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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Il faut plus de libéralisme

Il faut plus de libéralisme

Le libéralisme est une excellente chose car il permet à la main invisible du marché de réguler naturellement notre société. La concurrence bénéficie toujours au consommateur. Je suis heureux de constater que la bataille idéologique a été gagnée. Seulement si encore aujourd’hui nous rencontrons des difficultés, c’est bien parce que nous ne sommes pas allés assez loin. En effet, il existe aujourd’hui encore des pans entiers de notre société qui ne sont pas privatisés. Ainsi s’il existe des cliniques privées, les hôpitaux publics sont encore légion. Et je ne parle pas de la Sécurité sociale. Les exemples sont nombreux. Voici ce qui, selon moi, dans une société idéale, devrait être privatisé pour un meilleur fonctionnement.

L’école

L’imposition par l’Etat des programmes scolaires est une injuste atteinte à la liberté. Si les écoles étaient privatisées, la concurrence entre les programmes scolaires pourrait jouer à plein, ce qui bénéficierait immédiatement non seulement aux élèves, mais aussi au marché. L’idée serait que les écoles s’adapterait naturellement au marché pour fournir la main-d’œuvre dont les autres entreprises ont besoin, suivant l’offre et la demande. Le marché de l’emploi serait ainsi optimisé sans besoin de régulation par l’Etat.

Par ailleurs, beaucoup d’argent est inutilement dépensé dans l’Education nationale et constitue un énorme gâchis : pourquoi enseigner les mathématiques ou le français à quelqu’un qui ne s’en servira jamais dans son métier d’ouvrier ? Pourquoi enseigner l’histoire à un futur ingénieur ou les sciences à un futur commercial ? Pourquoi même enseigner à un élève qui ne réussira jamais ? La privatisation de l’école permettrait de s’affranchir de ce gâchis en sélectionnant les écoles les plus performantes sur le marché. Les écoles responsables de ce gâchis seraient de facto éliminées, car moins productives.

Aujourd’hui, des choses sont faites pour aller dans ce sens. Je pense aux décisions prises de supprimer les mathématiques et l’histoire-géogaphie du tronc commun au lycée, ou encore de supprimer le redoublement. Effectivement, le redoublement est une dépense inutile pour l’éducation, car les élèves qui redoublent ne sont pas les meilleurs, pourtant on leur consacre plus de temps. C’est anormal. Nous ne pouvons que saluer le courage de Xavier Darcos pour ces décisions qui vont dans le bon sens. Mais ce n’est pas suffisant.

Il existe un troisième bénéfice encore plus subtil à la libéralisation de l’école. En effet, ce ne sont pas seulement des travailleurs que nous pouvons former, mais aussi des consommateurs. Le but à terme est, bien entendu, de favoriser la croissance en stimulant la consommation des élèves. Il sera, par exemple, possible d’introduire de la publicité dans les écoles, voire dans les manuels scolaires. Le contenu des cours pourra être modifié de manière à optimiser le marché et notamment la consommation, en incitant les élèves à consommer plus.

Les administrations

Encore aujourd’hui les administrations, comme par exemple les municipalités, appartiennent à l’Etat. Privatiser les villes serait certainement un grand bénéfice pour la société. On pourrait imaginer un système où le maire et ses adjoints seraient nommés non pas par les habitants de la ville, mais par les actionnaires. Ceci aurait pour effet d’optimiser le fonctionnement des villes par le marché et la concurrence. La ville serait rien de moins qu’un fournisseur de territoire pour les entreprises et les particuliers. Elle assurerait ou sous-traiterait les services associés à l’emplacement géographique, comme les voiries ou le maintien de l’ordre.

Ainsi les villes faisant payer le moins d’impôts attireraient plus de citoyens. Il faut penser en termes de marché : de même qu’il existe des produits bas de gamme et haut de gamme, il pourrait exister des villes bas de gamme et des villes haut de gamme. De cette manière chacun serait satisfait : ceux qui souhaitent payer moins et ceux qui souhaitent une meilleure qualité de vie.

Le marché des villes permettrait à terme d’optimiser l’implantation des entreprises : les usines s’implanteraient dans des villes plutôt ouvrières, et les quartiers d’affaire dans des villes plus aisées. De même pour les écoles, qui sont des entreprises comme les autres. Enfin les villes pourraient adopter des politiques d’urbanisation efficaces adaptées à leurs besoins pour obtenir un rendement maximum, par exemple en rapprochant les logements et les usines.

Ajoutons que les entreprises pourraient également posséder leur propre ville. Ainsi Coca-Cola, par exemple, pourrait racheter les villes sur lesquelles les usines sont implantées, y faire vivre ses employés, y construire ses écoles.

La justice et la police

La justice permet le maintien de la paix sociale, ce qui est essentiel au marché. Mais comment juger que telle loi est meilleure qu’une autre ? Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer que voler ou tuer est mal ? La morale ? N’est-elle pas arbitraire ? En réalité, la seule façon de déterminer si un système législatif est meilleur qu’un autre est de le soumettre aux lois du marché et de la concurrence. La main invisible du marché pourrait ainsi sélectionner le meilleur système. Il serait du ressort des villes privatisées de choisir les lois qui leur conviennent, et non pas, comme aujourd’hui, à l’Etat d’imposer ses lois, ce qui est une injuste entrave à la liberté

Aujourd’hui de bonnes décisions sont prises. Par exemple, le fait de faire des entretiens psychologiques avec de futurs détenus pour savoir s’ils ont des tendances suicidaires est une bonne chose. Cela permet de sélectionner les détenus les plus dociles, capables d’endurer des conditions plus difficiles, et optimise la capacité de nos prisons en nombre de détenus. Nous pouvons remercier Rachida Dati de prendre des mesures qui vont dans le bon sens. Mais ce n’est pas suffisant.

Si la justice était privatisée, le service serait rendu par des sociétés de justice assurant à la fois la législation, le jugement et le maintien de l’ordre, ce dernier pouvant éventuellement être sous-traité. Ainsi les entreprises de justice les plus performantes, celles qui sont à même de favoriser le marché, que ce soit par la paix sociale ou en favorisant les acteurs les plus compétitifs, et ayant le meilleur rendement économique, seraient naturellement sélectionnées par la main invisible du marché.

Prenons exemple des lois anti-racisme et anti-discrimination qui existent dans notre société. Il devrait être possible de mettre en concurrence un système autorisant le racisme et un système anti-raciste. S’il s’avère que le système anti-raciste est réellement plus performant, alors il sera logiquement adopté. A l’inverse, si les sociétés qui ne luttent pas contre la discrimination, voire encourage celle-ci, sont plus productives que les autres, il est normal qu’elles soient conservées.

Il est possible que certaines entreprises de justice soient particulièrement compétitives. Je pense par exemple à une législation qui punirait les chômeurs et les improductifs et qui encourage la flexibilité des travailleurs sur le marché. De telles législations favoriseraient sans doute fortement la croissance. On peut penser qu’elles attireraient moins de travailleurs, mais, à terme, qui refuserait de faire partie du système le plus compétitif ? Après un certain temps, les systèmes concurrents ne pourront plus faire face et seront rachetés. Bien sûr, ce ne sont que des conjectures.

Là-dessus, encore une fois, nous nous devons de saluer les décisions prises par Nicolas Sarkozy qui vont dans ce sens, en incitant les chômeurs à accepter des offres qui ne leur conviennent pas.

L’armée

Il peut être utile pour les entreprises-villes d’étendre leurs territoires, ou de le défendre. Pour ceci, elles pourront faire appel à des milices.
La guerre n’est pas forcément rentable économiquement car elle détruit de la main-d’œuvre. Les rachats entre villes sont préférables. Cependant elle peut l’être dans le cas ou des ressources naturelles sont présentes en grande quantité sur un territoire.

Les services sociaux

Les services sociaux peuvent être compétitifs dans le sens où ils assurent une bonne répartition des différentes classes sociales suivant les besoins du marché et améliorent la qualité des travailleurs. Ils jouent le rôle de régulateur.

Ainsi si la main-d’œuvre à bas coup est trop abondante ou si la consommation est trop faible, il peut être utile, par une répartition de l’argent, d’augmenter la classe moyenne.

La bonne santé d’une partie non négligeable de la population est également une garantie du bon fonctionnement des entreprises, à la fois pour le travail et pour la consommation. Les services sociaux sont donc de puissants outils au service des entreprises.

L’art et la culture

Les biens culturels sont infiniment copiables. Ils ne peuvent donc que servir de support à la publicité. Les artistes rejoindraient ainsi les services marketing des grandes entreprises.

Une seconde approche est le divertissement. Le divertissement peut être un service rendu aux entreprises afin d’améliorer la compétitivité des travailleurs. Le divertissement peut être considéré comme une forme de service social.

L’idéal est de combiner les deux, car le problème de la copie se posera toujours sur certains types de biens culturels.

Les nations

Dans un tel monde, l’Etat deviendrait une entreprise comme les autres, non pas plus mais moins performante que les autres, en tout cas dans sa forme actuelle, et s’adapterait ou disparaîtrait. Cependant l’Etat peut aussi être vu comme un regroupement de ville permettant de les rendre plus compétitives en se regroupant.

Les Etats comme les villes pourraient également s’acheter les uns les autres. Imagine-t-on les Etats-Unis racheter l’Inde ? Si enfin les Etats étaient privatisés, ce serait possible.

Conclusion

La loi naturelle du marché pourrait s’appliquer partout et réguler naturellement le monde vers le maximum de bien-être du plus grand nombre, car qui dit optimisation du marché dit optimisation des gains, et donc plus de bonheur. Dans un tel monde personne ne serait laissé pour compte, puisque chacun serait libre d’entreprendre. Mais ne rêvons pas. Aujourd’hui trop de forces réactionnaires refusent un tel progrès.

Pour finir, un peu de science-fiction : imaginons que l’on supprime les lois anti-monopole. Du fait de la concentration des entreprises par rachat successif, on pourrait aboutir après quelque temps à un stade ultime, un véritable dépassement de l’humanité, le graal du libéralisme : l’entreprise unique, possédant un seul et unique actionnaire.


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173 réactions à cet article    


  • el bourrico 13 octobre 2008 11:13

    MOUAHAHAHA .... attention, cet article dévoile un grand projet de société, que dis-je, LE projet de société, le seul et unique...


    • La Taverne des Poètes 13 octobre 2008 11:23

      "parodie"... smiley


    • pseudo pseudo 13 octobre 2008 11:37

      @La Taverne

       smiley

      Oui, c’est que j’y ai lu moi aussi.


    • pseudo pseudo 13 octobre 2008 11:38

      Euh, ce que ...

       :-[


    • sisyphe sisyphe 13 octobre 2008 19:03

      Cet article comprend un bon nombre d’excellentes propositions, mais il en manque une, essentielle :
      il faut privatiser le vivant
      ce vivant, qui, si on le laisse aller à produire des fruits, des plantes, des légumes, de l’eau, des animaux, sans que ça ne rapporte rien à personne, engendre un énorme gachis.
      Il faut marquer tous les animaux de la création au fer rouge des multinationales qui les possèdent, privatiser tous les cours d’eau, pour en faire payer la jouissance à ceux à qui ça profite, breveter tous les fruits, légumes , plantes, de façon à ce que cesse l’anarchie da la production naturelle. 
      Et souhaitons que les progrès de la science permettent aussi de privatiser l’air qu’on respire ; tout ce bon argent qui se perd, si c’est pas une honte...


    • quen_tin 13 octobre 2008 19:14

      J’ai honte d’être passé à côté d’une telle idée géniale.
      Il est clair que privatiser les êtres vivants et les mettre en concurrence pourrait permettre d’en optimiser énormément le rendement économique. La plupart des animaux ne survivraient pas parcequ’ils ne sont pas rentables.
      Quelqu’un d’autre a cité la privatisation des êtres humains. C’est également une excellente idée.


    • Eloi Eloi 13 octobre 2008 20:01

      On le fait plus ou moins, non, avec le marché des dons de sperme ?

      On n’a qu’à privatiser les enfants, les mères seraient des TPE et louerait l’emplacement des enfants. La mise en place de la bibliothèque génique Spermtic permettrait, par des techniques sophistiquées de faire rencontrer les spermatozoïdes avec les ovules de leurs rêves. Bien sûr, en cas de défaut de paiement, la mère porteuse pourra légitimement avorter et même empocher une bonne plus value en vendant les cellules souches à des laboratoires. Lesquels pourront aller un peu plus loin dans le tripatouillage des gènes. 

      Mon dieu ! La thune qu’on va se faire !! Je bande !

      @ l’auteur

      merci pour cet article. Cependant, vous n’êtes pas un très bon Commissaire du Parti de la Trilatérale : certains pourraient croire que c’est une parodie. -1 pt sur votre Evaluation Universelles de Compétences Compétitives  smiley


    • Eloi Eloi 13 octobre 2008 20:09

      Tout humour mis à part

      il est assez glaçant de constater qu’on a plus ou moins privatisé l’air, avec le marché du CO2


    • Traroth Traroth 13 octobre 2008 21:19

      Totalement privatiser les écoles ? Ca doit faire rire jaune du côté de la Nouvelle-Orléans...

      http://www.lefigaro.fr/international/20060602.FIG000000224_la_nouvelle_orle ans_peine_a_rebatir_ses_ecoles.html


    • quen_tin 14 octobre 2008 00:21

      > certains pourraient croire que c’est une parodie

      Pour ma défense, certains ont bien compris que ce n’en était pas une !


    • quen_tin 14 octobre 2008 10:40

      (je plaisante)


    • Alpo47 Alpo47 13 octobre 2008 11:25

      Heureusement, l’auteur fait du second degré.
      Oui, c’est bien ça ?
      Parce que si c’était un "projet de société", cela signifierait que ce "d’jeune" vit sur une autre planète et que les extraterrestres sont déjà parmi nous.


      • LE CHAT LE CHAT 13 octobre 2008 11:31

        article à troll , est ce de la provocation ????????

        fait gaffe , y’a quelqu’un qui a passé commande pour faire de toi son esclave sexuel , c’est ça le libéralisme ! smiley


        • LE CHAT LE CHAT 13 octobre 2008 11:35

          Imagine-t-on les Etats-Unis racheter l’Inde ? Si enfin les états étaient privatisés, ce serait possible.

          c’est plutôt l’inde , la chine et le japon qui deviennent propriétaires des states en ce moment ! merci le libéralisme !


        • Eloi Eloi 13 octobre 2008 20:02

          Tout dépend jusqu’à quelle profondeur la législation attribue le sol. Faudrait pas qu’ils se rachètent eux-mêmes


        • Zalka Zalka 13 octobre 2008 11:32

          Hilarant Quen_tin !

          J’ai ces derniers temps des pensées émues pour tous ces glands qui nous ont rabaché qu’il fallait laisser faire le marché autorégulateur et qui depuis deux semaines se rendent comptent qu’ils nageaient en plein paradigme débile.


          • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 12:56

            T’inquiète Zalka, il en est encore qui te diront que ce n’est pas du libéralisme, les Bruxman et autre Péripate persuadés que seul leur vision, mise pourtant à mal, sera bénéfique à l’ensemble de l’humanité.

            Preuve que même quand on a pas froid au yeux on peut devenir aveugle...


          • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 13:25

             Non, tout ce que je réclame, c’est de pouvoir faire sécession des cons. Peu me chaud qu’ils se votent des taxes à 90% de leur revenu, qu’ils décident d’interdire,de brimer et de spolier, du moment qu’il le font dans leur coin, sans m’emmerder, moi, et ceux qui veulent simplement être libre. Fabriquez votre enfer si ça vous chante, mais ne l’imposez pas aux autres.


          • Zalka Zalka 13 octobre 2008 13:48

            Le Péripate : joli cri du coeur. J’imagine que c’est une sortie comparable qui vous a convaincu de vous prosterner (ou prostituer) aux pied du libertarianisme. Personnellement, j’ai l’impression de lire le slogan de "gauloises" : "liberté toujours !"

            C’est beau de faire appel à de grands principes, mais c’est encore mieux de réfléchir aux conséquences de certaines décisions.

            L’homme qui hurle "égalité", a-t-il un bon projet ? Dit comme cela, c’est plutôt séduisant l’égalité, non ? Pourtant, certains sont devenus des integristes de l’égalité. Pas un tête qui dépasse. Cela a finit par donner le communisme dont la volonté de tout planifier dans le but illusoire d’imposer une égalité "juste" s’est transformée en échec total : une élite plus égale que le reste, un totalitarisme étouffant, une planification ineeficace etc...


            Quid de la liberté ? C’est le même problème. En cas de liberté absolue, c’est de l’acorbatie quotidienne. Nul doute que si vous avez 50Mrd de dollars, vous avez un sacré file, mais pour les autres, c’est quedale. Car finalement dans cette "liberté absolue", plus vous êtes riche, plus vous êtes libre. Autant dire que le connard de prolo qui bosse 60h par semaine pour un salaire qui ne lui permet que d’assurer le minimum vital est aussi libre qu’un mec au goulag.

            Péripate, vous êtes aussi objectif que les militants cocos. La stupidité est dans l’excès et votre diatribe pour faire sécessions des cons vous classe illico dans cette catégorie. Croyez moi, mon gars : si vous postez sur agora vox, c’est que vos moyens financiers vous classe parmi ceux qui ne survivraient pas à un régime anarcho capitaliste.


          • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 14:21

             Je ne sais pas si un crétin peut répondre à un autre crétin. Mais, manifestement, vous ne savez pas ce qu’est la liberté. Ce n’est pas parce que je ne peux me rendre sur la Lune que je ne suis pas libre, mais je suis libre de faire ce qui est en mon pouvoir pour m’y rendre. D’ailleurs, c’est avec "pouvoir" que vous confondez le mot "liberté", ce qui n’a rien à voir.
            En tout état de cause, rêvassez comme vous l’entendez, mais ne me faites pas chier. Merci.


          • Zalka Zalka 13 octobre 2008 14:31

            "Je ne sais pas si un crétin peut répondre à un autre crétin."
            Je sais juste qu’un militant reste un connard, qu’il soit coco ou libertarien. J’en ai de nouvelles preuves chaque jour.
             
            "Mais, manifestement, vous ne savez pas ce qu’est la liberté. Ce n’est pas parce que je ne peux me rendre sur la Lune que je ne suis pas libre, mais je suis libre de faire ce qui est en mon pouvoir pour m’y rendre. D’ailleurs, c’est avec "pouvoir" que vous confondez le mot "liberté", ce qui n’a rien à voir. "

            Manifestement, vous n’êtes pas équipé pour réfléchir. Vous traitez d’ignorant automatiquement les personnes ne partageant pas votre point de vue. Votre pseudo liberté de vaut pas un clou si les possibilités sont hors de portée. D’autant qu’avec votre système, les gens auront efffectivement la liberté de faire ce qui est en leur pouvoir pour avoir accès à un logement honnête, aux premiers soins, à l’éducation, à un minimum de loisir, mais de fait, ce sera effectivement aussi difficile que d’aller sur la lune !


            "En tout état de cause, rêvassez comme vous l’entendez, mais ne me faites pas chier. Merci.
            "
            Mais réveille toi, mon coco ! L’idéaliste aspirant à une utopie libertarienne, c’est toi ! C’est toi qui rêvasse à un système meilleur ! Alors arrête de nous casser les oreilles avec tes putains de pleurnicherie comme quoi on t’empêcherait d’être libre et continue de payer tes impôts (tu sais les trucs qui permettent à tes chiards d’aller à l’école, qui payent ton réseau de route et transport que tu utilises tous les jours, qui payent ta sécurité etc...) et de respecter les lois (tu sais, les trucs qui empêche ton voisin de t’exploser la tronche juste parce qu’il ne peut pas te sentir).

            C’est ca la vie en société. Et si tu es trop bête pour l’intégrer, fais toi ermite, tu seras très libre.


          • quen_tin 13 octobre 2008 15:19

            @peripate

            Si je ne peux pas aller sur la lune parcequ’on me l’interdit, ou parceque je n’en ai pas et n’en aurait jamais les moyens, le résultat final est le même non ?

            Si je suis analphabète, je suis libre de m’intéresser aux théories économiques, mais j’ignore même leur existence. Au final, qu’on m’interdise ou pas l’accès à ces théories, le résultat est le même non ?

            Est-ce que la liberté n’est pas plutôt l’étendue des possibles ?

            En tout cas je vous invite à étudier le concept de liberté positive...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 octobre 2008 15:40

            @ l’auteur. J’aime d’autant mieux votre humour qu’il suffit de changer quelques petites s choses pour qu’elles semblent raisonnables. Ca nous change des parodies trop faciles. En fait si on pense à la société de l’avenir, il est clair quil y aura un piano nobile libertaire sur un rez-de-chaussée démocratique.

            http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/13/apres-la-crise/

            http://nouvellesociete.org/709.html

             Pierre JC Allard


          • sisyphe sisyphe 13 octobre 2008 18:55

            . Ce n’est pas parce que je ne peux me rendre sur la Lune que je ne suis pas libre, mais je suis libre de faire ce qui est en mon pouvoir pour m’y rendre.

            Oui : et donc, comme ce qui est en notre pouvoir ne nous donne pas la liberté de pouvoir y aller, ça revient exactement au même : on n’est pas libre d’y aller. 
             smiley


          • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 19:13

             Liberté "positive"... vaste foutaise... A ce compte là, vous ne serez jamais libre. C’est comme la différence entre "le droit de" et le "droit à". J’y ai déjà beaucoup réfléchi... Merci.


          • quen_tin 13 octobre 2008 19:20

            C’est une notion plus fine que la liberté négative.
            La liberté négative (l’absence de coercition) est insuffisante en pratique. Elle ne tient pas compte des rapports de force qui existent.

            Mais pourquoi foutaise ? C’est plutot un progrès que d’en tenir compte.


          • Eloi Eloi 13 octobre 2008 20:04

            Heureusement qu’on n’a pas privatisé Péripate

            Les actions auraient circulé de banques en banques jusqu’à la catastophe qu’on connaît.

            Imaginez l’horreur : finir dans les coffres de l’Etat ????


          • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 20:51

            Bon, qu’est-ce qu’on disait ? Déjà, merci de votre correction et de votre politesse.
            Maintenant, au fait. Votre pensée est viciée par ces fameux "rapports de force". Ils vous mènent dans le relativisme le plus nihiliste qu’il soit possible d’imaginer, où le droit n’est plus naturel, c’est à dire à découvrir par la raison, mais simplement, comme vous dîtes, le droit n’est plus que l’expression des "rapports de force". Hormis le fait que c’est une idée typiquement marxiste (ce qui, en toute raison, ne suffirait pas à la disqualifier), cette idée permet le meurtre et la violence au nom, en vrac, du prolétariat, de la race, de la nation, etc... C’est vraiment cela que désirez ?
            Maintenant, acceptons, comme pour jouer, l’idée que des rapports de force puissent se nouer. Pour que ces rapports de force aient un sens collectif (les riches contre les pauvres, les blancs contre les noirs, etc...), il faudrait admettre que les collectifs pensent. Or, seuls les individus pensent. Et le collectif n’existe que pour autant qu’il est actualisé. Qu’est-ce que ça veut dire ? Disons que un collectif, c’est comme le réseau du téléphone. Appartenez vous au collectif "téléphone" du moment ou vous êtes équipé ? Oui, à condition de ne pas hypostasier cette notion. Car vous pouvez mourir à deux mètres de ce téléphone sans pouvoir appeler au secours. I n’y a donc de collectif téléphone que pour autant que vous, l’individu qui s’appelle vous, est en train de communiquer, non avec l’ensemble des abonnés, mais avec un abonné particulier. C’est cela, actualiser le réseau. Pareil pour le collectif. Imaginer qu’il existe, de manière permanente, des rapports de force entre parties d’un collectif est une profonde erreur méthodologique, philosophique.


          • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 20:56

             Eloi, sincèrement, j’ai apprécié votre vanne...


          • Traroth Traroth 13 octobre 2008 21:26

            Peripate : et donc, si vous voulez vivre complètement libre, vous n’utilisez aucun service public ? Vos enfants ne vont pas à l’école publique, votre voiture ne roule pas sur la route, vous ne vous faites pas soigner par les hopitaux publics, si vous vous faites agresser, vous ne faites pas appel à la police, si on vous spolie, vous ne faites non plus appel à la justice, et, bien entendu, vous ne réclamez aucune allocation, aide ou subvention d’aucune sorte ? Si c’est le cas, je veux bien vous écouter, sinon, ce n’est qu’un ramassis de conneries.


          • Eloi Eloi 13 octobre 2008 22:13

            @ le péripate

            boah c’était plus une vanne qu’autre chose, en effet

            dans tous les cas, excusez-m’en !



          • Eloi Eloi 13 octobre 2008 22:22

            Toute blague mise à part,

            Le péripate, convenez malgré tout que certaines choses n’ont pas de prix : en situation de survie, le quignon de pain pour ses enfants peut valoir le prix de beaucoup de vies humaines, voire la sienne propre.

            Pour les loisirs, le libéralisme peut être un bon moyen de fixer le prix d’un objet. Dans certains cas, la notion de prix s’envole à de telles stratosphères qu’on ne peut plus compter ! Certaines choses, il les faut. Pas plus cher, pas moins cher, quel qu’en soit le prix, il les faut !

            Il n’est pas utile d’en faire une liste, je pense


          • quen_tin 14 octobre 2008 00:07

            @peripate

            Vous me prêtez des idées que je n’ai pas. Je ne pense pas que le droit soit une expression des rapports de force. Je pense seulement que le droit à la liberté (négative) n’est pas suffisant dans une société.
            Les rapports de force, c’est quelque chose qu’on constate. Les Etats-unis en temps que "collectivité" ne pensent pas, pas plus que la France. Cependant il existe un rapport de force entre ces deux pays qui les rend inégaux lors d’une négociation.
            Personne ne peut ignorer le milieu social auquel il appartient, et de ce fait les chances dont il dispose et les contraintes que ça représente. En effet appartenir à une collectivité c’est bien plus que brancher un téléphone. Ca touche à notre nature même, la façon dont on s’est construit. De nombreuses études montrent bien que la capacité de l’individu à s’affranchir de son milieu d’origine reste plutôt anectotique. Voilà comment s’illustrent concrètement, à l’echelle de l’individu, des rapports de force entre milieux. Bien que les collectivités ne pensent pas...
            Ajoutez à ça une loi naturelle : le pouvoir, sans contrôle, se renforce lui même (par le fait d’actions individuelles bien entendu), et on voit bien qu’il est essentiel d’apporter à la société une certaine régulation, et de garantir un peu plus que la simple absence de coercition.


          • JL JL 13 octobre 2008 11:33

            En commençant la lecture j’ai pensé que la main qui est aussi aveugle qu’invisible pourrait bien claquer un jour ses adorateurs, je ne suis pas sûr qu’ils comprendraient ce qui leur arrive.

            Mais puisque la parodie est un art difficile, hélas, je voudrais réagir sur un point qui aurait mérité un meilleur traitement , vous dites : ""L’armée, Il peut être utile pour les entreprises-villes d’étendre leurs territoires, ou de le défendre. Pour ceci elles pourront faire appel à des milices.""

            Mais peut-être l’ignorez vous : En Colombie, des paramilitaires tuent des civils et les déclarent comme des guérilleros afin de toucher les primes. 750 meurtres auraient ainsi été commis.


            • Traroth Traroth 13 octobre 2008 21:28

              Sans parler de Blackwater, la plus grosse armée privée du monde...


            • Antoine Diederick 13 octobre 2008 11:34

               smiley

              ou bien c’est un grand moment d’humour ou bien vous avez l’intention de vous faire étriper....

              En revanche, s’il fallait cet exercice pour démontrer par l’absurde l’inanité un tel systeme de valeurs politiques, bravo, j’applaudis, le but est atteint.


              • Alpo47 Alpo47 13 octobre 2008 11:38

                Franchement, il y a bien longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi déconnecté de la réalité.
                Est ce la démonstration de la profonde médiocrité de notre enseignement, ou de sa formidable réussite en tant que "nettoyeur de cerveau" ?
                Je suggère à l’auteur de revenir dans le monde réel... respectueusement.


                • La Taverne des Poètes 13 octobre 2008 11:40

                  N’oublions pas : la généralisation des paradis fiscaux et la dépénalisation des fraudes fiscales des riches. Mais pas pour les pauvres, faut pas déconner quand même ! Et, pour finir, Tapie président !

                  C’est inimagineable toutes les belles choses qu’on pourrait faire s’il n’y avait en France encore tant de réactionnaires bornés ! Liquidons Mai 81 ! Liquidons aussi le MoDem !

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qyutiun


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