux et vivre selon ses instincts, c’est l’au-delà. C’est la promesse de salut pour le faible qui invite au renoncement, à la résignation, à la douceur. Or, le Dieu à abattre, c’est pour Nietzsche cette morale-là, "morale d’esclaves", qui bride l’homme et ses pouvoirs, même s’il est bon qu’elle en limite certains. Peu à peu, elle rapetisse l’homme et le maintient à son plus bas niveau, celui du "troupeau".

                          La morale chrétienne conduit au néant et c’est pourquoi elle est un nihilisme. L’homme antique était le sujet mais aussi le protégé des dieux. L’homme nouveau a tué le divin : le voilà orphelin.

                          Mais Dieu n’est pas simplement mort pour l’homme. Il l’est aussi pour l’univers qui l’entoure. Celui-ci n’est plus un ordre (cosmos), un jour créé et évoluant vers une fin, il n’est plus qu’une palpitation, une respiration toujours recommencée, celle de l’éternel retour du même.

                          Le monde ! Le voilà incréé, c’est-à-dire sans naissance et sans mort, donc sans créateur nécessairement différent de lui : simple alternance d’opposés (vie/mort, bien/mal, réveil/repos) à l’infini, sans début, ni fin. C’est renouer avec le devenir d’un Anaximandre, Héraclite ou Empédocle. Ce sera le postulat fondateur de l’athéisme cosmologique moderne : si Dieu n’existe pas, le monde n’a pu être créé.

                          Ce dernier est donc éternelle répétition cyclique ?


                          • Emile Mourey Emile Mourey 5 janvier 2009 19:21

                            @ maharadh

                            La question que vous me posez sort de ma compétence. En revanche, si vous me posez la question : "Qu’est- ce que l’homme ?", au vu des commentaires débiles qu’on lit de plus en plus souvent sur Agoravox, je vous répondrais : "C’est un être bizarre et pas très très intelligent".


                          • vin100 5 janvier 2009 19:40

                            Si par morale Chrétienne, vous faites état et en restez au Dieu agonisant, alors oui et Saint Paul l’a déjà dit 2 000 ans avant vous, "nous sommes les plus malheureux des hommes" !
                            Mais la morale chrétienne dont vous faites état, fondement des valeurs de la République, personnellement, n’intéresse plus grand monde.
                            Votre vision, de la Chrétienté est celle d’un légiste qui voudrait comprendre comment fonctionne un cadavre.
                            La vie existe autrement et pas seulement dans les cadavres qui sont une pale copie passée de la réalité.
                            Votre vision est partielle, légerement en retard, voir passée et comme elle se veut globale, elle est éronée.
                            Désolé....


                          • Absurde Absurde 6 janvier 2009 08:25

                            Si on y réfléchit bien, l’homme est la seule créature animale qui ne soit adaptée en aucune manière à son environnement. Il lui a donc fallu adapter l’environnement à ses besoins, et cela lui a pris des millénaires. Par là, l’homme ne pouvait que, tôt ou tard, inventer un dieu à son image, sorte de surhomme commandant aux éléments. La religion n’étant qu’une modalité primitive de la politique politicienne. 


                          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 janvier 2009 15:12
                            « Si les bœufs savaient dessiner, ils donneraient aux dieux forme bovine. » (Xénophane de Colophon, rapporté par Clément d’Alexandrie, Stromates, V, 110) .
                             
                            « Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés. » (Montesquieu, Lettres persanes, LIX)
                             
                            « Si Dieu nous a fait à son image, nous le lui avons bien rendu. » (Voltaire, Carnets)

                          • Pierre de Vienne Pierre Gangloff 5 janvier 2009 19:49

                            Ô Vingt Cent, la lumière révélée, je puise, que dis-je, je bois vos paroles avec délectation, tient je m’ouvre une bouteille pour fêter cela, vous êtes digne de votre Saint Patron.
                            Emile, ce goût pour le secret, un long passage chez les scouts ?
                            ( Dès le plus jeune âge, les codes, les mots de passe, les rites comme une tentative pour contenir et expliquer les désordres de la nature. L’ordre et sa justification, révélée aux initiés.)
                            Cet élitisme de fait (parfois malgré vous) transparaît dans nombre de vos articles, même les plus intéressants ( vos travaux sur van eyck par exemple). L’irrépressible présence d’un grand horloger, qu’il faut sans cesse affirmer, finit par gâter l’intelligence, la qualité de vos propos. moi je trouve cela dommage.
                            Cordialement. ( et bonne année)


                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 août 2009 14:21

                              Après Onfray et Comte-Sponville, voici qu’Oliver Bach s’attaque à l’inexistence de Dieu. Il questionne :

                              Est-il vraiment impossible de démontrer que Dieu n’existe pas ? Est-il vrai que Dieu est amour, qu’il aide les pauvres et les faibles, qu’il libère les opprimés ? Est-il vrai que Dieu donne la vie et décide de la mort, qu’il a créé l’homme et l’Univers ? Est-il vrai que la Bible relate des faits historiques ? Est-il vrai que les religions ont contribué aux progrès de l’humanité ? Est-il vrai que les religions ont été opposées à l’esclavage et qu’elles ont été à l’origine des Droits de l’homme ? Est-il vrai que les religions sont favorable à l’égalité des êtres humains et à une justice au service des plus vulnérables ?

                              L’objet de ce livre Dieu et les religions à l’épreuve des faits est de répondre à ces questions ; on peur le télécharger sur :

                              http://www.inexistencededieu.com

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