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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Erasmus est un échec (Troisième partie)

Erasmus est un échec (Troisième partie)

Nous avons montré précédemment comment et pourquoi Erasmus était un relatif insuccès en France. Mais, par souci d’objectivité, nous avons voulu recueillir des témoignages d’anciens d’Erasmus. Compte tenu du budget très limité octroyé par moi-même pour cette enquête, nous avons choisi un groupe de colocataires, anciens Erasmus à Rome pour quelques mois. Trois témoignages pour un seul déplacement, c’est un truc de vieux journaliste de terrain.

Honneur aux dames, nous avons d’abord eu les confidences de Sophie, réservée, mais prolixe :

— Tu le croiras ou pas, mais les Italiens mangent leurs glaces réchauffées ! Ils appellent ça des semifreddo ! C’est dingue, non ? Ceci dit, on fait tout un plat de la découverte des autres, de l’apprentissage de la différence, eh ben moi, je peux vous garantir que les mecs, qu’ils soient Français, Italiens ou Dieu sait quoi, ils sont tous pareils... deux bras, deux jambes, et pour ce qui est caché, ils sont toujours prêts à le montrer aux Françaises .. Hi, hi, hi, y sont pas timides, quelle tchatche. Tu voiiis, c’est ça qui est géniââl, on part de chez soi la tête pleine de clichés sur la différence, et pour finir, finalement tous pareils ! Ma copine Lydia, elle pourrait vous en raconter...

Et justement, Lydia ne se le fit pas dire deux fois :

— Moi, c’est bien simple, j’essaye toujours les produits locaux ! Et je ne parle pas de la bouffe ! Vivre entre nous, les Erasmus, très peu pour moi. Je veux bien rigoler, cohabiter pour faire baisser le loyer, mais pas question que je me tape six mois à l’étranger pour baiser en anglais ! Des colocs Erasmus, mais du cul exotique, c’est ma devise !

— Elle est pas croyable, Lydia, n’est-ce pas ? - fit remarquer Sophie. - Vous connaissez l’étymologie du mot culture selon elle ? Eh bien, c’est cul et voiture !

— Ouais, mais attention, - précisa Lydia, - pas n’importe quel cul et pas n’importe quelle voiture ! En Allemagne, une BM, en Italie une Ferrari, et sans customisation, ça sent trop son beauf ou sa banlieue. Je compte aussi me faire mettre – euh, je veux dire me faire promener dans une Aston Martin de collection si je trouve à Londres un distingué Lord collectionneur. Je songe aussi à un french kiss dans une cabine téléphonique genre « Docteur Who », vous croyez qu’ils en ont encore des comme ça ? Parce qu’avec l’intégration européenne et les normes alimentaires, c’est de plus en plus difficile de baiser authentique... Encore un peu, et l’Union européenne va décider de la taille de mon string !

— De toute façon, t’en mets pas toujours ! - plaisanta sa copine.

Après ces remarques un peu triviales sur un aspect des voyages certes important pour la jeunesse, mais un peu éloigné de la philosophie Erasmus, nous sentions que le témoignage d’Hervé nous rapprocherait davantage de l’essentiel :

— Je trouve que la police italienne n’a pas l’esprit Erasmus, je vais vous dire pourquoi. J’étais sur ma moto, à peine 40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, quand j’ai été arrêté par deux gendarmes.

— Vous avez brûlé le feu rouge, - me dit le premier.

— Ah bon, vous me rassurez, je croyais que c’était à cause de la vitesse ! - plaisantai-je pour désamorcer la situation.

— Rouge ! Red ! Red ! Not green ! - expliquèrent-ils en anglais devant le malentendu manifeste. A moins qu’il ne soit plus simple sur le plan linguistique de parler de rouge que d’excès de vitesse ?

— Red ! And speed ! Too much vroom !
Ah zut, la vitesse aussi... - me dis-je, pas de bol. Comment dit-on orange en italien, non, en anglais ? Zut, j’aurais dû bosser davantage.

— Erasmus ! Erasmus ! Erasmus ! - répétai-je durant quelques minutes, pour les amadouer.
Les policiers se regardèrent et je craignis un moment qu’ils ne me prennent pour un fou.

— Yes, you Erasmus, but on papers, not, you Marcel. False papers ?

— Non, no, not false papers ! Me Hervé Marcel, of Erasmus ! Me thinking to Erasme.
Mon Dieu, comment expliquer en basic english qu’imitant notre glorieux ancêtre, je méditais sur des questions philosophiques tout en me déplaçant à moto, comme jadis Erasme rédigea mentalement sur son destrier « L’Eloge de la folie » ? Je songeai à montrer ma tête du doigt pour signifier que je réfléchissais, mais au dernier moment, je redoutai ce geste ambigu ne signifie aussi en Italie que le gars est un peu zinzin ; en outre, ils risquaient d’y voir une insulte.

— Vroum ! - résumai-je, un peu inutilement.

— Yes ! - approuvèrent-ils, avant de me coller une amende, une double.
Bref, je suis au regret de dire que la police italienne n’a pas la culture Erasmus.

— Erasme qui réfléchit en traversant l’Europe à cheval, ça me fait bien rigoler ! Commenta Lydia, moi, les Européens que je chevauche, ils sont montés comme des ânes !
(rire général)

En somme, le témoignage de Hervé, quoique assez positif, montre malgré tout que l’esprit Erasmus n’a pas encore touché tous les corps de métier. L’Europe a encore du chemin à faire.

Laissons le dernier mot à Etienne, qui, bien qu’un peu déçu par Erasmus, a néanmoins postulé dès son retour pour un nouveau séjour. Mais sa demande a semble-t-il été fraîchement reçue par le secrétariat de la faculté :

— Vous savez ce qu’elle m’a dit ? Pourtant, j’arrivais décontracté, poli, je me présente comme ancien d’Erasmus, un peu déçu, et j’ajoute : « Je voudrais faire un autre séjour Erasmus, mais dans une fac où les filles sont plus ouvertes aux autres cultures, aux Français en particulier, c’est possible ? ». Ben, si vous aviez vu le regard noir que la secrétaire de la fac m’a lancé, vous sauriez que l’esprit Erasmus n’a pas encore soufflé partout dans les universités françaises…

— Faites pas attention, - s’écria Sophie. - C’est un aigri, à force de voir défiler les mecs de Lydia… il en perdait son anglais !


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263 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 27 janvier 2009 11:14

    Alors que l’esperanto, quelle réussite époustouflante !


    • Philou017 Philou017 27 janvier 2009 12:09

      Je vois pas le rapport d’Erasmus avec la photo.
      Je propose qu’on évite ce genre d’accroche un peu racoleuse. Est-ce nécessaire d’imiter les travers de la presse.

      Ou alors faites un article sur les strings. Ca n’a pas encore été traité, je crois...


      • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 12:22

        Philou, vous qui aimez les médecines douces, des jeunes qui bronzent sur la plage, c’ets naturel ! Et puis, j’avais mis une photo de mecs pour illustrer la 2e partie, alors...


      • Pierrot Pierrot 27 janvier 2009 13:07

        à l’auteur,
        ce n’est pas parce que vous mettez des photos d’hommes nus que vous contre balancez les photos de femmes à poil.
        Les unes et les autres participent à cette dérive journalistique de caniveau.

        Sur le fond j’ai plusieurs neveux et nièces qui ont participé aux programmes Eramus dans divers pays étrangers.
        Cela leur a apporté une vision plus large que le cadre français, de nombreux contacts avec d’autres européens, la vie à l’étranger et ses contraintes et coutumes, la valorisation de leur diplôme, les cours en anglais etc...

        Ces expériences devraient être amplifiées à mon avis.

        Bonne journée.


      • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 14:02

        Pierrot,
        quel sérieux, quelle pruderie ! En outre, mes "femmes à poil" sont toutes en bikini. Vous et vos nièces et neveux ingurgitez de la violence à haute dose à chaque journal de vingt heures, plus d’innombrables images autrement plus suggestives que celles-ci, par la pub et de nombreux films, alors quelques images anodines d’illustration, franchement ?
        De plus, il me semble que les médias en ligne sans aucune illustration sont tristounets, peu attirants même lorsque les articles sont bons. Il faut un peu de couleur.
         AVox n’est pas un journal de Mormons ni de témoins de Jehovah ! D’ailleurs, les hommes la semaine dernière étaient en short assez long, ce qui fait qu’hommes et femmes sont plus habillés que le Christ lui- même !
        Vous êtes-vous pareillement offusqué que les jeunes du film "L’auberge espagnole" passent leur temps à parler de leurs histoires de cu - pardon, d’amour ? Non, car c’est de leur âge. C’était le sens de mes illsutrations, outre que les 2e et 3e parties sont plus déconnantes que la 1ere.


      • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 16:06

        La première était déjà pourtant très forte dans la déconnade, puisqu’elle qualifiat "d’échec" quelque chose qui trouvait preneur à plus de 80 %.

        Typhon


      • Pierrot Pierrot 28 janvier 2009 18:18

        à @ Krokodilo,
        Je ne suis pas choqué par la nudité d’une façon générale, bien au contraire.

        Par contre, je trouve inadapté et malhonnête d’illustrer un article sur Eramus par des photos afin d’attirer le lecteur, c’est comme dans une certaine presse de caniveau en Angleterre.

        Je ne suis pas géné par des images violentes à la télévision si elles illustrent honnêtement des faits horribles tels que des guerre (exemple guerre de Gaza).
        Ce n’est pas les photos ou films qui sont violents mais la guerre.
        Etc.

        Par contre je trouve pitoyable de s’excuser de mettre des photos de femmes dénudées en string en pensant se dédouaner en mettant des hommes partiellement dénudés.

        Mais ceci est sans grande importance.

        Par contre, concernant le bilan des expériences d’Erasmus, il y avait bien des choses intéressantes à dire
         plutôt que des dialogues futils et oiseux.

        Le sujet se prétait bien à un article de fond, bien documenté.
        Vous ne l’avez pas fait.
        Peut être un autre le fera.


      • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 28 janvier 2009 18:57

        Mon dieu, mais quel schizophrène suis-je donc ?



      • Krokodilo Krokodilo 28 janvier 2009 19:14

        Pierrot,
        « Par contre je trouve pitoyable de s’excuser de mettre des photos de femmes dénudées en string en pensant se dédouaner en mettant des hommes partiellement dénudés. »
        Justement, je ne me suis nullement excusé, et ne compte pas du tout le faire. Justifier, expliquer mon point de vue, oui, mais des excuses, non, je ne sais pas où vous avez cru en lire. C’est d’ailleurs votre remarque que je trouve pitoyable.
        La jeunesse pense souvent à l’amour et au sexe, sous toutes les latitudes, sous tous les vêtements et toutes les religions. Il se trouve qu’Erasmus concerne les jeunes à 90%, puisque l’insuccès est encore plus évident chez les professeurs. De plus, l’illustration des hommes ne dégage pas seulement de l’érotisme mais de la force, de l’allant, celle justement de la jeunesse. Là encore, c’est tout à fait en phase avec Erasmus, qui est censé faire bouger les jeunes et utiliser leurs énergie pour cosnsruire l’Europe, du moins est-ce ainsi qu’on nous le vend...
        Avec votre raisonnement, que dire du film de kaplish « L’Auberge espagnole » où ils passent une bonne partie de leur temps à faire connaissance et à parler de leurs histoires d’amour, passées présentes et espérées ? Combien de temps les a-t-on vus sur les bancs des amphis de Barcelone, ou penchés sur leurs cours ? C’est pourtant devenu un film culte et involontairement une référence liée à l’esprit d’Erasmus. Votre critique est ridicule et sent bon son provocateur ou sa pudibonderie, je ne sais pas.

        « Par contre, concernant le bilan des expériences d’Erasmus, il y avait bien des choses intéressantes à dire plutôt que des dialogues futils et oiseux. Le sujet se prétait bien à un article de fond, bien documenté. »
        Ce 3e volet est une parodie de témoignages, apparemment, il faut vous le répéter pour que ça rentre, c’est pourtant marqué sur Avox, et on aurait aimé voir vos analyses et commentaires après chacun des 2 premiers volets où, justement, de nombreux faits, citations et analyses étaient proposés, certaines favorables d’ailleurs. La première partie étant la plus sérieuse, le sage Erasme en est l’illustration, mais rien ne dit qu’il ne pensait pas à des cochonneries, penché sur son manuscrit ! Aïe, voilà que je critique à nouveau une icône.

        « Vous ne l’avez pas fait. Peut être un autre le fera. »
        Je l’espère, mais ma recherche documentaire a surtout ramené d’innombrables commentaires soporifiques en copier-coller des mêmes éléments, un indigeste consensus sur ce qui est devenu une icône européenne.



      • Luise Briefe Luise Briefe 27 janvier 2009 13:25

        Erasmus, tentative desespérée de l’intelligentsia Européenne de retrouver l’esprit européen qui animait au moyen-âge les universités.


        • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 13:42

          Oui, en créant dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur des cursus en anglais, tous anticonstitutionnels... mais qui, de nos jours, se soucie de la constitution ? Le seul domaine où le français dans l’UE résistait encore un peu à la suprématie de l’anglais, le juridique, est sabordé par une récente ordonnance de décembre, qui fait de l’anglais une matière obligatoire du concours d’entrée de la magistrature...


        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 15:05

          Kroko pourrait tu m’éclairer sur cette histoire de cursus, disons que pour moi si se sont des cursus specialisés pour le domaine international, je n’en vois pas l’inconvénient, mais si par contre c’est un cursus ou 90% des étudiants ne ferons pas d’international oui la je trouve que c’est idiot


        • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:28

          Hermès, il y a des années que des écoles d’ingénieur obligent leurs élèves à suivre une partie des cours en anglais, surtout la dernière année, je crois. Puis le phénomène s’est accentué avec les subventions européennes Erasmus mundus accordées aux programmes « élus » par l’UE, dont la plupart sont en anglais.
          Un exemple très récent :
          « D’où la volonté de l’école de créer un programme international, délivré en langue anglaise pour attirer des candidats du monde entier. »
          http://www.usinenouvelle.com/article/l-ecole-des-mines-de-nantes-mise-sur-le-nucleaire.156200



        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 15:53

          Justement quelle est la proportions de ses eleves ingenieurs qui utiliserons l’anglais dans leur vie professionelle, si on force 90% des eleves qui ne feront pas, c’est idiot et là je suis d’accord avec vous, mais si c’est 90% qui l’utiliserons, pour moi c’est normal en l’état actuel des choses


        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 16:02

          Houps pas vu le lien qui indique un cursus pour ceux voulant se specialiser dans l’international, donc rien de choquant dans le monde actuel


        • Mycroft 27 janvier 2009 16:32

          En effet, on est dans ses eaux là, pour l’utilisation de l’anglais après une école d’ingénieur. Déjà, parce qu’une bonne partie des élèves passent une partie de leur vie professionnelle dans des pays non francophone. Ensuite parce que tous ceux qui se lancent dans la R&D vont devoir utiliser l’anglais, langue internationale de recherche. Enfin parce que ceux qui restent peuvent avoir à travailler avec des non-francophones.

          Oui, arrêtons de nous prendre la tête pour pas grand chose, l’anglais est une langue utile, voir indispensable à notre époque. Ne nous plaignons pas, si la langue internationale était le chinois (la principale concurrente de l’anglais à l’heure actuelle), ça serait bien pire pour nous autre français, vu les différences existantes entre les deux langues.


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 16:48

          tous anticonstitutionnels..

          Vous avez fait droit ? Non.
          "la langue de la république est le français", Art. 2 de la constitution de la Vème, auquel je suppose que vous faites allusion stipule que l’usage du français ne s’impose qu’aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public.

          Notons que cet ajout à l’article est relativement récent.
          L’enseignement à des étrangers est-il considéré comme une mission de service public ? C’est loin d’être aussi simple que ça en a l’air.

          Typhon


        • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 17:17

          Hermès, sauf qu’autrefois, ceux qui venaient étudier en France venaient le faire en français. Sous le prétexte de cursus international, c’est la défense de notre langue qui recule, sa place dans l’UE et dans le monde.
          Progressivement, la mise en place de tels cursus revient à entériner l’anglais dans le rôle de langue mondiale.
          Comme tu le sais, en médecine, peu de médecins auront rélelement besoi nd’anglais de bo nniveau, il en est de même pour les ingénieurs. On leur a mis dans la tête qu’ils ne peuvent devenir ingénieurs sans qu’une partie de leurs cours soient en anglais.


        • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 17:19

          les universités et les écoles d’état sont tout à fait publiques. Que de leur côté les instituts privés fassent ce qu’ils veulent, pas de problème.


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 17:29

          Oui, mais leurs relations avec des étudiants en échange ne relève pas forcément du droit public.


        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 19:44

          Kroko, il y a point où nous nous comprenons pas. Je suis d’accord que si les 90% d’étudiants qui n’utiliserons pas l’anglais c’est une connerie d’imposer l’anglais, mais si dans un cursus particulier dédié justement qu’a uniquement des etudiants qui utiliserons l’anglais obligatoirement dans leur carière, la je suis pour. Puisque qu’au final disons comme hypothèse dans une université les90% d’étudiants qui n’utiliserons pas l’anglais auront un cursus classique, ce qui au passage n’empeche pas un étranger de suivre un cursus francais ; et les 10% restants ceux qui devront ou voudrons suivre une carriere internationale aurons un cursus anglophone rien que pour eux. Je te donne un exemple, en médecine on a tous un cursus commun, la medecine génarale, puis à partir d’une certaine année chacun se specialise soit en ophtalmo soit en neuro, soit ect, ce qui marche à peut près bien. pour moi je vois le cursus anglophone en fin de parcourt universitaire comme une specialisation que veulent certains


        • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 20:41

          Hermès,
          Ton message sous-entend l’idée que pour avoir une carrière internationale, il faut obligatoiremeent parler un bon anglais, et indirectemeent qu’ils sont donc les meilleurs partout. Or, à mon avis c’est loin d’être le cas : pourquoi un virologue venant faire un postdoc à l’institut Pasteur n’apprendrait pas un peu de français ? Pourquoi Pasteur s’est-il converti à l’anglais, au grand dam de certains chercheurs, mais à l’heure actuelle, se faire cataloguer comme anti-suprématie de l’anglais, c’est risqué pour une carrière. De même dans le nucléaire, où le France est au meilleur niveau, pourquoi les discussions et stages devraient-ils être en anglais ? Idem en médecine, où d’ailleurs la traduction simulatnée serait la meilleure langue des congrès. Au cinéma, je n’ai plus son nom en tête mais un réalisateur asiatique de niveau international ne parle pas du tout anglais. Quand nos cosmonautes sont allés à Baîkonour pour voler avec les Russes, malgré leur fluent english, ils ont dû se taper une formation accélérée en russe !
          Finalement, à mon avis, les langues devraient être exclues du champ du diplôme, financé par tous les Français. Libre à la petite poignée qui en aura besoin de se former à telle ou telle langue, mais en intégrant mentalement que toute formation de pointe doit se faire en anglais, nous reconnaissons son statut, pire : nous le renforçons ! C’est comme ça que l’anglais sera la langue du ferroviaire dans l’UE, alors que les meilleurs trains sont français, allemands et japonais...



        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 21:15

          Hermès,

          &Ton message sous-entend l’idée que pour avoir une carrière internationale, il faut obligatoiremeent parler un bon anglais, et indirectemeent qu’ils sont donc les meilleurs partout.&

          Je te rassure, non, mais ca aide pas mal tout de même 

          &Or, à mon avis c’est loin d’être le cas : pourquoi un virologue venant faire un postdoc à l’institut Pasteur n’apprendrait pas un peu de français ? &

          Comme déjà dit c’est possible oui

          &Pourquoi Pasteur s’est-il converti à l’anglais, au grand dam de certains chercheurs, mais à l’heure actuelle, se faire cataloguer comme anti-suprématie de l’anglais, c’est risqué pour une carrière.&

          Ca je le regrête bien, une petite section bilingue aurait suffit 

          &De même dans le nucléaire, où le France est au meilleur niveau, pourquoi les discussions et stages devraient-ils être en anglais ?&

          Certains doivent être en anglais , mais sans forcement generaliser partout, imagine un congrès de nucleaire si personne ne parle une langue commune pas possible d’échanger

          &Idem en médecine, où d’ailleurs la traduction simulatnée serait la meilleure langue des congrès.&

          c’est une bonne idée, mais chaque scientifique ne peut avoir tout le temps son traducteur, regarde comment piron en parlai déjà la traduction a ses limites aussi 

          &Au cinéma, je n’ai plus son nom en tête mais un réalisateur asiatique de niveau international ne parle pas du tout anglais. &

          je ne peux me prononcer la dessus je ne connais pas d’exemples

          &Quand nos cosmonautes sont allés à Baîkonour pour voler avec les Russes, malgré leur fluent english, ils ont dû se taper une formation accélérée en russe ! &

          Ca c’est un bon exemple, mais dans la SSI on parle anglais actuellement je crois

          &Finalement, à mon avis, les langues devraient être exclues du champ du diplôme, financé par tous les Français. Libre à la petite poignée qui en aura besoin de se former à telle ou telle langue, mais en intégrant mentalement que toute formation de pointe doit se faire en anglais, nous reconnaissons son statut, pire : nous le renforçons ! C’est comme ça que l’anglais sera la langue du ferroviaire dans l’UE, alors que les meilleurs trains sont français, allemands et japonais... &

          comme je l’ai dit personne n’empeche un etranger de suivre un cursus francais


        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 21:43

          Ce que je veux dire par tout cela, toi comme moi pronons un certain projet, l’anglais le fait a sa place actuellement, le multilinguisme a ses limites et nous en avons de nombreux exemples. faute du bon choix, nous avons un mauvais outils à l’echelle internationalle. Ce qu’il faut integrer selon moi c’est que l’anglais est de plus en plus important par une certaine idiotie humaine mais aussi du probleme sous jacent du multilinguisme, donc on est tout de même obliger dans certains cas de le prendre en compte dans nos affaires internationalles. Dans mon secteur d’activité l’anglais est devenu l’unique langue dans les congrès car pas assez d’argent pour mettre des traducteurs simultanés et difficille de faire changer l’idée à la majorité des miens au niveau international de mettre à la place de l’anglais une autre langue nationale. Pour ma part je pense que le juridique y passera tot ou tard à l’anglais par effet boule de neige. Bien sur l’anglais selon moi ne peux rester eternellement, à un moment donné selon les circonstances une autre langue prendra le relais


        • Hermes Hermes 27 janvier 2009 22:26

          Sinon on peux continuer en mp sur cette partie ca sera plus clair et plus sain


        • Thomas11 Thomas11 27 janvier 2009 14:13

          Cet article est réelement inutil. Réduire le programme Erasmus a cet aspect "cul" est vraiment ridicule. Partir dans une université étrangère en Europe, permet de connaître le pays dans lequel on va, mais également de découvrir des personnes d’autres pays qui sont eux-même en Erasmus. Et cela n’ aucun prix. On a vraiment besoin de cela pour construire l’Europe.


          • taktak 27 janvier 2009 14:54

            "construire l’europe..."
            C’est bien là le problème.

            Qu’est ce que cette europe que l’on construit ?

            Bref, plutot que de dilapider l’argent public dans des programmes d’échange de la jeunesse, principalement des jeunes issues des classes privilégiées, on ferait mieux de donner les moyens aux universitaires d’avoir de réels échanges internationnaux (cela sous entend mondiaux..)

            Certe Erasmus permet de continuer à forger une pseudo élite européenne (pseudo parceque question niveau c’est pas ça), que ça construit l’europe.

            Construire l’europe, ça pourrait être de permettre à chaque peuple de partager, en toute conscience et selon le rythme qu’il souhaite, ce qu’il a de meilleur. Il faudrait pour cela faire table rase de la construction européenne actuelle, qui repose sur le principe que les élites (les classes dirigeantes quoi !) européennes puissent se liguer pour exploiter ensemble la totalité des peuples européens.
            Les seules constructions de l’europe qui semble positives ne peuvent profiter qu’aux élites et se font sur le dos du tout venant.


          • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:24

            Thomas11, il vous aura sans doute échappé que cet article est classé dans la rubrique "parodie", nom (mal) choisi sur Agora vox pour tout ce qui est à prétention humoristique ou fantaisie. Il s’agit donc d’une parodie de témoignages d’étudiants anciens d’Erasmus. Les deux premiere parties contiennent elles, des faits authentiques, avec quelques éléments fantaisistes à petit dose.


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 15:28

            La confusion est tout à fait pardonnable, étant donné que ce n’est pas drôle. Et je ne dis pas ça pour être désagréable, ou par esprit de vengeance contre vous ou vos potes. Mais laissez l’humour à ceux qui savent être drôles, je vous en supplie.

            Typhon


          • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:29

            Certains étudiants de première année s’assoient par terre, effectivement...


          • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:32

            Chacun fait ce qu’il peut en ce monde ; en même temps, ça ne se bouscule pas sur AVox pour proposer des articles humoristiques. On attend donc ceux de Asp, par exemple, à l’humour scatologique si pénétrant...


          • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:37

            Au fait, pourquoi un Winkiesman signe-t-il Typhon ?


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 15:47

            Parce que typhon est mon seul vrai pseudonyme.

            Pour ce qui est d’Asp Explorer (voyez comme c’est facile de tout ramener à une personne emblèmatique, vous qui m’accusez de parler sans cesse de Masson), pour ce qui est d’Asp, je vous renvoie à son premier article.

            C’est loin d’être un sommet d’humour, m’enfin, c’est divertissant, et il y a une morale. Il y a de bons apologues, et de mauvais apologues.

            Typhon


          • beubeuh 27 janvier 2009 17:25

            Bref, plutot que de dilapider l’argent public dans des programmes d’échange de la jeunesse, principalement des jeunes issues des classes privilégiées, on ferait mieux de donner les moyens aux universitaires d’avoir de réels échanges internationnaux (cela sous entend mondiaux..)

            Et bien, ce genre de programmes existe, il faut se renseigner !
            De plus, comme je l’ai déjà expliqué, le fait qu’Erasmus ne financerait que des jeunes issus des "classes privilégiées" est à relativiser. C’est beaucoup moins sélectif socialement que la division Universités/grandes écoles (qui, elles, disposent de vastes moyens pour leurs échanges internationaux). Un jeune sans ressources peut tout à fait partir en Erasmus.


          • Thomas11 Thomas11 27 janvier 2009 19:06

            J’avoue que je n’avais pas remarqué que l’article était dans la rubrique parodie, meme si je ne vois pas où est l’humour...
            Mais je pense que vous vous basez sur une opinion largement négtive que vous avez du programme Erasmus pour le rédiger.... Je ne comprend pas votre acharnement qur ce programme qui offre aux jeunes qui partent la possibilité d’acquérir une ouverture d’esprit sans commune mesure....


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 27 janvier 2009 19:45

            J’en connais un qui va bientôt faire partie d’une bande sans avoir compris ce qui lui arrivait.

            Typhon


          • Hermes Hermes 27 janvier 2009 20:05

            Thomas pas d’acharnement sur erasmus de la part de l’auteur, mais lisez simplement dans le premier article les chiffres, faites vos propres calculs avec ceux ci et vous aurez compris de quoi il retourne, tout simplement qu’erasmus n’est pas aussi grandiose qu’on nous le serinne, c’est tout juste un tout petit programme européen pour quelques européens


          • Wàng 27 janvier 2009 15:32

            L’Europe telle qu’elle se construit, dans la dogmatique multilinguiste (négation de son histoire, de ses racines, déficit démocratique, atteintes à la liberté d’expression, tout anglais, négation des spécificités culturelles et linguistiques des peuples qui la composent) est une utopie dangereuse qui finira par s’effondrer. Le plus tôt sera le mieux, en attendant, une attitude constructive peut être de voter EDE aux prochaines élections même si cela ne pourra résoudre tous les problèmes...


            • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 15:35

              Salut Wàng, effectivement, on aura certainement l’occasion de reparler de la question linguistique avant les européennes.


            • beubeuh 27 janvier 2009 17:17

              C’est assez drôle, on ne parle QUE de la question linguistique dans les discussions de vos articles (et ce quel que soit le sujet initial, d’ailleurs). 

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