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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Et si notre monde était une uchronie ?

Et si notre monde était une uchronie ?

On le sent tous plus ou moins à un certain degré, notre monde ne tourne plus rond, un changement est en cours et un événement qui va tout chambouler va se produire. Nous ne sommes pas en mesure d’analyser et encore moins d’expliquer cet étrange sentiment, et pourtant on le sait au fond de nous : quelque chose cloche !

Mais en fait, peut-être ne nous posons nous pas la bonne question, peut-être ne regardons nous pas où il faut ? Et si en réalité nous étions en train de vivre dans une uchronie ? Et si on nous avait volé notre futur ?

En littérature, l’uchronie concerne un récit se situant dans un monde en tout point similaire au notre, mais qui a connu à un moment précis un événement ayant pris une tournure différente. C’est ce que l’on appelle, un événement divergent.

Exemple :

  • L’Allemagne Nazi remporte la Seconde Guerre Mondiale...

  • Christophe Colomb ne découvre pas l’Amérique...

  • Les Sudistes gagnent le guerre de Sécession...

L’uchronie est également assimilée aux mondes parallèles et aux voyages temporelles. Dans son cycle de nouvelles La patrouille du temps, Poul Anderson imagine un corps de police temporelle dont la mission consiste à sillonner les époques, pour enquêter sur les perturbations engendrées par les voyageurs temporels et empêcher les perturbations du passé. Pour Greg Bear, dans son roman Eternité, dans un univers parallèle Alexandre le Grand a vécu jusqu’à un âge avancé, ce qui a permis à son Empire de subsister durablement et d’empêcher l’apparition de l’Empire Romain. Dans ce monde, ce sont les Carthaginois qui ont découvert et colonisé l’Amérique.

L’uchronie s’est répandue dans tous les médias, que ce soit la littérature bien sûr, le cinéma, la télévision, la bandes-dessinées ou encore le jeu-vidéo. Ce qu’aurait pu devenir notre monde si un seul événement avait subi une modification est un sujet vaste et passionnant. Pourquoi ne pas l’appliquer aussi à notre réalité ?

Ainsi...

et si les puissants de ce monde avaient inventé le voyage dans le temps ? Et si ils étaient retournés dans le passé afin de changer un événement précis ? Ce changement engendre ainsi le monde que nous connaissons actuellement, notre présent, alors qu’en réalité, ce présent n’est pas celui que nous aurions dû vivre. On nous aurait donc littéralement volé notre futur !

Oui c’est bien beau tout ça mais, quel serait l’évènement qui aurait-été modifié ?

Nous vivons tous dans une époque trouble et troublée. Ces dernières années, en fait depuis les attentats du 11 septembre 2001, les évènements se précipitent pour nous amener inexorablement vers quelque chose d’inexplicable, mais que l’on sent proche, très proche.

Et oui, le 11 septembre, les attentats du World Trade Center ! Voici donc l’évènement qui aurait été modifié.

Je vous entend déjà d’ici : encore un partisan de la théorie du complot, et blablabla !

Non ! Ici je ne m’exprime qu’en tant qu’auteur de science-fiction. Je pars d’un postulat sous forme de question pour émettre une, ou des hypothèses qui sont bien évidemment à prendre purement au conditionnel. Je me suis posé un jour cette question, celle qui sert de titre à cet article, et j’ai eu tout simplement envie de l’explorer.

Revenons donc au 11 septembre 2001. Si les attentats n’avaient pas eu lieu, que se serait-il passé ?

C’est assez simple de voir la liste des évènements qui ont découlés de cette tragédie : l’identification du coupable Ben Laden, la dérive du tout sécuritaire, la guerre en Irak, l’Afghanistan, la crise économique, Obama président des USA !

Sans le 11 septembre, quel prétexte restait-il aux américains pour aller en Irak, prendre pieds au Moyen-Orient et pouvoir ainsi faire pression sur l’Iran qui était en train de s’équiper de l’arme nucléaire ? Les armes de destruction massive ? Hum... alors pourquoi ne pas y avoir été bien avant ? A cause de la présence des inspecteurs de l’ONU ? Ces mêmes inspecteurs qui, je le rappelle, n’ont jamais rien trouvé !

Ainsi, les puissants de ce monde seraient retournés en 2001 et auraient organisés les attentats du World Trade Center pour faire basculer l’Humanité dans une nouvelle ère, celle du Nouvel Ordre Mondial qui fut vanté au G20 par le premier-ministre britannique.

Alors dans ce cas, nous serions en train de vivre le plus grand mensonge de l’Histoire et notre avenir nous aurait été dérobé par des gens sans scrupules !

Voilà de quoi donner source, il est sûr, à un formidable roman de science-fiction mais aussi, alimenter nos fantasmes les plus fous. D’ailleurs à ce sujet, et si nous leur volions à notre tour ce futur dont nous ne voulons pas ? Leur futur !

 


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41 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 mai 2009 12:53

    Très intéressant, Nobuko,

    Pour ma pomme, la plus belle date de mon histoire est le 4 novembre 89, quand le mur est tombé. Mais l’embellie n’a duré qu’un peu plus d’un an puisque qu’elle a cessé dans la nuit du 11 janvier 9O avec la guerre du Koweit. J’aime cette façon de se projeter dans le passé pour imaginer qu’est ce qui aurait fondamentalement changé notre quotidien, et j’ose imaginer que si les bons présidents étasuniens ou africains n’avaient pas été, un par un, assassinés, nous n’en serions pas là ! 


    • zelectron zelectron 20 mai 2009 15:14

      @Lisa
      C’est aussi pour moi Mstislav avec son violoncelle qui joue Bach et je n’en crois pas mes yeux et oreilles ! je suis transporté...

      Quelques temps avant, en 61, le 13 Août, j’étais en Allemagne au petit matin quand les premiers tirs des vopos ont commencés sur les gens qui ne voulaient pas être pris dans la nasse, et là je retenais ma gorge qui se serrait...

      En tant que Français, et déjà Européen (si, si) j’avais un sentiment de haine et de colère envers cette horreur communiste qui étendait son empire d’ombre et d’inhumanité.


    • tioneb 20 mai 2009 14:14

      Je vous trouve un peu Naïf : le nouvel ordre mondial a été planifié bien avant le 11 septembre. Le 11 septembre n’étant qu’une des étape utilisée pour arriver au but.
      Par exemple, l’union européenne a toujours eu comme objectif de fond l’alliance transatlantique marche pied d’un gouvernement mondial, relisez les traités.


      • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 15:45

        Bonjour,

        comme je l’ai précisé dans mon article, je parle en tant qu’auteur de science-fiction. Je ne cherche pas à imposer de vérité et émet juste une hypothèse.
        Peut-être suis-je effectivement un brin naîf, mais j’ai toujours aimé extrapoler sur notre passé, notre présent et notre futur.
        Cela dit, force est de reconnaître que le 11 septembre a fait basculer le monde vers « autre chose ».


      • PtitLudo PtitLudo 20 mai 2009 14:57

        Un autre exemple d’uchronie : Roma Aeterna de Robert Silverberg


        • werther_original werther_original 20 mai 2009 15:08

          Vous décrédibilisez toute thèse allant à l’encontre de l’histoire officielle.

          bientôt :

          Et si johnny hallyday n’avait jamais existé. ( il y a déja un film)

          En parlant de chose comme cela et en restant sur terre. Voici un débat philosophique fort à propos :

          Est-ce que le passé existe ailleurs que dans nos têtes ?


          • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 15:48

            Le film Jean-Philippe est bel et bien une uchronie.

            Je répondrai à votre question par une autre si vous me le permettez :

            « Est-ce qu’il n’existe qu’un seul et unique passé ? »


          • werther_original werther_original 20 mai 2009 17:15

            c’est le pendant de ma question. Disons qu’elle est incluse dans ma question. Si le passé est seulement dans nos têtes , alors oui pourquoi pas , une multitude d’homme , une multitude de passé.

            Si le passé est bel et bien fini. Que même si il existe une dimension , une infinité d’univers parallèle mis sur pause à chaque fois qu’un choix est fait, il nous est impossible d’aller dans ces univers. Le passé serait donc vivant seulement par notre biais cognitif.
            Et que partant de là , le passé serait juste une vue de l’esprit, oui on peut inventer une multitude de passé. Le nôtre n’ayant aucune légitimité supérieure car simplement « imaginaire »

            Je nuance toutefois fortement ce propos car le passé n’est pas tout à fait mort , on sent son emprise sur le présent. Comme un peu les sensations dans les membres absents.


          • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 23:58

            En fait, s’il existe une multitude d’univers parallèle créés à partir de choix différents sur un seul évènement, je pense que cet évènement n’est d’une part jamais le même, et que chaque univers va ensuite suivre sa propre direction.

            Le présent est constament écrit à partir du passé et dès lors, on pourrait se demander si le futur lui est déjà écrit ou non ?


          • werther_original werther_original 21 mai 2009 13:36

            très fine déduction.

            On pourrait dire que tous les futurs sont écrits en effet. En ce sens qu’il y ait une infinité de futur par rapport à tous les choix possibles.

            Mais quand bien même , c’est bien notre réalité qui nous intéresse.

            En parlant de ça , et je vous livre ici une des plus grandes interrogations que je me suis jamais posé (si vous voulez écrire un livre dessus , il faudra me demander) :

            Dans la bible , il est écrit que ceux qui auraient une vie exemplaire seront ressuscités pour vivre dans le paradis. Ce qui m’a toujours donné mal au cerveau , c’est de savoir si la personne ressuscité serait toujours la même personne. Il y aurait eu quand même interruption de sa conscience.

            Si je meurs et que je ressuscite , ne serais ce pas une autre personne qui aurait mes souvenirs ?

            Pour bien comprendre mon propos , imaginez vous mourir. Puis imaginer un homme comme vous renaitre mais sans que ça ne soit vous.


          • Nobuko Nobuko 21 mai 2009 16:16

            Notre réalité n’est que le résultat d’un choix possible parmi une multitude d’autres.

            Si je suis votre raisonnement, vous sous entendez que nous pourrions en quelques sortes renaîtres dans un univers parallèle ? Cela en reviendrai donc à dire que « l’autre nous » dans un univers parallèle serai notre réincarnation ?

            Selon la Bible, lorsque l’on meurt notre âme va au Paradis, mais seulement notre âme, pas notre corps. On ne pourrait même pas parler de clonage à ce niveau.


          • werther_original werther_original 21 mai 2009 16:26

            lisez la bible et pas l’orthodoxie chretienne. En particulier , les révélations.

            Il y a tellement de passages qui montre une ressurection materielle du corps.je vous donne un au hasard.

            En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres, entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement »


          • werther_original werther_original 21 mai 2009 16:29

            Au fait , je ne suis pas catholique , je ne suis pas baptisé. Je suis agnostique. Mais cela ne m’a pas empéché de lire la bible. Voila pourquoi j’en ai une interprétation quelque peu différente.

            Salutations


          • Nobuko Nobuko 21 mai 2009 20:47

            Je n’ai jamais lus la Bible et ne compte pas le faire un jour. Ce n’est pas vraiment mon genre de lecture, même s’il s’agit d’une magnifique mythologie.


          • hunter hunter 20 mai 2009 15:09

            Bonjour Nobuko,

            Merci pour votre papier, mais en tant qu’amateur éclairé de SF aussi, je dirais plutôt que notre monde est la pire des dystopies jamais imaginées !
            Essentiellement par l’évolution lente mais intense de la répression, du contrôle, bref du flicage généralisé, permis par les progrès des sciences informatiques.
            Dans tous les bouquins que j’ai lu, je ne vois pas une société imaginée, pire que celle dans laquelle on nous enferme un peu plus chaque jour !

            Enfin.....merci pour votre papier tout de même.

            Cordialement

            H /


            • Moristovari Moristovari 20 mai 2009 15:52

              Comme on dit, si les optimistes pensent que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, les pessimistes en sont intimement persuadés.

              Sinon pour découvrir les multiples visages de l’uchronie en littérature, une bonne adresse : http://www.cafardcosmique.com/Uchronies-et-si


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 20 mai 2009 16:12

                Oui, enfin, le 11 septembre a été le prétexte de l’invasion de l’Irak, pas la cause, ne croyons pas tout ce qui est dit. Sans le 9/11, Bush aurait quand même envahi l’Irak pour « rétablir la démocratie », et aurait mis la pression sur l’Iran « à cause du risque terrible de guerre nucléaire ». Sauf que Rumsfeld et sa bande d’excités auraient eu un peu plus de mal à mettre au point une histoire crédible.

                Je crois que les choses se seraient passées de la même façon, mais un peu plus lentement.


                • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 16:22

                  Donc, ça en revient à dire que cela se serait passer différement.
                  Même si la même chose se serait passé, mais plus tard, le futur aurait d’ors et déjà été modifié.


                  • Ichtus02 Ichtus02 20 mai 2009 16:50

                    La plus forte uchronie à mon sens.
                    Celle à partir de laquelle nous comptons (du moins en Occident) nos années : la venue de Jésus-Christ.

                    Si Jésus-Christ n’était pas venu....


                    • Philippe D Philippe D 20 mai 2009 17:26

                      Lisez le dernier roman de Paul Auster, « Seul dans le noir » (Man in the dark).


                      L’histoire, ou une partie de l’histoire dans l’histoire, se déroule en effet dans une Amérique qui n’a pas connu le 11 Sept, mais qui est confrontée à une guerre civile de sécession.


                      • Talion Talion 20 mai 2009 20:39

                        Merci pour cette référence littéraire !... Je raffole de ce genre de bouquin et le thème choisi est particulièrement inspirant car très contemporain !  smiley


                      • Stéfan Stéfan 20 mai 2009 18:12

                        Intéressant.
                        Ceci dit je ne pense pas que les puissants aient besoin du voyage dans le temps pour voler le futur du reste de l’humanité. Chaque jour apporte son lot d’illustrations de cet état de fait : il y a les puissants, qui décident, et les autres, qui n’ont d’autres choix que de subir les conneries des puissants. Deux exemples : (plan mondial) la crise économique ; (plan national) la loi HADOPI.


                        • legrosschmoll legrosschmoll 20 mai 2009 18:49

                          « Christophe Colomb ne découvre pas l’Amérique... »

                          Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique mais une population dite de la civilisation de Clovis au environ de -10000. Pas la peine de diffuser la propagande officielle.


                          • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 20:45

                            Il s’agit d’un raccourcie ne vous inquiétez pas, je ne suis pas diffuseur de propagande.
                            D’autant plus que cela fait bien longtemps que l’on sait qu’avant Colomb il y a eut les Vikings, mais aussi les Russes et éventuellement les Grecs.
                            Colomb n’a effectivement pas découvert l’Amérique, mais l’a REdécouverte.


                          • Talion Talion 20 mai 2009 20:24

                            Non de Dieu !!!... Voilà en effet une idée excellente pour un bouquin !

                            Personnellement je raffole du thème de l’uchronie et je me suis amusé de temps en temps à imaginer des scénarios dans le but de rédiger une petite nouvelle qui exploiterait ce sujet.

                            Mais je dois admettre que l’idée soulevée est tout bonnement géniale !

                            J’ai le clavier qui me démange tout d’un coup... Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai bizarrement le sentiment de ne pas être le seul dans ce cas !  smiley

                            Merci d’avoir partagé avec nous cette petite graine de génie, il ne reste plus qu’à la faire pousser... smiley


                            • Nobuko Nobuko 20 mai 2009 20:50

                              Je vous remercie mais de là à dire qu’il s’agit d’une idée de génie, il ne faut pas exagérer. ^^
                              Je ne fais que poser une minuscule pierre à l’édifice.


                            • Talion Talion 20 mai 2009 21:05

                              Si si, sérieux !... Il fallait y penser !  smiley


                            • vinvin 21 mai 2009 01:04


                              Bonjour.


                              Le quoi ? L’ uchronie ?.......

                              Bien pour moi ce mot que je viens de découvrir, ( merci a l’ auteur,) revient a dire ce que disaient les anciens....a savoir :...( Avec des SI, On referait le monde !....)

                              Exemple : SI je n’ étais pas con comme un rateau sans dents, SI j’ avais mis les bons numéros du tiércé dans le bon ordre au lieu de les mettres dans le désordre, j’ aurais pu me payer l’ intégralité de la tournée de Johnny, au lieu de ne faire qu’ une trentaine de concerts.

                              Si mon ex épouse avait eue un cerveau, je ne serait pas divorcé.

                              Si je n’ étais pas con, je ne me serais pas remarié après, pour un mariage qui a duré 6 mois seulement.

                              Si j’ avais fait des études, j’ aurais un meilleurs boulot, et je n’ habiterais pas dans un « capoutche ».

                              Si je ne m’ étais pas mis a boire je ne serais pas alcoolique.

                              Ect, Ect......

                              (Je n’ ai pris que des exemples concernant ma vie personnelle afin d’ éviter les motifs politique, et religieux, qui pourraient ne pas plaire a tout le monde.....)

                               Mais toujours est-il qu’ avec SI, SI, SI,....... avec des SIS on peut tout faire, tout refaire, et tout imaginer !

                              C’ est bien ça le sens du mot Uchronie, n’ est-ce pas ?


                              Bien cordialement.



                              VINVIN.


                              • Nobuko Nobuko 21 mai 2009 16:25

                                L’uchronie est bel et bien le fameux « et si... ».

                                Pour me prendre en exemple : et si j’avais sut à 15 ans que je voulais devenir journaliste, je n’aurai pas planté mes études comme je l’ai fais !

                                Ma vie aurait donc pris une autre tournure et je travaillerai peut-être au Figaro aujourd’hui, ou à Libé’ ou Mediapart ou allez savoir ?!

                                Dès lors, ma vie aurait pris une autre direction et serai devenu une uchronie. Peut-être existe t’il un monde parallèle où j’ai fais ce choix ? Mais il doit aussi exister d’autres univers où mes choix ont été totalement autre. En fait, il doit même exister un univers où je ne suis peut-être même pas né.

                                L’uchronie est belle et bien le « et si... », exploré et poussé dans ses derniers retranchements.

                                Pour les amateurs d’animation japonaise, je vous recommande aussi l’excellente série animée Noein qui traite d’univers parallèle et d’uchronie de façon intelligente.


                              • poetiste poetiste 21 mai 2009 09:09

                                L’uchronie, voilà bien ce qui fait pédaler l’imagination dans un yaourt virtuel. Si l’on rêve de refaire l’histoire, c’est que l’on n’en accepte pas l’héritage, que l’on ne se reconnaît pas être de la même espèce, potentiellement, que ceux qui se sont étripés dans les guerres passées. Imaginons plutôt le futur pour qu’il ne ressemble pas à la gabegie du passé et du présent surtout quand le présent est beaucoup plus inquiétant que le passé.
                                Nous sommes foutus.

                                La planète bleue est une poudrière qui ne demande qu’à exploser. Toutes les conditions sont réunies pour le feu d’artifice final. Les dinosaures de la finance pour qui même l’argent sale n’a pas d’odeur, resteront dans le court terme de leur obsession du fric. Bien malin qui réveillerait ce qui leur reste de conscience, d’intelligence collective. Ils vivent sur la planète ego avec l’argent pour tropisme, de préférence sous les tropiques. Leur conscience est à l’état embryonnaire, primitif, obscur, comme si ils étaient seuls au monde alors qu’ils n’y vivent pas réellement dans leur enclos doré. Ces riches là ne sont pas convaincus du tout que l’amour pourrait les sauver. Ils n’ont pas saisi la parabole du chameau qui doit passer par le chas d’une aiguille. S’ils font des envieux et des admirateurs, c’est qu’il y a bon nombre de pauvres qui sont de riches qui n’ont pas eu de chance. Tant qu’ils auront plus de supporters que de contestataires, aucune régulation ne viendra les empêcher de spéculer sur les salaires des braves gens, rien ne les empêchera d’appauvrir les plus pauvres en tirant de plus belle une couverture à eux qui, paradoxalement ne leur appartient pas. Echapper au fisc, c’est un vol manifeste qui échappe à la justice, Thémis peut toujours courir après le veau d’or, elle ne le rattrapera pas. La religion de l’occident est plus coloniale que chrétienne et c’est bien ce qui l’entraîne toujours plus loin, au-delà du point de non-retour. La troisième guerre mondiale promet une boucherie sans précédent. Doit-on considérer les valeurs humaines uniquement quand le feu est mis ? Echapper au fisc n’est pas anodin, c’est un crime contre l’humanité. Mais que dire des victimes de la spéculation, de l’argent trompeur ? Ils ne sont pas tous scotchés devant la télé à regarder : « Plus belle la vie ». Y-a-t-il un homme qui se sente l’âme d’un pilote dans l’avion ? Y-a-t-il un homme soucieux d’une évolution harmonieuse de l’humanité dans la création ? La vie a choisi de s’installer dans un tout petit coin de la galaxie « voie lactée », sur une toute petite planète : « terre ». Elle a pris tout son temps, laissé un héritage comme si elle voulait le léguer à une créature qu’elle désirait emmener vers la perfection, lui donnant un rôle à jouer dans cette évolution. Mais que fait l’homme en question ? Il se sauve avec la caisse aux Bahamas, à Londres, au Luxembourg, à Monaco, partout où il peut planquer son magot, sa cassette. On est pressé d’avoir quand on n’est pas grand-chose, on ne cultive pas le bon jardin mais celui qui s’épuisera très vite à force d’en pomper les ressources sans leur donner la chance de se renouveler. C’est ça l’intelligence des patrons de multinationales et de leurs soldats traders, avec une devise : « après moi le déluge ». Le temps est venu de penser sérieusement à l’avenir de toute l’humanité car la terre est minée mais peut-être pas encore terminée. Des esprits religieux tribaux, à l’ambition expansionniste, resurgissent d’un obscurantisme moyenâgeux, de guerres de religions passées pour réclamer leur part du gâteau. De vieilles haines couvent comme des percuteurs à la limite d’enclencher les armes nouvelles, plus létales que jamais. Les dinosaures ne sont pas morts, ils hantent le bulbe céphalorachidien de l’homme, toujours prêts à resurgir. L’humanité ne maîtrise pas ses instincts, le monde tarde à devenir spirituel et Malraux avait eu raison de s’être inquiété. Les dinosaures n’ont pas eu le choix de leur disparition de la surface du globe. Si l’homme n’en a pas plus le choix qu’est-ce qui peut bien le distinguer de ces monstres de l’ère secondaire ? Il y a là une question de respect de soi qui semble faire défaut chez les prédateurs qui font fi de la loi afférente à une évolution positive et harmonieuse, et celle loi nous dit : « Tu ne tueras point ». Une loi pleine de bon sens, oui, de bon sens. Il y a deux façons habituelles dans l’histoire de tuer son alter ego : En l’assiégeant, en le privant de ses biens vitaux, en lui apportant la guerre pour cause de différence de pensée, de religion. Nous avons les deux explosifs ; il ne reste qu’à allumer la mèche. On demande des hommes de bonne volonté disposant d’extincteurs. On connaît au moins une méthode pouvant contribuer à éteindre le feu : on l’appelle : « Amour », pas l’amour maladif et obsessionnel des chansons mièvres mais l’altruisme, l’acte volontaire, le goût des autres. Seule la vie est sacrée.
                                A.C


                                • werther_original werther_original 21 mai 2009 14:11

                                  beaucoup d’amour dans votre prose. autant d’amour que de mièvrerie . et autant de mièvrerie que d’illogisme.

                                  Vous apellez de vos voeux une sorte de naturel perdu : le pacifisme comme grand directeur de l’évolution.

                                  Dois-je vous rappeler que le naturel est tout sauf pacifique. Que tout ce qui à été crée sur terre s’est fait dans la douleur , dans la violence. Voyez le monde terrible des insectes.

                                  Ensuite pour nier votre propre côté animal et la terrible réalité du monde (qui existe bon gré , mal gré), vous donnez à l’homme un caractère quasi-divin.

                                  Elle a pris tout son temps, laissé un héritage comme si elle voulait le léguer à une créature qu’elle désirait emmener vers la perfection, lui donnant un rôle à jouer dans cette évolution

                                  Qu’en donnant ce coté supérieur à l’homme, vous justifiez dans un sens sa dominance et sa position de maître sur les autres formes de vie.

                                  La vie ne nous as pas donné une sainte mission de gardien intemporelle de la terre. La vie , c’est nous , c’est le corps , c’est l’herbe , c’est un équilibre et surement pas un rapport de gardien de zoo sur les autres formes de vie.

                                  et on n’arrivera pas à changer les hommes avec de telles rêveries. Il faut du pragmatique.

                                  Baudelaire et poe disait : plutot que vouloir dominer les lois naturelles , il vaudrait mieux s’y soumettre.

                                  Se donner l’apparence de dieu et s’inventer un naturel de remplacement donne libre cours à toutes velleités (car qui peut contester dieu ?).


                                • poetiste poetiste 22 mai 2009 13:53

                                  Werther pas original

                                  Mièvrerie et illogisme, c’est vous qui le dites, cela vient de vos neurones et on appelle ça projection en psychologie. Facile de laisser échapper ça de votre capharnaüm mental.
                                  Le naturel est pacifique et violent, les deux, mon cher ! De plus, vous êtes pessimiste ne voyant qu’une bouteille à moitié vide.
                                  Qui vous a parlé de divin ? Et qui vous a dit que nous n’étions pas des mammifères primates omnivores ? Pas moi !
                                  L’harmonie dans notre petit coin de galaxie, nous pouvons y apporter notre contribution mais pourquoi serions-nous des « maîtres » ? C’est encore vous qui interprétez. « Sainte mission » : auriez-vous la phobie de votre propre culture ? Sa légende fondatrice ne vous convient-elle pas ? On vous a forcé à fréquenter l’église quand vous étiez enfant ?
                                  Je ne crois pas en dieu et je pense que les religions sont simplement et instinctivement tribales, alors pourquoi parlez-vous de dieu ?
                                  Avez-vous entendu parler de l’incommunicabilité des êtres ? On est en plein dedans cher détracteur. Allez, zéro en interprétation de texte mon cher. Allez moins vite la prochaine fois.

                                  A.C


                                • werther_original werther_original 22 mai 2009 16:43

                                  Cher vous , je suis agnostique.

                                  Voyons , voyons , vous ne donnez pas le rôle de maitre à l’homme, ni ne placer l’homme comme dieu en devenir . alala , mais ne comprendrais-je plus le sens des phrases :

                                  Elle a pris tout son temps, laissé un héritage comme si elle voulait le léguer à une créature qu’elle désirait emmener vers la perfection, lui donnant un rôle à jouer dans cette évolution. Mais que fait l’homme en question.

                                  Que pourrais donc dire « emmener l’homme vers la perfection » ? : Monsieur le poête , j’entendais Dieu dans le sens de la perfection, du maitre absolu car qui est parfait est le maître (vous en conviendrez). Ce qui , ma foi , irait très bien avec votre seconde phrase ci-dessous :

                                  « lui donner un rôle à jouer dans cette évolution » : Vous allez donc m’expliciter ce rôle si ce n’est celui de maitre dans votre esprit.

                                  Vous n’êtes pas aller à l’église , cher monsieur , mais laissez moi vous dire, que par vos propos , vous décrivez tout simplement la genèse quand l’homme se fait dire d’être le gardien du zoo.

                                  Quant à l’incommunicabilité, Merci , mais ce petit écrivain (sans ironie) de bernard werber nous en donne la définition dans chacun de ses livres.

                                  Ce que je dis , de donner un rôle à l’homme , en soi , c’est n’importe quoi. C’est vouloir contrôler les lois naturelles au lieu de se laisser guider par elle.

                                  Pour parfaire votre propos , vous faites un parallèle de la crise , de la mort des dinosaures , de la nécessité d’une renaissance spirituelle. (le monde tarde à devenir spirituel)

                                  La vérité , c’est que dans le grand imbroglio universel qui a conduit à la vie sous toutes ses formes , a l’évolution , à tout ce que voulez, régi par une nature féroce et nécessairement meurtrière, la crise , sa genèse , son dénouement , semble être oh combien dérisoire et non événementiel.

                                  Mais forcément , cela embête l’homme de se faire enlever son petit côté « meilleur créature de l’année » pour humblement revenir à une réalite bien plus trivial qui est justement qu’il n’est rien et qu’il n’a aucun rôle à tenir.

                                  Mais bon , il fallait le faire , il fallait parler à M. univers , lui parler du big-bang , de la vie , de l’évolution , et surtout des financiers et de la crise.

                                  Vous pouvez parler autant que vous voulez de la crise , des financiers ,des hommes. Mais mélés tout ça à la vie , l’évolution , les dinosaures. SVP


                                • poetiste poetiste 23 mai 2009 00:52

                                  Réponse originale

                                  Oui, l’évolution se complique du fait de la venue de l’homme qui cherche à la comprendre, comme s’il y avait complicité entre cette évolution et l’homme, le seul animal doué de cette réflexivité : connaissance de lui-même par rapport au monde qui l’entoure. L’évolution de l’homme prend des allures exponentielles au regard de la vie des grands reptiles qui étaient locataires avant nous de la planète bleue durant des millions d’années. Aucun animal autre que l’homme ne peut transformer la surface de la terre ? L’homme a donc le rôle d’accélérer cette évolution, de la prolonger. Le hasard et la nécessité font donc bon ménage dans l’évolution. On peut parler d’uchronie, il semble que les choses se soient passées au mieux pour que vous veniez au monde dans la peau d’un homme. Et vous savez vous perfectionner et perfectionner le monde qui vous entoure ; en cela, vous participez à l’évolution. On ne peut pas dire d’un patron qui part avec la caisse aux Bahamas qu’il agisse pour une évolution positive de l’humanité ; il casse l’harmonie et en ce sens, il est nuisible. Nous sommes les gardiens du « zoo » ; mais c’est évident : si nous détruisons les autres espèces, les arbres et les animaux, cela revient à scier une branche sur laquelle nous sommes assis. La responsabilité existe du fait de la conscience. Et si vous ne croyez pas à la conscience innée, inventons-la ! Nous avons le rôle d’inventer l’évolution, de prévoir ; ceci est une responsabilité qui ne nous donne pas le rôle de « maître » ; il n’y a que le pouvoir qui fait les « maîtres ». L’homme a la faculté de dépasser sa nature et peut-être bien que l’évolution a besoin de cette faculté. Quant à la genèse, elle est permanente, je ne suis évidemment pas créationniste. La spiritualité, mot qui vient de l’esprit, c’est d’user de cet esprit dans un sens de sauvegarde collective de l’espèce humaine mais elle ne peut se faire sans aimer les autres, sans altruisme si vous préférez. Auguste Comte nous dit, dans l’ordre : religion, métaphysique et enfin : positivisme. Il conçoit l’évolution de l’humanité comme ça. Lui ou Spinoza sont des athées spirituels. Ils refusent la religion tribale qui tient de l’instinct grégaire. Si l’homme dépasse ses instincts, ses peurs de l’au-delà, ses légendes sacralisées, ses illusions de paradis, il se met à l’unisson de l’évolution. Et ça, ce n’est pas « contrôler les lois naturelles » mais vivre avec elles. Merci pour votre dernier commentaire.

                                  A.C


                                • werther_original werther_original 23 mai 2009 11:50

                                  Évidemment , je souscris à la morale , à la conscience du bien, au respect de la vie.

                                  Ce que je veux dire , c’est que cela reste un problème humain. L’univers n’a rien à faire de la crise ou des morts ou de la souffrance ou bien même de notre disparition.

                                  Notre discorde tient du fait que vous donnez un rôle a l’homme et moi pas et que ce n’est pas un telle idée qui va lui donner de l’humilité ; Mais ce qui n’empêche pas de nous rejoindre sur le fait qu’il ne faut pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

                                  Mais je ne sais pas pourquoi poetiste , vous m’êtes très sympathique quand même.


                                • poetiste poetiste 23 mai 2009 23:26


                                  @ Werther Original

                                  Moi aussi je veux comprendre :
                                  Souscrire à la morale, à la conscience du bien, au respect de la vie. Vous êtes partie intégrante de l’univers et vous dites que l’univers n’a rien à faire de ces valeurs. N’est-ce pas là une contradiction ?
                                  Sympathie partagée cher Werther et c’est ça qui nous relie. Nous sommes des chercheurs de sens. Ceux qui croient dur comme fer dans la légende fondatrice de leur culte et de leur culture arrêtent de réfléchir, ils se figent dans leur certitude et à partir de cela, ils se donnent une identité. La propension des hommes à se ressembler pour se rassembler (ou l’inverse), tient de l’instinct grégaire. Et sous quelle bannière se rassemblent-ils, celle d’une légende en guise d’alibi à un instinct strictement animal qu’ils ne veulent pas voir. Ces rêveurs de dieu ou de dogmes politiques ont assez montré leur dangerosité dans l’histoire ; ils restent obscurantistes dans l’évolution. Ces inventeurs d’un dieu ont une morale qu’ils attribuent à la croyance en cette légende fondatrice de leur culture. Du coup, ils inventent le sacré, argument du pouvoir et le blasphème pour qui remettent en question leurs certitudes ou transgressent leur notion du sacré. Si on parle d’uchronie, inutile d’imaginer une voie qui aurait pu être pire que celle empruntée par les hommes. La probabilité de vie dans l’univers est très faible ; c’est un concours de circonstances le plus improbable qui soit pour confiner à une telle harmonie. Le hic, c’est que le chaos est dans l’âme de l’homme autant que sa foi dans l’évolution positive. Donc, le gars qui part aux Bahamas avec la caisse du salaire des ouvriers contribue à scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Il n’est pas spirituel, son ego est démesuré ; sa religion est le profit immédiat, inconséquent. La conscience du bien est à inventer, elle n’est pas naturelle, elle procède d’un dépassement de notre nature instinctive. Quant-au respect de la vie, c’est une noble aspiration dans le sens de l’évolution mais à l’état d’utopie. L‘utopie ou la mort, disait René Dumont. We are waiting for the miracle to come, chante Léonard Cohen. Les catastrophes et les miracles ne s’expliquent pas, elles ne sont pas du ressort de l’homme. L’univers a des raisons que la raison ignore, nous sommes dans son mécanisme sans être mécanistes : vous avez dit bizarre, cher cousin ?
                                  A.C


                                • werther_original werther_original 24 mai 2009 01:18

                                  Tout d’abord , Vous avez eu une analyse particulièrement intelligente de l’uchronie, je pense que cela doit être souligné. Peut-être le meilleur commentaire jamais fait.
                                  En effet , la vie était d’une probabilité infime, et , comme on peut appliquer une rétrograde infinie de l’uchronie , il y aurait donc une infinité de chance pour qu’il n’y est rien dans un autre monde.
                                  C’était particulièrement intelligent. (sauf si bien sur il y a un dieu et que celui ci soit au dessus des lois universelles , on peut vraiment aller très loin)

                                  Il y a contradiction en apparence. Je dis bien que l’univers n’en a que faire de la morale ou de la conscience du bien. Mais je dis aussi que la morale ou la conscience du bien est un problème purement humain et pas universel. Une qualité qui s’applique au sous-objet mais pas à l’objet.
                                  Pour illustrer mon propos , je dirais que l’eau contenu dans un verre peut-être plate ou gazeuse, cela n’affecte en rien le verre. Cette qualité ne s’applique qu’a l’eau.

                                  Vous faites une introspection vraiment très poussé de la nature humaine. Pour moi c’est une bizarrerie. Quoi qui ait emmener l’homme ou il se trouve , cette chose lui a aussi donné un fort pouvoir de réflexion. Tellement fort que cet homme en parvient même à analyser sa propre machinerie et en voir les artifices qui le font être ce qu’il est. bien malin celui qui dira si cela faisait partie du plan. Dans un sens cela m’effraie un peu. Se sentir prisonnier de son propre instinct, savoir que l’on ne sera jamais libre.Penser qu’en ce moment même , Ma machinerie cérébrale s’évertue à me faire croire que tout ce que j’écris est créé ex nihilo. Oui , en vérité , c’est une bizarrerie et c’est surtout une horreur - et c’est une bizzarerie.

                                  Quant à la conscience du bien. Naturel , construction spirituelle , primum mobile bien caché de l’instinct ?
                                  Assurément , je voudrais bien savoir. Je ne saurais être aussi catégorique sur le naturel de la conscience du bien quand tout mon être s’évertue à me mentir.
                                  Peut-être un instinct acquis longuement par la force des choses, qui s’exprime par la manipulation indissociable de l’être, dont la découverte signifierait un nihilisme pessimiste généralisé.

                                  Quiconque, et sans doute vous , ayant beaucoup philosophé, s’approche toujours du spectre du relativisme ou de l’absurdité tel décrit par camus. Mais voila peut-être que l’on s’approche trop près du grand secret , du subterfuge ultime de l’essence humaine. Et Par un je ne sais quoi que je serais bien en peine d’expliquer ,et même si notre esprit, logiquement, embrasse cette idée par la force de la logique ; Et bien voila , qu’une force encore plus grande nous impose une morale de remplacement. L’instinct de survie.

                                  L’humanité est un agrandissement de l’homme. L’humanité est le plus petit dénominateur commun entre tous les hommes. Or tous les hommes ont un instinct de survie.

                                  Alors , l’instinct de survie comme grand instigateur de la conscience du bien ?

                                  Mais alors , c’est une conscience du bien plutôt limité et pas du tout apte à générer les 10 commandements.

                                  Et si il y avait une conscience du bien sur laquelle on ne peut agir et une autre , pour vous rejoindre , qui resterait à construire. Une conscience du bien intelligible ou peut-être que l’on ferait mieux de transformer en « conscience du mieux commun ».
                                  Mais sitôt qu’elle devient du domaine de l’intelligible, elle en devient Manipulable et peut-être attaqué par le relativisme.

                                  Finalement , apres une petite réflexion à la volée , je serais prêt à soutenir l’idée d’une conscience du bien(pour vous) ( conscience du mieux commun pour moi ) à construire et restant une utopie. Le seul désaccord avec vous (et par extension avec rené dumont) restant est que , pour moi , même si l’on ne trouve pas de « conscience du mieux commun » , l’espèce n’est pas menacé car sauvegardé par l’instinct de survie.

                                  Voila , j’attends votre réponse avec impatience. Après tout , ce texte est une construction commune.


                                • werther_original werther_original 24 mai 2009 01:23

                                  Désolé , il fallait lire :
                                  Je ne saurais être catégorique sur le NON-NATUREL de la conscience du bien.

                                  Si un administrateur pouvait corriger ma phrase.

                                  Dans le cas contraire , désolé poetiste de vous faire attendre la fin de la lecture pour corriger l’erreur.


                                • Deneb Deneb 21 mai 2009 10:59

                                  11 séptembre c’est 3 mille morts, environs. Déjà Srebrenica, c’était 3 fois plus. Et le Rwanda, n’en parlons pas. Si je pouvais remonter dans le temps pour reparer l’histoire, j’aurais plutôt tendance à me concentrer sur les genocides d’envergure. A cette échelle, le 11 septembre n’est qu’un detail.


                                  • Mmarvinbear mmarvin 21 mai 2009 18:38

                                    En ce qui concerne une bonne uchronie, je conseille le film « l’effet papillon ».

                                    Un jeune homme, sujet à des crises d’amnésie, découvre qu’il peut en fait voyager dnas le temps et changer le cours de certains événements.

                                    Il le fait pour améliorer les choses ( il a de bonnes intentions...) mais au final, le résultat final est toujours pire que la situation initiale.

                                    A méditer...

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