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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > De la convexité à la concavité, réponse à Argo

De la convexité à la concavité, réponse à Argo

Voilà un texte qu’a commis Argo avec la légèreté d’Eole, car ce n’est que du vent. Lui, là, la proue du navire vous conte une histoire pleine de mots et de métaphores, belle au son et aux allitérations. C’est une ode et un poème. Le vil couard use d’un langage fin et élégant, délicat et bien tourné pour camoufler sa grossièreté et son impuissance. Voici la réponse d’une femme bafouée à un machiste triomphant.

En lisant ce conte à l’eau de rose j’ai un moment rêvé, me laissant entraîner vers de doux cieux embaumés. Puis je me suis réveillée en battant ma coulpe et ma croupe. Tudieu ! me suis-je dit. Tu te laisses encore avoir, digne imbécile ! Ce matou t’aura eue jusqu’au bout. Sous couvert de vérité et de transparence, il se fait passer pour le héros malheureux trahi par sa glotte. Ce demi-sel, ce pisse froid ment comme il écrit. Avec élégance et rouerie. Il sait manier les mots, les phrases, les points et les virgules. Le rusé personnage vient se présenter à vous en mi-martyr mi-héros. Genre centaure du verbe et du bistrot. Il vous assaisonne de noms de plats et de vins. Il insinue un restaurant discret et famé. Il me donne le rôle de la cocotte minute, jacassant et brute de décoffrage avec l’illusion d’un bagage lettré.

Regardez donc le bien dans les yeux jusqu’à ce qu’il les baisse de honte. Car moi, oui moi, féline et douce, moi la Myriam aux yeux qui voient loin et dans son jeu, je vais vous dire la vérité. La vraie, celle qui sort du puits toute humide et toute fraîche. Cet Argo, vogue au vent mais trompe comme une sirène d’Ulysse. C’est un matois. Un fin conspirateur, un manigancier de troisième ordre, un abbé qui joue au cardinal.

Ludmila, Ludmila ! et pourquoi pas Olga ?! Ces rousses d’OSS 117 et autres Coplan, ou des James qui font faux bonds. Devant vous il me traite en somme de pute. Rien de moins. Je m’appelle Albertine, Juliette, Henriette. Je suis Auvergnate, et je n’ai pas deux gros seins. Il vous l’a dit cet infâme homme masculin : je ne suis qu’une bombe de sexe. Tiens à propos d’explosion, j’aurais voulu être Human Bomb et le faire exploser comme c’est la mode devant un commissariat de Bagdad. Pour la galerie, il me donne un peu de lettres, ce Pangloss de la littérature qui me prend pour Cunégonde. Agrégée de lettres parce que je travaille à la Poste, même si c’est rue du Louvre ouverte 24 heures sur 24. Il me flatte pour se flatter lui, cet obscène dragueur de bas quartier. Il m’élève pour que, comme Cyrano, il s’élève avec moi. Le malin, celui que le Moyen Âge appelait Belzébuth, celui qui a fait prisonnier de son pouvoir Faustus. Non je ne m’appelle ni Catherine ni Béatrice ni Laure !

C’est un finaud ce personnage de roman à l’Enid Blyton. Il manie la langue comme Portos une rapière pour mieux vous percer le foie et moi mon cœur.

Il est temps de vous révéler cette vérité que toutes les religions monodiques connaissent. Oui Eve a été jetée du Paradis d’un coup de pied au cul par Adam, jaloux qu’il était de la beauté et de l’intelligence. Mais tout en tombant, je l’ai agrippé par ses parties libres et à l’air. Ce qui l’a fait crier, et moi sourire. Nous avons atterri quelques nuages plus bas. Et nous revoilà à refaire l’Histoire. Un Argo, nu comme un ver à attraper froid et moi, Albertine, pure comme un cristal à qui l’on reproche une faute que je n’ai jamais commise, bien que j’en ai rêvé toutes les nuits depuis mon treizième anniversaire (15 ans et quelques mois selon la loi).

Ainsi le beau navire des verbes et des relatives vous a menti. Il fait le fier avec ses pyramides qui sont pointues en haut et qui démontrent que plus on avance et moins on travaille. Foin de Meetic, boom, et Match toc toc. C’est en allant poster sa note de frais de commercial en goguette qu’il m’a croisée tout feu tout flamme à mon guichet n° 7 (le chiffre des templiers, je croyais que cela allait me porter bonheur) en train de lire Gala et les contes présidentielles. En deux mots : je rêvais. Il m’a fait les yeux doux, de ces yeux d’andalou qu’aucune femme qui se respecte ne peut supporter plus de 42 secondes sans fermer les siens et ouvrir la bouche aux fantasmes honnêtes et purs qui passent par toutes les fibres de votre corps. Il a bafouillé, ajoutant à son charme, et un peu rosi. C’était, comment dire, mignon tout plein. Certes j’ai moins aimé son pantalon en gros velours côtelé et sa chemise en rayonne violette à jabot pour briller sous les sun-light. Mais qu’importe ce qui compte c’est la beauté intérieure et je devinais la sienne lumineuse. Las, j’avais oublié mes lunettes à vision nocturne. Quelle gourde je fais parfois.

Vous voulez que je vous dise, lui c’était plutôt convexité et bière chaude. Mais moi cela m’allait bien. Il a alors engagé la conversation, l’air dégagé, le coude sur la tablette, le sourire en coin, les sourcils en arc circonflexe, le verbe haut et la parole chuintante. Il me plaisait le diable d’animal. En fait le démon était en lui et je n’y ai vu que du feu.

Cela je l’ai su après. Il n’était que de passage. Il avait flairé, croyait-il une dinde de province égarée à Paris. Après quelques détours sans charmes et un peu faciles nous décidons d’aller se restaurer avec une bonne soupe aux oignons, il en raffolait. Ca tombait bien car ma coloc était de sortie avec son copéo et la soupe aux oignons n’était pas pour me déplaire. Je suis fine cuisinière et l’esprit pratique je me voyais déjà avec trois enfants et un fauteuil club devant notre 16/9e. Rapide certes, mais le monde tourne et moi je n’ai pas la force de l’arrêter. Il se trouve aussi que je ne veux pas coiffer la Sainte Catherine, aussi seyante la coiffe fût-elle. Et c’est là qu’il vous a raconté notre petit dîner fin à sa manière. Muet, tu parles. Le goinfre s’est cramé la langue car il s’est jeté sur le consommé brûlant comme un politique sur un bifton Saugvagnac. C’est vous dire avec quelle vitesse il s’est engouffré le bol. Il a soufflé comme un dragon en colère. Et là couic, plus de sifflet.

Croyez-moi si vous le voulez, mais cela m’a fait sourire. J’imaginais bien qu’un aussi grand estomac n’avait pas grossi là sans raison et ne s’était pas fait en un jour. Argo doit bien peser un quintal tout sec pour un mètre soixante cinq. Moi j’aime ça. Ca tient sous la main. Effectivement il était silencieux, car il engouffrait comme une péniche absorbe le charbon la cale ouverte. Il a eu cette délicatesse de ne pas parler en mangeant, bien qu’il postillonnât de temps en temps. Ce que regardaient, avec un silence grandissant autour de nous, les clients ébahis c’est bien ce miracle de la nature qui au 13e plat en redemandait encore. Evidemment pendant ce temps je parlais, surtout pour passer les commandes. Car il engouffrait encore plus vite que je ne parlais. Lui ne faisait que des gestes pour montrer ici un bar aux fenouils, là des lasagnes calabraises et encore une omelette aux morilles, le tout arrosé de Pinot noir (je n’y connais strictement rien en vin, mais Pinot noir cela sonne comme une cymbale dans la 9e). A la fin rassasié et joyeux, il donne de grands coups de pied pour montrer combien il est satisfait, et de ses croquenots 45 fillette il écrase mes délicats escarpins comme un marteau-pilon assassin une mouche délicate. Comme un diable sorti de sa boîte je me lève sous la douleur et je hurle. L’immonde personnage, content de son repas éructe comme une sirène en temps de guerre. Rouge de honte je lui jette ma serviette à la figure et m’en vais furieuse.

Voilà la vérité honteusement habillée par Argo qui transforme son fiasco alimentaire en jolie romance aphone. En définitive tous les cons ne sont pas forcément vexés et les caves ne sont pas tous des cons. Demandez-le-lui. Il ne décolère pas car il a dû payer l’addition.


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48 réactions à cet article    


  • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 10:55

     au comité de rédaction : pouvez-vous avoir l’amabilité d’ajouter ce lien au début du texte (mot texte justement) qui renvoie à l’article d’Argo :

     

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36910

     

    Merci.

     


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 mars 2008 19:08

       @ Imhotep : Merci pour cet article et je me permet de copicoller ici mon commentaire à l’article d’Argo qui est sans doute arrivé trop tard pour que quiconque le lise. 

      @ Snoopy et tous les autres bacchisants. Merci d’avoir réveillé mes vieilles appétences. Je crois que je vais garder ce fil et le relire chaque fois qu’il va pleuvoir. Mépriser les Pessac-Leognan, même si ce n’est plus "graves", ça demeure sérieux... Le Haut-Brion a fait plus que Joyce pour me faire apprécier les Irlandais. Et vous, Emile Red, je vous vois sous un autre jour... J’ajouterai plus d’humour à nos prochaines empoignades.

      Etant de nature contrariante, une banderille du Parthe pour garder vivant notre esprit chauvin : Y-a-t-il vraiment meilleurs vins que les Brunello et les Vega -Sicilia ? 

       

      Pierre JC Allard

       

       


    • Argo Argo 6 mars 2008 22:53

       

      Pour moi le Brunello di Montalcino Riserva "Case Basse" (2001 par exemple) de chez Gianfranco Soldera est peut être le meilleur vin (France et Italie réunies). 96/100 chez Parker. 30 ans de garde garantis.

      Seul hic, le prix, à près de 250 Euros la bouteille et de toute façon, on n’en trouve pas.

      D’accord avec vous pour les Brunello, c’est l’équivalent des très grands Bourgognes. 

       


    • snoopy86 7 mars 2008 10:07

      @ Pierre JC et Argo

      Je confesse ma parfaite méconnaissance des vins exotiques même si au gré de mes périgrinations j’ai goûté d’excellentes choses. Mais à ce prix là, c’est une boisson de mafieux russes...


    • nephilim 6 mars 2008 11:39

      Looooool un mythe s’effondre

      Argo vous ecrivez vraiment bien, dommage que votre comportement (savoir vivre) ne soit pas du meme niveau !!!


      • geo63 6 mars 2008 11:58

        @ Imhotep, l’architecte des mots. La réponse à Argo est absolument superbe...depuis très longtemps je n’avais pas autant ri, Argo va devoir se surpasser pour avoir le dernier mot.


        • Yohan Yohan 6 mars 2008 12:02

          @ argo, imhotep

          C’est un réel plaisir de vous lire


          • pen-ar-bed 6 mars 2008 12:21

            Bien Jolie Plume ! Merci pour ces quelque minutes de pur plaisir. Et merci à Argo d’avoir si bien ouvert la porte.

             

             


            • breizhnana 6 mars 2008 12:39

              ... Argo... Fichtre, là c’est le naufrage... Que dis-je, c’est la radeau de la Méduse...

              On pourrait appeler aussi ça Les deux facettes de l’amour, Côté pile et côté face, L’amour mal et femelle...

              Bravo à vous 2, le repas est aussi truculent des deux côtés de la table !!!

              Vous reprendrez bien encore un peu de dessert ???? 


              • Argo Argo 6 mars 2008 13:36

                Ah la scélérate ! Ma réponse dans quelques minutes même si ça doit me coûter le déjeuner. Quand on aime ...


                • Argo Argo 6 mars 2008 13:38

                  Et y sont où les zozos ? C’est jamais là quand il faut les potes ! Imhotep vous ne perdez rien pour attendre


                • breizhnana 6 mars 2008 14:18

                   Vaut mieux en effet jeûner que d’avaler de travers ! Prenez votre temps, lààà.... Faut pas bâcler dans la foulée, faut nous donner un truc à savourer, à déguster.... mmmmm nous avons déjà de quoi exciter les papilles ... 


                • Valou 6 mars 2008 13:49

                  Hmm :) A quand la version du serveur ?

                   

                  Valou


                  • Argo Argo 6 mars 2008 14:15
                    Chère Imhotep, aurais-je donc, en écrivant ce billet mardi dernier, réveillé quelque PPTière démone ? Ouvert la cage aux malices ? Va-t-on aux remaniements ministériels, droit à la sixième république, à la fin des Opus Dei, à la Rose-croix, aux résurrections du Christ ? J’en frémis.
                     
                    Certes, les tourments de la passion me chevillèrent longtemps aussi opiniâtrement que le papier colle au Chupa Chups. Mais je parvenais à vivoter, malgré tout, loin de la Poste du Louvre, jusqu’à ce funeste 6 mars 2008 où, cher succube, vous me précipitâtes en géhenne Agoravoxienne, infinis supplices… soufre et poix… colossaux brasiers… Bref, aux sataniques extrémités de tout.
                     
                    Et pourquoi donc ? Mon seul tort fut-il d’avoir battu en brèche le fameux « Travailler plus pour gagner plus » en faisant ici-bas innocemment remarquer que « la forme même des pyramides d’Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins » ? Je sais bien que c’est vous, Imhotep, qui fûtes l’inventeur de cette « pyramide à degrés » qui constitue encore 40 siècles plus tard, la plus formidable et architecturale contradiction portée à notre salissant pharaon national. Mais je ne peux croire, chère Imho-biliaire, que là réside le véritable motif de votre ardente et comminatoire sécrétion.
                     
                    Quant à imaginer, supputer, que dis-je, affirmer que je puisse user du verbe, de l’organe, de la compassion ou du Pessac Léognan (à moi zozos !) pour séduire d’innocentes créatures, leur trousser le cotillon, les cabrioler à la Montauciel, les hussarder à la Pallas (sexualité dite « Medrano » avec trapèze volant, sangles aériennes, cage aux fauves et roulements de tambour), puis les livrer pantelantes, à la noirceur de leur solitude, aux affres de l’oubli… à Lerma, aux sectes… aux témoins de Nicolas… à la chiantologie. Quelle atrocité ! J’en convulse !
                     
                    Moi, un grippe-naïves de la Poste ? Un Dutrou du tri ? Un conquérant cascade ? L’amant escampette des onze mille vierges ? Mildiou non ! Votre accusation vaut cent fois gibet à Montfaucon. C’est chevrotinesque à bout portant… pal à l’âme… et j’en passe et j’en trépasse.
                     
                    Je lis dans votre bio « j’ai l’espoir que la générosité et l’honnêteté puissent, le plus possible, guider nos actes ». Bignolles ! Y’a encore du boulot, IhMomo-tep. Si je peux me permettre, j’eus préféré, exocet de mes rêves, que vous guidassiez vos actes ailleurs que sur ma dépouille sanguinolente. Vous dites encore « Quelques études, un peu de sport antan, encore un peu de temps en temps ». Ma parole, c’est pas de bol, j’ai du tomber en plein sur la reprise de l’entraînement. Et c’est quoi le sport ? Ball-trap ? Tir au pigeon ? Boxe thaï ? Pas pétanque ou belotte, j’imagine.
                     
                    Je survivrai donc, avec l’espoir de vous convaincre un jour de la sincérité de mon indéfectible romantisme et resterai, bien affectueusement, victime soumise de votre prose exquise et éternel miché du PTT guichet.
                     
                    PS : Puis-je vous suggérer, mon ange bleu et jaune, de troquer votre pseudo (Imhotep signifie, si je ne m’abuse, « celui qui vient en paix ») pour quelque chose de plus approprié… Armageddon… Terminator… Charlotte Corday… je fais confiance à votre imagination.

                    • breizhnana 6 mars 2008 14:27

                      ... Du haut de ces pyramides, 40 zozos vous contemplent !! 

                      Vingt dieu, son sang n’a fait qu’un tour ! My god, il a été jusqu’à nous dénicher le miché !..

                      Mmmm, ça va être sanglant. Nous aussi on va être aussi scotchés que le papier chupa chup !!

                      Des témoins, vite, pour le duel. Mais chhhuuuuttttt pas trop de bruit... Les pros du fleuret se concentrent....


                    • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 14:35

                       Je n’ai pas de calame aiguisé ni de tablette fraîche pour vous répondre. Seul le champ d’honneur des colonnes du media citoyen sied à un descendant de faiseurs de Pyramide. A Charlotte je préfère Attila car, lui il était chef et à cheval et il brûlait tout sur son passage comme les crèmes dans ma cuisine. Vous êtes un déviant et glissez dans des écuries verbales que ne démentirait pas Augias. Vous appelez )à votre rescousses, triste sire peureux et lâche, une armée de zozos, alors que, moi, je n’ai que ma virginité pour toute défense, et le code postal.

                       

                      Prenez le temps, si vous osez, pour faire une réponse digne d’un empereur fût-il contemplé de votre haut depuis 40 siècles. Ne vous contentez pas de quatre lignes écrites un sandwich à la main et vos collaborateurs autour e vous pour vous souffler de mauvaises pensées et des lignes tirées par les cheveux.

                       

                      A demain, dès l’aube Hugo vous dira la suite. Hugo c’est mon voisin de palier il vient de Guernesey et a une belle barbe. Et lui ne rote pas à table !


                    • breizhnana 6 mars 2008 14:59

                       ... Virginité ????

                      Sera-ce assez ????


                    • Argo Argo 6 mars 2008 15:17

                      " alors que, moi, je n’ai que ma virginité pour toute défense, et le code postal ". Tant que c’est pas le gode pénal !

                      Se retrancher derrière un code à 5 chiffres, c’est mesquin. Ma parole, c’est l’approche de la journée de la femme qui vous excite toutes. Gaffe que j’aille pas me pointer au bureau distributeur, faire le tour du lieu-dit, poste restante et tout le toutim !

                      Cela-dit, Imhotep, je vous aime (secrètement) et bien plus que l’horrible cul béni qui a commis un article sur les films X assimilant les actrices porno à des putes et les féministes à des " chiennes de garde et porteuses de banderoles " (Sic).

                      Moi, au moins, j’aime les femmes. Et je vous le prouverai par un billet très romantique (écris sur mon blog il y a un moment et que je vais réactualiser ici) et par un autre 100% cul. Pour faire bon poids, si je peux dire.


                    • Jason Jason 6 mars 2008 14:28

                      Ah, la bonne heure ! La joute est ouverte.

                      L’article d’Argo m’avait laissé sceptique. J’ai eu l’impression d’un cuistre doublé d’un Tartuffe. L’histoire était trop bien cousue, les excuses un peu faciles. Un mal de gorge, aphone, quelle andouille ! Les solutions ne manquaient pas : s’abstenir de prendre rendez-vous ; au cours du tête à tête si l’on ne peut parler, on peut encore écrire (il le fait si facilement et de façon si imagée) ou peut-être dessiner, ou danser...

                      Et puis, cette histoire de fraises à consommer chez la belle en question, ce n’est qu’un rêve d’adolescent travaillé par ses hormones . Amusant, mais manquant de panache chez ce Dom Juan marri. La séduction, pour celui qui pratique avec art ce genre de chose, demande du temps. Idée qui n’a pas effleuré notre héros fatigué par ses obligations porfessionnelles. RIDICULE.

                      Son récit, le jeu verbal, furent peut-être amusants, mais l’ensemble reste somme toutes vulgaire. Je me méfie des acrobates servis par un verbe facile. Un peu plus d’élégance, un badinage bien tourné vous auraient mieux servi. 

                      Lorsque le paon fait la roue, il se découvre aussi le derrière.


                      • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 15:26

                         et en découvrant son derrière il le montre à celui qui le regarde....


                      • Jason Jason 6 mars 2008 17:08

                        Oui, évidemment, mais ce n’est pas l’intention du paon. Bien vu quand même.


                      • Argo Argo 6 mars 2008 18:57

                        Parkway, si tu vois double quand tu parles de cul, faut faire des... anal-yses... 


                      • jiliayt 6 mars 2008 14:54

                        Arreter le coupable c le pinot noir mais c vrais que pour un verre de trop vous savez vous delectez de harcelez c bon vieux agro


                        • MarcDS MarcDS 6 mars 2008 15:04

                          @Argo,

                          Avec du 45 fillette pour 1 mètre 65, je suis sûr que vous n’aurez aucun problème à retomber sur vos pieds.


                          • Argo Argo 6 mars 2008 15:19

                            De quelles mensurations parlons nous exactement, l’ami ? Imhotep a tendance à tout exagérer...


                          • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 15:29

                             je regrette, mais je n’exagère rien. J’ai le compas dans l’œil, comme Caïn. Demandez à Djoser, ils vous en donnera des nouvelles. Et avoir un tel polygone de sustentation c’est bien utile quand le vent de l’Histoire souffle avec force...


                          • MarcDS MarcDS 6 mars 2008 15:29

                            Qu’elle ait exagéré toutes les tailles ne change rien aux proportions, par contre je comprends mieux qu’elle vous ait regardé de haut...


                          • Argo Argo 6 mars 2008 15:38

                            Cela dit c’est pratique, c’est pas comme Lerma, moi quand on veut me replier... on me roule


                          • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 15:46

                             gare car qui roule n’amasse pas mousse, fût-il bossu


                          • JoëlP JoëlP 6 mars 2008 15:39

                            Merci à tous les deux, Argo et Albertine, de nous régaler de ces textes savoureux. Tout ceci n’est pas pour améliorer la productivité au boulot mais quelles plumes !


                            • Djanel 6 mars 2008 16:15

                               

                              Imhotep

                               

                              .

                               

                               

                              Vous écrivez mieux qu’Argo n’avale sa soupe car s’il est aussi haut qu’il est large, il faudra le prendre comme une bête à corne mise à l’engrais et lui éviter toute dépense inutile qui risquerait de lui faire perdre sa valeur ajoutée car c’est au poids qu’on les vend au boucher.

                               

                              Le lâche en appelle aux zozos. N’ayez aucune crainte. Quand ils verront le drakkar, ils reculeront d’effrois en se disant entre eux, il est encore là. Hé ! Oui !Bien présent et je prends fait et cause pour vous, Madame, et j’ose espérer que vous n’allez pas rater cette belle occasion de lui apprendre les bonnes manières car s’il n’a pas parlé la bouche pleine, c’était parce qu’il vous avait oublié en préférant se goinfrer. 

                               

                              Il est tombé sur un bec de gaz. C’est trop marrant car nous allons tout savoir avec ce règlement de compte.

                               

                              Au fait savez t’il que vous étiez rédactrice sur AVox ? Imaginant sa surprise de le voir ainsi croqué par vous sous les quolibets des lecteurs d’AVox , est ...sublime de vengeance. Ha les femmes...ne m’en parlez pas.


                              • Argo Argo 6 mars 2008 16:32

                                Parce que tu crois, Drakar, qu’Imhotep travaille au Crazy Horse après son service à la Poste ?

                                T’as trop tiré sur les rames, ça use. Attend que je te croise sous mon étrave, tu verras le doux bruit que ça va faire sur tes oreilles un porte conteneurs de 350 mètres de long et 140 000 tonnes, lancé à plus de vingt noeuds sur ta galère. 


                              • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 16:35

                                 Et la taille de l’hélice ?


                              • Argo Argo 6 mars 2008 16:50

                                L’hélice ? Ogivale, 5 pales, pas un poil de cavitation, juste quelques remous derrière la poupe, normale quoi... Depuis que tu traines dans mon sillage, tu ne devrais plus poser la question.


                              • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 16:53

                                 un bain à remous pour les mous du genou en somme


                              • Achéron 6 mars 2008 17:02

                                hélas, l’hélice, c’est là qu’est l’os...


                              • Djanel 6 mars 2008 17:12

                                 

                                Argo

                                 

                                .

                                 

                                Mais voyons, Argo, je n’ai rien cru. Je ne pense pas que toute les femmes aient envie de se montrer nue pour satisfaire un parterre de frustrés.

                                 

                                Je me pose des questions quant à la réalité de ce dîner. Dans quelle mesure vous nous menez en bateau vous et votre chère dulcinée ? Quant à votre gros chalutier, il ne peut modifier ses trajectoires que par une longue mais très longue courbe convexe ou concave pour nous c’est du pareil au même. J’ai le temps de vous voir venir et ce n’est pas être devin que de pouvoir vous dire que jamais vous réussirez à m’attraper avec vos gros tonneaux.

                                 

                                Les zozos ne sont pas encore arrivés. Ils ne viendront jamais. Moi je suis célibataire, il faut que je fasse mon ménage. Un an qu’il n’a pas été fait. Toillette d’hiver pour le printemps.

                                 

                                Salut camarade ésseulé.


                              • breizhnana 6 mars 2008 17:13

                                 .. Pour l’heure... 6 à 15 pour Argo... Nom de d’là !!


                              • Imhotep Imhotep 6 mars 2008 17:45

                                 Normal, Argo c’est du volumineux, du lourd. Moi je ne suis qu’une frêle esquisse, un lavis, une sanguine, un fusain, et lui une bonne marine à l’huile et au goudron.


                              • Argo Argo 6 mars 2008 18:52

                                Imhotep, reviens, j’annule tout.

                                Ce soir , je publierai une bluette, pour la journée de la femme. Un truc romantique qu’on me dise pas que je sens trop le goudron. Et après ça, que du cul... 100%, jusqu’à l’été et un peu de TSS. Faut pas mollir.

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