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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Sexualité : les doutes masculins

Sexualité : les doutes masculins

Etrangeté du décalage entre l’idée que l’on se fait des choses et des gens, et leur réalité. Les hommes, par exemple. On les imagine volontiers forts en toute situation, assurant, performants, sûr d’eux. Bref, des hommes comme on les a supposément éduqués, et comme on les attend ou on les rêves.

Un mélange de chevalier, de bûcheron, d’explorateur, de poète, de guerrier quand il le faut, de père attentif, de pourvoyeur. On lui demande d’être doux et fort, puissant et humble, audacieux et réfléchi. Enfin un mélange de qualités, des associations, qui sont souvent contradictoires.

Les hommes savent-ils, peuvent-il gérer consciemment cette multiplicité, cette complexité ? S’ils sont trop éduqués à être forts et à tenir tête, ou si c’est leur caractère, la complexité est moins bien vécue car elle suppose des nuances que la force pure n’intègre pas. Un homme pas trop fort, pas trop conquérant, assumant aussi ses faiblesses, peut plus facilement prendre en compte des propres contradictions et, partant, sa complexité.

La sexualité masculine est justement un étrange mélange de puissance et d’incertitude. Les garçons adolescent se racontent entre eux des histoire sur les performances de tel ou tel, ou sur le désir féminin, et rien de cela n’aide le garçon à prendre confiance en lui. Il se demande s’il assurera, si son pénis est correct en taille, s’il peut donner du plaisir. Qu’on le veuille ou non le garçon porte en lui la notion de performance et le besoin de s’assurer que l’autre aura du plaisir (ce qui gagne aussi l’univers féminin). Ses doutes sont en général à la mesure de son désir.

C’est dire !...

On peut penser que ce n’est pas important. La femme peut ne pas demander cette performance : cela reste prégnant dans l’esprit de l’homme. J’ai tenté de rendre ce questionnement masculin dans ce passage, ainsi que la restitution de sa force au désir quand il est attendu et souhaité par l'autre :


" Ce sont d’abord quelques boules d’eau qui soulèvent une couronne de sable aussi large que la paume. Le Colorado est une ancienne carrière d’ocre, face au village de Rustrel. Falaises jaunes et blanches, collines rouges, une plaine beige, et des arbres le long d’un ruisseau. Un paysage décalé dans cette Provence des hauteurs. Le plateau du Vaucluse est plus habitué au sec épeautre et aux cystes transpirants qu’à se prendre pour un américain. Les plic ploc lourds des grosses gouttes déchirent les feuilles. Elle dessinent au sol des plaques foncées. Je montre à Elsa des cratères formés dans le sable. Des dizaines de cônes en creux qui indiquent la présence d’une colonie de fourmilions. Une odeur de terre, d’herbes et de racines sauvages se répand dans l’air. Le vent a faibli. Le ciel est si sombre que la lumière semble venir du sol. La pluie s’arrête mais au loin, derrière une crête, des traînées grises approchent déjà. Une spirale tourbillonnante soulève la poussière au milieu de la plaine ; hésitante elle s’effiloche, danse, monte, se courbe et s’allonge. Elsa frissonne.
— Tu as peur ?
— Non.
De quoi aurions-nous peur ? Nous sommes prêts. Nos corps se rapprochent lentement. C’est un vertige. Le contact est comme la foudre. Elsa déboutonne ma chemise et ouvre la boucle de ma ceinture. Je caresse ses épaules. Les bretelles de sa robe glissent, la robe descend, tombe a ses pieds. Bientôt nous sommes nus. Il n’y a plus de résistance. Un feu tendre serpente entre ses seins et mon ventre, et l’eau brûlante qui va de mes lèvres à son cou est déjà presque une fièvre. Ici commence la maladie douce. La maladie d’amour. Ici, dans ces collines dansantes, un pont de chair est bâti.
Je me soude à sa peau. Un double sentiment prend forme. Celui du commando porteur d’une mission : aller au-delà de moi. Dépasser mes craintes. Je ne suis jamais sûrs d’être à la hauteur. Comment assumer ma différence ? Car c’est bien là, dans mon pénis, que réside ce qui me différencie le plus de la femme. Là où je ne ressemble qu’à moi-même. Je crains d’être évalué sur mes performances sexuelles. Affectives aussi. Sur le plaisir complet que je donnerai ou comment je saurai être doux et fort à la fois. L’enjeu est considérable. D’où vient cette mise en demeure de réussite que j’éprouve parfois au début d’une relation ? Cette crainte d’être jaugé et de l’échec ? Les attentes des femmes sont mystérieuses et complexes. Même avec de l’expérience je n’avance jamais en terrain conquis. Que devrais-je dire à Elsa ? Que je suis un prince quand la femme m’accueille en prince. Quand elle ouvre ses portes au chevalier. Ma recherche et mon plaisir son liés à mon anatomie. Je ne sait pas ce que signifie accueillir. C’est la femme qui me le montre. Moi je vais en avant, je frappe à la porte. Je suis accueilli. Les psychologies diffèrent tant les positions anatomiques sont asymétriques. La communion des corps ne s’atteint, quand elle s’atteint, qu’après la reconnaissance des mouvements différents. Cet acte si simple qu’est l’acte sexuel est comme une montagne à gravir. C’est anxiogène. Je regarde Elsa. Que comprendrait-elle de tout cela ? Je ne dis rien. Ce n’est pas le moment. Elle est devant moi, elle m’ouvre ses portes. Je peux encore reculer.
L’autre sentiment est d’entrer dans la plénitude. L’unité retrouvée. Le lieu en moi où la femme me désire et m’attend. L’abandon, enfin. J’oscille entre ces deux sentiments : la peur et le désir. La division et l’unité. J’avance, je n’avance pas. Je connais bien ce double mouvement : aller et revenir. Mon corps avance, mon ombre recule. Incorrigible fragilité qui m’a fait rencontrer la femme du train, elle-même si près et si loin. Les semblables s’attirent. Avec elle je n’ai pas eu le temps de guérir ma fragilité : elle est partie quand le port était en vue. Je suis resté là, oiseau tiré en plein vol. Ma fragilité a empiré. Rien n’est gagné. Moins que jamais.
Elsa est différente. Je ne lui vois pas ce mouvement de recul. Avec elle j’avance en terre inconnue, sans repères, sans mes oiseaux ricanants pour me rappeler mes doutes. J’avance seul face à cette terre nue du nom d’Elsa. Elsa qui m’a dit : « Paul, mon Paul » avec cet élan sensible dans la voix. Elsa et son aplomb léger. Etonnant mélange, association inhabituelle : l’aplomb n’est pas léger habituellement. Chez elle il l’est. Nous avons un point commun : le goût du paradoxe et des associations atypiques. Ne ressembler qu’à soi. Inventer nos chemins.
— Et toi, tu as peur ?
— Sent-elle mes doutes ? Ou parle-t-elle de la petite tornade qui nous frôle et coiffe ses cheveux comme des brindilles enchevêtrées ?
— Peur de quoi ?
— Je ne sais pas.
Elle me regarde et rit ! Décontenancé je ris avec elle. Sans savoir qui fait le premier pas nous dansons une ronde face à face, traçant un cercle d’or et de cuivre dans les couleurs du sable. Nos pieds sont des ailes. La tornade, striée de rouge, emporte des feuilles, se rapproche, glisse entre nos regards, s’éloigne, longe la falaise et revient sur nous. Nos corps se rapprochent dans le tourbillon, se déplacent avec lui comme des enfants qui jouent. Mais plus rapide il glisse vers l’autre côté de la plaine. Alors nos mains se saisissent, nos lèvres, nos bras, nous tournons et nos corps s’aspirent.
Un coup de vent tord les arbres. La pluie revient brusquement. La traînée grise est à la crête et avance à la vitesse d’un cheval au galop, cache la falaise, les gouttes sont une averse, l’averse un flot. Pluie chaude et si épaisse que des ruisseaux coulent déjà autour de nos pieds. Un coup de tonnerre craque, je saute, Elsa crie.
— Tu as peur ?
— Non ! Et toi ?
— Non !
Peur de rien ! La force du désir emporte la peur, emporte mes oiseaux ricanants. La barrière des mots cède. Le désir est comme cette eau puissante, violente, qui tombe du ciel et nous lave, nous lave de tous ces jours, de Lone, de la cellule à la gendarmerie, du feu. C’est une libération. Nos poitrines gonflent, nous nous enroulons et glissons au sol. La violence des éléments se déchaîne et le désir lui répond. Mon corps dit : Je te veux ! — son regard dit : Viens !
Alors, lentement, sous les trombes d’eau chaude, dans les éclairs et le tonnerre, millimètre par millimètre j’abolis la distance. Je franchis sa porte. Si lentement que c’est presque immobile, avant que de prendre envol, de m’animer, de devenir le vent, la pluie et la tempête."



Extrait de "Le Diable en été"


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41 réactions à cet article    


  • chapoutier 15 août 2011 10:29


    homme enchainé à ses fantasmes mais en aucun cas libre

    On les imagine volontiers forts en toute situation, assurant, performants, sûr d’eux. Bref, des hommes comme on les a supposément éduqués, et comme on les attend ou on les rêves.

    Un mélange de chevalier, de bûcheron, d’explorateur, de poète, de guerrier quand il le faut, de père attentif, de pourvoyeur. On lui demande d’être doux et fort, puissant et humble, audacieux et réfléchi. Enfin un mélange de qualités, des associations, qui sont souvent contradictoires.

    Faut arrêter de fumer la moquette,

    auteur vous êtes esclave de votre impuissance et de votre délire

    je ne voudrais pas être dans votre crane !


    • hommelibre hommelibre 15 août 2011 10:56

      Chapoutier, c’est quoi votre problème ? Parler de la psychologie masculine vous est étranger ? Dommage pour vous.


      • hommelibre hommelibre 15 août 2011 11:01

        A part ça, ça recommence comme d’habitude : pas d’argument, attaque ad hominem. Le vomitorium.


      • Laratapinhata 15 août 2011 18:28

        Pas la psychologie masculine, la vôtre, mon pauvre...


        J’ai fait lire votre prose à mon mari... il vous plaint. 

      • Lorelei Lorelei 16 août 2011 01:52

        chapoutier vous n’y croirez pas il accuse un juge c’est incroyable, d’être anti hommes et en plus il accuse la justice d’avoir agit ainsi avec d’autres etc...c’est incroyable en plus il y est ecrit que :

        Plusieurs histoires d’amour, puis celle qui le voit partager dix-huit mois avec une collègue, avant qu’elle ne démissionne, l’attaque aux prud’hommes, finissant par l’accuser de viol, un an après.Le procès va passer aux Assises d’ici à la fin de l’année

        http://archives.lematin.ch/LM/LMD/-/article-2001-05-4336/dans-les-odeurs-d-huiles-essentielles-et-le-dedale-des-salles-de-relaxation-de-l-ecole-de-soins

        puis celle qui le voit partager dix-huit mois avec une collègue, avant qu’elle ne démissionne, l’attaque aux prud’hommes, finissant par l’accuser de viol, un an après.Le procès va passer aux Assises d’ici à la fin de l’année mais il a déjà sorti un livre : « La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme ? » Des pages emplies d’arguments hoministes, glissés dans le récit de son histoire, l’arrestation, les 33 jours à Champ-Dollon, dont 33 pile de grève de la faim : « Je ne cherche pas de revanche, je veux juste dire que je n’ai rien fait de criminel.Je suis tombé dans des accusations injustes, avec une juge anti-hommes qui ne m’écoutait pas.Un truc fou qui est arrivé à d’autres.Il y a plein de gens qui ne sont pas faits pour se mettre en première ligne.Moi, je le suis, j’avais besoin de parler, de me rééquilibrer. »


      • modou modou 14 juin 2012 13:53

        qui dira à Laratapinhata qu’elle n’a rien compris ? Son époux ? ;-D


      • chapoutier 15 août 2011 11:19

        vous appelez cela de la psychologie masculine !
        j’ai tendance à penser qu’il s’agit plutôt de la manifestation perverse d’une névrose avancée.
        il ne s’agit pas là non plus d’analyser, de commenter la dualité en chacun de nous.
        nous sommes le fruit de notre éducation, à nous d’analyser ce que nous sommes, le comprendre et l’accepter. de cette connaissance et de cette acceptation de ce que nous sommes en tant que résultat de l’évolution viendra une meilleure vision de la place de chacun de nous et permettra enfin (peut-être)une évolution des deux moitiés de l’humanité vers une véritable fusion.
        je ne peut me concevoir et me réaliser en tant qu’homme et mâle que dans véritable et totale égalité avec ma moitié femme femelle.
        je ne peux atteindre la pléniture morale et sexuelle uniquement qu’avec une femme libre et maitresse de son destin et de son corps. je pense que ceux qui ne partage ce point de vue sont des esclavagistes. vous voyez, je situe mon discourt ailleurs que dans une psychologie qui vas chercher ses modeles dans la littérature d’héroie-fantaisie. 


        • morice morice 16 août 2011 00:59

          vous appelez cela de la psychologie masculine !
          j’ai tendance à penser qu’il s’agit plutôt de la manifestation perverse d’une névrose avancée.


          c’est un malade, et ça a été expliqué ailleurs !


          Le naturopathe confirme : « J’aime les femmes, elles ne sont pas mes ennemies.Mais il m’arrive d’avoir de bonnes colères. » Le zen Au questionnaire de l’hoministe qui a des raisons de l’être, John Goetelen peut mettre une croix à toutes les cases : problèmes avec le père, divorce traumatisant, accusation de viol.Il vient d’une famille à « trois générations de femmes dominantes », avec notamment une arrière-grand-mère riante, qui avait chassé son mari en lui enjoignant de ne jamais reparaître même à son enterrement : « Sinon je sortirai de mon cercueil pour te cracher dessus. » Jusque-là, rien de très méchant.Fils d’un archiviste de l’ONU dont il regrette de s’être détaché, le petit John veut devenir météorologue, mais il faut être bon en maths.Il se rêve une carrière théâtrale et « accompagne le mouvement féministe », profitant de la libération sexuelle qui l’accompagne.L’amour libre, l’amour à trois, il essaie ce qui passe et le vocabulaire qui va avec : « Je me suis vécu pleinement. » A 20 ans, ça ne s’invente pas, il « rencontre le bouddhisme zen ».Après une rupture, il fait un jeûne « jusqu’à ce que je sache ce que je veux ».Au bout de seize jours, une voix lui dit : « Tu dois être guérisseur. » Il sera naturopathe : « Je ne voulais pas me contenter de vivre sur scène ce que j’avais envie de vivre dans ma vie. » Là encore, il parvient à échapper au cliché : « Non, je ne suis pas New Age.J’aime bien la musique de ce mouvement, mais je prends mes distances avec les théories fumeuses et la gouroutisation. » Barbe bleue Comme de bien entendu, il rencontre sa femme dans un stage de naturopathie en Provence.Ils ont une fille.Après treize ans de mariage, tout dégénère : « Ce qui n’allait pas, c’était qu’elle me fragilisait dans ma fonction de père. » Les conflits s’enveniment, elle lui balance : « De toute façon, ce n’est pas ta fille biologique. » Il lui répond : « Ce n’est pas prouvé ».Un enfer, et un divorce très lourd. Plusieurs histoires d’amour, puis celle qui le voit partager dix-huit mois avec une collègue, avant qu’elle ne démissionne, l’attaque aux prud’hommes, finissant par l’accuser de viol, un an après.Le procès va passer aux Assises d’ici à la fin de l’année mais il a déjà sorti un livre : « La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme ? » 


          en prime un beau facho, inscrit en suisse dans un parti facho

          demain il va nous pondre ça :

          on sait où mène ce genre de thèses....

        • Lorelei Lorelei 16 août 2011 01:44

          ah ben ouii ça explique ses articles anti femmes, oups oups oups...nom d’un canard c’est grave, le type se met en colère et en est fier de perdre tout contrôle et il est buddhiste zen enfin il se déclare ainsi mais est incapable d’altérité entre nous ce type ne connait rien nada au buddhisme...et pas grand chose à l’histoire qu’il manipule comme d’autres l’ont remarqués avant moi pour faire rentrer ça dans une étrange doctrine où les femmes sont vu comme à l’origine de tous les maux de la terre et des violences dans le monde...en gros il effectue une inversion totale et vidal l’exprime mieux je vous laisse lire, ça colle à 100 pour cent

          (Vidal, 2002). L’androcentrisme psychologique et affectif est « un refus d’empathie envers les femmes. Toute évocation de la violence faite aux femmes par les hommes - lorsque celle-ci n’est déjà pas évacuée de prime abord sous prétexte de ne pas se laisser déterminer par l’ordre du jour féministe - est détournée de multiples façons : soit elle sert à évoquer leurs propres souffrances (« mais moi aussi, je souffre »), soit elle est rejetée sur d’autres hommes ou un quelconque système les dépassant (masculinité hégémonique, patriarcat), soit elle est retournée contre les femmes (« mais elles doivent bien y trouver quelque chose, non »), soit elle est évacuée par une auto culpabilisation permettant de rester centré sur soi-même (« c’est affreux, je souffre d’être dominant »). » (Vidal, 2002). Quant à l’aspect politique de l’androcentrisme, Vidal explique que « l’évocation des rapports entre femmes et hommes amène ces hommes à parler de leurs vécus personnels en excluant progressivement le vécu des femmes concrètes dans leurs propres vies. Le féminisme fonctionne alors comme un outil thérapeutique destiné à améliorer la qualité de vie masculine : les hommes utilisent l’analyse féministe pour transformer leur vie dans le sens de plus de bien-être ; si cela ne marche pas, alors ils rejettent le féminisme. » (Vidal, 2002).

           on dirait une caricature un fake mais ça semble vrai que des gens comme ça existent..


        • kitamissa kitamissa 15 août 2011 13:44

          En changeant de couverture on en vient presque à Béa de Capri à Carnon de Popaul la Science !....... smiley smiley 

           

          • jef88 jef88 15 août 2011 14:07

            @tous !
            la psychologie masculine ça n’existe pas !
            il y a la psychologie
            il y a la psychologie feminine
            il y a la psychologie enfantine
            il y a la psychologie gay

            les mecs c’est juste des machos sexistes......

            LOL


            • cevennevive cevennevive 15 août 2011 14:47

              Bonjour Hommelibre,

              « La femme peut ne pas demander cette performance : cela reste prégnant dans l’esprit de l’homme ».

              Eh oui ! C’est bien cela ! La plupart des femmes ne demandent pas cette performance. Elles demandent de la tendresse, de l’attention, de l’amour et un peu d’adresse et de patience... Il y a tant de maladroits impatients... 

              Pauvres mâles qui savent maintenant, et c’est de plus en plus avéré, que ce n’est pas la grosseur du sexe de l’homme qui donne du plaisir ! Pire, que la pénétration n’est pas indispensable, qu’il est bien vain et inutile d’avoir un gros sexe pour donner du plaisir à sa partenaire, que les « humbles génitoires » peuvent être aussi performantes que les spectaculaires, que la pénétration est seulement indispensable à la fécondité, que les caresses attentives et patientes sont bien plus utiles qu’un gros sexe, etc.

              Je comprends que vous soyez dans l’incertitude, alors qu’adolescents, parlant avec les copains, regardant des photos ou des films cochons, on vous a donné pour modèle de gros sexes performants faisant phantasmer les nanas...

              Hommelibre et les autres hommes de ce fil, je plaisante à peine, je compatis et je ne me moque pas, je vous assure. On a fait croire à l’homme que ses attributs étaient la panacée pour tout ce qui est sexe, reproduction, force et prérogative. Et c’est à peine vrai !

              Il y vraiment de quoi déprimer, c’est sûr... Surtout si l’on a vécu de longues et nombreuses années sur ces principes sujets à caution.

              Je n’ai pas eu de fils, j’ai eu 3 filles. Mais si j’avais eu un fils, j’aurais eu à coeur de lui inculquer une certaine modestie vis à vis de son sexe. Mais peut-être n’y serais-je pas parvenue ?

              Cordialement.


              • cevennevive cevennevive 15 août 2011 16:54

                Bertrand,

                Mais non, lorsque je parle du sexe de l’enfant garçon que je n’ai pas eu, je parle de son outil, de sa quéquette, pas de son état masculin voyons !

                Un petit garçon sait qu’il a un sexe très tôt, il a des érections, il voit que ce petit outil est vivant, et il comprend très vite, en constatant la différence avec les petites filles, qu’il a quelque chose de plus.

                Si personne ne lui explique que la petite fille a aussi un sexe, mais que tout est « en dedans », comment pourrait-il comprendre que ce petit appendice qu’il a, lui, bien en dehors, ne fait pas nécessairement sa supériorité ? Voilà ce que je voulais dire. Ce n’est pas du « féminisme », c’est seulement du bon sens.

                Votre colère contre moi apparaît dans vos remarques. Peut-être est-ce parce que j’ai « touché juste » ? Voilà bien un des aspects de cette « psychologie masculine » dont veut parler Hommelibre. Toute remarque féminine, même inspirée par le bon sens et la vie tout simplement, vous met, Messieurs, en réaction de contradiction.

                Je ne vous ai pas attaqué. Pourquoi suis-je vilipendée comme une féministe réac ?


              • FRIDA FRIDA 15 août 2011 17:26

                @Cevennevive

                « Un petit garçon sait qu’il a un sexe très tôt, il a des érections, il voit que ce petit outil est vivant »,
                A mon avis, Il n’y a qu’un homme (de mémoire) qui peut parler du resenti de l’enfant en bas âge et des garçonnets. Moi, ayant un fils, je ne pourrais dire ce qu’il en est.
                On a rarement abordé le sujet, je n’oserai jamais faire le premier pas et aborder un sujet intime pour lui. Il l’a fait de lui même au détours d’une conversation. 
                Chacun des deux sexes est un mystère pour l’autre, et pour éviter les maladresses ou jouer les experts, on peut avoir une attitude déplorable en abordant l’autre avec des préjugés, des a priori au lieu tout simplement le découvrir. S’ajoute à cela que les gens ne sont pas pareil et chacun porte une part de singularité qui lui est propre.
                Mais il n’y a pas que les légendes véhiculées entre hommes et femmes, il y a aussi le cinéma, la littérature, et d’autres moyens de communicaiton qui travaillent nos idées et nos désirs. 

                @ Bertrand

                Je ne sais pas si vous avez des enfants ou non,
                mais rassurez-vous, les enfants (fille ou garçon) ont de la ressource pour mettre et même imposer des limites aux parents.C’est uniquement chez des parents problématiques (j’espère que ce n’est pas la majorité) où des parents tyraniques et manipulateurs vont trop loin dans l’intimité de leurs enfants.
                En plus, j’aime ce concept de résiliance, qui explique la capacité de surmonter les difficultés et des traumatismes, voire de les traduire en quelque chose de positive dans sa vie et ainsi de casser la chaîne de la maltraitance.


              • FRIDA FRIDA 15 août 2011 18:03

                @Bertrand

                Calmez-vous !

                Votre réaction est disproportionnée par rapport aux propos de cevennevive. Vous exagérez vos attaques, ce n’est qu’une remarque, ici, réellement il n’y a pas mort d’homme smiley


              • cevennevive cevennevive 15 août 2011 18:33

                Merci Frida !

                Mais nous ne changerons pas Bertrand...

                C’est un peu dommage qu’il refuse de penser autrement que dans la contradiction. Au vu de ses commentaires vitriolés, je ne me hasarderai plus à lui répondre. Hommelibre n’est pas souvent d’accord avec moi, mais il développe « normalement » ses idées sans m’attribuer un comportement ultra qui est loin, bien loin, de ma nature.

                Cordialement.


              • daravel 15 août 2011 22:01

                @ Cennevive

                On en fait souvent beaucoup trop sur l’orgueil du phallus... Je vois bien que c’est partout... et je comprends du coup que les femmes en soient empreinte...

                Mais l’inquiétude masculine me semble plus se présenter au niveau du plaisir d’être soi... dans toute sa complexité... et surtout d’être accepter ainsi... dans ses désirs, fantaisies... (je parle bien de l’inquiétude) L’inquiétude est forcément un certain repli sur soi... une certaine diminution... Bon... évidemment le phallus est devenu un espèce de symbole... on s’y rapporte constamment... Une simplification serait donc d’imaginer une obsession constante quant à notre membre virile... Mais franchement... la question est ailleurs...

                Bien à vous


              • BOBW BOBW 16 août 2011 09:46

                « Eh oui ! C’est bien cela ! La plupart des femmes ne demandent pas cette performance. Elles demandent de la tendresse, de l’attention, de l’amour et un peu d’adresse et de patience... Il y a tant de maladroits impatients... »

                Beaucoup de vérités sont valables dans les 2 sens.

              • NeverMore 15 août 2011 16:02

                « Un mélange de chevalier, de bûcheron, d’explorateur, de poète, de guerrier quand il le faut, de père attentif, de pourvoyeur. On lui demande d’être doux et fort, puissant et humble, audacieux et réfléchi. Enfin un mélange de qualités, des associations, qui sont souvent contradictoires. »

                Pas si contradictoire que çà, c’est même très simple : on lui demande de bien cacher des qualités fortes qui sont « gênantes » au final, pour n’afficher que des soumissions. On veux bien d’un « fort en gueule » pourvu qu’il la ferme quand « maman » a parlé.


                • missionaryman missionaryman 15 août 2011 17:10

                  allez, M.RIBERI ! On vous a reconnu !
                  Laissez tomber votre pseudo, et exprimez au grand jour votre sensibilité !


                  • hommelibre hommelibre 15 août 2011 20:19

                    @ Laratapinhata :

                    Si votre mari est une autorité en la matière... Cela dit s’il ne se sent pas concerné il n’est pas obligé d’être condescendant et tutti frutti. La posture théâtrale n’a jamais fait un argument.

                    Moi je tire cela entre autres de mon métier et de nombreuses discussions avec des hommes et des femmes.

                    Je le traduis de manière littéraire.

                    Dites à votre mari qu’à part les sous-titres de la version américaine de Experts, il y a autre chose pour se développer intellectuellement. Il des auteurs intéressants en France et ailleurs, qui ont écrit sur les hommes, les femmes, la sexualité, de manière crue, poétique, technique, philosophique, etc.

                    Dites donc à votre mari qu’il n’est jamais trop tard pour se cultiver.


                    • Laratapinhata 15 août 2011 21:00

                      Mon mari a deux Doctorats, parlent trois langues et en lit quatre...en outre, c’est un artiste international... et un excellent pédagogue dans son milieu. 

                      En matière du culture, je ne sais pas d’où vous sortez, mais enfin moins on en a... etc... 

                      Vous pouvez toujours éblouir les gogos... la période s’y prête... 

                    • FRIDA FRIDA 15 août 2011 21:47

                      @Laratapinhata

                      Le sexe n’est pas de la culture, c’est de la pratique. Quand cela s’arrête c’est la frustration ou la nostalgie qu’on en garde.

                      « si seulement l’on pouvait satisfaire la faim d’une façon aussi naturelle (en se masturbant le foie ou l’estomac…) ! »


                    • Laratapinhata 15 août 2011 21:59

                      A mon avis dans ce domaine, il doit y avoir beaucoup plus de variation individuelle qu’on ne pense...

                      J’avoue que le sujet m’irrite parce que dans ce domaine aussi, le contrôle social s’exerce ... insidieusement. 

                    • Laratapinhata 15 août 2011 22:00

                      Et je ne peux pas supporter les types qui nous infligent leurs phantasmes... 


                    • hommelibre hommelibre 16 août 2011 00:47

                      Et bien vu la réaction de votre mari il aurait peut-être mieux fait d’être bucheron. Plus adapté à son niveau de réaction.

                      Quant à infliger ses fantasmes... votre réaction est navrante.

                      Au fait quel est le politiquement correct ici ? Parce que le politiquement correct, ce qui doit se dire ou pas se dire, et qui doit se dire de la bonne manière, je l’emmerde.

                      Les petits chef ou cheffes, ça va, il me semble que l’on a déjà donné.


                    • Laratapinhata 16 août 2011 03:25

                      Le politiquement correct, rien que ça pour faire taire la critique de ces pauvres phantasmes d’hystrion, qui n’a même pas le sens du ridicule... (normal pour un hystrion)...

                      Pitoyable pour les plus charitables, et risible pour les autres...
                       En tout cas on sait maintenant pourquoi votre acharnement à renvoyer les femmes à leur condition antérieure...telles qu’elles sont aujourd’hui, elles ne peuvent plus entrer dans votre jeu...

                    • Dogen 15 août 2011 20:42

                      Mon dieu !

                      40 d’emancipation sexuelle des femmes pour en arriver la...
                      Des femmes qui n’osent meme plus assumer le fait d’aimer se prendre un coup de bite...

                      Le puritanisme a de beaux jours devant lui !

                      Ca me rappelle un requisitoire de Desproges ca.


                      • Dogen 15 août 2011 20:53

                        J’ai aussi lu le texte... C’est agreable a lire.

                        Mais diable, que tout cela semble complique pour certains !
                        Avec ce genre de prise de tete, on se demande comment certain peuvent encore y prendre du plaisir.


                      • chapoutier 15 août 2011 22:05

                        hommesclavedesesturpitudes


                        • Lorelei Lorelei 16 août 2011 01:28

                          bjr chapoutier d’apres ce que je viens de lire, vous avez raison ça devient même tres tres grave


                        • Lorelei Lorelei 16 août 2011 01:26

                          Par hommelibre (xxx.xxx.xxx.14) 16 août 00:49

                          Salut Morice le pédophile. Encore à harceler ? Un comportement de violeur, décidément tu ne changeras pas.

                          réponse

                          traiter de pédophile quelqu’un est une accusation tres tres tres grave...là vous allez de plus en plus en loin dans vos insultes....

                          morice a le droit de dire vos ecrits ressemble à une chose nommée roman rose à deux balles ce qui est le cas et il a le droit de s’exprimer autant qu’il le désire par contre vous n’avez pas le droit d’ecrire une telle abjection, car vous ne parlez pas de statisque inventée où pas mais insultez tres gravement une autre personne, et vous devriez sérieusement songer à vous soigner, à ce niveau de propos c’est grave.


                          • Lorelei Lorelei 16 août 2011 14:26

                            churchill

                            réponse à côté du propos de la digression un classique chez l’hommesvlave, car ça remet en question sa doctrine anti femme vu qu’il considére que les homos sont responsables du féminisme qui dit assez aux haines anti femmes


                          • Churchill 16 août 2011 02:53

                            Je trouve tout simplement stupéfiant qu’en 2011 on ose encore écrire « masculin » à la place d’hétérosexuel ! Ce que ce texte raconte ne s’applique en aucun cas aux hommes homosexuels. Comment dois-je le prendre, alors ? Cela sous-entend-il que je ne suis pas un homme ? 


                            Allez, un peu plus de modestie, monsieur. Et dites-vous bien qu’il y a des hommes parfaitement sains de corps et d’esprit qui ne répugnent pas à assumer leur complexité - y compris celle de père…

                            Sans rancune (ou pas) !

                            • Lorelei Lorelei 16 août 2011 03:02

                              churchill etre homo où hétéro c’est ok, mais ce texte niveau eau de rose zappe les homos car pour les primaires hétéro vous êtes un probleme dans leurs doctrines anti femmes

                              je ne connaissais pas le gender mais au fond ses gens sont tres logiques, ce n’est la couleur de peaux ni de sexe ni de cheveux qui comptent mais vos reves vos aspirations et cette idée n’exclue personne c’est logique

                              http://www.protection-enfance.fr/references/39/tag/


                            • hommelibre hommelibre 16 août 2011 08:51

                              Churchill,

                              Je n’en sais rien. Je ne vois pas le problème. Je suis du genre masculin, je pense qu’il peut y avoir des ressentis communs entre tous les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle. A ceux qui sont concernés de le dire.

                              L’hétérosexualité est l’orientation de référence en ce qui concerne la reproduction de l’espèce et par là son existence même. Je pense donc que le référent n’a pas à s’expliquer sur son orientation puisqu’elle n’est pas une particularité. Sinon que faudrait-il faire ? Renommer des oeuvres, par exemple le film Lelouch : « Un homme et une femme hétérosexuels » ? Ou « Autant en emporte le vent, histoire hétérosexuelle » ? Et sur les papiers d’identité, faut-il écrire « homme hétérosexuel » ? Ce qui suppose que les homos devront écrire « Homme homosexuel » ?

                              Bonjour la discrimination.

                              Sans rancune. Pourquoi sinon ?


                            • TOHT 16 août 2011 10:28

                              @Loreile : votre interprétation de la tentative d’explication de la société par le concept intro- individualiste dit du gender est partial. Ceci nécessite un débat à part. Mais je vous rejoint dans l’approche conflictuelle politique à très court terme. Mais vous ne pouvez nier même ici qu’il y a débat, commmunication, échange et c’est déjà ca, car je ne crois pas qu’à court terme au vue de la violence des idées, l’affrontement sur ce concept et ce qu’il emporte puissent rester uniquement que sur ce mode.


                            • Lorelei Lorelei 16 août 2011 14:04

                              Bjr Toht

                              Le gender est une excellente idée, enfin une idée qui va au delà de votre couleurs de peaux sexe etc...


                            • Winston Smith 16 août 2011 14:07

                              Une idée ne peut aller au dela de la réalité, sauf chez les fous.


                              C’est tout de même étrange chez certaine personne cette terreur devant la réalité et ce refuge dans les monde imaginaire ou il n’y a ni biologie, ni culture, ni race, ni ethnie, ni différences, etc, etc... 



                            • Lorelei Lorelei 16 août 2011 14:17

                              où voyez vous le probleme à ne pas imposer aux gens des idéologies, et à faire une société où votre naissance n’est pas un poids d’idées archaiques, haineuse, racistes...

                              Avec quoi avez vous un probleme ? au fait que l’on se bat plus pour laisser un champ libre à vos reves, vos inspirations etc...sans distinction de couleur de peau, de sexe etc..

                              c’est marrant comme ça gene un tas de gens on dirait qu’il tienne aux racismes, aux idées archaiques, aux haines etc..

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