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TCHÔK

Luttes politiques, crise capitaliste, enjeux et conflits sociaux, (2009-2014),

Tchôk, en créole, veut dire coup de poing. Mais ce mot, dans la langue des Antilles toujours en évolution, peut devenir aussi un adjectif qui qualifie une personne qui ne se laisse pas faire.

Tchôk est un livre qui ne parle pas seulement de cette région du monde, les Caraîbes, faite comme ailleurs de combats, de souffrances et de joies. Pour évoquer les questions que l’on se pose sur le fonctionnement de notre société, il fallait bien aussi prendre ledit monde par un bout. Le capitalisme domine tous les aspects de notre vie.

Ceux qui prétendent le combattre trainent souvent des boulets idéologiques ou religieux rédhibitoires… Bien sûr des petits maîtres, admis par le Pouvoir, savent organiser des conférences, énoncer des discours interminables. On devrait se tenir coi et les écouter sagement assis sur le banc qui nous est dévolu. A l’heure d’internet et des tweeters, on comprend vite pourquoi ils se trompent d’époque. Mais voilà la bouillie insipide, la seule « alternative » dont le système accepte la diffusion.

Tout ce qui va dans le sens d’une action susceptible de changer concrètement l’ordre des choses est sinon interdit, du moins circonvenu ou détourné. Rester le cul assis derrière son écran, oui. Descendre dans la rue, parler aux autres, organiser la révolte, non.

Le théâtre que j’évoque est celui de la vie, celle des exploités qui parfois se révoltent. Elle est faite de joies simples, d’enthousiasme, de trahison, de tristesse. Rien de grandiose, à première vue, dans ces actions du coin de la rue, dans ces coups reçus ou donnés. Pourtant à travers toutes ces petites misères, qui sont autant d’expériences, on finit par distinguer, peu à peu, la trame de cette société. La révolte est insuffisante si elle n’entraine pas à travers son déroulement, une réflexion.

Avec mes camarades-tchôk, l’action se déroule d’abord en Martinique après le grand mouvement social de février-mars 2009 déjà évoqué à travers un petit ouvrage, Matinik Doubout (*). On va ensuite en France pendant le mouvement contre la réforme des retraites d’octobre 2010. L’avenir de la société capitaliste, ses contradictions, font ensuite l’objet d’une analyse. Les différents courants de la pensée économique sont abordés. Parmi les fausses solutions, il convenait d’évoquer le populisme. On retourne ensuite dans l’ « île aux fleurs », en Martinique, où sont encore évoqués des combats et la place de ceux, parmi les démunis, qui ont choisi non seulement de résister, mais de passer à l’attaque.

On ne pouvait terminer sans évoquer l’Alternative. Rien d’original ici, puisqu’on reprend les grands thèmes de la pensée ouvrière de toujours. Cependant les moyens de communication via internet permettraient aujourd’hui de réaliser facilement l’Utopie. En sus des notes, s’ajoutent quelques articles diffusés dans la presse papier ou sur internet.

Ce livre nourri d’expériences, se veut une arme pour tous ceux qui souffrent et qui luttent.

(*) Matinik Doubout, 2009, Editions Alternative Libertaire.

TCHÔK, Luttes politiques, crise capitaliste, enjeux et conflits sociaux, (2009-2014), par Nemo. Editions Armaguedon, 161 pages, 8 euros.


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4 réactions à cet article    


  • nemo3637 nemo3637 26 février 2014 18:36

    Ah oui, j’ai oublié ! Si vous voulez recevoir le bouquin, envoyez une adresse et un chèque de 9 euros (8 euros le livre + 1 euros de participation aux frais d’envoi) au nom de ARMAGUEDON.
    A adresser : ARMAGUEDON, BP 20012 - 65501 VIC.


    • Shawford Shawford43 26 février 2014 18:38

      Il détermine l’heure où je coupe le courant ? 

      Tu comprendras que j’en fasse la distribution en licence common creative, Man

    • Chabinpolitain 27 février 2014 12:29

      Salut Nemo, j’aurais aimé en savoir un peu plus pour affûter mon regard de l’intérieur...
      Au fait, on écrit « tjok », très simplement, certains intellectuels entendent différencier les créoles selon les îles et les écrits selon les écoles, je ne penses pas que ce soit une bonne manière d’unifier les peuples, le créole reste le créole avec ses variantes qui ne changent rien au fond et l’orthographe que l’on réinvente chaque année est définie depuis pas mal d’années !
      Voir R. Confiant, Dictionnaire créole 2 tomes, ed. Ibis Rouge 2007.


      • nemo3637 nemo3637 28 février 2014 16:24

        Tu as raison an lot à propos du et des créoles.
        S’il ne faut pas confondre « djôk » et « tchôk », c’est vrai qu’il y a des variantes et nombre de puristes. Le créole est en évolution permanente pour certains termes. Mon « tchôk » a été pensé et repensé. Ma référence n’est pas Confiant, mais son copain Boukman, érudit très féru en creyol.
        Le créole est une chance pour les Caraïbes car c’est une voie pour unifier les peuples.
        Mais la mode est à la culture...de sa différence. Déjà, héritage de la zizanie des colons gaulois (?), les Antillais s’eng... avant entre eux en tentant de codifier un « créole universel ». Actuellement sur ce terrain on est encore loin de progresser....
        Le livre est disponible dans quelques bonnes librairies parisiennes. Mais si j’en mentionne une et pas les autres je vais faire des mécontents. Autrement on l’envoie par la Poste à l’adresse qu’on nous indique, par mail par exemple.
        Sur Fort de France rendez-vous mi-mars à la Librairie Alexandre.

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