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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > « Vaincre Hitler » d’Avraham Burg

« Vaincre Hitler » d’Avraham Burg

Retour résumant et analysant le livre on ne peut plus polémique d’Avraham Burg, ancien président de la Knesset.

f2cd16e0fb6d45ac5d7f076cba0aef1f.jpgL’histoire :

Dans ce livre, Avraham Burg nous livre une analyse critique de la société israélienne actuelle ; de sa philosophie et de sa psychologie, de l’évolution de sa politique et de sa religion... Mais l’auteur ne s’arrête pas là, puisque nombre de faits retracent son histoire personnelle, ou celle de sa famille.

Analysant, décryptant ou notant simplement les faits comme le ferait n’importe quel observateur, l’ancien président de la Knesset apporte aussi certains éléments de réponses, de réflexion aux problèmes qu’il livre.

Chronique :

Il faut l’avouer, la critique l’avait précédé. Sorti en 2007 en Israël, peu de personnes n’ont pu entendre un vent de polémique souffler dès que l’on prononçait le nom de Burg, le titre de son ouvrage, ou encore même le mot Shoah.

C’est certain, ce livre est une sorte de bombe, de mise à nu de tout un pan de l’histoire de l’homme, du peuple juif et de l’Etat d’Israël. Ne nous leurrons pourtant pas, cet ouvrage est loin d’être une Bible (même si l’auteur aime à se prendre des allures de philosophe-théoricien de temps à autres). L’ouvrage reste personnel, fruit d’analyses, d’observations, de tentatives de compréhension d’un seul homme, le tout au vu de l’Histoire.

Mais ce qui fait probablement ’mal’ dans ce livre, ce n’est pas que ce soit une critique du sionisme, de l’évolution de la société israélienne ou encore de la mentalité israélienne elle-même ; mais plus que ce livre ait été écrit par Avraham Burg, ancien sioniste affiché, ancien vice-président du Congrès juif mondial ou de l’Agence juive et du Mouvement sioniste mondial, et surtout ancien président de la Knesset.
Exit les « illuminés », « antisémites » et autres « fous ».

Initialement appelé Le Triomphe d’Hitler, Avraham Burg, dans un « élan d’optimisme » à préféré le nommer Vaincre Hitler, partant du principe que la société israélienne n’est pas totalement aliénée et que la "victoire" reste encore possible face à cet ennemi enterré depuis plusieurs décennies.

Si certaines contradictions se font dans le livre (sur Ahmadinejad, par exemple) et si l’on se perd quelquefois dans le raisonnement de l’auteur, on peut noter que l’usage de la réflexion mélangée avec des faits biographiques ou historiques portent l’histoire. Ce texte n’est donc pas seulement une pensée, une tentative de réflexion brute. La division en dix chapitres le montre bien.

Et, si tout y passe, de Péres à Rabin, de Kennedy à Bush ; deux faits reviennent principalement, comme lancinants : la Shoah et le procès Eichmann.

La première est indissociable du peuple juif. Burg le sait, le clame, mais ne peut s’empêcher de dénoncer corps et âme cette banalisation du terme, ces voyages de tous les enfants dans les camps de la mort, cette manière qu’a le peuple juif de se retrancher derrière cette part horrible de l’Histoire. Les propos sont crus, frontaux : « On dit souvent qu’un enfant maltraité deviendra un enfant maltraitant. [...] En s’armant jusqu’aux dents, Israël s’apparente à un enfant chétif qui chercherait à se protéger de ses ennemis, réels ou imaginaires [...] La Shoah fait partie de notre vie, on ne l’oubliera jamais et on ne laissera personne l’oublier. [...] Face à la Shoah, tout est insignifiant, néant, et donc permis. Barrages, encerclements, sièges, tueries : tout est possible, puisque nous avons survécu à la Shoah, et surtout... qu’on ne nous fasse pas la morale ! »


Le procès Eichmann a aussi fortement marqué l’auteur, qui se tient à analyser du mieux possible son impact sur la société et les mentalités israéliennes : "Le procès Eichmann a fait l’objet d’innombrables commentaires. On a évoqué sa dimension théâtrale ainsi que le rôle de Ben Gourion dans cette mise en scène politique et historique [...] Ainsi, sous une étroite surveillance politique et sous couvert sioniste, a été racontée l’histoire telle qu’on voulait nous la faire entendre. Les quelques opinions divergentes, comme celle d’Hannah Arendt, venue couvrir le procès pour un magazine américain, ont été étouffées et éloignées. Arendt n’a pas hésité à démasquer le ’spectacle’ de Ben Gourion ce qui lui a valu d’être vivement attaquée et rejetée."
Pour résumer quelque peu cet ouvrage, on peut dire qu’il est indispensable pour quiconque souhaite comprendre la mentalité israélienne. Non pas que ce soit "la référence", mais une vraie vision alternative à lire, analyse et point de vue qui pousse à la réflexion ; qui plus qu’Avraham Burg n’est pas n’importe qui, et qu’on ne pourrait, au même titre que Bishara ou Pappé, le taxer de révisionniste ou autre adjectif généralement utilisé dans les cas de sortie de livre de cette manière.
Et, même si tout ne doit pas être pris à la lettre, au mot près ; et même si certaines pensées sont plus que discutables, il n’empêche que ce livre a bien sa place dans une bibliothèque.
Le débat n’est en tout cas pas près de se terminer et c’est ce qui est relativement intéressant : pousser les gens, les esprits à se questionner, cogiter, tenter de comprendre et se poser certaines questions ; encore et toujours. Et c’est ce point qui m’a le plus marqué dans l’ouvrage : poser les questions qui font mal.
Et comme l’écrit Jean Christophe Ploquin pour La Croix lors de la chronique du livre :
"En Israël, les ondes de choc provoquées par cet essai ont duré plusieurs semaines.
Mais il est trop tôt selon l’auteur pour analyser son impact.
’C’est un livre pour les dix ans qui viennent, considère-t-il. Moi qui ai été si longtemps l’homme du consensus, j’ai produit cette fois une opinion très minoritaire. C’est très important, car les minorités d’aujourd’hui font les majorités de demain.’"
Attendons donc...

-*-

Pour aller plus loin :
- "Avraham Burg compare Israël à l’Allemagne d’avant 1933" sur Europalestine
- "The end of Zionism" par Avraham Burg sur The Guardian


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (41 votes)




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80 réactions à cet article    


  • jako jako 17 avril 2008 10:50

    Merci pour cet article sur cet homme remarquablement interessant


    • Proto Proto 17 avril 2008 11:16

       

      Si l’on en exclu tout « sentimentalisme », la Shoah n’est rien d’autre que l’épisode le plus barbare de la modernité (la mort industrielle), doit-on dépasser les 6 millions de morts pouvoir faire des comparaisons que beaucoup trouvent déplacées (je fais référence à l’utilisation du terme génocide, et de fascisme/apartheid en Israël ?)

      Le capital compassion issu de la Shoah est devenu délétère.

      N’oubliez pas de reporter mon commentaire pour antisémitisme.

       


      • gaiaol 17 avril 2008 11:37

        il semble que meem encore plutot saine, la société israelienne soit de plus en plus seule face à elle meem puisqu’lle refuse de reconnaitre l’autre. et comment peut-on se définir seule, en dirigeant une politique d’occupation et de séparation entre deux peuples qui ont longtemps vécu ensemble, en imposant un système colonial du type saigneur et serfs ? la société israelienne n’est pleine que d’elle meem, avec sa seule vérité comme drapeau, sans dualisme puisqu’elle refuse d’entendre quiconque. elle finira schizophrène si ses propres enfants ne la contredisent pas. berg le fait parcequ’il aime israel, comme kimmerling, comme shlomo ben ami etc. comme ces centaines de jeunes objecteurs de conscience qui refusent le service militaire en teritoires occupés, comme ces israeliens qui tous les matins sont sur les checks points pour aider les palestiniens à se rendre sur leur lieu de travail ou dans leur famille, comme ces mères de famille israeliennes qui aident les mères de famille palestiniennes... out les états unis ou les européens politiques, instigateurs ou complices. cela fait longtemps que je crois sincèrement que si lueur d’espoir il y aura, elle ne pourra venir que des propres enfants d’israel, qui ne veulent pas voir leur pays sombrer, qui ne se veulent pas assassins d’enfants, qui ne veulent surtout pas se dire plus tard et encore : "on ne savait pas"...


        • Shyankar 17 avril 2008 13:20

          Merci à vous. Ce commentaire me touche beaucoup. Il n’y a rien de plus motivant. Dans un style plus littéraire je ne peux que vous conseiller le très bon Palestine (Zulma) de Hubert Haddad, et dans un style plus analytique, Palestine/Israël : la paix ou l’apartheid (La Découverte) de Marwan Bishara. Sinon, il y a toujours les ouvrages de Pappe ou de Chomsky...
          Très cordialement.


        • ZEN ZEN 17 avril 2008 12:31

          Burg est un homme courageux et lucide , qui vient de donner son appui à un contre-lobby juif aux USA :

           

          Bonne nouvelle aux Etats-Unis : un lobby juif de gauche ! | Mediapart
           

           

           

           

          "En France, il est toujours délicat d’accoler les mots « lobby » et « israélien ». Les Américains n’ont pas ces pudeurs, et l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) est la première à revendiquer son titre de « lobby pro-Israël ». Qu’on s’en félicite ou qu’on le déplore, le lobbying est une activité normale de la vie politique aux Etats-Unis, et l’AIPAC s’est hissé au premier rang des groupes d’influence, avec plus de 100.000 membres, 18 bureaux régionaux et une cagnotte de plus de 100 millions de dollars. Mais, depuis une dizaine d’années, l’AIPAC fait grincer de plus en plus de dents, en particulier au sein de la communauté juive américaine de gauche.
          Aux yeux de ses critiques, dont les plus récents et les plus incisifs sont les universitaires Stephen Walt et John Mearsheimer, l’AIPAC s’est transformé au cours des années en officine de pression visant à aligner la politique des Etats-Unis sur celles des « likoudniks » israéliens. L’AIPAC ainsi que d’autres organisations juives américaines, comme l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Jewish Comittee (AJC), ont tendance à vouloir museler toutes les voix qui contestent le bien-fondé de la politique du gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens. L’historien (juif) Tony Judt en a fait l’expérience en 2006 quand ces associations ont fait en sorte qu’il soit « désinvité » d’une manifestation en raison de ses positions critiques à l’égard d’Israël. Le commentateur politique de gauche (juif) Eric Alterman a coutume de répéter qu’« il y a plus de débat contradictoire en Israël qu’aux Etats-Unis sur les activités et le devenir de l’Etat juif ».
          C’est donc en réaction à cette attitude obtuse, de plus en plus mal vécue par les juifs américains progressistes, que vient de se créer à Washington J Street. L’association, qui est également un Political Action Comittee (PAC), habilité à distribuer de l’argent aux candidats pour leur élection, se veut « le bras du mouvement pro-Israël et pro-paix ». Autrement dit, l’anti-AIPAC. Jeremy Ben-Ami, un ancien de l’administration Clinton et l’un des fondateurs de J Street, a expliqué ses motivations au Washington Post : « La genèse de ce projet réside dans la frustration d’une partie substantielle de la communauté juive américaine qui soutient une politique de paix au Proche-Orient, mais qui constate l’absence de volonté politique de la mettre en œuvre. » Son collègue Alan Solomont poursuit, toujours dans le Post : « Nous entendons toujours les voix des néo-conservateurs, des dirigeants juifs de droite et des évangélistes chrétiens, mais la voix modérée de l’essentiel de la communauté juive américaine n’est jamais écoutée. »
          Bien entendu, la plupart des commentateurs de gauche aux Etats-Unis se sont réjouis de la naissance de J Street (un jeu de mots sur K Street, la rue des lobbyistes à Washington, et la lettre J pour Jew, juif). Sans se faire d’illusion toutefois sur les difficultés qu’il y a à tenter de contrer l’AIPAC, considéré comme le plus important lobby américain avec la National Rifle Association, l’association pro-armes à feu. Pour démarrer, J Street aura un budget de fonctionnement de 1,5 million de dollars, soit 70 fois moins que l’AIPAC. Ensuite, sept années d’une politique bushiste dans la roue de celle d’Ariel Sharon, alliée à une critique permanente des dernières tentatives de paix avortées à Camp David en 2000, ont tout de même conditionné les Américains à associer toute négociation israélo-palestinienne avec une forme de capitulation. Il n’en demeure pas moins que la création de J Street est une bonne nouvelle pour le pluralisme des voix aux Etats-Unis. Au moins en matière de lobbying...

          -Jewish Liberals to Launch A Counterpoint to AIPAC American Israel Public Affairs Committee

          -

          USA : un nouveau lobby "pro-israélien"...libéral !

          "..

           

          La communauté juive américaine organisée est connue pour son engagement envers Israël, et le "lobby juif", représenté notamment par l’AIPAC, est extrêmement actif et influent dans les hautes sphères du pouvoir de décision. L’AIPAC est elle aussi la cible de critiques de la part des mouvements juifs libéraux, et c’est pour contrebalancer son influence qu’un nouveau lobby a été fondé mardi soir aux Etats-Unis, qui portera l’appellation de J-Street (La rue juive).Il est formé essentiellement de membres juifs du Parti Démocrate, d’intellectuels et de personnalités "bien en vue", dont l’un des points communs est l’appartenance au courant libéral du Judaïsme.
          Parmi ses responsables, Jeremy Ben Ami, ancien conseiller politique du Président Bill Clinton, explique que "depuis trop longtemps, ce sont les idées de droite qui ont dominé dans le débat sur la solution au conflit israélo-palestinien. Il est temps de présenter une alternative pacifique, qui inclut même des négociations avec l’Iran". Alan Solomont, ex-trésorier du Parti Démocrate souhaite "que l’Administration américaine sente qu’il y a d’autres voix juives pro-israéliennes, qui considèrent que le seul moyen d’arriver à la paix est la négociation."

          Parmi les "ténors" de ce nouveau mouvement, Samuel Lewis, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, et qui compte user de son influence et de sa connaissance de l’administration US pour contrer l’AIPAC.
          Pour comprendre de quelle sphère proviennent les membres de J-Street, il faut regarder quelles sont les personnalités israéliennes qui ont signé une lettre de soutien en leur faveur. L’ancien Président de la Knesset et contempteur de l’Etat d’Israël, Avrom Burg, l’ancien chef d’état major, Amon Lipkin-Shah’ak, l’ex-ministre des Affaires étrangères, Shlomo Ben Ami, négociateur effréné avec Barak à Camp David, Ouri Savir, proche de Yossi Beilin et parmi les artisans des accord d’Oslo, Amram Mitzna ex-chef du Parti Travailliste et colombe notoire, le général Amos Lapidot, membre du Conseil pour la Paix et la Sécurité, situé nettement à gauche, Dr. Alon Liel, ancien conseiller d’Ehoud Barak et partisan d’un Etat palestinien etc. Ce sont en tout 23 personnalités israéliennes qui ont exprimé leur soutien à ce nouveau lobby juif américain, spécifiant dans leur lettre "leur volonté de s’ingérer dans le débat sur l’issue du conflit, et de le dire tout haut lorsque l’on n’est pas d’accord avec la politique israélienne ou américaine".

           

           


          • Proto Proto 17 avril 2008 12:38

            Très intéressant, merci ZEN.


          • ZEN ZEN 17 avril 2008 13:29

            Si je voulais donner un titre à l’article de Mediapart, ce pourrait être :

            D’autres voix juives...d’autres voies pour Israël ?


          • gaiaol 17 avril 2008 15:25

            merci zen
             

            néanmoins il convient de distinguer les vraies colombes des fausses, parmi tout ce beau monde qui pourrait tout de meem permettre une ouverture réelle... puisque les chemins, malgré les buts différents, se retrouvent en parrallèle et permettent d’avancer...
             

            dans ce nouveau lobby, il y a deux sortes de "pacifistes" : les premiers sont surs que l’occupation, l’oppression et la spoliation des terres palestiniennes sont des actes contre l’humanité, veulent un état palestinien indépendant des israeliens. certains d’entre eux croient aussi ouvertement à la solution d’un état binational. et suivent la célèbre phrase de van creveld "si vous êtes forts et que vous combattez les faibles, , alos quoi que vous fassiez, il s’agit toujours d’un crime". les seconds pensent à l’image d’israel dans le monde et à sa politique autodestructrice. certains ont meem peur que certains gouvernants d’israel soient tot ou tard traduits en justice puisque certains pays examinent toujours la possibilité de poursuivre les responsables israeliens de crimes de guerre. enfin, pensent qu’un état palestinien démilitarisé sous contrôle israelien ne peut être une menace pour israel. ils sont en outre globalement, contre l’état binational.
             

            parmi ces derniers, ceux de la gauche officielle, mi figue mi raisin, qui n’a jamais fourni un contre poids réel face aux partis de droite, a toujours rejeté les objecteurs de conscience les traitant de laches et qui veulent une paix à condition que... mais il ne faut pas plus royaliste que le roi et laisser faire ce nouveau lobby contre l’aipac qui a crée un fossé énorme, peut être infranchissable entre israel et...l’autre...

             

             

            et toujours dans la meem veine meem si on en est encore très loin : "Le malaise profond et perceptible de la société israélienne dévoile l’intuition de ce peuple que son origine, même comme Etat, n’est pas validée. Il faut donc insister sur les conditions d’une clarification au regard du droit international et, inversant la problématique, rappeler à Israël qu’il est en position de demandeur. C’est la seule issue (celle qui correspond à une réelle sécularisation du droit international) pour sortir de la spirale d’échec dans laquelle s’enfoncent les négociations de paix. Les Israéliens doivent sacrifier l’orgueil théocratique qui les pousse à croire que leur terre leur aurait été donnée par Dieu. Et c’est par cette normalisation acceptée qu’ils aideront les Palestiniens à faire barrage à la montée chez eux de l’extrémisme et du fondamentalisme."
            Monique Chemillier-Gendreau


          • ZEN ZEN 17 avril 2008 19:07

            @ gai aol

            oui, je m’en doute , rien n’est simple dans le monde juif..


          • gaiaol 17 avril 2008 22:31

            zen, "la paix maintenant" regroupe aussi bien filkeinkraut qu’avraham burg, c’est ça la différence...


          • Vincent Frédéric Stéphane 17 avril 2008 13:21

            Il est en vacances sans accès à internet le JACOB ?

             


            • Proto Proto 18 avril 2008 10:06

              Je ne savais pas cela, cela a-t-il un rapport avec la swastika inversée ?


            • fonzibrain fonzibrain 17 avril 2008 13:42

              tres heureux mais il est quand meme navrant qu il faille attendre que ce soit un juif pour que d’autre juifs accepte la critique,mais tres heureux quand meme,ce conflit au proche orient est primordial,vivement qu il y ai une paix juste et equitable


              • Sébastien Sébastien 17 avril 2008 14:00

                Au moins des types comme Burg permettrent de montrer que de parler des Juifs comme d’un bloc est ridicule. Chacun a son point de vue et la societe israelienne, exemple de democratie, permet a tout un chacun de s’exprimer.

                Le proces Eichmann a peut-etre ete trop mediatise mais il etait symboliquement tres important. C’est la premiere fois que l’on pouvait prendre une revanche sur ses bourreaux et puis il a permis aux Juifs europeens d’etre fiers d’Israel.

                On parle beaucoup de la Shoah mais durant les annees d’apres-guerre, aucun Juif ne parlait de la Shoah. Il y avait une sorte de honte et puis on ne voulait pas gacher la joie qui avait "envahit" le pays, je parle principalement de la France. C’est apres le proces Eichmann que les langues ont commence a se delier et que l’on a pu se reconstruire pshychologiquement en partageant cette terrible histoire.


                • ZEN ZEN 17 avril 2008 14:19

                  Oui, heureusement , le débat commence à se faire au grand jour, au coeur d’un post-sionisme nécessaire et inéluctable (Shlomo Sand), pour un retour d’Isaël, Etat comme un autre, dans un régime de droit internanational, et non plus comme une exception...

                  En Isarël, contrairment aux USA et surtout en France, le débat est plus ouvert et public..C’est un espoir..

                  "Parmi les "ténors" de ce nouveau mouvement, Samuel Lewis, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, et qui compte user de son influence et de sa connaissance de l’administration US pour contrer l’AIPAC.
                  Pour comprendre de quelle sphère proviennent les membres de J-Street, il faut regarder quelles sont les personnalités israéliennes qui ont signé une lettre de soutien en leur faveur. L’ancien Président de la Knesset et contempteur de l’Etat d’Israël, Avrom Burg, l’ancien chef d’état major, Amon Lipkin-Shah’ak, l’ex-ministre des Affaires étrangères, Shlomo Ben Ami, négociateur effréné avec Barak à Camp David, Ouri Savir, proche de Yossi Beilin et parmi les artisans des accord d’Oslo, Amram Mitzna ex-chef du Parti Travailliste et colombe notoire, le général Amos Lapidot, membre du Conseil pour la Paix et la Sécurité, situé nettement à gauche, Dr. Alon Liel, ancien conseiller d’Ehoud Barak et partisan d’un Etat palestinien etc. Ce sont en tout 23 personnalités israéliennes qui ont exprimé leur soutien à ce nouveau lobby juif américain, spécifiant dans leur lettre "leur volonté de s’ingérer dans le débat sur l’issue du conflit, et de le dire tout haut lorsque l’on n’est pas d’accord avec la politique israélienne ou américaine".

                   


                • Sébastien Sébastien 17 avril 2008 14:49

                  Mais Israel ne demande qu’a etre un etat comme un autre mais avec un voisin qui lui tire dessus tous les jours, ce n’est pas evident...


                • gaiaol 17 avril 2008 15:39

                  sebastien "Le proces Eichmann a peut-etre ete trop mediatise mais il etait symboliquement tres important. C’est la premiere fois que l’on pouvait prendre une revanche sur ses bourreaux et puis il a permis aux Juifs europeens d’etre fiers d’Israel."

                  en fait sebastien, là aussi ce fut le mythe, les israeliens furent fiers des faits du mossad mais le procès en lui même fut recouvert d’une chape de plomb parqu’il échappait à ceux là meem qui voulurent en fair un coup d’éclat :

                  " Hannah Arendt écrit dans son livre Eichmann à Jérusalem, déjà mentionné plus haut : "A Amsterdam comme à Varsovie, à Berlin comme à Budapest, on pouvait faire confiance aux représentants officiels des organismes juifs pour établir la liste des personnes concernées et de leurs biens ; pour extorquer aux déportés l’argent devant couvrir les frais de transport et d’extermination ; pour tenir à jour la liste des appartements vides ; pour fournir les auxiliaires de police nécessaires pour s’emparer des Juifs que l’on mettait dans les trains ; et finalement, pour remettre en bonne et due forme tous les avoirs et tous les biens de la communauté juive aux autorités qui en avaient décidé la confiscation. Ce sont ces mêmes gens qui se chargeaient de distribuer les étoiles jaunes et parfois même de vendre des brassards. [...] Si les Juifs avaient été sans organisation ni dirigeants, le chaos et la misère auraient sans doute régné partout, mais il y aurait eu moins de morts parmi eux."

                  A propos d’Adolf Eichmann, un des principaux responsables nazis de la "solution finale", on sait que son "séjour" à Jérusalem en 1961 fut tout à fait involontaire. S’étant réfugié en Argentine après la défaite allemande, il fut retrouvé là-bas par les services secrets israéliens, kidnappé, conduit de force en Israël, puis jugé pour ses crimes, condamné à mort et exécuté - ce fut sans doute la seule action utile et moralement justifiable du Mossad. Ce que l’on sait moins - ou pas du tout - à propos d’Eichmann, c’est qu’il était déjà venu une première fois en Palestine en octobre 1937 (donc avant la "solution finale"). Alors que la propagande sioniste prétend qu’il avait pour mission de prendre contact avec le grand mufti de Jérusalem, un personnage ouvertement judéophobe, anticommuniste et pro-allemand, qui envoya plus tard des troupes musulmanes combattre en Yougoslavie et en URSS, le but réel du voyage était tout autre.

                  Eichmann, qui était alors officier SS et haut fonctionnaire de la section des affaires juives des services de "sécurité", prit le bateau pour la Palestine en compagnie de son collègue Herbert Hagen, tous deux se faisant passer pour des journalistes afin de ne pas éveiller les soupçons des autorités anglaises. Ils furent accueillis à Haïfa par Feivel Polkes, un agent de la Haganah (l’organisation militaire juive clandestine). Polkes qui connaissait déjà Eichmann pour l’avoir rencontré à Berlin, lui fit part de la volonté de coopération des sionistes. Lorsque les services britanniques découvrirent deux jours plus tard qu’Eichmann et Hagen n’étaient pas journalistes, les deux hommes furent expulsés vers Le Caire. Polkes vint les rejoindre dans cette ville afin de poursuivre les entretiens.

                  A son retour, Eichmann rédigea un rapport très élogieux pour les sionistes et conclut : "Les milieux nationalistes juifs sont très satisfaits de la politique radicale menée par l’Allemagne, car elle permettra de renforcer la population juive en Palestine, de sorte que, dans un avenir assez proche, le nombre de Juifs dans ce territoire pourra dépasser celui des Arabes."

                  Lenni Brenner, dans son ouvrage Zionism in the Age of the Dictators (chapitre 8 ) parle en détail de cette honteuse collaboration entre la Haganah et les SS.

                  En 1940-41, l’organisation terroriste Stern qui combat les Britanniques en Palestine, propose de nouveau une entente avec l’Allemagne nazie si celle-ci favorise l’établissement d’une nation juive. Un des chefs du groupe Stern deviendra plus tard Premier ministre d’Israël : Yitzhak Shamir.


                  • armand armand 17 avril 2008 23:09

                    ’on’ sait que... Pour étayer les racontars nauséeux que vous permettez d’égréner, vous ne citez aucune source fiable. Vouys ne valez pas mieux que les néo-confédérés américains qui prétendent que les noirs se sont engagés en masse pour défendre le Sud contre les Yankees. Et encore, l’esclavage ne signifiait pas extermination. Imaginer une seule seconde qu’une organisation juive, même extrême, poussée à bout par les horreurs nazies, aient pu collaborer avec Hitler relève du révisionnisme le plus ignoble.

                    Tout est bon, à l’heure actuelle, pour salir le sionisme, et le ’gros mensonge’ goebbelsien a de beaux jours devant lui. Vous ne valez pas mieux qu’un néo-nazi.


                  • gaiaol 18 avril 2008 00:01

                    la dénonciation du sionisme est un discours complètement verrouillé par vos fumeuses idées qui détruit un peuple dont vous moquez la sauvagerie au lieu d’en plaindre la destruction. vous vous mettez en rage pour des mots alors que vous devez vous mettre en rage contre les morts innocentes. c’est votre équation qui est monstrueuse armand


                  • armand armand 18 avril 2008 00:16

                    Où donc ce peuple est-il ’détruit’ ? Et ce n’est pas moquer que d’épingler un comportement irresponsable de ses dirigeants, dont certains ne désavouearaient pas le ’viva la muerte’ des franquistes. Le seul débat actuel qui vaille c’est le traçé des frontières d’un état que tout le monde s’accorde à reconnaîre. Quand cessera-t-il d’être instrumentalisé par ceux dont l’agenda est tour à tour anti-juif ou anti-américain ? Il n’y a pas d’idées fumeuses. Il y a des faits.


                  • Sébastien Sébastien 17 avril 2008 16:16

                    Et il fait des copier-collers de revisionnistes... N’importe quoi celui-la.

                    Mais oui mon grand, si ca te fait pllaisir de croire que les juifs ont organise la shoah il n ;y a pas de probleme. Mais va plutot poster chez Dieudonne, tu retrouveras tes copains,.


                    • gaiaol 17 avril 2008 16:37

                      vous n’avez pas compris sebastien. le "révisionisme" n’est en rien mon propos et ne m’interesse pas. le procès eichmann n’a pas été seulement une fierté pour israel... il y eu autre chose, une vague de fond (que vous vous appelez revisionisme) que quelques uns ont tenté d’analyser dont hannah arendt... une chose comme, connaitre sa propre histoire avant de tirer sur les ambulances


                    • galilée 17 avril 2008 20:45

                       Avrum Burg se hait . il hait son père... ce n’ est pas un fou ni un illuminé au sens propre du terme .. c’ est le Juif honteux par excellence , celui qui serait resté esclave en Egypte , la forme la plus sournoise et la plus perfide de l’ antisemitite .

                      C’ est qu’ il faut avoir une forte personalité pour resister a l’ appel des plateaux de television européens ,des colonnes du Monde et du Washington Post ..

                      Peu de pervers narcissiques resisteront au plaisir de hurler parmi les chacals , pour la gloire d’ etre admis par eux , et pour la volupté de meurtrir le coeur des siens ..

                      En France aussi on a connu ce genre de types : Doriot communiste qui organise la SS française sur le front russe , le Marechal Bazaine qui abandonne Metz pour permettre aux Prussiens de renverser Gambetta et sa république , Celine qui faisait de la haine du Juif sa boutique , comme Avrum Burg ..

                      Pauvre Yossef Burg , le père du traitre , homme droit et fidèle à son peuple . Il aurait tant voulu avoir un fils qui lui ressemble ..

                       


                      • Shyankar 17 avril 2008 21:02

                        @ Galilée

                        Sans rebondir sur votre analyse, que je ne partage absolument pas, je me permets de vous pousser à lire cet ouvrage, en particulier car vous parlez du père de Avraham. Cet ouvrage lui est dédié. Je n’ai pas le livre sous la main, mais je me souviens bel et bien qu’il y fait longuement allusion, et un chapitre lui est quasiment dédié. Peut-être que vous comprendrais mieux le regard que portait Avraham sur son père, et plus encore, les déductions de ce qu’il voit et analyse du regard du père sur son fils, par le biais d’anecdotes, de souvenirs et autres récits.

                        Très cordialement


                      • Emmanuel Goldstein Pedro 17 avril 2008 22:46

                        "Galilée", vos propos sont abjectes.


                      • armand armand 17 avril 2008 23:11

                        L’abjection, c’est le terme qui convient aux propos nauséeux du sinistre gaiol ci-dessus. Et si vous y souscriviez, vous êtes aussi déguelasse.


                      • gaiaol 17 avril 2008 23:11

                        @ galilée,

                         

                        la haine de soi burg ? votre pseudo devrait vous conduire à plus de raison, ce qui pourrait vous éviter d’en faire un nouveau spinoza...

                         

                        burg a peur. il est desespéré et effrayé ; son effroi est né du raisonnement et de l’acuité de sa vision quand à l’avenir d’israel. lui et ceux qui lui ressemblent sont des justes. sincèrement, vous devriez être fiers de lui et de tous ceux qui sont animés du meem idéal

                         

                        • Monsieur Burg, j’ai lu votre nouvel essai, Lenatzea’h èt Hitler [Vaincre Hitler]*, qui vous inscrit en rupture avec le sionisme. Etes-vous encore sioniste ?

                         

                        AVRAHAM BURG : Je suis un être humain, un Juif et un Israélien. Le sionisme a été le vecteur pour passer de l’état de Juif à celui d’Israélien. Il me semble que c’était Ben Gourion [fondateur de l’Etat d’Israël] qui déclarait que le mouvement sioniste était un échafaudage nécessaire pour construire notre foyer national et qu’il fallait le démonter aussitôt après avoir construit notre Etat.
                         

                        • Faut-il amender la loi du Retour ?

                         

                        Le tort de cette loi, c’est d’être le reflet de la doctrine d’Hitler [la loi du Retour octroie la citoyenneté israélienne à toute personne née dans la diaspora et considérée comme juive selon la tradition religieuse orthodoxe, une définition reprise littéralement par les lois de Nuremberg]. Et je refuse de voir mon identité définie par Hitler. Nous devons vaincre Hitler.

                        • Vous écrivez que si le sionisme n’est qu’une idéologie catastrophiste, alors vous n’êtes pas seulement postsioniste mais antisioniste. Vous savez pertinemment que, depuis les années 1940, la dimension catastrophiste est inséparable du sionisme. Donc, vous êtes antisioniste.

                         

                        Ce qu’Ahad Ha’Am reprochait à Theodor Herzl, c’était de fonder le sionisme sur le seul antisémitisme des gentils [non-Juifs]. Ahad Ha’Am voulait faire d’Israël un centre spirituel fondé sur nos ressources spirituelles. Son heure est venue. Le sionisme de confrontation vit ses dernières heures. Notre sionisme de confrontation contre le monde entier est en passe de nous mener au désastre.
                         

                        • Au-delà de vos positions sur le sionisme, c’est tout votre livre qui respire l’anti-israélisme.

                         

                        Enfant, j’étais un Juif - dans l’acception populaire, israélienne et dénigrante du terme -, un yehudon, un "petit Juif". J’avais été scolarisé dans un heder [école religieuse]. Ensuite, toute ma vie, j’ai été un Israélien, par la langue, les symboles, les goûts, les senteurs, les lieux, tout. Mais, aujourd’hui, ça ne me suffit plus. Je suis davantage qu’un Israélien. La dimension israélienne de mon identité me coupe de mes deux autres dimensions, l’humaine et la juive.
                         

                        • Ce qui vous permet de prononcer des paroles terribles à notre encontre.

                        Mon livre est un livre d’amour, et l’amour peut blesser. Je vois mon amour se faner sous mes yeux. Je vois ma société et mon pays se détruire.
                         

                        • Comment pouvez-vous parler d’amour quand vous écrivez que les Israéliens ne comprennent que la force ? Si quelqu’un disait que les Arabes ou les Turkmènes ne comprennent que la force, il serait traité de raciste. Et à juste titre. Vous dites aussi qu’Israël est un ghetto sioniste, un endroit violent qui n’a confiance qu’en lui-même.

                         

                        Regardez ce qui s’est passé avec le Liban [la guerre de juillet 2006]. Tout le monde a dû convenir que la force n’était pas une solution. Que disons-nous quand il s’agit de Gaza ? Que nous allons leur rentrer dedans, les éliminer. Nous n’apprenons rien. Cette violence n’irrigue pas seulement les rapports entre nos deux nations [israélienne et palestinienne], mais entre tous les individus. Il suffit d’entendre un simple échange verbal dans la rue entre des Israéliens ou d’écouter les femmes battues pour prendre la mesure de la violence qui nous empoisonne. Regardons-nous dans un miroir.
                         

                        • Votre conclusion est peut-être optimiste, mais votre livre ne cesse de bâtir une analogie entre l’Allemagne et Israël. Sur quelles bases ?

                         

                        Je ne fais pas de la science exacte, mais cette analogie se fonde sur quelques éléments : un sentiment profond d’humiliation nationale, la conviction que le monde entier nous rejette et la centralité du militarisme dans notre identité. Voyez le rôle de tous ces officiers de réserve dans notre société. Voyez le nombre de civils armés dans nos rues. Voyez ce cri qui ne choque plus personne : "Aravim ha’hutza !" [Les Arabes dehors !]

                        • Vous craignez une régression fasciste en Israël ? Pour vous, les slogans graffités sur les murs de Jérusalem sont identiques à ceux qui s’affichaient sur les murs de Berlin dans les années 1930 ?

                         

                        Je pense que cette régression est déjà à l’oeuvre. Nous ne combattons pas ces slogans avec assez de force. J’écoute ce qui se dit à Sderot [ville ciblée par les roquettes du Hamas] : "Nous allons les détruire. Nous allons détruire leurs villes. Nous allons les expulser. Nous allons les anéantir." Notre gouvernement ne compte-t-il pas en son sein un parti qui prône le transfert [des Palestiniens vers la Jordanie] ? Ces dernières années, nous avons franchi tant de lignes rouges que je suis en droit de me demander lesquelles nous franchirons demain.
                         

                        • Dans votre livre, vous écrivez : "J’appréhende fortement ce moment où la Knesset interdira les rapports sexuels avec les Arabes ou adoptera des mesures interdisant aux Arabes d’employer des nettoyeuses ou des ouvriers juifs, comme dans les lois de Nuremberg." N’y allez-vous pas un peu fort ?

                         

                        Quand j’étais président de la Knesset, j’ai pu discuter avec des gens de tous bords. J’ai entendu des pacifistes me dire qu’ils étaient pour la paix parce qu’ils haïssaient les Arabes et ne voulaient plus les voir. J’ai entendu des élus de droite parler le langage de Meir Kahane [leader d’extrême droite assassiné à New York en 1990]. Le kahanisme siège déjà à la Knesset. Le parti de Kahane a beau être interdit [depuis 1986, pour apologie de la haine raciale], ses idées sont défendues par 10 %, 15 %, voire 20 % des députés juifs.
                         

                        • Et pour cela vous affirmez qu’Israël devrait se débarrasser de l’arme atomique ?

                         

                        Bien entendu. Le jour où la bombe sera démantelée sera le plus important de l’histoire juive. Car nous serons parvenus à conclure avec la partie adverse un accord si bon que nous n’aurons plus besoin de la bombe. Ce doit être ça, notre ambition.

                         

                         


                      • armand armand 17 avril 2008 23:17

                        Bien entendu, tendre l’autre joue à une partie adverse qui se distingue déjà en se massacrant sauvagement entre factions.

                        Finalement, gaiol, vous auriez dû citer Gandhi, habituellement mieux inspiré, qui conseillait aux Juifs au cours des persécutions nazies de se suicider en masse pour faire honte à leurs persécuteurs.

                        Vos propos, quand ils ne sont pas révisionnistes (et j’insiste sur ce mot, et si vous ne l’appréciez pas, je vous emmerde), pointant une présumée collmusion sioniste-nazie, sont dégoulinants d’irréalisme.


                      • gaiaol 17 avril 2008 23:49

                        bonsoir armand,

                        oui je sais, avec vous on est vite catalogué. me voila chemise brune.

                        je reconnais être dure avec votre idéologie. mais y’a pas outrage à une divinité,et la politique israelienne n’a rien de sacré.

                         

                         quoi qu’il en soit vous êtes libre de penser ce que vous voulez. si vous voulez j’en ai autant plour vous.

                         

                         


                      • armand armand 17 avril 2008 23:57

                        Bonsoir quand même,

                        Après tout, je serre bien la main à des anciens nervis d’Occident... ou de la LCR.

                        Mais il ne s’agit pas de vaches sacrées - simplement du désir de salir un mouvement par les affirmations les plus ignobles qui soient ; La politique israëlienne est critiquable - à mon avis, guère plus que celle pratiquée naguère par le Royaume Uni en Ulster, et encore, les Britanniques ne sont pas passés à deux doigts de l’extermination, et l’IRA n’a jamais proné leur destruction totale. Pas besoin d’inventer des collusions issues d’un cerveau malade. Les contacts qu’il a pu y avoir entre sionistes et nazis résultaient d’un seul impératif : sauver ce qui pouvait l’être, même en soupant avec le Diable. Supposer des rapprochements autres est historiquement infondé et idéologiquement connoté.


                      • gaiaol 18 avril 2008 00:07

                        exonérer israel de ses crimes, sous prétexte que ceux des autres régimes ne valent pas mieux est une très faible argumentation.

                         

                        il me semble tout de meem, pour certaines "accointances nazies/juives" que arendt est une référence dont on ne peut douter. remballez votre rage, ce n’est pas moi qui fait l’histoire...


                      • armand armand 18 avril 2008 00:11

                        Vous citez hors contexte, pour des raisons suspectes. Et vous ne citez pas des historiens. Et pointer des ’crimes’ israëliens en passant complètement sous silence les énormités en face (qui donc a inventé l’attentat-suicide ?) est pour le coup malhonnête.


                      • armand armand 18 avril 2008 00:19

                        Je vous rappelle qu’Arendt parle des organisations juives qui régissaient la vie dans les ghettos et les camps et qui, bien souvent, ont été amenées à une forme de collaboration. Elle ne parle pas d’alliance entre nazis et sionistes.


                      • gaiaol 18 avril 2008 00:36

                        l’attentat suicide est une si triste réalité. elle englobe des jeunes gens qui auraient dû vivre, d’un coté comme de l’autre. vous le brandissez comme preuve, alors qu’il tue aussi celui qui s’y livre... l’attentat suicide est terrifiant, pour celui qui s’y livre et celui qui est tué, une arme pitoyable aussi, face à l’immense dissymétrie entre la puissance coloniale conjuguée à celle de l’armée israelienne et sa puissance de feu... mais c’es grâce aux attentats que sharon a réussi à faire passer le peuple palestinien dans son ensemble pour un peuple de terroristes et à justifier le recours illimité de sa puissance militaire pour finir par "emprisonner " arafat, lui enlever toute légitimité et laisser le hamas libre de tout mouvement... vous pouvez toujours critiquer les kamikazes, ils vous sont si nécéssaires pour tout justifier armand


                      • gaiaol 19 avril 2008 01:03

                        armand Je vous rappelle qu’Arendt parle des organisations juives qui régissaient la vie dans les ghettos et les camps et qui, bien souvent, ont été amenées à une forme de collaboration. Elle ne parle pas d’alliance entre nazis et sionistes.

                         

                        vs êtes  encore à coté de la plaque armand. post mal placé (plus bas)...

                         

                         


                      • Shyankar 19 avril 2008 15:29

                        Pour la question "qui a inventé l’attentat suicide ?" que vous posez, sans pour autant donner de réponse, comme si cela coulait de source, je tiens à signaler que les premiers attentats ne furent absolument pas perpétrés par des musulmans mais par... des extrémistes juifs durant le mandant britannique sur la Palestine... Cela est un fait clair et avéré par la plus grande partie des historiens ’non partisans’... Comme quoi... Quand on ne sait pas on se tait ou on ne donne pas une affirmation comme une vérité confirmée...
                         


                      • Radix Radix 17 avril 2008 20:54

                        Bonjour

                        "Vaincre Hitler"  : le combat sera encore très long...

                        Radix


                        • adeline 21 avril 2008 17:38

                          Radix les "propos" ignobles de galilée soulignent votre commentaire


                        • morice morice 17 avril 2008 23:59

                           par Sébastien (IP:xxx.x8.182.130) le 17 avril 2008 à 14H49 

                           
                          Mais Israel ne demande qu’a etre un etat comme un autre mais avec un voisin qui lui tire dessus tous les jours, ce n’est pas evident...
                           .. ah parce qu’en plus c’est de leur faute ?? un "état comme les autres" ? je rêve ou quoi là ?? La propagande sioniste ne fait pas mieux.. vous voulez savoir pourquoi des roquette décollent ? Pour ça... Vous en connaissez beaucoup d’états voleurs de territoires ? La France installe des colons en Belgique ? Alors arrêtez donc de dire des conneries. Un état comme les autres, ce qu’il ne faut pas entendre !!! 

                          • armand armand 18 avril 2008 00:09

                            C’est vous qui dites des conneries, morice : on ne vole pas un territoire quand on accepte la partition d’une terre où l’on cohabite mal avec une autre communauté. On ne viole pas un territoire quand on prend des gages territoriaux quand l’autre communauté, aidée en cela par touts les états environnants, vous attaque dans le but explicite de vous anéantir. Les Polonais ont volé la Pruisse orientale, les Pakistanais ont volé le Sind, le Pendjab, etc., les Tchèques la terre des Sudètes, et ainsi de suite. Vouis appliquez, vous et vos semblables, des critères d’angélisme à Israël qui vous n’appliqueriez jamais à aucun autre état.

                            Et quand les enfants gatés du Hamas, soutenus par des hurluberlus de votre espèce (je suis poli) lance des opérations de guerre que n’importe quel autre Etat traiterait de la même façon, je ne vois pas pourquoi on plaindrait ce qui leur tombe dessus après.

                            Franchement, morice, pour le moment je m’étais tenu en-dehors de certains conflits, mais je commence à comprendre vos contempteurs et je ne vais pas tarder à retrousser mes manches !

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