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Accueil du site > Culture & Loisirs > Mode & tendances > Vélo utile : Ça déraille pas

Vélo utile : Ça déraille pas

Julie Belkacem, présidente de Vélo Utile, est une femme débordée. Et débordante. Débordante d’énergie et de bonne humeur. Elle est assistante sociale, déambule d’un bout à l’autre de la ville uniquement à vélo, en robe et talons hauts. Rien que pour ça je dis respect ! Malgré son emploi du temps chargé, le rendez vous est pris, 125 rue Jean de Bernardy dans le 1er. Nous arrivons de façon synchronisée, elle en vélo, fraiche et pimpante, moi en métro et tram, en sueur. Cherchez l’erreur.

Le but premier de vélo utile c’est d’apprendre a réparer son vélo. D’être dans l’apprentissage et l’accompagnement. Pour tout le monde. Pour l’étudiante qui a crevé et ne sait pas reconnaitre une clé de douze, mais aussi pour le pro de la mécanique qui manque de place, ou qui n’a pas les outils. Le maître des lieux c’est Robert. S’il est occupé, un autre client pourra aider le novice. Tout est basé sur l’entraide.

Autre point fort de l’association, c’est la vente de vélos, basée sur le don. Le prix indiqué n’est pas le prix de vente. Il s’agit du prix auquel l’association achète ces articles pour la remise en état. Il suffit d’ajouter ce que vous voulez pour faire vivre Vélo Utile. Le prix de base dépasse rarement les 10 euros…

L’ambiance de l’atelier est à la hauteur des membres de Vélo Utile. A coup de « je veux du soleil » à fond, on entend Julie chanter à tu tête. Elle arrive presque à me convaincre que les montées ardues de la cité phocéenne sont facilement domptables et le Mistral pas si handicapant que ça. Ainsi, sa philosophie consiste à dire : « Si le Mistral vous freine à l’aller, il vous poussera au retour« . Logique. Le vélo à Marseille ça n’a pas l’air si compliqué en fait… Et c’est un moyen de transport qui se démocratise. On ne voit plus uniquement des bobos sur une bicyclette dénichée dans un vide grenier. Il y a ceux qui se sont fait retirer le permis, ou ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires pour le passer. Ou tout simplement parce que stationner dans Marseille s’avère être aussi dur que la montée du Mont Ventoux sous des trombes d’eau. La voiture ça coûte cher, l’essence, les parkings, les assurances. Alors le vélo la bonne alternative à la crise ? Sûrement.

Julie m’explique qu’il n’y a pas de concurrence entre eux et le collectif Vélo en Ville. Il y a juste une façon de travailler différente. Le Collectif Vélo en Ville est une grosse machine bien huilée (sans jeu de mots) et Vélo Utile, c’est plus spontané, à la cool. Malgré quelques problèmes de gestion, tout se déroule dans la bonne humeur dans cet atelier. En tout cas moi, à défaut d’être repartie avec un vélo, je suis partie avec le sourire.


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2 réactions à cet article    


  • Bobby Bobby 18 juin 2012 15:48

    ... Et utile, pas seulement à Marseille !

    C’est dans toute l’Europe que la « crise » fait rage !
    (on peut remercier MM. Hayeck et Friedmann... post mortem)
     
    Vive le vélo et bonjour chez vous !


    • Zakari Zakari 15 juillet 2012 09:38

      Bonjour,

      Je pense que c’est un secteur en développement. C’est le cas des PaysBas où on constate la présence de parking dédié au vélo !

       ;)

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