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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Ecrire en analogique ou en numérique ?

Ecrire en analogique ou en numérique ?

Un copain me disait, récemment, à la lecture d’un de mes textes que j’écrivais souvent comme je programmais. Pas faux, me suis-je dis. Je l’avais même écrit dans un de mes anciens articles « Le mal au blog » en disant que je ne voyais pas tellement de différences dans les deux disciplines.

Ecrire en style analogique ou numerique_Plume.jpg

"Les gens aiment bien qu’on les aide, qu’on les amuse et il ne faut pas trop les fatiguer", m’informait-il. "L’écriture n’est pas de la programmation", ajoutait-il pour m’inciter à plus de réserve, plus de souplesse ou moins d’autres choses dont je laisserais des traces personnelles. La façon d’écrire ne fait que refléter une foule de préalables.

On a déjà écrit sur le sujet, mais il était plutôt question de technique.

Alors, je me suis interrogé, introspectivement. Serais-je trop hermétique, trop froid comme le prétendait mon copain ? Pas de sentiments à chaud.

S’ils existent, sont-ils trop distillés derrière des pare-feux ? Le titre m’est venu par sa modernité. Qu’est-ce qui fait l’analogique ? Comment devient-on numérique ? Définir ce dernier petit nouveau est peut-être plus facile que de définir l’analogique humain.

Ecrire en style analogique ou numerique_Internet.jpgA la base, il y a le système binaire avec le 0 et le 1 comme outil pour créer tout le reste. Une porte est dès lors ouverte ou fermée en numérique. Pourrait-elle être entrouverte dans l’analogique ?

L’idéologie de l’émotion communiquée par la chanson et la poésie serait dans le camp analogique dans son exclusivité. La froideur scientifique et de la raison dans l’autre.

Pourtant, question : Pourquoi comptait-on les pieds en poésie auparavant, sinon pour y associer le côté numérique ? C’est bien beau un quatrain. L’habitude qui part et qui revient de plus belle dans le mouvement de la chanson "rap", revendicative, scandée même dans une litanie avec peu d’observations analysées et des rimes finales très approximatives. Le côté chantant n’est manifestement plus là quand il s’agit de revendiquer. L’agréable disparaît pour faire passer "le" message qui n’est plus aussi rose qu’on le voudrait. L’harmonie a du plomb dans l’aile. L’époque a changé. Nous sommes en crise et cela ne date pas d’hier. Internet a fait ressortir une lassitude de l’angélisme et la chanson d’amour des "Années bonheur". A la recherche de nouvelles valeurs, dit-on. Mais quelles valeurs ? Cherche-t-on là où elles sont réellement ? 

La programmation a une logique. La dichotomie du numérique s’associe normalement d’un arbre construit hiérarchiquement appelé organigramme comme squelette. L’écriture n’en aurait-elle pas ? L’analyse ne ferait pas partie de l’analogique.

Mes phrases seraient des instructions. Une erreur d’appréciation ou de tournure de phrase, un « bug ». Des erreurs d’écriture, des défauts qui se développeraient sans émotions. Alors que, dans les mains de l’artiste, les erreurs en deviendraient des diamants de beauté.

Nous retrouvons les sciences exactes face aux sciences humaines. Construire avec un préambule et des préalables à la thèse développée en chapeau. Des paramètres contenus et définis avant de procéder. La recherche des sources comme moelle épinière. Le pied de l’article avec ses conclusions plus intimistes, plus subjectives. Voilà, ma technique. Aurais-je dévié à ma tâche en cherchant la structure en tout ?

Le joueur d’échec, calculateur, aussi, voit, lui, plusieurs coups à l’avance. Un rédacteur qui se respecte ne devrait en connaître tous les coups de manière exhaustive. Il n’y a pas de hasard chez lui. Le scénario est connu, seule la forme est extensible ou non. 

Ecrire en style analogique ou numerique_Montre.jpgRemettre les pendules à l’heure se fait bien en analogique et en numérique dans le même espace temps. La montre bracelet associe souvent les deux systèmes sans confrontation. Le pouls de ce même poignet fait aussi dans l’émotion mais avec un rythme plus contrôlé. 

Le nouveau schisme de l’analogique et du numérique, n’en serait-il qu’illusion ? La nouvelle lutte entre cœur et raison, peut-être aussi. Artiste ou scientifique ou technicien ? Religion ou laïcité ? Foi contre espérance. Oppositions surfaites.

Le programme de différences et d’idées pour éveiller l’intérêt, la curiosité du lecteur par l’information ou par les seuls états d’âme qui se rejoignent toujours à l’infini. Amour courtois ou platonique que l’on retrouvait dans l’histoire sans même parler de numérique.

Écrire est le reflet de soi. Question de philosophie d’écriture et de manière de vivre, très certainement. La "rigueur" du rapport des faits ou la "décoration" enjolivée du poème. Aboutissements de deux formes d’écriture.

Le temps pour accomplir cette entreprise humaine, donne aussi une différence notoire entre les deux styles et leurs approches. La méthode analogique se limitant dans l’instant et l’instinct sur un coin de table. La méthode numérique moins consensuelle qui prendrait plus de temps pour se structurer dans la rigueur et la recherche de preuves tout azimut. Une musique, construite avec des phrases qui se terminent par des rimes pour le suivant. Dans les deuxième cas, pourtant, de manière pragmatique, les mêmes 26 lettres d’un alphabet organisées en mots, en phrases, en chapitres. 

Est-ce faire preuve de trop peu de spontanéités que de prendre le temps pour écrire ? Je suis persuadé du contraire. Écrire un billet, un article est une foule de spontanéités mises bout à bout et cela, pas nécessairement devant une feuille blanche. Les idées viennent quand on ne s’y attend pas. Avoir le bout de papier sous la main pour se rappeler d’une élucubration passagère dans la systématique est alors le secours.

Ecrire en style analogique ou numerique_LeChat.jpg

Analysons le phénomène, plus en détail, jusqu’à l’extrapolation.

Une construction programmatique ne joue pas dans le mélodrame. Elle se veut informative, exhaustive, sous forme de rapport le plus objectif et suggestif pour engendrer des réactions. Il y a les faits qu’il faut faire partager dans leur vérité en séquences chronologiques bien dissociées. Pas de panique. Du réel et du tangible. Des blocs de pensées avec une architecture structurée, complétés dans des temps plus ou moins longs, dans des espaces plus ou moins larges, appuyés par l’expérience et l’enseignement.

Pas de premier jet que l’on solde trop vite dans la boîte. Pas de répétitions, de redondances que les programmes détectent avec facilité. Pas d’endoctrinements, pas d’arrêt sur image. Des images qui se suivent du temps « x » au temps « y » avec des paramètres qui changent en permanence.

Technique de l’éprouver avec l’esprit en arrière plan et le cœur comme muscle plutôt qu’inspiration.

Pour parler dans le langage de la programmation, nous serions déjà à version 15.002 en gardant la mise à jour sous le manteau alors que le programme de l’autre serait toujours accroché à la version stabilisée n° 12.0.

Alors écrire, c’est quoi ? Trouvons-nous des idées dans des rayons d’une même librairie ou de magasins différents ?

La réponse trouve son origine derrière l’éducation et la formation de l’ego de son écrivain. 

Pas de différence pourtant dans le mal à sortir ses mots dans les deux cas. Le fond fait partie des deux versions mais la forme prend des couleurs différentes.

La préface du livre d’Olivier de Kersauson, "Ocean’s songs" disait dans la préface que son livre lui avait été incitée suite à la rencontre qu’il a fait avec les fondateurs de Google. Rencontre entre celui qui avait passé sa vie à courir le monde et ceux qui l’ont apporté à domicile dans une dématérialisation du savoir. Deux personnes qui se ressemblent pourtant dans le virtuel ou réel mais qui restent sur de lignes parallèles, en se frôlant sans vraiment se toucher en dur. Deux mondes qui ne se comprennent qu’avec l’aide d’un mémento de vocables propres. 

Il est à constater que chez l’interlocuteur de l’autre bord, il se trouvera une certaine aversion si le texte en lecture ne correspond pas à sa propre approche.

Problème plus existentiel que l’on résume ou assume avec sa propre vision. Le dialogue devient aussi compliquer qu’entre le religieux et le laïc sans confession sinon celle de la raison.

Trouver des compromis sans compromissions devient la difficulté majeur. 

Les États-Unis sont un bouillon de culture des deux bords. Ils se chevauchent, s’imbriquent même avec des extrêmes incompréhensibles pour l’Européen. Créationnisme contre évolution. Même dans l’écriture. Les événements sont des agents de rencontres et de liaisons. Pas d’hommes bioniques mais des hommes de chair et de sang qui raisonnent. Le « to be or not to be » pourrait-il se transformer en « Believe it or not » et en "God bless you" dans ce cas ?

Ecrire en style analogique ou numerique_Evolution.jpg

Voltaire, l’homme des Lumières, disait tour à tour "Moi, j’écris pour agir" et "Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer". Paradoxe de l’homme qui pense dans toute sa splendeur.

Gardons des interfaces, des vulgarisateurs, qui font les liens généralistes, sans gadgets entre ces deux pôles de l’attraction humaine.

Je m’en vais, dès lors, moi, "le numérique", compter les pieds de mon « poème ». A vous, « analogistes », de chercher les rimes. C’est décidé, je ne me lancerai qu’avec précaution dans les textes de chansons. Mais, imaginez ce que ce serait des chansons enfoireuses. Cela aurait du pied mais sans les mains.

Même Laurent Voulzy avouait que "Toutes les chansons racontent la même histoire".

Amusant de trouver dans la presse récente, ce choc des idées. Dans le même temps, on rencontre des périodiques qui rappellent que nous entrons en 2009 avec la tête dans les étoiles dont je parlais dans la "Théorie du tout" et qu’en même temps, fleurissent des articles qui on trait essentiellement à la religion. Sciences et vie, le côté "astronomie". Celui de l’astrologie, ailleurs. Historia parlait d’"Enfer et de Paradis", le magazine "Le monde des religions" de "La femme dans la religion".

Le Siècle des Lumières confronté à l’accroissement des créationnistes.

Caricatural tout cela ? Pas vraiment.

Le magazine « Science et Vie » l’a très bien compris d’ailleurs. Il joue sur les deux tableaux. Car, la Nature avec un grand « N », celle qui navigue entre les deux, on en jouit ou elle devient une ennemie pour les deux parties.

Aucun fatalisme, aucun surnaturel, aux travailleurs de l’ombre et de la lumière. Mais, au fait, qu’en pense les robots ? L’astrophysicien, Jean Pierre Petit, a même créer une genre nouveau la Bande Dessinée Scientifique dans un savoir-sans-frontières. Le 7ème ciel n’existe pas et n’est qu’un mythe. On vit seulement avec des illusions et des utopies que l’on retrouve comme la carotte devant l’âne de Buridan

Pour toucher à l’actualité, sommes-nous à une autre croisée des chemins qui se matérialise par une personnalité comme Barack Obama, qui a probablement plus un programme de tout changer sans rien changer ? Paradis socialiste contre enfer capitaliste, lisais-je dans l’un des magazines. Un axe du mal ou du bien ? Certainement pas, surtout quand l’enfer, c’est toujours les autres. Son discours d’investiture va être très étudié sous toutes les coutures.

Dès le lendemain, c’était parti. Comment parviendra-t-il à renverser la situation ? Un travail de Titan. Alea jacta est.20090121Obama Israël.jpg

Aura-t-il un esprit plus analogique que numérique ? Il faudra très probablement les deux. Il faudra comme disait Max Gallo en parlant de l’histoire "Imaginer avec prudence ce qui peut survenir et aussi s’y préparer, de tenter parfois de l’éviter et quelquefois de la favoriser". Pas de miracle, pas de prophétie à rechercher là-dedans. Du pragmatisme avec l’histoire qui reste le laboratoire de l’homme.

Nous l’avons, peut-être, échappé belle, d’ailleurs. 

Jean-Luc Hees écrivait dans son livre qui se voulait le plus humoristique sur le sujet "Obama, what else ?". Le livre décrivait sans complaisance chacun des compétiteurs.

20081026Habiller Palin.jpgMiss Palin avait, et pour cause, était sa tête de pipe. Il était dit en substance : Elle vous emmerdait. Elle jouait cavalier seul. Elle pensait toute seule, buvait de la bière et tirait sur tout ce qui bouge à plume ou à poil. Elle incarnait l’Américain moyen qui ne connait que les frontières de son état ou au mieux de son pays. La femme du froid, de l’"average". Celle qui n’a pas besoin des Lumières car elle voyait l’homme et les dinosaures en contemporains. Elle imaginait probablement le plaisir, que cela devrait être de pouvoir tirer sur les ptérodactyles.

Obama avec « Yes, we can » pour saluer le "Retour du Jedi", de Rambo, du "Magicien d’Oz", avec, cette fois, « Out of Africa » vers un autre « American Dream » dans une "Stratégie du Choc" des idées et des mots, comme une autre ? Un homme complet, honnête, intelligent, courageux, intègre, charmeur, humoristique, sérieux avec l’analogique dans le cœur et le numérique dans la tête. Tout un programme. Programme mis en opposition avec la manière plus numérique de Sarkozy. Bling-bling contre Bing-Bong, je suis là et bien là ? Il faut retourner à la visite d’Obama chez Sarkozy pour en sentir déjà les prémisses.20090111VanRompuyObamaDati.jpg

"La démocratie et la politique sont trop important pour la laisser dans les seules mains des experts." disait quelqu’un.

 

20090120Obama président.jpg

Comme disait un article "Plaisir d’amour... plaisir d’écrire", la forme n’est que l’aspect en surface. Pour le fond, il faudra un peu plus creuser.

Écriture, une passion des lettres à partager comme moteur de contacts. Tellement, volatiles et volontaires, ces écrits.

Ces mots, constitués que d’un ensemble de 26 lettres dans notre langage. Bien suffisantes pour en faire un fromage.

Les acteurs-lecteurs de cet échange, eux, seront-ils, analogiques ou numériques dans un match du cerveau émotionnel contre néocortical ?

Entrez vos mots de passe en minuscule, comme il est dit, et ne répondez surtout plus par la question : "Les chiffres, aussi en minuscules ?"

Avoir les boules, ça se fait aussi bien avec le boulier compteur que par les coups de boules.

Oui, brasseur de l’information pour taquiner les neurones, iconoclaste à mes heures et avec humour, ça me botte...

 

L’Enfoiré,

 

 La manière d’écrire, une affaire de génome aussi à en voir les commentaires ?

 

 Citations,

  • « Réjouissons-nous de l’émergence du numérique et des services en ligne ou portables. La construction de gigantesques bases de données va permettre de retrouver la radio "en stock", c’est-à-dire quand on le veut, là où on le veut. », Jean-Marie Cavada

  • « Pourquoi les gens naissent-ils ? Pourquoi meurent-ils ? Et pourquoi cherchent-ils dans l’intervalle à porter le plus souvent possible une montre à quartz numérique ? », Douglas Adams

  • « Je jette un bouquet avec des fleurs de toute nature en espérant que les gens se serviront à leur gré », Jacqueline Rousseau

  • « Quand les hommes veulent savoir l’histoire qu’ils font, ils tentent toujours de comprendre l’histoire que d’autres hommes ont faite avant eux, le plus souvent en ignorant le chemin qu’ils traçaient", Max Gallo 


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11 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 23 janvier 2009 15:33

    L’enfoiré

    Intéressante cette analogie. Permets-moi de poursuivre sur un terrain que je connais mieux : Friedrich Smend, théologie et musicologue, s’est attardé dans les années 1950 à démontrer une certaine cryptographie dans l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach (A=1 to Z=24), ce qui donne (2+1+3+8=14, 14 étant la signature chiffrée du compositeur). Ce qui nous a amené à nous poser la question suivante dans les années qui ont suivi ses recherches : Bach était-il un mathématicien ? Le premier à avoir soulevé cette hypothèse est Johann Nikolaus Forkel qui a cru, en son époque, que Bach présentait une érudition exceptionnelle en mathématiques.

    Musique et mathématiques seraient-elles indissociables ?

    Pierre R.



    • tmd 23 janvier 2009 16:00

      Je rajoute juste une référence au livre "Gödel, Escher, Bach, les brins d’une guirlande éternelle" de Douglas Hofstadter. (Un logicien, un artiste, un compositeur)


    • L'enfoiré L’enfoiré 23 janvier 2009 16:36

      Bonjour Pierre,

      Comme tu as appris un peu mieux mon parcours, je peux aller plus loin.

      Ce n’est pas d’hier que j’ai remarqué la différence que je mets en opposition avec les mots "analogique" et "numérique" d’aujourd’hui.

      Une certaine rencontre, il y a un an, au centre de la France (je n’en dirai pas plus, mais suis mon regard), m’en a fournit encore plus d’arguments. J’ai joué le jeu pendant un an.

      Mes constatations, mes résultats de confrontations, je n’en ai pas fait secret.

      Elles se retrouvent cachées dans les phrases de cet article.

      Je ne dis absolument pas que les 2 approches ne sont pas productives de bons et de ... mauvais résultats. Elles doivent seulement toutes deux être organisées en connaissance de cause pour ne pas perdre de vue qu’elles doivent s’adresser aux deux bords pour être comprises dans leur intégralité.

      Le cerveau est constitué de deux parties. Ce n’est pas pour rien. Certains avec une prépondérance droite pour le côté affectif et d’autres, gauche pour le calcul. Certains disent que c’est un mythe. Possible, mais c’est clair que nous ne sommes pas égaux dans la manière de raisonner et de produire.

      Oppositions, qui en deviennent très intéressante quand on réunit les deux points de vue et qu’on oublie la prépondérance en fonction de l’interlocuteur ou du concept.

      On parle de sentiments dans la chanson et la musique. Et pourtant, il y a des règles bien définies dans ce genre aussi. Intuition et sens artistique et donc aussi technique.

      Les meilleurs musiciens seront de ceux qui travailleront sur les deux tableaux.

      Léonard de Vinci était-il plus mathématicien que linguiste. A mon avis, non, il nageait entre les deux eaux.

      Pour aujourd’hui, le meilleur management est celui qui a un esprit analytique numérique sachant examiner des rapports mais aussi, analogique dans le cas des relations humaines.

      « La technicité n’est plus seule » avais-je écrit, un jour. C’est malheureusement très peu le cas dans la pratique. D’où, les crises d’aujourd’hui. On fait appel à des jeunes sortis des hautes écoles dans le haut management. Raison ? Simple pour éliminer toute sentimentalité quand il faudra virer du personnel.

      Je peux t’envoyer une remarque-réponse à une annonce à la RTBF qui m’avait été faite d’un « rajeunissement » de l’équipe.

      On me parlait, ce matin de Noam Chomsky, avec la vidéo interview au sujet d’Obama et des USA. Lui il avait étudié tout cela dans le détail dans sa longue carrière.
      L’étude du cerveau va en faire découvrir beaucoup de chose en ce siècle.

       


    • Fergus fergus 23 janvier 2009 17:55

      Très intéressant, cet article, L’Enfoiré. Il pose en effet à chacun de nous des questions plutôt inattendues sur l’art et la manière dont il écrit. J’avoue ne jamais avoir abordé l’écriture sous cet angle, mais cela me semble finalement pertinent... pourvu que l’on souhaite approfondir son cas.

      En ce qui me concerne, je croyais écrire à l’instinct, et cela d’autant plus que j’ai abandonné les études dès la classe de seconde pour entrer dans la vie active. Mais sans doute ma petite musique personnelle a-t-elle été structurée à mon insu par des acquis divers accumulés au fil du temps, y compris durant mes années… d’informatique. Qui sait ?

      Toujours est-il que, moi qui ai toujours eu une aversion marquée pour les mathématiques (l’informatique est avant tout de la logique), je construis toujours mes textes en recherchant la meilleure scansion et le meilleur rythme possibles. Car je pense que tout est là, dans ces deux éléments indissociables qui structurent la forme de l’écrit, et sans lesquels un fond de qualité ne peut exister.

      Cordial salut et merci pour le lien avec mon récent papier.

       


      • L'enfoiré L’enfoiré 23 janvier 2009 18:03

         Salut Fergus,

         C’est encore, peut-être une réaction structurée, quand je dis que je fais quelque chose, je le fais immédiatement ou je le mets dans mon agenda. smiley
         J’avais prévenu cela ne tournerait pas avec le même "moteur".
         Comme je le rappelais dans le chapeau de l’article, écrire, pour moi, n’est pas une occupation sans corps ni suite. Mes articles sont même mis à jour très courament.
         Il y a de l’instinct, des idées en cascade, des idées qui me sont fournies par certains copains.
         Tout est malaxé en douceur et dans la continuité.
         Une technique comme une autre. smiley
         


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 janvier 2009 20:26

        Salut l’Enfoiré,

        C’est vrai que la question que tu poses est intéressante. Ayant pour ma part appris à écrire (dans le sens littéraire du terme) avec un clavier, mon cerveau s’est peu à peu habitué et l’analogique, je ne le pratique plus. L’analogique serait à ce qu’une amie m’a dit plus lié au spirituel et à l’inspiration mais je ne pense pas. Dieu étant infini, il inspire les plumes et les claviers. Il suffit de le vouloir


        • L'enfoiré L’enfoiré 23 janvier 2009 20:54

          Bonjour Bernard,
           

          En effet, il y a des associations naturelles avec l’analogique. Je suis du côté du scientifique de formation et de pensée. La chimie au départ, l’informatique qui m’a ouvert à cette science à ses débuts.

          « Il suffit de le vouloir » Evidemment, mais on ne se refait pas aussi facilement.  smiley


        • maxim maxim 24 janvier 2009 12:46

          l’article est interessant ,surtout en ce qui concerne l’emploi des deux hémisphères de notre cerveau ,sommes nous sincères avec nous même lorsque nous écrivons ,ou cherchons nous à maitriser nos émotions pour ne pas dévoiler nos faiblesse ?
          y’a -t-il une lutte perpétuelle entre nos deux inclinaisons ? celle de la raison ,et celle de l’émotif ? .....

          je constate pour ma part qu’écrire sur un clavier nous donne directement le rendu de ce que nous affichons ,un peu comme si nous nous adressions une lettre à nous même ,mais écrite par une autre personne que nous ,tout simplement parce que l’automatisme que nous avons acquis pour rédiger n’a rien à voir avec ce que nous écrivons lorsque nous prenons la plume ;

          avec un stylo et un papier ,c’est plus la transcription de l’émotion qui apparait ,la main trahit cette émotion du moment ,elle n’est qu’un organe de transmission ,la pression sur la plume indique le dégré de notre état de l’instant ( je ne parle pas de l’utilisation d’un stylo bille ,mais d’un stylo plume ,marque de bon goût et de respect envers le destinataire de la missive ....)..

          il serait interessant de faire une analyse sans concessions de l’écriture et du contenu de chaque intervenant sur Avox ,mais chacun de ces intervenants est il sincère lui même ,avec lui même d’abord ,et avec les autres ensuite ....

          je pense que nous aurions de sacrées surprises !

          salut à toi l’Enfoiré .


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 janvier 2009 13:41

            Bonjour Maxim,

            Parfaitement. Tout est dit dans tes propos.

            Sais-tu que je me relis parfois et je me demande comment ai-je pu écrire cela ? Intéressant. J’ai eu d’autres billets sur le sujet. Celui-ci "Ecriture et images parallèles" n’est qu’un exemple.

            C’est dire que le projet d’analyser sans concession les écrits des rédacteurs commentateurs d’AV risque d’être très délicat.

            L’idée de l’usage du clavier plutôt que la plume est intéressante.

            L’écriture à la plume est différente en fonction de l’humeur de son utilisateur. Cela ne se ressent pas par l’intermédiaire du clavier. Donc, le lecteur perd en intuition et en manque de données par la graphologie.  smiley


            • maxim maxim 24 janvier 2009 14:26

              je viens de parcourir ton lien....

              en fait ,maintenant ,nous devenons dans un sens tous acteurs sur un écran ,qui dans notre inconscient ,s’apparente à celui de la télé ,mais qui ,oh miracle ! nous permet de participer !....

              de spectateurs passifs ,nous devenons acteurs virtuels ,nous avons même une image ( le pseudo ) qui nous identifie ,ou du moins nous essayons de faire passer un message par cette image ou notre pseudo ,un peu comme un acteur choisissant un nom de scène ,plutôt que son propre nom !

              et nous adoptons notre ton ,que l’on essaie d’accorder à cette identité virtuelle ,quelles formidable opportunités celà nous procure !

              la presse écrite qui se meurt n’a rien compris ,les lecteurs veulent participer ,n’ont pas cette contrainte qu’ont les journalistes à garder le ton qu’ils sont obligés d’observer vis à vis de la tendance du journal qui les emploie !

              de lecteurs passifs que nous étions ,nous sommes devenus ceux qui disent à chaud ,c’est bon ou c’est mauvais !

              et comme tu l’écris ,certains commentaires surpassent l’article ,et c’est ça qui est enrichissant ! et également une leçon pour les journalistes professionnels ,obligés de constater qu’il ne suffit pas de s’auto congratuler comme on le voit encore dans la presse écrite et même sur le net ,tout fier de se dire c’est moi et c’est mon métier ,

              le verdict est souvent dûr et sans appel ! ça plait ou pas !

              mais là encore ,somme nous sincères ,lorsque nous participons à un débat sur le net ,ne voulons nous même pas nous protéger derrière l’image que nous nous sommes donnés ,parce que la partie du cerveau que nous utilisons nous dicte " réponds ça ! te laisses pas avoir ! te laisses pas attendrir ! tiens celui ci qui répond ,je le moinsse ,pas parce qu’il écrit me déplait ,mais parce que l’image qu’il vehicule déplait à mon autre moitié de cerveau ! " .....

              si on y réfléchit bien ,ce sont quelques centaines de grammes de matière molle ,constituée de 25 % de suif ,et de 75 % de flotte ,et fontionnant par l’intermédiaire d’un courant électrique ,qui dictent nos pensées nos sentiments ,et qui guident mes doigts par l’impulsion transmise à des nerfs et des muscles pour te répondre ,.....au fait ,quelle est la partie de mon cerveau qui a fonctionnée ?


              • L'enfoiré L’enfoiré 24 janvier 2009 18:58

                Maxim,

                Bien compris mon article. Ce que nous avons gagné en interactivité, nous le reperdons en orgueil mal ajusté. Sous le couvert d’un pseudo, les instincts ressortent moins calfeutrés par la diplomatie qui dans le monde virtuel devrait exister. Nous nous trouvons, comme l’a dit quelqu’un, à bord de notre petite auto, derrière une sorte de « cage de Faraday pare balle ». Le pseudo et aussi l’avatar sont les parapluies de la mauvaise conscience. L’Enfoiré, je l’ai choisi avec le plus grand soin en y ajoutant le but à atteindre, la manière de pratiquer et de préparer la « soupe ». Le nom véritable ne dirait rien et je n’y verrais aucun inconvénient de le divulguer. Mais à quoi bon ? A quoi servirait-il la cause quand on garde le respect avec ceux qui en font leur doctrine ?

                Acteur « acting » ou « disturbing » ?

                Alors, souvent, on lit le nom de l’auteur avant de lire son article, prêt à la détente. On survole, pressé de lire les commentaires et de voir où l’on peut déjà s’incruster dans les commentaires déjà existants.

                Le livre n’a que difficilement une possibilité de droit de réponse. Ici, nous sommes dans l’interactivité.

                Encore faut-il que l’auteur joue le « jeu », ce qui est loin d’être la majorité.

                Je me souviens avoir été très frustré quand je posais une question à l’auteur et qu’il n’y avait personne au perchoir pour répondre.

                Je déteste les articles qui sont lancés et publiés par procuration. Dans ce cas, il faut retourner aux livres.

                Un site citoyen, c’est accepté d’être remis à sa place. Les bides et les surprises sont nombreux. On ne sait pas pourquoi, le temps a été dépensé et on se retrouve gros jean sans applaudissements ou sans contestations. Cela peut-être dû à un autre article qui est arrivé en concurrence et qui a mangé littéralement l’autre ou peut-être aussi la trop courte présence sur l’antenne à un mauvais moment de la semaine, parfois moins d’un jour. Ce weekend essaye de me trouver. Disparu. Il faut remonter à l’édition de vendredi.

                La sincérité je dirais qu’elle est peut-être plus vraie dans le virtuel que derrière les sourires du réels.

                La presse écrite a d’autres objectifs. C’est, du moins cela devrait être, de l’information pure et brute qui coute cher et qui est payée en tant que telle.

                Oui, le cerveau est beaucoup de flotte comme le reste mais c’est un autre tabac pour le comprendre que la pompe de la plomberie au milieu de la poitrine. Je ne suis pas sûr que le 21ème siècle sera suffisant pour en comprendre tous les rouages.

                 

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