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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Une apparente incohérence

Une apparente incohérence

« Une affaire personnelle », le nouveau livre de Denis Robert sort en librairie prochainement. Nous vous le présentons ci-dessous en exclusivité. Vous pouvez d’ores et déjà posez vos questions à Denis Robert qui y répondra demain, mercredi 2 avril, ici même à 15 heures. A vos claviers !

Présentation de l’ouvrage par la rédaction

Dans son dernier billet publié sur AgoraVox, Denis Robert annonçait la publication de son prochain livre. Voilà, c’est fait. Le 4 avril Une affaire personnelle sera sur les tables des libraires.

C’est le vingt et unième ouvrage de Denis Robert. Vingt essais et romans, un livre d’entretien, une bd (et six documentaires) auxquels s’ajoute ce livre dont le titre résume à lui seul le projet : Une affaire personnelle. Une affaire privée, donc. Mais dans le cas de Denis Robert les lecteurs se doutent bien que cette affaire personnelle est quand même très liée à une autre affaire, publique celle-là, que l’on appelle Clearstream.

Disons qu’elle est publique depuis que Denis Robert l’a révélée. Alors, du coup, elle est entrée dans sa vie par la grande porte. Donc elle est un peu une affaire personnelle. Mais soyons clair, ce n’est pas Denis Robert qui en a fait une affaire personnelle : « Je ne choisis pas les emmerdements. J’aurais tendance à les fuir », écrit-il.

Dans la fiche Wikipédia consacrée à Denis Robert on lit que son « parcours sinueux et apparemment incohérent est marqué par la recherche d’une vérité très éloignée des terrains balisés des médias et du journalisme académique ». Une affaire personnelle explique donc l’incohérence apparente de son parcours. Mais même avec des flashbacks, des coq-à-l’âne, etc., sous la plume du narrateur, cela devient très cohérent.

Reste-t-il encore des individus pour penser que la vie s’écoule tel un long fleuve tranquille ? Pas Denis Robert qui regarde la sienne avec suffisamment de détachement et un humour qui force le respect. En fait, pour parler comme Edwy Plenel devant les juges chargés de l’affaire Clearstream, Denis Robert est « en quelque sorte le héros de son histoire  ».

Edwy Plenel, il en est question dans ce livre, mais il n’est pas seulement question de lui, bien sûr. Ce n’est pas une biographie. « Les banquiers, écrit Denis Robert, détestent les journalistes qui ne sont pas à leur botte. Les flics, les juges, les tortionnaires, les hommes politiques, les militaires, les dictateurs, les footballeurs détestent aussi les journalistes. » Mais en lisant Une affaire personnelle on se demande si les journalistes eux-mêmes - Hervé Gattégno, Pierre Carles, Daniel Schneidermann, Philippe Val, etc.- ne détestent pas leurs confrères, ou plutôt leur confrère, règlent des comptes avec lui, en font un bouc émissaire, voire une affaire personnelle... D’ailleurs, au passage, Denis Robert nous apprend que l’avocat de Charlie Hebdo est aussi celui de « la multinationale qui me poursuit »...

« Mes livres dénoncent un siphonnage invisible, celui des banquiers d’affaires... ». Comment, seul, un citoyen journaliste, a fortiori un journaliste citoyen, pourrait-il combattre des usines à blanchir l’argent ? Avec quels outils ? Ceux de la presse traditionnelle, ceux de la collusion ? A l’évidence Denis Robert préfère d’abord avoir politiquement plutôt que journalistiquement raison. C’est ce qui l’oppose justement à Plenel qui déclarait devant les juges d’Huy et Pons : « Ma position est qu’il ne suffit pas d’avoir politiquement raison pour avoir journalistiquement raison.  » Question de méthode ? Pas seulement.

Denis Robert explique qu’il ne possède plus sa carte de presse depuis dix ans et qu’il ne se sent pas journaliste. Il se place d’emblée sous le patronage du physicien Max Planck dont une citation en exergue de son bouquin annonce la couleur : « Une théorie nouvelle ne triomphe jamais, ce sont ses adversaires qui finissent par mourir. »

Bref Denis Robert existe, on le rencontre dans Une affaire personnelle, livre dont il est le héros, récit où, du début à la fin, il tient la « note jusqu’au bout, sans mollir ».

Dans ce récit fragmenté, il est impossible d’extraire un passage sans trahir l’ensemble du livre lui-même (qu’il vous faut donc lire !). Néanmoins, si l’extrait n’explique pas tout, il éclaire. En avant-première, nous vous proposons donc un passage d’Une affaire personnelle à paraître chez Flammarion le 4 avril prochain.

Olivier Bailly


Extraits d’une affaire personnelle

"Une des légendes (véhiculée par la presse) voudrait que les banquiers d’affaires ou les grands patrons de l’industrie investissent dans les médias ou l’édition pour aider des secteurs en crise sans arrière-pensée. Ils n’ont jamais dépensé un centime par altruisme ou parce qu’ils auraient la fibre journalistique. Ils font d’abord du business.

Posséder une télé, une radio ou un journal doit rapporter, aider à asseoir un pouvoir, permettre d’assurer la promotion d’un poulain, réguler le flux d’informations. Une démocratie s’asphyxie sans liberté d’informer. Il va falloir se creuser pour trouver des espaces et des moyens nouveaux. Il en existe sûrement. Un grand bourgeois en fin de règne ou en rupture de ban ? Un commando de journalistes sautant sur TF1 ? Une percée sur Internet ?

Le Canard enchaîné reste une exception et une réserve. Un peu comme le journal de la nuit sur France Télévisions. Il subsiste bien sûr des journalistes, nombreux, qui se bagarrent au quotidien à l’intérieur de leur rédaction, dans leur radio, leur news ou leur gratuit pour faire passer leurs sujets sur telle ou telle affaire, mais ils ressemblent de plus en plus à des Indiens. La génération qui arrive a besoin de bosser. La sélection à l’entrée des écoles de journalistes est aujourd’hui statistiquement plus difficile qu’en médecine. Plus de monde pour moins de places. Plus de pression et moins d’informations.

Bakchich, Rue89, MediaPart, les blogs, LaTéléLibre, des sites citoyens comme Agoravox : l’Internet fait bouger les lignes. Mais concernant les enquêtes au long cours, les liens entre finance et politique, nous sommes face à une Panzer division.

Le journalisme des années 1990, celui des affaires, est mort. En quinze petites années, à coups de démissions, de lâchetés, de peurs des procès, de reculades du corps judiciaire, de glissements progressifs vers l’anecdotique et le people, de paresse et de compromissions, nous avons creusé son tombeau. Reste à balancer la dernière pelletée de terre. Accomplir le geste discrètement. Sans fleurs ni couronnes.

L’époque est à la bluff-démocratie, informée par Bouygues et Dassault Aviation, supervisée par Bolloré et Endemol, noyautée par Decaux et Albert Frère, enveloppée par Pinault et Arnault, sponsorisée par la Société générale et Prada-France. Les hommes de pouvoir communiquent et occupent l’espace par leurres interposés. Mon enquête sur la multinationale apparaît anachronique dans ce paysage. Elle n’aurait pas dû être publiée sous forme de livre mais dans un journal.

Les journaux ou les télévisions n’ont plus les moyens, l’intérêt ou l’énergie pour financer et risquer ce type de travail. Quant aux éditeurs, l’aventure avec Laurent Beccaria tient davantage de l’inconscience (la bonne inconscience) que du plan raisonnable. Les procès qu’on nous fait, leur répétition, sont l’arme fatale des nouveaux censeurs. Bien que nous ayons raison sur le fond, je ne suis pas sûr aujourd’hui, connaissant les embûches et les pressions, que nous nous lancerions à nouveau avec le même entrain. Trop d’ennuis.

Quand j’expliquais à Joseph Gordilla que je ne devrais pas exister, c’était pour cette raison. Je suis un produit dérivé du système médiatique. Je n’ai pas choisi la marginalité. Autour de moi, les hommes et les règles ont glissé. Les journalistes installés ne me soutiennent pas car je les renvoie à leur suffisance, leur vacuité, leur démission devant l’ampleur de la tâche ou les pressions de la hiérarchie. Je n’ai rien à attendre d’eux et ils me le rendent bien. (...)


Mafia

Les mafieux ne touchent plus beaucoup aux armes, sauf pour en vendre aux pays en guerre. Les mafieux se sont coulés dans l’époque. Ils multiplient les passeports et les domiciliations. S’ils veulent éliminer un gêneur, ils sous-traitent. Il suffit de trouver le bon réseau et l’arme adéquate. Inutile de prévenir ou de menacer. Les vrais gêneurs n’ont pas le temps de voir venir la balle ou la bouffée de polonium.

Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal et descendent à l’Hôtel Royal de Luxembourg ou au Beau Rivage à Genève. Ils ne mangent pas de pâtes à Little Italy mais plutôt dans un Milanese food de Londres où on sert des spaghettis aux truffes dans des coupes à champagne. Ils se sont civilisés, policés, politisés. Ils achètent des clubs de football avec des copains traders ou des actions du CAC 40 parce que c’est plus clean. Sur Euronews, on exhibe parfois un mafieux en cavale, genre Bernardo Provenzano retrouvé dans une bergerie sicilienne. L’image achetée à la RAI doit être floue et sale, prise au petit matin si possible à Corleone - bien préciser au sud de Palerme. Le mafieux qui passera en boucle doit être spectaculaire et avoir le physique de l’emploi. Il doit être blafard, moustachu et la chevelure hirsute. Il faut lui trouver un surnom comme le boucher, énumérer la liste des dizaines de victimes égorgées et le montrer avec des menottes. L’image esquissera l’idée que les politiques et la police luttent efficacement contre le crime organisé, veillent sur nous et qu’il existe bien une frontière entre eux et nous. (...)

J’ai mis les pieds dans l’arrière-cuisine du village financier. J’ai compris le fonctionnement de ce bordel très policé. La multinationale à laquelle je me suis intéressé loue son savoir-faire et ses coffres-forts à toutes les banques de la planète. Elle offre, moyennant commissions, quantité de services. Elle prête de l’argent, investit, archive, cautionne. Avec l’électronique, il est très difficile d’en retrouver la trace. Des techniciens de la finance ont créé un outil complexe, subtil et performant, dont les règles de fonctionnement ne sont connues que des initiés. L’outil subtil des banquiers a permis la mondialisation financière. Il est un point aveugle de la finance mondiale. Une maison close où l’argent peut entrer, tranquillement, sans frapper. Et ressortir sans prévenir. Seuls quelques banquiers ont la clé. Pour entrer, il faut payer. L’abonnement est cher. On peut s’abonner directement, ou s’abonner chez un abonné, ou chez l’abonné d’un abonné d’un abonné. Ça marche en cascade. Chacun sa commission. Chacun ses fusibles.

Les chambres de compensations internationales sont les clés de voûte du capitalisme clandestin. De manière générale, une clé de voûte est un élément unique qui permet de maintenir la cohésion des multiples éléments l’entourant. Le capitalisme clandestin a pris le pas sur l’autre, qu’on pourrait appeler le capitalisme officiel. Ou la vitrine légale. Le but ultime du capitalisme, l’officiel comme le clandestin, reste la fabrication de profit destiné à une minorité de privilégiés. Il nous enchaîne et nous plie à son service. Refuser sa logique devient de plus en plus difficile. Surtout quand on est journaliste ou écrivain. Dès que vous résistez, le système vous marginalise puis, si vous résistez vraiment, cherche à vous briser."


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63 réactions à cet article    


  • pallas 1er avril 2008 11:48

    Au moin il faur admettre que les mafiaux d’aujourd’hui, s’enrichissent bcp plus et surtout n’assassinent plus les empecheurs de tourner en rond, ils les isolent et les decridibilise. C’est au moin une evolution interessante des moeurs, la sauvagerie d’avant consistait a tué physiquement la personne, maintenant c’est juste mediatiquement et financierement, (licenciement). c’est quelque chose d’interessant a noté, sa permet une opposition des plus verulentes. C’est gentleman comme maniere d’agir, mais au fond, il y a des morts ce sont les pauvres dans les pays du tiers monde qui trinque.


    • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 16:17

      Révise ton orthographe ou change de traducteur vocal... smiley Sur le fond, suis Ok. Un chapitre de mon livre s’appelle « chaîne inhumaine ». Je développe cette idée que les premières victimes de la guerre financière sont les sdf...


    • k2pal k2pal 1er avril 2008 12:51

      La messe est dite...

      Pourquoi Denis Robert est-il seul (ou presque) à tenter l’impossible ?

      Pourquoi si peu de courage chez quelques uns qui pourraient lui emboiter le pas ?

      Ce n’est pas l’heure...trop tôt ?....trop tard ?


      • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:54

        Je ne me sens pas seul. Près de 700 journalistes ont envoyé leur carte de presse. Le comité de soutien reçoit chaque jour des dons, des courriers. Ce n’est pas parce que les médias disons "officiel", cette presse d’où je viens, ne suit pas, enquête peu ou écrit des bêtises sur moi que je dois me sentir seul. Au contraire. Je suis très bien entouré. C’est un combat difficile que je en suis pas sûr de gagner mais que je ne veux pas perdre. Ce n’est même pas une question de courage. Plutôt d’amour propre et de bonne foi.


      • superesistant superesistant 1er avril 2008 14:23

        Bonjour,

        Sentez vous une pression ( quelconque ou constante ) sur vous de la part de certains politiques incriminés ?

        Au regard d’autres scandales touchant les politiques et les grands de la finance, pensez vous que la justice va pouvoir passer outre les différents lobbies financiers et pouvoir enquêter et statuer correctement à ce sujet ?

        La justice peut elle être indépandante, n’y a til pas quelques magistrats bien placés qui pourraient tenter de faire barrage.. ?

        votre livre doit être riche d’enseignement, cette affaire étant des plus complexes, je cours l’acheter dès sa sortie...

         


        • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:04

          Oui, évidemment. De Sarkozy d’abord qui a peut-être de bonne foi (mais ça m’étonnerait) cru que j’avais un lien avec les falsificateurs (alors que je suis celui qui les démasque). De Villepin ensuite qui a déposé plainte contre moi. J’ai deux ennemis qui sont ennemis. Champagne !

          Pour ce qui est de Clearstream 1, la multinationale est protégée par le paradis fiscal et judiciaire luxembourgeois. Donc rien à attendre de ce côté. Le seul espoir était européen, mais à Bruxelles la commission est phagocytée par le très puissant lobby bancaire. Souvenez vous que c’est Bolkenstein qui a bloqué l’enquête concernant Clearstream. Concernant Clearstream 2, jamais la justice n’a été autant instrumentalisée par le pouvoir politique que là ; Aucun espoir donc. Mais une certaine colère en voyant ce que ça a coûté en terme de moyen, en constatant que les juges ont laissé de côté la piste des commanditaires présumés... Et en nous
          voyant, Florian Bourges et moi, poursuivis pour avoir cherché à informer la population des dérives de Clearstream...
          Non, la justice est de moins en moins indépendante sur ces questions. Au niveau européen, on est en plaine régression aussi....


        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 1er avril 2008 15:11

          bonjour et merci monsieur robert,

          je vais sans doute acheter votre livre, seul manière de vous soutenir a ma portée, malgré mon budget rmi, ce qui ne laisse pas moins le sentiment que vous prenez les risques pour nous informer.

          On salut toujours le courage des reporter de guerres, mais a bien y regarder, ils s’exposent au danger sur l’échelle de leur expositions assez courte à la violence du combat, avant de retourner a la quiètude et profiter de leur reconnaissance professionnel.

          Dans votre cas, vous êtes devenu un reporter de guerre économique, où l’exposition à la violence des combats et bien plus longue et la taille de la zone des conflits bien moins limité géographiquement, au point de ne vous laisser guère de moyens pour retourner à la quiètude, et surtout vous prive de la reconnaissance professionnel.

          Vous êtes pour moi un précurseur, quelqu’un qui par son exemplarité et le particularisme de sa situation sert a la prise de conscience,

          mais aussi à la réflexion sur le comment on doit institutionnalisé le reportage de guerre économique, comment vous protéger par la loi, comment on doit créer votre case dans le monde journalistique, pour une citoyenneté moderne informée de la réalité des conflits qui la concerne,

          au lieu de vous voir souffrir d’être rejeté par des médias tenue par la publicité, et qui souvent participent activement eux même a la guerre économique. Schnederman n’est déja plus dans ma mémoire qu’un homme dont je me souviens le nom parce qu’il a participé à la négation de la qualité de votre travail et la pertinence de votre engagement.

          merci, monsieur robert

          amicalement, barbouse, dont la seule question est : Avez vous envisager de générer votre propre organisme d’information, votre propre équipe, pour dévelloper en profondeur d’autre sujets connexes a clearstream ?

           

           


          • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:09

            Merci pour vos encouragements. Mon métier c’est l’écriture. Je vais peut-être vous décevoir mais je n’ai plus du tout envie de me coltiner des affaires de ce calibre. Leur résister occupe beaucoup de mon énergie.


          • Mouri (---.---.28.222) 1er avril 2008 15:29

            J’ai une question ?

            Quand est-ce que vous allez tous être envoyé à Guatanamo ?


            • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:12

              Si Villepin passe et s’il nomme Plénel à l’intérieur ou Malka, l’avocat de Clearstream, à la justice, l’idée peut les effleurer...


            • Kalvin Whiteoak Kalvin Whiteoak 1er avril 2008 17:31

              Il faut du courage pour aller sans cesse contre vents, marées, tornades et pressions (hautes). Bravo


              • Kalvin Whiteoak Kalvin Whiteoak 1er avril 2008 17:48

                Il serait sans doute utile de rappeler en quelques mots qui sont les véritables propriétaires de Cleachose, ce machin qui a nul besoin de tablettes double-couche pour détacher ...


                • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 16:27

                  La propriété apparente c’est deutsche börse clearing qui ont racheté Clearstream un bon prix suite au scandale de mes livres. les banques -Chase, Barclays, Intesa, Fortis, BNP-Paribas, Deutsche bank, etc..- restent très attachées à l’administration de la firme...


                • stephanemot stephanemot 1er avril 2008 17:51

                  Depuis 5 ans et dans la foulée d’une vague de concentration sans précédent dans les media, la France a régressé de façon spectaculaire dans les classements internationaux pour la liberté de la presse.

                  Pensez vous qu’il y ait eu au lendemain de la présidentielle le même type de pacte entre le président et les grands groupes media qu’aux USA au lendemain du 9/11 ?

                  En obtenant des levées de lois antitrusts, les majors US avaient en effet mis en oeuvre leurs Armes de Désinformation Massive au service de la propagande en faveur de l’invasion de l’Irak.

                  En France, je note que de nombreux media hostiles au président pendant la campagne ont levé le pied après mai et n’ont pas levé le petit doigt lors des attaques contre la laïcité.


                  • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 16:28

                     Que dire ? Vous notez bien...


                  • Reflex Reflex 1er avril 2008 18:11

                    Denis Robert, journaliste courageux ? Assurément. Denis Robert, journaliste téméraire ? On n’oserait dire moins. Denis Robert, journaliste crédule ? Ces termes sont inconciliables et l’excluent d’une profession qu’il prétend exercer.

                    En effet, tout est parti d’une attaque particulièrement mal argumentée à l’égard de la chambre de compensation Clearstream, alors luxembourgeoise, depuis filiale de la Deutsche Börse. Un cadre remercié et largement "démonétisé" sur une place où habituellement le haut management manifeste sa solidarité au travers de la très puissante Association des Banques et Banquiers Luxembourg. Alléché par les allures barbousardes que son informateur entendait imprimer à l’affaire, Robert a plongé, profond et sans bouteille.

                    Tous les journalistes financiers de la Place - il en existe d’honnêtes et scrupuleux - ont laissé tomber son bouquin, décidément trop léger. Pourtant, ils ne portaient pas en leur coeur le patron suisse d’alors Lussy. Puisqu’il fallait une victime expiatoire face au feu déchaîné dans une France qui ignorait tout de Clearstream, Lussy a payé de sa place. Coriace, il s’est rapidement retourné contre Robert, son informateur et son employeur. Au passage, la Deutsch Börse jouant cavalier seul fit main basse sur la poule aux oeufs d’or, Clearstream, un des principaux acteurs de la place luxembourgeoise, un pivot de la finance mondiale.

                    Depuis, devenue affaire d’Etat française, Clearstream a gagné tous ses procès, sauf contre Lussy restauré dans son honneur. Robert est vu comme un pestiféré pour avoir oublié la règle d’’or qui veut que ne soit publiée qu’une information maintes fois recoupées.

                    Par honnêteté, on lira son dernier pensum. En souhaitant y trouver des faits, encore des faits, toujours des faits, avant une argumentation revancharde ou puérile.


                    • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:15

                      Je suis fatigué de lire ces inepties qui reprennent en gros les arguments de Clearstream et des Luxembourgeois. En gros je serai naïf et mon enquête mal fichue. Je vous invite à lire le jugement Boîte noire disponible sur mon site ou celui des Arènes. Jamais uen enquête n’a été autant argumentée et sourcée et documentée. Mes témoins ont été filmés. Etc... Je veux bien reconnaître des erreurs de détails (sigles, mots). Sur le fond, c’est béton. Seuls les aveugles, les jaloux ou les luxembourgeois de mauvaise foi ne le voient pas. Tant pis pour eux.


                    • chmoll chmoll 1er avril 2008 18:27

                      une question à M denis robert

                      avec toutes ces affaires pourries,dont la "justice" a les mains liées par le pouvoir,ou agit avec une certaine complaisance avec la délinquance en col blanc

                      est-il possible de construire quoi que se soit dans un pays qui est miné par la corruption ?

                      il est vrai que le seul média (digne de se nom) est le canard enchainé

                       


                      • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:23

                        Je ne crois pas au tous pourris, ni à la noirceur du monde... On y arrivera...


                      • walpole walpole 1er avril 2008 18:28

                        Merci pour m’avoir éclairé sur le Monde et les trous noirs de la Finance. Dans l’Affaire des Frégates de Taïwan, on sait que de colossales sommes d’argent - via les chambres de compensation - ont transité sur des comptes de partis politiques français et/ou ont été directement dans la poche d’intermédiaires. Croyez-vous qu’un jour le Secret Defense sera levé sur cette affaire explosive ?


                        • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:27

                          Si Besancenot est Premier Ministre...


                        • walpole walpole 1er avril 2008 18:53

                          Pour l’instant, il y a silence sur ces Chambres de Compensation qui drainent des milliards sans un seul regard public. Avec votre opiniatreté et l’aide d’amis de plus en plus nombreux, on va commencer un peu à lever le voile sur ces pratiques. Ne croyez vous pas qu’ensuite, l’angle d’attaque de la Racaille en col blanc consistera non à faire silence mais à en... parler ? Mais en parler de telle façon que cette façon soit une façon de ne pas en parler. C’est comme les films sur la Mafia : on en tourne, on en fait des Séries mais c’est pour ne pas parler de Roberto Calvi et de ses liens avec Cedel ( ancêtre de Clearstream). N’est-ce pas cette Stratégie des Dominants ( en parler pour...ne pas en parler, en parler pour cacher finalement le fonds des affaires) qui risque de s’imposer en lieu et place d’un silence intenable ? Walpole. ( pensezbibi.com)


                          • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:30

                            Qu’ils en parlent déjà, nous verrons bien. Le meilleur moyen de lutter contre le capitalisme financier est de contrôler Clearstream, Switft et Euroclear... Sur les autoroutes de la finance, des radars et des gendarmes... Ce n’est pas compliqué...


                          • joseW 1er avril 2008 20:36

                            Merci Denis Robert de continuer votre combat inlassable contre le Système malgré tous ces vautours qui vous accablent et tentent de vous décourager à jamais.

                            Après toutes ces péripéties, cela fait plaisir de vous retrouver toujours aussi combatif sur Agoravox, votre 2e maison puisque les journalistes "professionnels" ne sont décidément pas très fraternels ni très téméraires...

                            Et visiblement la Rédaction d’Agoravox a bien compris que vous étiez devenu le mouton noir de la profession, mais heureusement internet est là et vous n’êtes plus seul... si vous aviez vécu ces péripéties 20 ou 30 ans en arrière, alors qu’internet n’existait pas, imaginez comme vous seriez seul et comme nous serions peu informés de tout cela !

                            Nous nous ferons un plaisir de relayer dès demain la sortie de votre livre sur le site d’information et d’observation du Nouvel Ordre Mondial (lien ci-dessous).

                            Le Meilleur à Vous,

                             


                            • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:33

                              Merci, mais encore une fois, ça va. La solitude est très relative et je ne suis pas sûr qu’Internet, en définitive, soit un bien. Internet crée de la liberté mais aussi de la profusion et donc de la confusion. Seuls les livres...


                            • Yvance77 1er avril 2008 21:00

                              Trop d’années à écouter des Pernault, Chazal, PDA, Apathie ... et l’on fini comme un vulgaire lerna, ou mieux encore, cave tels les bons reacs calmos patrick, quand ce n’est pas complètement taré comme un hihimeschoses ou pallas.

                              Ne vous priver pas donc messieurs les écorchés du bulbe, et achetez cet ouvrage d’un vrai journaliste, il y en a peu de sa trempe (John Paul Lepers aussi) au moins vous pourrez dire enfin je peux mourir demain moins idiot.

                               

                              A peluche


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er avril 2008 21:50

                                Bonjour Denis,

                                Toute cette affaire semble abracadabrantesques, mais j’ai pour principe de défendre le pot de terre face au pot de terre et d’accorder un crédit à toute personnalité face à un système car la singularité vaut autant que le tout.

                                J’ai une question sur un point précis, qui ne me surprends guère mais qui suscite une interrogation

                                C’est ce que vous évoquez sur ces journalistes qui tous, se réclament d’une éthique, d’une déontologie, d’une cause noble et qui pourtant, se détestent quitte à desservir les idéaux qui les portent. Ce qui laisse entrendre que l’ego prend le dessus sur l’idéal et l’éthique.

                                Je crois que dans la science, c’est un même schéma qui règne. Là c’est mon domaine que je connais un peu

                                 

                                Quel est votre avis là-dessus ? Pourquoi les egos trahissent les fins nobles ? (Plotio répondrait que l’Ame est de qualité inférieure à l’Intellect)

                                Bien amicalement

                                 

                                B Dugué


                                • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:41

                                  Je ne sais pas. Je ne me sens pas concerné par cette question. Dans le milieu que je fréquentais, disons le journalisme d’investigation, chacun a tjs couru pour sa seule casaque. C’était une course de chevaux qui ne privilégiait pas l’information mais la première place. J’ai joué le jeu un an. Et puis j’ai arrêté de courir et c’est là que je me suis senti vainqueur. Sans vraiment le vouloir. C’est sans doute ce qu’on me reproche.


                                • Yohan Yohan 2 avril 2008 00:22

                                  De toute façon, le malaise est trop grand. Ras le bol de cette presse rampante, complaisante ou compromise...

                                  La presse dite citoyenne est certes plus libre, mais si elle se contente de rester à la remorque sur les sujets d’actualité, elle rentrera vite dans le rang

                                   


                                  • Christoff_M Christoff_M 2 avril 2008 01:58

                                     le système du bouc émissaire est une spécialité bien française, en France on aime les journalistes et les actrices de salons, courtisans, ou qui apparaissent bien poliement dans les émissions à la mode...

                                    il y a toute une élite qui n’a pas intérèt à ce qu’on vienne retourner ses plates bandes bien vertes qui cachent bien des combines et des "arrangements entre amis" de la meme couche sociale...

                                    les curieux et les investigateurs sont malvenus et maltraités.... Bienvenu dans l’ex pays référence de la démocratie et des droits de l’homme, qui prend avec sa nouvelle élite une direction policière et amatrice de caméras vidéos surtout pour les "suspects", mais qui n’aime pas qu’on vienne regarder "ses affaires" de trop près !! la bonne France des notables qui ne veut surtout pas que l’on touche à son ordre et à sa justice à deux vitesses !!


                                    • Christoff_M Christoff_M 2 avril 2008 02:14

                                       J’ai eu à faire à ce milieu de la presse et du prépresse, géré de manière étrange par une poignée d’individus qui ont le bras long !! J’ai tenu tete à plusieurs reprises à l’un d’entre eux patron de photogravure et d’imprimerie d’origine corse, je me suis fait virer six mois après !!

                                      je suis très inquiet pour la manière dont la justice est rendue dans notre pays, je pense à l’affaire Schuller, à Airbus-EADS, à Clearstream, à la société Générale, aux rachats de titres de Mr Albert frère par Thierry Breton, je pourrais en écrire des lignes sans parler de grands patrons français qui partent avec des valises de billetsde "sociétés en difficultés" !!

                                      Une question à mr Robert : y a t il encore une possibilité de dénoncer des scandales ou de demander justice dans la France de 2008 !! étant ballotté aux prud’hommes depuis deux ans, je vois bien que le respect des lois s’ajuste de plus en plus en France au statut du mis en examen !!

                                      Y a t il encore une place pour le journalisme d’investigation ?? est ce que le citoyen ordinaire a encore moyen d’enrayer la grosse machine politico judiciaire qui semble se mettre en place avec l’Europe.... de faire face, comment réagir, comment se révolter efficacement pour que cela soit relayé, sans finir viré ou en prison ??


                                    • alberto alberto 2 avril 2008 09:44

                                      En premier l’expression de ma sympathie envers sans doute la plus belle plume d’AV.

                                      1 Pourquoi avoir quitté "Les Arènes" ?

                                      2 Es-tu allé au Salon du Livre et quel regard as’tu sur cette manifestation ?

                                      3 Une séance de dédicace sera-t-elle organisée, chez Flammarion ou ailleurs lors de la sortie officielle de ton bouquin .

                                      Bien à toi : alberto.

                                       


                                      • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:39

                                        Sur mon "départ" des Arènes, ce n’est que temporaire. Je ferai d’autres livres avec Laurent Beccaria plus tard sur d’autres sujets. Avec Clearstream, nous sommes arrivés à la fin d’un cycle. Sur mon "arrivée" chez Flammarion, c’est à la demande de Stéphanie Chevrier qui connaissait mon travail et a facilement su mon convaincre. De plus, ce livre a une genèse originale. Un premier contrat avait été signé avec un auteur devant écrire une biographie. Disons que j’ai pris le train en marche. Pour les salons du livre, je n’aime pas ça. Je fais rarement des signatures, sauf coup de coeur avec certains libraires.


                                      • geko 2 avril 2008 10:33

                                        Bonjour,

                                        Merci encore pour votre courage Denis Robert.

                                        Pouvez vous nous décrire le fonctionnement et les noms qui se cachent derrière "Les chambres de compensations internationales".

                                        Merci

                                        Cordialement


                                        • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 16:08

                                          Elles sont deux au monde : Clearstream (à Luxembourg, paradis fiscal, bancaire et judiciaire) et Euroclear.

                                          J’ai décrit leur fonctionnement d’une manière imagée dans mon livre

                                          Je préfère copier-coller un extrait plutôt que me répéter (je sais, c’est long mais ceux qui savent peuvent passer à la suite).

                                          Disons qu’elles dépendent et "appartiennent" au delà de leurs actionnaires respectifs aux banques les plus importantes de la planète...

                                          5. La nuit, tous les chats des banquiers sont gris

                                          Il était une fois une multinationale de la finance et un petit écrivain. Un beau matin, le petit écrivain rencontre un gros barbu, le portait tout craché de Karl Marx. Il se met à lui raconter sa vie et celle de la multinationale. Le gros barbu a été un des premiers salariés de la multinationale à l’époque où celle-ci était une petite société de rien du tout. C’était le temps où elle était encore une coopérative bancaire. Après tout, les banquiers avaient bien le droit de faire comme les ouvriers.

                                          C’était le début des années 70. Une époque bénie où les garçons portaient des pantalons avec des pattes d’éléphant et les filles des mini jupes. Le gros barbu qui ressemblait à Karl Marx et avait des cheveux longs était son numéro trois et son chargé de clientèle.

                                          Dans ces années-là, le Luxembourg était déjà un pays très accueillant pour les banques et les banquiers. Un paradis pour capitalistes et fumeurs de gros cigares. Si on cherche le Luxembourg sur un globe, il faut prendre une loupe. C’est minuscule comme une crotte de mouche. Ce petit pays est un grand Duché avec un grand Duc, une grande Duchesse, un grand Evêque et plein de tout petits hommes politiques et de tout petits journalistes.

                                          Il y a très longtemps, ce petit pays coincé entre la France et l’Allemagne, vivait essentiellement de l’agriculture. Après la Seconde Guerre, les Luxembourgeois se sont retrouvés complètement fauchés et les comptes du grand Duc à sec. Les Luxembourgeois n’avaient pas d’armée, pas de pétrole,
                                          pas d’équipe de football valable. Ils n’avaient que des champs à perte de vue avec des vaches dessus. En plus, ils parlaient le luxembourgeois, une langue bizarre, mélange d’allemand et de flamand, qu’ils étaient les seuls à comprendre.

                                          Les années passaient et ils étaient toujours aussi pauvres. Ils se demandaient comment faire pour tirer leur épingle du jeu dans ce foutu monde. Il leur fallait trouver un business particulier. C’était une époque où les patrons de grosses sociétés, dont beaucoup étaient américaines, voulaient investir en Europe pour la reconstruire. Leurs amis banquiers cherchaient à éviter les regards indiscrets pour monter des affaires. Un mur séparait l’Europe en deux et la guerre était terrible avec les communistes qui avaient des espions partout. Les Américains avaient besoin d’un petit pays pas trop regardant.

                                          Les banquiers sont des messieurs très riches et très malins qui aiment bien se retrouver ensemble pour jouer au Monopoly. Avec des vrais billets. Les banquiers sont très puissants car avec leurs banques, ils ont accès aux secrets de la planète. Et les secrets, c’est bien connu, il faut les préserver pour les faire prospérer. D’ailleurs, le métier de banquier pourrait se résumer à vendre et faire fructifier des secrets.

                                          Un jour, les banquiers jetèrent leur dévolu sur le petit pays qui leur faisait des yeux si doux. C’était le début des années 70 et le début des ordinateurs performants. Des IBM. International Business Machine Corporation.

                                          - Nous allons y construire une grande Tour et y installer plein d’ordinateurs, dit un banquier français en pointant du doigt le Luxembourg sur une carte.

                                          - Avec des gardiens devant la Tour, et des coffre- forts dans les caves, renchérit un banquier italien. L’argent nous servira de garantie et on ne commercera qu’avec des promesses

                                          - Voilà mon chèque pour démarrer, souffla le banquier américain (avec un air d’Américain et plein de zéros derrière.)

                                          - Pas besoin de chèque cher ami, faites-nous un virement, répliqua le banquier luxembourgeois.

                                          Et ils se mirent à rigoler. Mais doucement pour ne pas qu’on les entende. Ils venaient d’inventer l’argent virtuel, la compensation bancaire et la mondialisation financière.

                                          Les banquiers ont alors déposé leur fortune qui était d’abord celle de leurs clients dans les coffres forts de la Tour du petit pays. Ils ont appelé ce trésor leur fonds de garantie et se sont mis à chercher des partenaires pour avoir encore plus d’argent dans leurs coffres. La règle du jeu était simple comme bonjour. L’argent ne devait pas bouger. Par contre, ils pouvaient jouer avec. Acheter. Vendre. Le placer, le déplacer. Comme au Monopoly. En fin de journée, les ordinateurs faisaient les comptes. Leur banque allait devenir la banque des banques. Et la banque des promesses toujours tenues.

                                          Avec ce système, il n’y avait plus de déplacement physique de l’argent et des valeurs. Tout se faisait par des écritures comptables, des chiffres dans des colonnes. Je te prête. Tu me rembourses. J’additionne, je soustrais. Des informaticiens de tous les pays ont été embauchés pour compenser les pertes
                                          et les gains des uns et des autres et pour inventer des véhicules financiers performants. Le but était d’être le plus discret, le plus sûr et surtout le plus rapide. Car le temps, c’est bien connu, c’est de l’argent.

                                          On verse un million de francs dans son agence bancaire à Monaco. Le temps de se retourner, l’argent a déjà filé sur un compte à Paris, est revenu sous forme d’un placement à Jersey. Pour effectuer ces virements, sans le savoir, vous avez utilisé un véhicule financier. C’est comme une voiture qui irait super vite avec une plaque minéralogique et des remorques pour mettre l’argent, l’or ou vos paquets d’actions.

                                          La question amusante à se poser pourrait être : Peut-on suivre à la trace ces véhicules financiers sans jamais les perdre de vue ? Difficile.

                                          Les banquiers et leurs informaticiens ont beaucoup phosphoré les dix premières années pour améliorer leur système. Ils étaient contents. Ils étaient au c¦ur de ce qu’on allait appeler la dématérialisation de l’argent
                                           


                                        • Nanou 2 avril 2008 12:23

                                          Question indiscrète

                                          Vous lisez quoi en ce moment ?

                                           


                                          • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:34

                                             La route de Cormac Mc Carthy (super livre), le come back du siècle, une bédé de Warren Ellis et les Correspondances de Flaubert...


                                          • foufouille foufouille 2 avril 2008 12:40

                                            avez vous entendu parler d’une organistion qui lutteraient contre ces gens ?


                                            • Denis Robert Denis Robert 2 avril 2008 15:35

                                               Mon comité de soutien...


                                            • ZaoEao 2 avril 2008 12:49

                                              Hi Denis !

                                              Merci pour vos ouvrages !

                                              Concrètement, quelles sont les autorités qui pourraient intervenir sur Clearstream ou Euroclear ? Pourquoi ne le font-elles pas ? Dans cette nébuleuse Clearstream, combien de personnes seraient responsables et seraient en possession de l’ensemble des informations ? ou sont-ce uniquement des personnes qui sont des maillons dans un ensemble qui les dépasse ?!

                                              Thanks !

                                              Zao









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