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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Migrer, pour vivre ou pour survivre ? (1)

Migrer, pour vivre ou pour survivre ? (1)

Coup sur coup, deux Hors-Série, deux Atlas qui sortent dans le monde de la presse. L’"Atlas des Migrations" était le premier, présenté par Le Monde. Le second, l’"Atlas du monde à l’envers" par le Monde diplomatique. Le second, lui, tentait de définir là où il y avait de grandes mutations de pouvoir émergeant dans le monde, les crises persistantes, la vue par l’intermédiaire de certains pays et l’Afrique qui se bat. Peut-être une autre fois. Intéressons-nous au premier, car les migrations expliquent souvent les problèmes et parfois, les chances, d’aujourd’hui.

Migrer pour vivre ou survivre Atlas.jpgAu fil d’une analyse minutieuse et qui se veut très complète, l’"Atlas des Migrations", tout azimut, déroule ses chapitres par l’histoire des migrations qui remonte dans un passé très éloigné pour finir à la situation d’aujourd’hui qui est loin d’une conclusion en soi. Imbriquée dans tous les sens, avec ses implications, il est sûr que nous n’en sommes pas encore sorti de cette auberge planétaire. Véritable tour de force de rassembler tout cela en 180 pages.

L’humanité a été, est et restera en marche dans tous les temps. D’abord pour suivre les voies prises par les oiseaux, éclaireurs du ciel, à la recherche de nourriture pour suivre le rythme des saisons, l’homme s’est mis à transhumer toujours plus loin. 200 millions de migrants aujourd’hui, un 5ème pays sans frontières, mais intégrés bien ou mal, en fonction du nombre de ses pratiquants volontaires ou par obligation. Les flux migratoires des hommes suit dans la durée et les espaces différents, les mêmes principes : la quête de terres pour l’agriculture, d’abord, un meilleur possible dans la suite jusqu’à l’utopie d’un paradis de l’ailleurs. Espèce très spéciale, l’homme, endémique mais du monde entier. Pas beaucoup d’animaux qui occupent tout l’espace disponible comme lui. La sédentarisation souvent présentée comme un progrès de l’humanité mais qui ne peut exister qu’à la suite d’une migration préalable.

Rien que par la citation des titres, bien choisis d’ailleurs (ils seront en gras), cet Atlas permettait déjà de voyager sans bouger de sa chaise au travers de l’histoire pour se retrouver au présent avec les chiffres et les cartes à l’appui. J’ai, pourtant omis, volontairement, d’introduire des dates trop précises pour éviter des partis pris, par trop personnels qui n’apporteraient rien. Cet article se veut un survol des différents chapitres de cette étude sans aller jusqu’aux détails. Peut-être vous inciter à vous procurer cet Atlas.

Alors, en route sur la planète migrante.

1. Les migrations historiques.

20070922Migration des oiseaux.jpgEn marche "Out of Africa". Le berceau de l’humanité semble être l’Éthiopie (Lucy, 3 millions d’années) et le Tchad (Tumaï, 10 millions). Des endroits sur Terre sont plus propices que d’autres à la conservation des fossiles, donc, il vaut mieux ajouter "jusqu’à preuve du contraire". Les déplacements se feront à un rythme lent mais continu de 60 kms par génération soit près du tour de la Terre en 10.000 ans. Cela par le couloir de la Géorgie et du Proche Orient et en arriver à la "semi-conquête" des terres en 6 millions d’années.

Plus tard, les Odyssées de la Méditerranée, des peuples qui à partir d’Ephèse, d’Athènes, de Cnossos, de Carthage. Mycéniens, Doriens, Ioniens, Phéniciens, peuples de la mer qui n’ont pas toujours laissé de traces de leur passage. Mosaïque de peuples et de cultures qui se mettent en contact, qui fusionnent de gré ou de force ou qui disparaissent victimes de cataclysmes ou de conflits.

L’Europe des Celtes s’élargit pour occuper des territoires de plus en plus grands du continent européen occidental et cela à partir probablement de la Mer Noire.

Migrer pour vivre ou survivre carte.jpgUne déferlante barbare, conquérante par l’Est avec les Huns qui repoussent les Wisigoths encore plus à l’Ouest et qu’on surnomme, aujourd’hui, de "barbares", voire "envahisseurs". La saga des Vikings, brillants marins, venus eux du Nord, du Danemark, à bord de leurs drakkars, en pirates quelques fois et qui occuperons officiellement la Normandie au 10ème siècle et, plus tard, l’Angleterre sous la tutelle de Guillaume le Conquérant. La fantastique chevauchée mongole avec Gengis Khan, le bâtisseur du plus grand Empire en Asie. Des chroniques africaines avec l’héritage bantou, berbère, en vase clos dans le continent et donc mal connues.

La grande époque arabo-musulmane explose par le sud de l’Europe en y rayonnant le raffinement de sa culture jusqu’après leur rejet non complet, mais avec un art de raffinement qui se retrouvera après dans l’art mudéjar.20090106Rois mage Israel.jpg

Les itinéraires pèlerins chrétiens en passant par le Saint Michel et Compostelle.

Les matières précieuses qui se retrouvent sur les routes de l’ambre et de l’étain, des chemins du fer, du fil de la soie et aussi des pistes des fourrures, pour répondre au commerce et aux goûts de la préciosité et de la richesse. Les fourrures de peaux de bêtes réchauffent les corps dans le Nord et les échanges financiers dans le Sud par son côté périssable. Est-ce les prémisses à la mondialisation ?

Les sillons fertiles de l’agriculture, eux, sédentarisent, dans le même temps. Tout cela pour dire que des races pures, n’importe où, cela n’existe pas.

2. Les migrations aujourd’hui

Le monde s’agrandit dans le sillage des grands navigateurs et offre un aller et retour par des chemins différents. Monde, partagé entre portugais, espagnols, anglais, français et hollandais pour devenir de plus en plus rond.

Les réseaux de traite négrière s’organisent et apportent le travail gratuitement en éparpillant l’esclavage jusqu’au nouveau monde demandeur de mains-d’œuvre dans les champs.

Disettes et famines en Europe, industrialisée, poussent 50 millions de candidats à l’exode et attirent les aventuriers avec un aller simple vers le Far West.

Des nouveaux foyers de la pauvreté se créent, la précarité ne recule pas, malgré le développement. Les écarts de richesses à l’extérieur et à l’intérieur de ses frontières se creusent même. C’est le Nord qui attire les habitants du Sud, attirés par de faux eldorados. Enfin, pas toujours. Nouveaux foyers de pauvreté dans un exil de l’espoir des déshérités de l’Afrique qui risquent leur vie pour un espoir souvent déçu dans un monde vieillissant. Les immigrés se pressent aux frontières et les sans-papiers crèvent devant elles. L’Afrique saharienne, totalement démunie, envoie ses ressortissants aux frontières. L’indice de développement tient compte de l’espérance de vie, de la scolarisation et des revenus.20080901Pouvoir d'achat Belgacom.jpg

La ruée vers la ville devient de plus en plus gigantesques et doit avouer ses limites. Depuis, 2007, on dénombre plus de citadins que de ruraux. Vingt mégapoles de plus de 10 millions d’habitants constituent 10% de la population mondiale. "A qui profite l’argent des migrants" est une question avec une réponse aléatoire entre effets positifs ou pervers. Trafics de compétences avec la fuite des cerveaux dans un marché du travail immigré qui suit un besoin commun vers un exil pour tout espoir entravé par les voies sinueuses du droit d’asile. Les femmes s’émancipent mais restent toujours en retrait. La moitié de la population mondiale à un âge de moins de 25 ans, mais la population vieillit plus vite et cela proportionnellement au degré de développement du pays. Europe qui valse de l’émigration à l’immigration, souvent illégale, sécuritaire, avec des centres de rétention comme ressort de l’immédiat. Gibraltar, Lampedusa, Malte, Canaries avec parfois la mort au bout du voyage. L’Afrique pirogue, alors, et de plus en plus vite.

20080808Fortis chute.jpgDans un circuit parallèle du tourisme, une migration passagère s’adonne aux loisirs, et devient une des premières activités et de ressources pour certains pays en difficultés ou aux exportations en déficits. Un milliard de voyageurs occasionnel enregistrés crée le 4ème rang des échanges, est loin d’être négligeable. Vacances par charter, dérégulation des prix, low-cost, filtrés par Internet ont créé de nouvelles destinations en augmentation bien que l’Europe reste la première destination parce que l’exotisme continue à faire peur.

La France accepte assez mal la diversité. Le Royaume Uni, multiculturaliste. L’Allemagne qui subit un déficit d’intégration. La Russie attractive. Les États-Unis, rêves en berne avec des latinos aux portes. Canada avec l’intégration choisie et séparatiste. Le Brésil qui migre mais de l’intérieur. L’Australie très pragmatique. L’Inde xénophobe en ville des saisonniers précaires, mais qui tarde à voir le retour des cerveaux.

3. Diasporas et peuples transnationaux

Bush Israel.jpgLa longue errance des Juifs. Fuir violence, persécutions ou recherche d’une identité par la religion qui perdure à travers les âges dans une dispersion d’une diaspora quitte à déplacer ceux qui auraient pris place. Conflits avec la religion en toile de fond. Tribus sémitiques nomades qui se sédentarise au Xème siècle avant notre ère en Palestine. Qui s’unifie dans un royaume. Au 6ème siècle avant notre ère, Nabuchodonosor entraîne les populations de Jérusalem jusqu’à Babylone. Alexandre le Grand continuera le processus vers Alexandrie. La diaspora commence. Rejetés, au 2ème siècle de la Palestine, par les Romains suite de l’hostilité chrétienne, ils trouveront un certain accord partiel en Espagne musulmane. Séfarades vers l’Ouest avec la langue ladino. Persécutions, pogroms et parcages dans des ghettos en Europe orientale engendrent des migrations, vers l’Est, chez les ashkénazes avec la langue yiddish comme support. Pas le même livre, ni les mêmes pratiques culturelles. Première migration vers New York, dès le 17ème siècle. Le terme "antisémitisme" apparaît en 1873. L’affaire Dreyfus et d’autres pogroms feront fuir les Juifs surtout vers les États-Unis. L’idée de l’Aliyah, le retour vers la Palestine, la Terre promise, naît en 1881 par le Dr Pinsker. La période nazie élimine près de 80% de la population nationale. Des organisations Hovevei Sion et de Théodore Herlz contribueront à concrétiser le projet en 1948 en poussant l’irréductible question palestinienne vers un partage entre réfugiés ou déplacés après cette "nakba" dans un partage politique de terrain et d’eau, mal fixés.Gaza Egypte.jpg

État des lieux du peuple Kurde, peuple le plus nombreux mais sans État nation, non assimilés, mais rassemblés par l’unité linguistique, partagés entre des ennemis ancestraux, les Perses et les Ottomans.

L’héritage arménien qui traîne toujours le souvenir du génocide, contesté, de 1915.

Les antennes libanaises restent secouées par des conflits dans une diaspora dirigée entre production et consommation.

La galaxie grecque encadrée par l’église orthodoxe vers les États-Unis et l’Australie et des Turcs, très européens qui s’organisent dans leur pays d’accueil de manière plus souple.

Les ancrages portugais, pays d’émigration avant d’inverser le mouvement avec des comptoirs avec l’idée de "partir pour mieux rester" et la langue portugais qui devient la 3ème langue européenne utilisée dans le monde.

L’Italie hors les murs avec des accords bilatéraux de partage de mains d’œuvre vendus au plus offrant.

Le Maroc sans frontières avec la France comme première ouverture vers l’Europe après l’indépendance pour concrétiser l’échange de bons procédés dans une devise "immigrée" rimant avec ressources économiques.

L’autre archipel philippin, le monde avec un record exportateur constituant une manne pour le pays d’origine.

Les Indes migrantes qui sont courtisées pour attirer les investissements dans le high-tech vers l’outsourcing offshore toujours sous le joug ancestral de castes.

Les quartiers chinois avec 30 millions de chinois en diaspora dans un mythe de l’eldorado et Pékin qui investit l’Afrique, en néo-colonisateurs.

Au départ de la Bohème, les Roms, parents pauvres de l’Union, gens du voyage en marge des sociétés, opportunistes, ils traversent en empruntant les cultures des visités.

Voici, pour le passé et pour quelques situations d’aujourd’hui.

Est-ce que cette impression suffira-t-elle dans le monde de demain et d’après demain ? 

Nous le verrons dans l’article suivant. 

L’enfoiré,

 

Citations :

  • « C’est le degré de culture et de prévoyance plus que le degré d’aisance qui paraît régler la restriction des naissances. », Alfred Sauvy

  • « En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager. », Robert Louis Stevenson


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36 réactions à cet article    


  • masuyer masuyer 6 avril 2009 12:08

    Salut l’enfoiré,

    ben on attend le prochain. T’as des infos sur les "pays d’immigration massives" ? smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 13:19

      Salut Massuyer,

       Le prochain est dans la boîte. Moins historique. Plus actuel. Plus libre d’interprétations.
       Les "PIM’s" c’est aussi repris dans ce 2ème article.  smiley


    • fouadraiden fouadraiden 6 avril 2009 12:32


      ouais hormis le petit chapitre sur l’errance des Juifs que je trouve , compte tenu la géopolitique actuelle, trop caricatural et qui pourrait s’exlpliquer autrement que par la migration de tribus nomades d’origine sémite à l’âge de fer.


      • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 13:24

        Fourdraiden,

         Tu dois bien te rendre compte que cette partie là a pris le plus de temps pour rester le plus homogène, le moins polémiquant. La remarque en préambule sur les dates vient de ce soucis. Les dates considérées y étaient dans l’article.
         Les caricatures expriment parfois mieux ce qui se passe que dans la réalité.
         Les tribus nomades d’origine sémites, ce sont les mots utilisés et pas uniquement dans ce magazine.
         La recherche d’objectivité est toujours une affaire de résistance de l’élastique en fonction de l’endroit où l’on se trouve. smiley


      • finael finael 6 avril 2009 23:44

        Les tribus nomades sémitiques, dont on situe l’origine aujourd’hui, en fonction des traces retrouvées, dans la région de l’Iran, ont tout d’abord progressivement occupé la mésopotamie où la langue mésopotamienne d’origine a laissé place à une langue sémitique : l’Assyrien au cours du IIIème millénaire avant J.C.

        Puis elles se sont déplacées plus à l’Ouest, vers l’ensemble Palestine, Syrie, Liban ; et au sud : Arabie, Yémen (les arabes sont des sémites).

        La "déportation" à Babylone n’a concerné qu’une partie de l’élite, le gros de la population est restée sur place. Par la suite, l’extension du judaïsme (religion) s’est mise à concerner des populations non sémites. C’est pourquoi la grande majorité des "juifs" ne sont pas des sémites. En palestine même, les populations pouvaient ne pas être judaïsantes, comme les phéniciens, les cananéens, ... la plupart ont été converties à l’islam au VIIème siècle.


      • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 14:06

        Pour info. Il est certain que les migrations méritent plus qu’un livre. Les détails ont été volontairement dégraissés. Beaucoup de manquants dans cette histoire. Le schéma m’était imposé par l’article du "Monde".
        Tout n’aurait pas pu prendre place.
        Les "affaires du monde des migrations" sont encore présentes dans les mémoires et reviennent périodiquement sur l’avant de la scène. Les peuples se contruisent. Les régionalismes les plus divers ressortent en permanence. 


        • LE CHAT LE CHAT 6 avril 2009 14:29

          je connais l’histoire d’un belge devenu français qui est parti à Gstaadt en attendant le jour où il pourrait devenir monégasque ! et il a gardé en lui quelque chose de Tenessee  ! une tour de Babel à lui tout seul ! smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 14:33

            Le Chat,

             N’avait-il pas un nom qui commence actuellement par un "H" mais qui s"appelait bien avant avec un prénom Jean-Philippe ? smiley


          • LE CHAT LE CHAT 6 avril 2009 15:19

            si , mais faut pas le dire , certains vont dire que nous sommes des collabos d’Hortefeux ! smiley


          • HELIOS HELIOS 6 avril 2009 17:27

            Bonjour...

            Ne prenez pas ce qui suit comme une critique non constructive...

            ... Je suis déçu par votre article. je m’attendais a une version beaucoup plus haute de la chose. Or, ce qu’il nous apprend - s’il nous apprend quelque chose - c’est que dans votre relation des migrations, l’histoire a une acceleration incroyable, une compression du temps que les theorie d’Einstein ne renierait pas !

            En clair, et pour paraphraser les bons mots d’un certain homme politique, les deux derniere parties sur les 3 au total de votre article ne concernent que des "details" de l’histoire. Sur l’echelle du temps les 1000 dernières années sont non significatives au regard des 10 000 ans précédents.

            Pour conserver la même hauteur de vue, que celle correspondant a votre premier paragraphe, vous n’auriez du écrire que trois ou quatre éléments comme...

            - l’expansion des peuples occidentaux vers l’ouest, comme le peuplement de l’Amerique du Nord et du Sud

            - l’occupation minima du continent australien par ces mêmes peuples occidentaux.

            - l’expansion des peuples arabes à travers tout le moyen orient à l’est et leur diffusion dans toute l’afrique notament en afrique du nord avec une petite bavure eclair en Europe du sud.

            - l’expansion du peuple Han dans tout l’espace chinois.

            Ceci ne veut pas dire que les deux derniers paragraphes sont mauvais, mais je trouve que leur niveau de détail ne correspond pas a l’ambition de votre titre et au respect de l’echelle du temps.

            Cela dit, merci pour votre article.


            • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 18:23

              Cher Hélios,

              Si vous avez lu le préambule de mon article, vous avez pu comprendre que je me limitais à ce que j’y lisais et l’histoire fut le départ en mise en jambe. Vous avez pu voir qu’il y avait un (1) derrière le titre. Ce qui veut dire qu’il y aura au moins un second volet.

              Dans celui-là, vous allez pouvoir constater que je rentre plus dans le vif su sujet d’aujourd’hui et de demain tout en conservant le même fil rouge, mais en extrapolant un peu plus avec ma propre vision des choses.

              Ne dites pas « détails de l’histoire », vous me feriez penser à quelqu’un d’autre qui n’est pas forcément en odeur de sainteté à mes yeux. L’histoire pour moi, explique beaucoup de choses et si nous n’y prenons pas garde, les retours de flammes seront toujours à notre porte. Vous n’avez probablement pas eu ce magazine pour pouvoir juger de l’ordre qu’il a suivi. Comme je l’ai dit, et comme vous pouvez le constater dans les commentaires qui ont ajoutés sous le hyperlien qui pointe sur l’Atlas, il a l’avantage d’être très récent et en plus très complet. Les bavures et elles sont nombreuses viendront bien à temps pour expliquer le déroulement de l’ « affaire migration ». Ce n’est pas un article mais des dizaines d’articles si pas livres sur les sujets qui ont fait la progression et l’évolution annexe de celle-ci. Je n’ai fait que survoler pour ne pas chaparder le magazine toujours disponible en librairie. Donc n’anticipons pas. Mon article, je l’avais soumis en une fois et puis, je me suis rétracté. Merci pour votre patience.  smiley


            • finael finael 7 avril 2009 00:14

              - Je dirais que si l’on prend cette échelle de temps, le peuplement des amériques s’est fait par l’ouest, par le détroit de Béring, ce qui est confirmé par les comparaisons ADN, entre 30 000 et 12 000 ans avant J.C. d’ailleurs en Amérique du Sud la population d’origine européenne est minoritaire, et n’est majoritaire au nord que par la quasi-extermination des populations autochtones.


              - Comme je l’explique dans un autre commentaire, il ne faut pas voir dans l’islamisation du moyen orient une "invasion arabe" : Ce sont les mêmes populations à l’origine, et plus à l’est, les populations sont restées majoritairement perses, hindoues, etc ... Idem en afrique où il n’y a pas eu remplacement de population, mais conversion des populations existantes. Pour ce qui est de l’Europe du sud, l’Espagne et le sud de la France ont été envahies par des populations nommées "maures" ou "sarrasins", mélange de quelques arabes avec des populations numides, germaniques, ibériques. Les balkans quant à eux ont été envahis par des populations turques (ne traitez jamais un turc d’arabe).


              - Il en est de même en Chine où les hans (qui ne sont d’ailleurs que le nom d’un royaume, comme le Chu, le Quin, ...) ont dominé d’autres peuples, très proches d’eux en Chine du sud (mais avec une culture plus maritime et qui leur ont apporté la riziculture entre autres) ; différentes plus bas, où l’on parle toujours des langues des familles thaï, miao-yao, tibéto-birmane, ... les migrations proprement dites ne sont pas la tasse de thé des chinois smiley


            • HELIOS HELIOS 7 avril 2009 00:31

              Merci L’enfoiré,
              Pour l’article, j’attends avec impatience la suite....

              Merci aussi Finael.

              Bonne nuit a tous.


            • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 09:42

              Finael,

               Il y a un chapitre que j’ai sauté le "Difficile droit au retour en Ex-Yougoslavie". L’exil bosniaque, l’accord de Dayton... les Serbes, la Coatie, le Kosovo, le Monténegro et l’Albanie. Une migration en interne sur un territoire "disloqué" en régions ou pays. Tout un chapitre relativement récent et sanglant. 


            • foufouille foufouille 6 avril 2009 17:47

              les futures migrations devraient avoir lieu dans l’espace
              la limite de la lumiere est juste une illusion
              ils’agit d’un mur comme celui du son


              • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 18:29

                Foufoulle,

                 "Limite du son"

                Et non, celle-là n’en est pas une. Cela reste la lumière qui restera la limite, à moins que la physique ne change de régistre.
                Le carburant est loin d’avoir été inventer pour y arriver. 
                300.000 kms à la seconde, cela nous fait tout de même une distance considérable et 4 ans à ce régime pour atteindre la première étoile.
                Mon article suivant y fera peu d’allusion à ce futur-là. Quoique... 
                Ne brûlons pas notre pétrole avant nos idées.,  smiley


              • foufouille foufouille 6 avril 2009 18:57

                @ auteur
                la vitesse de la lumiere est base sur la masse qui devient infini
                il y a un mur si le trou noir noir existe
                la masse limite d’un trou noir est 3.7x10°17
                au dela ca fait un trou "noir"
                et donc on sort de l’espace conventionnel lie a la gracitation


              • foufouille foufouille 6 avril 2009 19:02

                et donc on sort de l’espace conventionnel lie a la graVitation
                le mur du son a exploser les premiers avions
                ce sera pareil avec le mur de la lumiere en bcp plus difficile
                je pense pas qu’on puisse aller ailleurs ssns ca
                la matiere noire est hors des systemes solaires
                meme avec des asteroides comme vaisseaux, une meteorite fait des degats a 200 000 km/s, ou plus


              • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 19:36

                Foufouille,

                 Tu m’excuseras si je ne continue pas dans cette direction de la discussion.
                 Si tu veux, j’ai écrit un autre article "La théorie du tout" qui avait également eu sa place sur cette antenne dans ce but. smiley


              • finael finael 7 avril 2009 00:27

                Il n’y aura pas de "migration" dans l’espace, milieu inhospitalier s’il en est.

                Non pas que je sois opposé à l’exploration spatiale, j’en suis au contraire un fervent défenseur. Mais ce ne sont pas des "champs plus verts" où nous irions nous installer. Par contre les ressources que l’on y peut trouver sont, à notre échelle, quasi infinies, et ce même en se limitant à notre propre système solaire.

                Quant au "mur de la lumière", il n’a rien à voir avec le "mur du son", d’ailleurs on ne parle pas de "mur" quand on parle de la vitesse de la lumière, mais d’énergie tendant vers l’infini. A part ça j’aime beaucoup la science-fiction (si, si !).


              • foufouille foufouille 7 avril 2009 10:49

                @ finael
                il y a un mur dans le sens ou on peut "depasser" cette vitesse
                avant que l’energie soit infini, la masse deviendra critique et creera un trou noir


              • K K 6 avril 2009 19:55

                Excellent condense. Mais chut, avec ce sujet et ce texte vous allez nous reveiller Bois-Guisbert, suprematiste notoire des gaulois lol... Il est persuade qu’il a ete cree a l’endroit meme ou il habite et que les envahisseurs, ce sont tous les autres.


                • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 20:01

                  Salut K,

                   Si je réveille des consciences dans les bois, j’aurai toujours la Foet de Soignes pour me réfugier. Elle est très belle en cette saison. smiley
                   Chantons ensemble : nos ancêtres, les Gaulois. Les Alliens ne sont-ils pas les seuls envahisseurs ?  smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 6 avril 2009 20:49

                  Je parlais de Forêt de Soignes évidement. Bois Guilbert, je ne serai peut-être pas dans ses fans,.  smiley


                • finael finael 7 avril 2009 00:33

                  Un petit détail Guy : les "Vikings" ne sont pas seulement danois, mais scandinaves : norvégiens, suédois, ... participent de ce qu’on regroupe sous le nom de vikings.

                  Je ne t’ai envoyé qu’une carte, mais j’ai une bonne vingtaine d’atlas historiques avec plusieurs dizaines de cartes chacun. Comme tu le sais je suis passionné d’histoire et l’histoire sans cartes, c’est comme le poker sans cartes : ça ne rime à rien.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 09:22

                    Finael,

                    Tu as absolument raison. Du VIII au XI ème siècles, il y a eu les Vickings étant Norvégiens, Danois. Ils se dirigèrent aussi bien vers l’Espagne, en passant par l’Irlande et la France en la contournant jusqu’à l’Italie du Nord et aussi vers l’Islande, le Groenland et ont peut-être été jusqu’en Amérique du Nord. Les Varègues étant Suédois, sont allé vers l’Est en Russie. Quelques temps forts sont dans le magazine. Des noms comme Rollon, Erik le Rouge, Guillaume le Conquérant.

                    En 1958, Kirk Douglas fut le grand Vicking


                  • Gül 7 avril 2009 00:51

                    @ l’auteur,

                    Votre article donne incontestablement l’envie de se procurer ces deux ouvrages dont vous parlez.
                     Merci pour cette info que je n’avais pas vu passer.

                    Ceci étant dit, et maintenant que vous nous avez donné un "synopsis" de cette publication, pourquoi ne pas vous atteler à une série d’articles traitant le sujet, époque par époque, ou vague migratoire par vague migratoire ?

                    C’est une étude absolument passionnante et qui, de plus, remet en place un grand nombre d’idées fausses avec toutes leurs conséquences sur notre monde d’aujourd’hui.

                    Je serais, personnellement, vivement intéressée par une étude plus approfondie et la possibilité d’en parler, ce que je n’aurais pas forcément, à la simple étude de ces 2 éditions.

                    Donc, que le courage vous anime, et que vous puissiez nous offrir de quoi apprendre et débattre sur tous ces flux qui ne sont autres que l’origine de notre vie sociétale actuelle.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 08:59

                      Gül,

                      Merci pour cet encouragement et de me donner l’envie d’aller plus loin.
                      J’aurai gagner mon « procès » si quelques uns d’entre vous se procurent cet Atlas.

                      Comme Finael, j’aime beaucoup l’histoire. Peut-être moins savant que lui. Cette passion est plus récente et n’a pas été formée et incitée, je dois bien le dire, par mes profs d’histoire de l’époque. Trop attachés, eux, aux dates sans extrapolation. La petite histoire de la Grande, qui va jusqu’à l’anecdote, est tout aussi intéressante. Lire tout au fil du temps, je rattrape le temps « perdu », enfin, trop orienté vers une seule source professionnelle. Il faut beaucoup de temps et de passion

                      Comme je le disais plus haut, l’histoire tourne souvent en boucle et s’auto-alimente par la politique. La dernière en date, c’est évidemment Israël et la Palestine. Le chapitres des diasporas sont multiples en rebondissements. Kurdes, Arméniens... ne font pas l’actualité et someillent. Jusque quand ?

                      Je sens chez vous une envie d’aller au fond des choses. Pourquoi ne vous lanceriez-vous sur un des chapitres ?

                       


                    • fouadraiden fouadraiden 7 avril 2009 04:07


                      Une critique du Makhzen au lieu de raconter des âneries, frère smiley


                    • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 09:08

                      Kinini,

                      Oh là, on se lance sur des chemins de l’imaginaire. Là, je suis beaucoup moins à l’aise. Très terre à terre. L’au-delà, j’en ai personnellement rien à cirer. Je vis au jour le jour et pleinement. Pas besoin de phantasmes ou de rêves d’un ailleurs plus extraordinaire. L’extraordinaire, je le trouve tous les jours et parfois simplement en me baissant au raz des pâquerettes. La reconnaissance de la race n’est qu’un moyen de rejeter ce que l’on n’aime pas. Et cela peut-être soi dans son miroir.

                      Baudelaire a eu son époque. D’autres suivent. Je vous sens une âme de poète qui peut avoir des émules. Je n’en serai pas, mais ce n’est pas grave, car il y a tant de possibilités d’en trouver parmi 5 milliards d’habitants de notre belle planète bleue.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 14:33

                      @Kirini,
                      Bonne remise à niveau. J’aime. Je ne cherche jamais à mettre une étiquette sur un commentateur. Je répond et juge au coup par coup. Je sais que chacun joue parfois un jeu d’acteur sur cette antenne. Alors, je m’adapte en permanence. Mon sens du partage est probablement lié avec un certain manque qui date depuis longtemps que l’on identifie et que l’on corrige en y reconnaissant ses travers. Jusqu’ici, dans ce premier article, je ne découvre pas vraiment ma pensée. Elle sera plus claire dans le suivant.

                      Probablement en fin de semaine celui-là pour suivre mon rythme établit depuis toujours pour ne pas être trop envahissant. La longueur de mes articles m’a déjà été trop souvent reprochée pour y ajouter une couche dans la quantité. smiley

                       


                    • fouadraiden fouadraiden 7 avril 2009 14:42


                      Non, étendard de Pirates. Regarde bien on y voit une suite d’ osselets . ttes confusions avec une écriture connue est indépendant de ma volonté.

                       Guantanamo c’est fermé non ...


                    • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 14:47

                      Foudraiden,

                       Juste pour mon info personnelle : à quoi correspond votre avatar ? Ca se lit de gauche à droite ou en oblique ? smiley


                    • fouadraiden fouadraiden 7 avril 2009 16:08

                      salut l’enfoiré


                       De haut en bas smiley


                    • L'enfoiré L’enfoiré 7 avril 2009 16:12

                      Fouadraiden,

                       Moi qui dessine comme un pied, je préfère ma version.  smiley


                    • foufouille foufouille 7 avril 2009 17:28

                      raiden est le dieu de la foudre ?

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