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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > La cuisine citoyenne à l’usage des nuls

La cuisine citoyenne à l’usage des nuls

Envie de confectionner un bon petit plat florentin, mais vous n’avez rien à dire, pas d’ingrédients ? Vous êtes ménagère de plus de 50 ans rentrant épuisée des tâches domestiques, et donc peu encline à réaliser des réductions alambiquées au jus de truffe ? Père divorcé désireux d’éblouir vos enfants et d’agacer l’ex-femme de votre vie ? Jeune cadre dynamique pressé d’en mettre plein la vue pour pas cher ? Cet article est pour vous. Oubliez nouvelle cuisine et autres attrape-gogos. Passez à la cuisine citoyenne. Suivez scrupuleusement ces conseils : les plats ne repassent pas deux fois.

1/=La tenue :

Le port de la cravate est déconseillé : ça tache et ça fait tache. Négligez aussi le coûteux "casual wear" : la moindre giclée de vinaigre balsamique vous coûterait plus cher que le plat confectionné. En ces temps commémoratifs de 68, un bleu de chauffe de chez Renault-Billancourt est idéal, mais rare et cher à trouver. Le lin cru peut plaire aux écolos, mais s’avère fragile et ruineux au pressing.

Non, croyez-moi : de nombreuses éclaboussures, giclures, humeurs et sécrétions diverses étant susceptibles de jaillir du chaudron des débats, habillez-vous simplement. Au besoin, dépouillez le vieil homme et prenez vos vieux vêtements blanchis sous le harnais, ceux que vous portiez pour le deuil de vos illusions. C’est encore le mieux.

2/=outils et ustensiles :

Ne négligez surtout pas les liens (pardon, le liant…), même et surtout si vous n’avez rien à dire. Ca fait sérieux, met des couleurs dans l’assiette et, de toute façon, personne ne les mangera.

En revanche, même poussés au coin de l’assiette, ils susciteront une course au lien toujours intéressante : il se trouvera toujours un convive pour en rajouter un autre, qui contredit le précédent et ainsi de suite. A la fin, cela produit une belle bouillabaisse mayonnaise, bien épaisse et indigeste. Le tour est joué.

 

Evitez de trimballer trop de casseroles en cuisine : ça finira par se savoir. Ayez toujours cuillères, fourchettes en nombre, bien propres et à portée de main. Ne sortez vos couteaux qu’en dernière extrémité. Le hachoir enfin, je le rappelle, ne doit servir qu’avec modération : il n’est en général utilisé que pour signaler un abus aux convives rustres et malpolis.

3/=ingrédients :

N’hésitez pas à alterner le sucré/ salé, à poivrer à l’excès. Le piment est bienvenu. Il convient de faire une cuisine participative, comprenez une cuisine où on s’étripe, s’invective du batteur à blanc d’œuf, se jette les andouillettes à la face, où chacun s’éclabousse plus ou moins joyeusement de giclures lourdes et acides.

Fuyez donc les vrais sujets, les ingrédients fondamentaux, le sel de la vie : la mort qui rôde, le cancer qui éclaircit les amis que le vent emporte, le temps qui passe, les brèves de comptoir.

Seuls quelques grands cuisiniers ont pu faire fortune avec des spaghetti al vongole roulés sur les seins de Denise, la sociologie de la terrasse parisienne, la mort sur la route d’un VRP de la presse dont le dernier journal a roulé au vent, où les relents de Kiravi dans notre mémoire collective, quand la jeunesse ne voulait pas dire bon temps.

Fuyez les billets de mer, c’est pour les marins.

 

Non, faites dans le complot : un 11-Septembre qui n’aurait peut-être pas été précédé par le 10 ni suivi par le 12 du même mois, comme on voudrait nous le faire accroire.

Des salopes au Vatican. Ca c’est bon. Ca relève un plat qui aurait été trop fade autrement.

Une simple gifle donnée par instituteur peut vous faire 300 couverts. Notez-le.

L’opprobre courageusement lancé en guise de nécrologie à la mort d’un people, ça marche bien aussi.

L’écologie, c’est excellent , ça se mange sans faim : faire croire que les voitures rejettent du méthane, alors que les bovins de France en rejettent plus que tout le parc automobile réuni, c’est porteur.

La politique aussi : on a tendance à croire que c’est un plat ringard. Non, osez, ça plaît toujours. Mieux que le cancer.

Enfin, c’est vous qui voyez, comme disait Lespales.

4/=présentation :

Ne soyez ni trop copieux ni trop zen et resserré. La cuisine japonaise a trouvé ses limites, la cuisine roborative des dimanches familiaux aussi. Si le convive est trop calé, il peut éventuellement éructer quelques commentaires acides remontant de l’estomac (parfois même - mais c’est plus rare - de son cerveau).

Soyez faussement modeste : dites en préambule que vous n’y connaissez rien en cuisine, que c’est la première fois que vous tentez une croustade d’élection sauce cocue sur son lit de Tss… Ca mettra les spécialistes, les rieurs et les indulgents de votre côté. Les autres, de toutes façons, à la seule lecture du nom du chef de cuisine, vous enverront l’assiette à la tête, sans en avoir goûté une seule bouchée.

Bref, cuisinez pour ceux que vous aimez. Ils vous le rendront bien.

N’ayez pas peur des chemins de traverse, des sujets et plats rarement tentés :

Le plafond de la chapelle sixteen date-il d’avant John Lenon ?

Faut-il égorger les moutons avant qu’ils ne se jettent de la falaise, et leur épargner ainsi une mort horrible ?

N’hésitez pas non plus à parler de vous, s’il n’y a que cela qui vous intéresse.

Sociologues, refaites le monde, ça ne mange pas de pain. Instituteurs à la retraite, ramenez votre fraise, c’est la saison. Arpenteurs d’églises et de musées, n’hésitez pas à en faire tout un plat…

Faites-vous plaisir, parce que vous le valez bien.

5/= vente et packaging du produit :

Agrémentez l’assiette de photos, sinon personne ne s’intéressera à votre rizotto. Choisissez-les de couleurs vives, flashy, car le convive est peut-être mal-voyant ou fatigué par de longues heures passées sur son écran d’ordinateur. Ne négligez pas les femmes (demi) nues, un cadavre par-ci, par-là (surtout si la photo est libre de droit et prise dans une contrée lointaine, sans copyright sur le "crédit photo"). En bref, une photo de Laure Manaudou bien cambrée sur le plongeoir avant le départ du 100 mètres papillon sera utilement jointe à un article sur la crise des subprimes ou la flambée du Super déplombé.

6/= la validation du plat par le chef de cuisine :

Ici, le restaurant est citoyen et démocratique.

Certes, il y a les simples cuistots, les plongeurs, les chefs de rang et les chefs de brigades.

Mais les chefs sont des cuisiniers comme vous et moi qui ont réussi au moins cinq plats différents, ayant fait au moins 10 couverts (sauf le week-end, où le restaurant est fermé, comme toutes les bonnes adresses).

En cas de gros problèmes, le propriétaire du fond et des murs est joignable en terrasse de la Piazza Rotondo à Rome, sur son telephonino. Il dit "pronto ?", et met alors son grain de sel, genre "tutta posto" ou au contraire "niente da niente".

Mais c’est rare. Bref, il ne faut pas vous inquiéter pour cela.

7/ la vaisselle :

Quand le vin est tiré, il faut le boire. Certains vont recracher, éructer, d’autres savourer après s’être mis votre plat en bouche, qu’ils ont préalablement rincé au miel des mots.

Quand les apaches déboulent sur votre écran, faites bien comme on vous dit : restez courtois, argumentez, faites votre "service après-vente" avec tact et discrétion.

N’appelez le chef de cuisine et le modérateur qu’après avoir sorti votre parapluie, et si les assiettes fusent autour de votre tête, ou si la hotte aspirante s’enflamme. Entre-temps, repliez-vous sur une position préparée à l’avance et attendez les secours. E pericoloso sporgersi.

Notez que certains convives avinés et/ou opiacés (certains types de décérébrés également) ont une résistance peu commune. Les oisifs et les hargneux, qui abondent dans la salle, peuvent être coriaces et ne se décourager qu’au petit matin. Les bacs moins douze tenteront sans doute de vous passer des SMS, disant en substance que "votre cuisine, c’est de la daube, et qu’ils auraient pas été plus avancés s’ils auraient lu tous les livres".

Soyez magnanime.

Au besoin, citez Chateaubriand : "il faut être économe de son mépris, vu le grand nombre de nécessiteux".

Et tel un sous-marin furtif, attendez que ça passe, "que le jour recommence, que le jour finisse".

Bon, il faut que vous laisse. Ma femme… comme dirait Colombo.

Elle vient de passer la tête dans mon bureau, et de me dire : "si tu n’as rien d’autre à faire que d’écrire des vanités, tu pourrais au moins faire à dîner"…

 


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56 réactions à cet article    


  • Castor 15 mai 2008 13:28

    ...y’en a pour tous les goûts,

    pour toutes les bourses,

    ça craque sous la dent, ça grince aussi parfois mais ça vous a un petit goût de reviens-y...

    Encore !

    Et merci !


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 13:35

      Avant l’ouverture du bal, je voudrais remercier les rédacteurs/ modérateurs ayant voté pour cet article, car il est bien connu que l’auto-dérision est rare et je sais que certains confrères de plume s’étaient essayés en vain à un exercice similaire sur "la boutique Vox".

      Je remercie aussi ceux qui ont voté pour cet article tout en désaprouvant son contenu et la vision du site qu’il contient, mais qui l’ont fait pour en débattre mieux ici.

      Merci aussi à Argo, Yohan, Emile Red, G. Yang ( et quelques autres), cités indirectement dans le texte comme "grand chefs sévérement toqués", pour paraphraser Tapie. C’est grace à eux qu’on lit encore les articles et qu’on a envie de faire soi-méme quelques billets artisanaux, avec l’humour qui est, comme chacun le sait, la politesse du désespoir.

      Merci aussi au Furtif, dont je me suis honteusement servi de la citation de Racine (Bérénice) citée dans son pict, parce qu’elle est décidement trop belle...

      Voilà, je ne remercie pas mon impressario , parce que je n’en ai pas, ni mon costumier, parce que je suis nu devant vous et votre opprobre naissante.


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 16:38

        Vigiles, sécurité !

        Chassez cet impétrant trublion de la cérémonie.

        Et n’ayez pas peur, fut-ce furtivement.

        Car la peur n’écarte pas le danger...


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 16 mai 2008 09:38

        Gardes, il suffit !

        Faites entrer cet intermittent furtif du spectacle injustement mis dehors.

        Faites aussi vos excuses, et invitez le à mes frais : saltimbocca à la romana, Barolo à volonté, et air de Traviatta....


      • Yohan Yohan 15 mai 2008 13:54
        Merci Sandro, de ce talentueux exercice de style sur notre Auberge avoxienne.
         
        Je me permets de te compléter ton propos dans un autre registre, culinaire cette fois-ci

         Fines et grandes gueules, amateurs de cuisine conceptuelle, roquets de la plume, goûteurs de bons mots, fondus de courses de troll attelé, je vous recommande cette auberge. 

        Derrière les fourneaux, une kyrielle de toqués font chuinter leur jus mitonné du jour dans la casserole cuivrée. Le marmiton déjanté, le post hurlant aux trois étoiles, le jeune stagiaire prometteur, en passant par le limier du ras-le-goût, le one shot d’un jour jusqu’au grand chef étoilé s‘y succèdent sans tambour ni trompette de la renommée.

         Haut lieu de la gastronomie citoyenne, l’Auberge offre des plats propres à satisfaire toutes les envies. Cela va du menu de Gala que voici, en passant par la pièce montée en épingle, jusqu’à la révélation du Palais et même, les Vongoles à Denise.

        En salle, des convives soignés et connaisseurs, des occasionnels, des qui ont repéré l’Auberge en surfant sur le web, des curieux d’un jour, des râlerma qui interpellent le patron dès le premier plat et même de drôles de Zozos qui viennent s’attabler en chenapans insolents, reniflant la cuisine du jour, retroussant leurs babines d’un plaisir insatiable.

        Ces bruyants clampins ont un faible pour la cuisine roborative, celle qui ne se contente pas de promesses mais qui vous remplit la panse et vous flatte le duodénum pour la journée, voire pour la nuit entière.

        Ces Zozos là ont une prédilection pour la tambouille de Momo. Vous l’aurez compris, ces forts en gueule, lascars ripailleurs, par trop remuants au goût du patron, ne sont pas des pingres de la Visa vue Mastercard. (pub)

        Pour satisfaire leur insatiable appétit, une tambouille roborative leur est chaque jour servie, que d’aucuns jugeraient à la longue indigeste. Vous l’aurez compris, c’est une cuisine pour estomacs d’estoc et de taille.

        L’Auberge a ses tenanciers qui tiennent la baraque avec une constance inébranlable. Formule midi ou menu gourmand, la carte est haute en promesse de lendemains qui sonnent le krach ou le glas.

        Mais qu’importe, pour 10,50 euros de votre temps, vous en sortez rassasié et la tête farcie ou truffée d’histoires à vous tenir en haleine chargée. Une cuisine qui cependant tient bien au corps et ravit l’hôte de ces lieux par son excellent rapport quantité-prix.

        De temps à autre, l’Auberge s’ouvre à quelques prestigieuses Toques, comme l’Apathique Rebouchon Legoulot, ou encore PhilBil, bagout d’or du Grand Barreau et quelques spécialistes de la tambouille à l’eau électorale poissonneuse et autres légumes verts repiqués au centre du jardin de Modem.

        Le menu du jour pourra étonner, ravir ou bluffer parfois le client, mais tel est le juste prix à payer pour goûter la nouvelle mitonnée citoyenne.

        Une auberge qui sait aussi se mettre au diapason de clients particulièrement exigeants.

        Ainsi, la carte d’ Argo, réputé pour avoir servi aux fourneaux du Queen La Truie, est une invitation au voyage gourmand. Sa cuisine toute en finesse s’organise autour des épices : poivre, cannelle, muscade et cardamome vous invitent à l’ivresse des grands voyages marins. Celle d’Imhotep propose des gros poissons à croquer d’une seule bouchée en les maintenant par la tête avec les doigts. Cette de Sandro revisite nos moeurs et nos villages par la RN7.

        Il y a même une cuisine de régime. Les estomacs pressés ou délicats pourront se retrouver dans les mises en bouche de Knut ou le coulis du Modo.

        Un bestouf de la semaine des chefs est proposé aux fêtards du week end. Une cuisine certes réchauffée au micro ondes WIFI, mais qui permet aussi à nos talents surmenés de se refaire la cerise, à défaut du plein de neurones frais.

        Mais je cause, je cause !!! et le client s’impatiente

        Alors, à vos fourneaux Mesdames & Messieurs et que ça saute !!!! le Sandro n’a pas que ça à faire....


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 14:07

          Yohan ,

           

          Je vous demande instamment d’ écrire un peu moins bien , moins joli , moins bien tourné . Vous n’ avez donc aucune pitié pour ceux dépourvus par la nature comme mézigue ?

           

          Egoïste , va ...


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 14:17

          Yohan,

          Mais, entre la poire et le fromage, tu ne m’as toujours pas dit si la chapelle sixteen est post-John Lenon ou pré- Presley....


        • Yohan Yohan 15 mai 2008 14:41

          Plutôt post Lennon


        • Yohan Yohan 15 mai 2008 14:46

          Captain,

          Ne t’inquiète pas, en fait, je suis un laborieux. le texte mitonnait depuis longtemps et je le réchauffais de temps à autre, ça aide


        • Yohan Yohan 15 mai 2008 15:02

          @ Sandro

          Et le pict de Manaudou sur ton article ?


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 15:13

          Puisqu’on est entre nous, je vais te faire une confidence.

          J’suis pas trop été aux zécoles informatiques, et quand je veux joindre une photo dans le logiciel de la modo, en faisant un copié/ collé ControlC/ Control V à partir de "mes images" en Jepeg, ca ne marche pas ;

          Pourquoi faut-il que les Dieux du Mc Kintoch nous soient aussi haineux ?

          Quelqu’un du " canal historique Voxien "a -t-il la réponse ?

          PS : Laure Manaudou, quand méme, c’est la plus belle.....


        • Castor 15 mai 2008 15:29

          Sandro,

          marrant, ce que tu dis, à entendre tous les utilisateurs de Mac vanter leur matos, suffirait de poser la caméra à côté pour sortir le DVD monté et sonorisé...alors j’avais imaginé au joindre une photo à un article...

          ceci étant dit, Laure Manaudou...si on aime la sportive version épaules allemande de l’est de la grande époque, elle a le visage en effet plus fin que notre tennis-woman nationale...

          Au moins, on se la disputera pas !


        • Yohan Yohan 15 mai 2008 18:00

          @ sandro

          Recette artisanale pour les nuls (comme moi.) J’espère que tu auras une autre proposition plus simple. car j’avance moi aussi à tâton. D’ailleurs, il serait bien que le boss nous propose un petit module technique (ex comment insérer une photo dans le texte, faire un lien sous le mot, etc... en langage pour les nuls bien sûr)

          1/Copier d’abord la photo de ton choix sur ton ordi (qui va se coller dans le fichier "images")

          2/une fois validé ton texte, tu as un petit carré qui te propose "parcourir". Ti cliques dessus et ton ordi te propose tes différents fichiers. tu ouvres logiment "images", puis tu cliques sur la photo, puis "ouvrir"

          3/ l’image se déplace sur le bidule. il n’a plus qu’à cliquer sur "enregistrer"

          Je te dis ça de mémoire. Bonne chance


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 18:05

          Merci confrère.

          Tu connais décidement tous les petits métiers...Ajoute cela à ton bilan de compétences...

          Pour ta peine, j’envoie Tony en terrasse t’offrir un Tiramisu. Si, si, c’est pour la maison.


        • Yohan Yohan 15 mai 2008 19:59

          Je préfère un limoncello bien glacé, tu t’en doutes.

          A ce propos, on attend toujours que le patron de l’auberge paye son coup !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 14:01

          Sandro ,

           

          Un havre de repos , une oasis dans ce désert végétatif , très bonne halte dans ce restaurant  !

           

          Mademoiselle , un tournedos  !


          • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 14:28

            Had,

            Attention quand méme, il parait que le Chef crache dans la soupe....


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 20:54

            Constant  tou mé fé de l’ émotionne ...


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 20:59

            Sandro ,

             

            La valeur n’ attend pas le nombre des posts ,

             

            S’ il n’ en reste qu’ un tu seras celui-là ...


          • Emile Red Emile Red 16 mai 2008 09:46

            Serait-ce de les motione dé censoure ?

            Rocla c’est un grand qui vit comme l’amish...


          • laconnassomomo 15 mai 2008 14:45

            BRAVO !!!!


            • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 16:56

              Merci.

              Vu votre plat ce jour en cuisine. Superbe.L’ai plussé.

              Ce dont vous parlez, il n’y pas d’autre sujet.

              Courage.


            • laconnassomomo 15 mai 2008 17:42

              Merci Sandro, publié ou pas, il aura au moins retenu l’attention de quelqu’un.

              Bien à vous.


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 15:29

              En fait on sait pas ce qu’ on mange , mais ça sent bon ...


              • gecko gecko 15 mai 2008 15:59

                Pourvu que cette auberge évite une inspection de la direction des services vétérinaires ! joli texte !


                • Yifu66 15 mai 2008 16:10

                  Une bonne adresse qu’on ne voudrait pas voir dans un guide mais qu’on se refile de bouche à oreille, entre amis.

                  Merci Sandro !


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 17:33

                    En cas de gros problèmes, le propriétaire du fond et des murs est joignable en terrasse de la Piazza Rotondo à Rome, sur son telephonino. Il dit "pronto ?", et met alors son grain de sel, genre "tutta posto" ou au contraire "niente da niente".

                     

                    Qui c’ est qui vous l’ a revelli ?


                    • Emile Red Emile Red 16 mai 2008 09:49

                      Il est évident qu’il l’a lu dans une flaque, car l’eau mouille...


                    • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 18:32

                      Merci pour ce lien (!), Constantdansl’erreur.

                      Tous ne sont pas mauvais, la preuve....

                      Je m’interroge encore sur le possible 3 eme degré éventuellement aigre-doux de votre commentaire-comme souvent dans vos post interessants-, mais j’ai eu les neurones fatigués par Le Furtif aujourd’hui, et n’ait donc plus toute la lucidité requise.

                      D’ordinaire, je suis également constant dans ce que je sais faire : écrire, cuisiner.

                      Souvent trop, du reste : on me dit que ma cuisine (dans l’assiette comme dans mes billets) est bonne, mais répétitive, et gagnerait à étre renouvellée.

                      Je promets d’y réfléchir.

                      Merci d’étre passé. La maison vous offre un ristretto .


                    • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mai 2008 18:59

                      Rectificatif :

                      un Tiramisu ET un limoncello pour M. Constant, en terrasse.

                      Caffé dopo, sicuramente.

                      Blague à part, vos encouragements font plaisir. Vous observerez en revanche le silence assourdissant de mes confrères rédacteurs ( hormis Yohan -et Argo qui est excusé, car en mer-).


                    • Yohan Yohan 15 mai 2008 20:09

                      @sandro

                      Faut être patient, les grands chefs vont à l’essentiel . Le patron t’ayant mis en rubrique "digestif", il faut attendre que ces messieurs aient fini leur service

                      Avec un peu de chance, tu seras au Bestouf (j’ai des doutes quand même)


                    • Dame Jessica Dame Jessica 16 mai 2008 10:12

                      @ Sandro

                      J’aaaaaadooooore votre cuisine !

                      Vous avez un Chef français n’est ce pas ? Ca se sent tout de suite, ce talent dans la présentation, cette originalité dans la conception du plat ça ne s’invente pas !Epicé juste ce qu’il faut,successions de riches saveurs, ce repas a enchanté mes papilles autant que mes yeux, je vous en remercie....et ne manquerais pas de signaler l’adresse de votre restaurant à d’autres amateurs de bonne chère !

                      Merci, c’était exquis...

                      @ Constant

                      Bonjour ami Constant, amateur de bonne cuisine je vois...Il y a décidemment de forts sympatiques talents sur Agoravox., ajouté à votre présence, c’est réconfortant !


                    • SANDRO FERRETTI SANDRO 16 mai 2008 10:45

                      Dame Jessica,

                      Je vous demanderais bien en mariage, mais il faudrait d’abord que je tue ma femme, ce qui prend toujours du temps et de l’argent.

                      Et puis, faudrait que je fume moins mes infects cigares et que je mette enfin mon imper au pressing..

                      Et pis, pour vous emmener sur la Nationale 7 en voyage de noces, faudrait que je répare mon cabriolet 403. Le radiateur, y fait rien qu’à fuir, comme nos années perdues....

                      Je suppose qu’on ne s’embrasse pas devant tout le monde. Ca ferait jaser. Ma femme... vous comprenez.

                      Signé : Colombo


                    • Dame Jessica Dame Jessica 16 mai 2008 11:33

                      @ Sandro alias Colombo alias Bocuse,

                      Je comprends...Votre femme, les cigares, la nationale, trop d’obstacles qui entravent notre passion...Mais c’est dur, c’est trés dur...renoncer à cette liaison cunilaire et humoristique, vous m’en demandez beaucoup...Mais je serai forte et tâcherais de survivre dignement, la tête haute....j’espère que votre charmante épouse ne verra pas d’inconvénient à ce que nous nous réunissions parfois autour d’un de ces bon petit repas dont vous avez le secret...Si ?Ah bon... tant pis alors, mais quand même, au risque de faire jaser je vous bise copieusement sur les 2 joues (précision utile au cas ou votre femme lirait mes élucubrations !)

                      PS : Ne faites surtout pas nettoyer votre imper, c’est une pièce de collection !


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 22:11

                      Un des meilleurs ingrédients pour une cuisine réussie c ’est d ’avoir faim ..

                       

                      On peut être devant la plus belle fille du monde , si on bande pas ...


                      • Yohan Yohan 15 mai 2008 22:32

                        euh captain !

                        et la plus belle fille du monde, elle demande un nouveau rendez-vous ?


                      • Emile Red Emile Red 16 mai 2008 09:53

                        Y compris face à la Joconde ?


                      • Emile Red Emile Red 16 mai 2008 10:19

                        Désolé pour le retard, une carotte allumée, une clope.

                        Un chou en vitrine qui fait saliver les souvenirs.

                        Un concombre masqué arrêté au feu rouge.

                        Un fumet d’entrecote menant le nez vers son exalaison.

                        Un verre de piquette piquée au piquet de grève.

                        Un panier à salade en goguette s’esclaffant du gyrophare.

                        Un poireau sur la joue qui louche dans la glace.

                        Une colonie de religieuses poursuivie d’un jésuite pervers.

                        Une sole là sur le sol, ce sol de meunière qui désole.

                        Et par Saint Georges, nuit d’errance, un vieux beur bruni.

                        Me voilà donc tout fourbu, papilles en papillotte

                        qui pillent encore des piles de cracottes ;

                        Café, Cognac , addition.

                        Sans trop vous faire attendre, j’espère bien être à l’heure,

                        Pour satisfaire de tout mon coeur, liesse et bonheur.

                        Sandro, vous faites si tendre les terriens gouts ailleurs....

                         

                         


                      • SANDRO FERRETTI SANDRO 16 mai 2008 10:30

                        Red,

                        Vous étes un chef sévèrement toqué....

                        Pondez nous vite quelque chose, parce que le compteur tourne, comme disent les taxis.

                        Un billet pour ne rien dire, ou plutot pour dire l’inverse.

                        Vous savez.

                        Salutations de plume.


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2008 22:39

                        Yohann

                         

                        Elle se languit de cette langueur monotone , 

                         

                        elle dit remets ton sonotone tes lunettes , fini l’automne v ’la l’ printemps ...

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