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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Le futur du capitalisme ?

Le futur du capitalisme ?


Le 9 juin prochain, Nouriel Roubini vient à Bruxelles pour nous présenter le future du capitalisme. Les dernières semaines lui ont certainement permis de mettre ses connaissances comme économiste à l’épreuve. Débats d’opinions, idées contradictoires, existent depuis, partout. Tout le monde est au chevet du malade qu’est devenu l’économie avec le capitalisme comme mode de fonctionnement. Quel serait son discours et, surtout, ce qu’en tant qu’économiste, il ne dirait pas...

 

1.jpgRoubini, vous avez oubliez qui c’est ? Nouriel Roubini, c’est lui, le Docteur "Doom", dès 2000, qui est reconnu comme premier découvreur de la pierre philosophale de notre économie décadente. C’est lui qui avait senti l’oignon avec les subprimes qui allaient créer des ennuis aux « pauvres » Américains. Cela faisait de lui, la sommité sur la question du capitalisme. Il dit, depuis, qu’il y aura encore plus de crises dans le futur.

Parlait-il de l’économie ou du climat ? On aurait pu confondre.

Sur l’affiche de l’annonce était mentionnée sa pensée intime "Parce que j’ai eu raison, je dois travailler encore plus qu’avant".

Ce qu’il entend par "travail", il devrait, au moins, l’expliquer, lors de sa conférence. L’emploi n’est plus assuré sur le terrain. Ce sont les soldes. Le « bonus pension » en Belgique est reconnu comme un flop. Donc, travailler reste une pierre angulaire et d’achoppements dans nos petits jardins très privés.

Ambitieux de vouloir se présenter comme « Messie de l’Économie » quand économistes, politiciens, restent attentistes, nagent à vue, sur un radeau de la Méduse, avec le brouillard et le rivage salvateur dans les rêves anciens.

L’heure n’est plus à jouer à Madame Soleil, mais à Monsieur Parapluie.

Alors que pourrait-il raconter s’il avait de l’humour de circonstance ?

Car, manifestement, les analyse des crises échues, cela pullule un peu partout. Faut s’y faire l’ampleur d’une crise, cela ne se précède jamais d’assez d’indices.

Au sommet, avec toutes les cartes en main, Ben Bernanke, le notaire en chef des crises, n’y a vu que du feu comme avec la lanterne rouge de service. Mais, c’était peut-être calculé. Cela remuerait le sang des infidèles ou des trop fidèles. En masochiste, on s’agite toujours dans la douleurs avec le feu dans la maison, avec le tuyau percé de la lance d’incendie que l’on n’avait plus entretenu depuis longtemps. Toutes les ficelles du métier apprises de trop longues dates devenaient si pas obsolètes, très peu en rapport avec les réalités du terrain.

Le futur du capitalisme.jpg"Les économistes simplifiaient tandis que le monde se complexifiait" disait par Baudouin Dubuisson, entrepreneur et administrateur de sociétés. Pas économiste, pour un sous, le Monsieur.

"Tout était en place pour qu’une catastrophe systémique survienne tôt ou tard et surtout pour que les économistes ne la virent pas venir". Après coup, c’est un fait, les phénomènes deviennent nettement plus clair. Les analystes s’en donnent à cœur joie pour expliquer les supputations, les révisions, les échauffourées de la veille dans la mélasse des marchés.

La reine d’Angleterre, non, pas Madame Tatchcher, la grande Elisabeth II, aurait, même, posé la question aux économistes "Why did nobody notice it ?".

"God bless economy, her Majesty", aurait pu être une des réponses de l’un d’entre eux.

Si Roubini avait alerté les autorités, il ne fut pas le seul. Paul Jorion avait aussi pris les devants et se retrouve, désormais, sur la sellette sous le feu des questions des journalistes. Il en parlait dans un de ses "On est vendredi".

Les "pré-analyseurs", considérés comme trop alarmistes ont été tous ignorés. Pas vu, pas pris ? Erreurs d’appréciation des dangers ? Volonté de s’accorder dans un consensus global qui n’existe pas et qui les dépasse ? Volonté électoraliste, de rester dans la course pour les prochaines élections ? Complicités ? Le tout dans le même paquet cadeau ? Non, le feu au cul donne des ressorts inattendus.

Le futur reste imprévisible. "Le cygne noir" de Nassim Taleb le rappelle, une nouvelle fois, tout se trouve dans la "Puissance de l’imprévisible". Mais, l’imprévisible devient plus prévisible quand tout est prévu, assuré au mieux, en bon père de famille, pour ne pas se laisser prendre à la première alerte.

L’avenir donne les chocottes quand tout s’emballe de concert au niveau mondial. Un volcan islandais s’est même réveillé, récemment, pour mettre un peu plus de cendre au cœur de l’économie. La succession des crises en boules de neige, cela faisait penser aux toboggans sans ceintures de sécurité.

La crise immobilière, ça, c’était pour la maison. La bancaire, pour le bas de laine. La financière, pour les vacances qui s’éloignaient. La sociale, pour confirmer ou enrayer la précédente. La politique, pour trouver les têtes de pipe sur lesquels il faudrait , plus tard, viser avec les fléchettes prévues. On nous servait des effets dominos, pour jouer une dernière fois quand le poker menteur devenait trop aléatoire avec des mises trop lourdes.

Problèmes de riches, me direz-vous. Et c’est vrai, quand on n’a rien, comme beaucoup de pays pauvres ou dit, en plus spécieux, en "voie de développement," on ne voit ce genre de problèmes que par ricochet, sur un lac calmé dans l’impossibilité de faire autrement. De l’humour à partir Burkina Faso et cela change tout comme sur une autre planète.

Mais continuons sur le plan "riche".

Au départ, il y a déjà bien longtemps, c’était donc la Première Subprime Party pour notre humoriste local. Aux États-Unis, ce problème ne représentait que 10% des crédits hypothécaires et 2% du patrimoine des ménages américains. Effet papillon ? Quelque part, un papillon qui aurait pris naissance en Inde, en Chine ? Qui sait... Maudit papillon, tu nous em...

Les Marx Brothers, pardon, les Lehman Brothers, ont eu, tout à coup, une quinte de toux, suivie par une fameuse grippe H0N0, à cause de battement d’ailes de ce papillon.

La parenté avec le krach de 1929, depuis, revenait dans les esprits, lancinante. A chaque fois, on y trouvait pourtant une différence, et on était rassuré pour un tour. La concentration des richesses dans une petite minorité, tout le monde connaissait ça. Il suffisait de suivre à l’odeur. Car, je vous le dis, c’est un scoop, l’argent a une odeur. Non pas, une odeur de suif. Une odeur vieillotte, rance, une odeur de crédit qui reste trop longtemps dans les coffres.

L’histoire a aussi des gens très avisés pour nous donner des avertissements, des conseils.

Henri Pointcarré avait déjà donné une appréciation négative sur la fiabilité des probabilités.

Michel Berry avait pu déterminé qu’un départ mal évalué pouvait faire dévier, biaiser considérablement le reste des courbes qui se dessineraient, rendant de ce fait, la modélisation totalement aléatoire.

John Hickx établissait une relation entre chômage et salaires. En suivant ce raisonnement, voilà, l’inflation et le chômage qui ne pouvaient plus coexister. Il fallait éradiquer l’un par l’autre. Du coup, l’inflation devenait l’ennemi public numéro un. Une petite inflation, bien mijotée à feu doux, certains l’espéraient et ils n’avaient peut-être pas tout à fait tort de jouer avec cette poêle à frire.

Le risque de la stagflation vint à l’idée de Milton Friedman. Donc, il fallait monétiser ou "assésonner" à la grande louche.

Motiver, Messieurs, tout est affaire de cuisine, pas de jeu. La bonne cuisine laissera toujours de bons souvenirs.

Dans les années 1970, les stock options apportèrent des carottes motivantes, bien sucrées. Ces "options" allaient à terme échus mettre du beurre dans les épinards. Normalement... Mais, dans un horizon bouché ou en perte de vitesse, il fallait les garder dans le tonneau des Danaïdes, car une fois cuites, elles manquaient de sel. Plutôt poivrées. Trop cuites, les bulles sautèrent et explosèrent, alors, dans la poële.

Si en temps normal, l’histoire reste toujours une base au présent, elle sert, de moins en moins pour l’extrapoler vers le futur. Tandis que la cuisine, on fait varier les menus et au besoin, on se tourne vers d’autres cuisines plus exotiques.

Mais, c’est pas de la cuisine. Ici, on parle de Bourse, de capital, de monnaies sonnantes et trébuchantes. C’est du jeu pour beaucoup de Nobelisés qui la voyaient ainsi. Alors retournons-y.

Mais, au fait le capitalisme, c’est quoi ? Dans une phrase « wiki made », ce serait "la propriété privée des moyens de production à la recherche du profit et de sa justification, par la liberté des échanges économiques et de la concurrence économique au sein du marché, reflétant l’importance du capital, par les possibilités de l’échanger , de l’accumuler et de spéculer, tandis que la rémunération du travail se produit par un salaire.". Tout y est dit, mot après mot. Tout est dans le contrat. Sur la posologie, il n’y a qu’à lire, en petit caractères.

L’idée du "to big to fail" stabilisa les premiers dominos. Les États ont joué les pompiers, chacun de leur côté dans l’espace d’un weekend, sans beaucoup d’oppositions internes. Même pas spécialisés, ils faut l’avouer, ils ont fait ça, bien. Ils ont garanti les comptes des petits épargnants et, en plus, ils n’ont même pas eu l’obligation de recourir à leur poche pour les sauver. Oui, il y a bien eu les banques à prendre par la main avec la sagesse de Saint Nicolas et oublier le Père Fouettard.

Maintenant, c’est le tour de la Grèce d’être en première ligne. Tout le monde, se souvient de la Moussaka, des fêtas de nos vacances. Un petit mensonge initial, une paille, la Grèce était monté, un peu vite, dans le train en marche de l’Europe. Patrie des philosophes et de la démocratie, comment faire autrement ? La Grèce, ce n’est pas la Turquie, voyons...

En secret, un déficit de 12% avec 7% de taux de d’intérêts, alors que l’examen d’entrée dans le club demandait de limiter la casse à 3%.

1.jpgEn février, le plan Obama-Volcker avait, déjà, sur les tablettes de sa ligne de mire, le trading sur comptes propres, les « Hedges Funds », le « Privacy Equity » qui devaient sortir des banques de dépôts. Le plan critiquait vertement les autorités européennes. Le manque de concertations, de coordination avec l’Europe, mis en évidence, trouvait sa réponse par l’obligation de trouver un interlocuteur parmi six présidents européens avec des modèles économiques et des philosophies différentes. J’utilise l’imparfait... pourquoi ? Rien de changé.

Le problème de la Grèce représentait le signal que l’on n’avait pas été au bout du Traité de Maastricht. On envisageait le FMI pour apporter le fil à repriser les chaussettes, mais ce FMI ne pouvait aider que par tranches avec des examens de passages intermédiaires. Examens de passage pour constater que le fil avait bien reprisé ces dites chaussettes et pas les bas de Madame.20100506Grèce crise.jpg

En mars, l’idée d’un Fond monétaire européen (FME) vint sur la table. Là, on touchait aux droits souverains des États et cela impliquerait des sanctions pour le non-respect des règles. Une clause de "no bail out" interdisait tout sauvetage d’un pays par la BCE. Bonne idée pour renforcer l’assise de la gouvernance, pourtant, mais, malheureusement, cinquante ans trop tard. Un système de surveillance appelé "Pacte de stabilité et de croissance" fut imposé par le maillon fort, l’Allemagne. Il est vrai que les pays d’Europe sont loin d’être sur le même degré d’homogénéité. Certains pays suivaient directement sur la liste noire des mauvais élèves du continent européen. Même d’accord entre eux, les trois présidences à la tête de l’Europe, devaient chasser tous les membres, un à un, pour agrandir la cagnotte.

Les marchés, eux, ont toujours raison. Ils n’en ont rien à cirer des querelles de clocher des autres interlocuteurs. Ils ont l’habitude de réagir au quart de tour avec un temps d’avance déjà et pensant à l’attaque suivante du maillon le plus faible. Ils évoluent à leur propre vitesse, parfois en automatique, et de manière souvent inédite pour les yeux d’un humain.

Un véritable jeu de l’oie commença depuis lors, dans un roulement d’actions-réactions : tu avances de trois cases, j’en avance de deux avant de revenir à la case départ tombé dans le puit. Faites rouler les dés.

Un jeudi noir, suivi par un vendredi tout aussi noir. Pour corser, un trader avait eu la malencontreuse idée d’arrondir la quanjtité au millier supérieur dans une vente et fut à l’origine d’une petite panique, suivie d’un rebond spectaculaire en prime pour renverser la vapeur dans la boîte à surprise.

Cette fois, ce fut l’euro, himself, qui prenait la trempe de sa jeune vie et dégringolait avec impatience, les marches montées avec patience.20100518Magnifique l'euro.jpg

« Les économies européennes sont si étroitement liées l’une à l’autre qu’aucun pays ne serait épargné par les conséquences de la faillite de la Grèce », constatait M. Rehn. Sans blagues.

Durant le weekend, un plan de secours, un pari de 750 milliards d’euros arriva et devait dissuader les spéculateurs. Une "crise systémique avec une réponse systémique", disait Sarkozy, content d’avoir pu convaincre cette chère Angela Merkel.

Pas sûr que tout le monde s’imagine du nombre de zéros derrière le premier chiffre significatif. Sous le sabot d’un cheval, ça doit le gêner. J’imagine, d’ici, le sketch qu’aurait pu imaginer, Raymond Devos, en la matière.

Le lundi, les pertes étaient presque effacées. On osait parler d’embellie.

Peuchère, le lendemain, mardi, prise de bénéfices, les Bourses retrouvaient la gueule de bois.

Le mercredi, les Bourses mondiales se ressaisissaient grâce à des nouvelles de croissances meilleures que prévues.

En fin de semaine, on s’écrasait une nouvelle fois. L’austérité, demandée aux pays aidés faisait partie du "package". Cela s’est impardonnable. Un ralentissement de la consommation, une nouvelle récession comme futur, ça n’a rien d’engageant pour l’économiste en herbe bleuies sous un soleil de plomb. La déflation fait froid dans le dos.

Retour au calme. Il fait beau, on sort les barbecues sur un nouveau plancher herbeux.

En réalité, dans l’ombre, l’Eurogroup pataugeait encore, sans oser l’avouer.

Une volonté d’interdire les ventes à découvert jusqu’en mars 2011, dit l’Allemagne en cavalier seul et ce fut la rechute sur les marchés. Dans ce domaine, on parle de shorts, pas de bermudas.

Alors on compare la situation de Lehman Brother avec la Grèce ? A ce jeu là, on n’est pas sorti de l’auberge espagnole. Celle-ci, derriére pouvait constater son taux de survie retrécir et jouer aux tours de vis.

Un pays n’est pas une banque, aussi grande, soit-elle. Le privé qui remettrait les compteurs à zéro avec une faillite, n’est pas aussi simple dans le domaine publique. Plus sensible, plus proche du citoyen lambda, un pays est protégé derrière des impôts, des taxes, des emprunts vers l’intérieur et l’extérieur et ce sera encore le plus petit qu’on retrouvera au tournant. Les manifestations sont là pour maintenir la pression pas pour faire entrer des picaillons dans les caisses.

1.jpgJe lisais "Les connaissance financières s’étiolent". Malgré la crise, le niveau de compréhension des fonds d’investissements a chuté en Belgique et cela malgré le flux massif d’information. Les fonds à capital garanti ont désormais la cote. Ben, oui, quand on n’a pas d’idée, faut bien compter sur les "copains".

Heureusement, les cavaliers d’Offenbach sont là. Ils s’auto-corrigent, au fur et à mesure. Acheter la rumeur et vendre les affaires faites, reste le mot d’ordre, la manière de gagner et parfois de perdre. Les courbes statistiques aident pour donner des tendances théoriques, mais ne passeront jamais de la progression arithmétique à la version exponentielle pratiquée sur le terrain.

La Bourse inspire et expire, bien plus vite. Le temps entre les phases s’est réduit, déshumanisé, virtualisé sous le contrôle de machines impersonnelles. L’argent ne disparait pas, il change seulement de poche sans état d’âme. "On ne spécule pas, Monsieur, on investit" répondait, un jour, un boursicoteur à un journaliste, dans un club d’investisseurs. Il avait raison. L’argent est fait pour rouler. Pas pour rester en compte, perdu dans le temps ou l’espace d’un coffre.

La spéculation, présumée coupable, reste un "producteur de qualité", lisais-je.

1.jpgSans elle, les opérations de couverture des risques seraient bien plus chères. Les projets seraient même bien plus difficiles à sortir de leur cocon, ce qui entrainerait une croissance plus faible, à moyen terme. La spéculation quand ce n’est pas du casino stabilise, plutôt que déstabilise.

Mais, le jour où les gens ont peur ou perdent confiance dans le système, on peut leur demander n’importe quoi, jusqu’à se déculotter. La chaîne du "système" ne tient que par la seule confiance. Les risques sont pris dans des moments d’euphorie. Sur un coup de tête et de belles paroles.

On affirme de manière manichéenne, que les bulles et les krachs sont nécessaire pour assainir la Bourse.

Celle-ci est chouchoutée par quelques privilégiés avec les tickets d’entrée ad hoc. Les autres gardent leur bourses bien plus basses.

Manipulée, la Bourse ? Vous m’en direz tant. Les bonus qu’on promet de raboter, c’est une véritable poule aux œufs d’or pour les États avec la ponction des taxes qui valent la cagnotte de plusieurs citoyens lambda. Plus difficile, qu’il n’y paraitrait, pourtant, de récolter un million de dollars en une fois, que de chercher un dollars dans la poche trouée d’un millions de personnes.

1.jpgPar contre, la fraude fiscale, ça les Etats n’aiment pas.

Les fameux Hedges Funds, vu l’importance des montants en jeu, ne sont même à la portée du commun des mortels, qu’en transitant par le pouvoir des banques qui globalisent les mises. Les banques sont pointées comme responsables de la crise. Ok. On planifie : elles seront mieux contrôlables en juillet prochain. Comment ? Une surprise.

Les « Credit-Default Swaps » (CDS), ces contrats de protection contre les risques de solvabilité d’un État émetteur de dettes, obéissent aux mêmes règles que les options PUT, bien connues par les professionnels, pour s’assurer contre une chute.

Le problème, c’est quand l’assureur et l’assuré sont les mêmes pourvoyeurs de fonds. Les CDS deviennent des prédateurs en misant sur la chute en gagneur personnel et cela à un niveau supra national. Sans réglementations, une assurance qui devient casse gueule pour les États, cela fait désordre. 1.jpgL’Europe va s’attaquer au problème, est-il annoncé, par Michel Barnier. "Ce sont des marchés qui n’aiment pas la lumière. On va les éclairer en pleine lumière.", se vantait-il.

Les dirigeants de tous les pays, pas assez spécialisés dans les techniques numériques d’aujourd’hui, sont souvent perdus ou trop limités par des concepts non maitrisés par l’analogique.

L’ordinateur, lui, est là pour modéliser dans le cours terme avec le plus de rapidité et d’exactitude possible pour minimiser les erreurs. Faire des prévisions dans le court terme ne suffit malheureusement plus. Une vue plus large, à long terme, ne serait plus un luxe avec des idées précises du but à atteindre.

La population est ingrate. Je vous dis. Pas de réélection pour les politiciens qui seraient des oiseaux de mauvaise augure. Madame Merkel a pu le constater, avec une certaine déconfiture, lors des dernières élections régionales.

Les réunions des États européens ont été soit mal préparées, soit mal ajustées à la hauteur de l’événement. Les multinationales font ressortir leurs propres bénéfices du public d’un circuit étatique trop vorace, pour les réinjecter dans les paradis fiscaux. La boîte de Pandore de la mondialisation a été voulue par l’occident pour évacuer les excédents de production. Malheureusement, ceux-ci ont été vite renvoyés à l’expéditeur par leurs nouveaux concurrents avec des prix trop peu compétitifs par rapport à leurs propres produits.

S’assurer, avec ou contre l’avenir, se solidariser entre les États européens même avec des vitesses différentes, restera le problème endémique de l’Europe.20100326Accord pour la Grece.jpg

Jacques Delors reprenait la même expression pour l’Europe que d’autres utilisaient précédemment pour la Chine : "La bicyclette doit pédaler sinon, elle tombe". 

Paul Volcker allait jusqu’à évoquer la désintégration de l’Europe. Ça l’arrangerait, peut-être bien, dans le fond.

Les États-Unis ont, également, une dette extérieure tout aussi plus énorme. Mais, la Chine reste, jusqu’à nouvel ordre et parce que ça l’arrange, d’être la préteuse volontaire sans trop de gages en échange. La Bourse de Shanghai a pourtant baissé de près de 20% depuis le début de l’année. Elle n’est donc pas imperméable aux problèmes de l’Occident.

1.jpgLe financier, Marc Fiorentino, va jusqu’à imaginer l’implosion de la Chine. Elle a l’audace de ne pas accepter la chute de son PIB et veut, artificiellement, maintenir une croissance au dessus de 8%. Les banques chinoises ont, il est vrai, des tendances à utiliser les vieux trucs comme les "junk bonds" pour maintenir la barre à cette hauteur. Prêter aux régions pour des projets dont la rentabilité n’est pas garantie sur facture, ce n’est pas plus rassurant et la surchauffe guette.

Qui n’a pas encore pensé à une véritable assurance mondiale dans laquelle tous les pays devraient investir pour espérer n’avoir jamais à y recourir. Pas nécessairement le FMI, mais un fond citoyen créé pour répondre à des projets concrets pour le futur de l’humain et pas pour éponger les défauts et les dettes du passé.

Une taxe qui s’appellerait « Tobin » ou d’un autre nom, sur toutes les opérations financières pour assurer le système ? Un très vieux projet, fou ? Et si cela devenait comme les prix Nobel qui récompenseraient les pays ? Il y aurait le Prix de l’Excellence, du l’Intrépide, du Récupérateur, de la Lanterne Rouge.

Les observateurs des crises avanceraient des explications qui divergeraient moins selon leur sensibilité ou leur formation. Explicite, pas d’invention aux raisons des mouvements, on "dessinerait" le futur avec motivation. Des "Roubini", des Nobel gagneraient peut être moins. Ils passeraient leur tour, plus souvent, dans une ombre temporaire comme partie remise. Passe, impair et manque. Trouver le goal, en permanence, équivaudrait à se retrouver dans le ring des délits d’initié. Prévisions et provisions, ne se confondent pas.

Le catastrophisme, la controverse, l’agitation, la peur, tout le monde sait que cela paie, toujours, en finale. Le calme est moins rémunérateur. La Bourse, elle même, n’aime pas trop le ronron qui rassemblerait trop peu de courtages dans les transactions à l’achat ou à la vente. Elle aime, encore moins, les points d’interrogation.

1.jpgDe l’autre côté de l’Atlantique, on ne parle pas de plan d’austérité. On parle toujours d’expansion, de reprise économique, d’"American dream".

Attention, l’Europe pourrait être un test des spéculateurs avant la "mère des batailles des spéculateurs", celle des États-Unis qui ont creusé leur dette dans les mêmes proportions que la Grèce. Alors, il faudrait organiser les toutes grandes manœuvres, imaginer un nouveau réveil du style de Bretton Woods.

Bretton Woods connue comme une ville du New Hamoshire, une station de ski. L’histoire du monde s’est écrite, la-à bas, dans le grand hôtel Mount Washington Hotel, fondé en 1900 et toujours en service avec une référence aux Bretons dans le nom. Amusant.

On a parlé souvent d’annuler la dettes des pays pauvres comme première approche aux problèmes africains. Les dettes des pays riches, résolues de la même manière, serait une vision encore plus originale. Les banques en seraient seulement pour leurs frais. Juste retour de flammes pour un retour à plus de calme. Pour ces dits pays pauvres, il faudra aussi faire sauter le bouchon sous peine de crouler dans les masses informes et incontrôlables. Un Mad Max qui dépasserait la fiction.20100511L'europ marche.jpg

Certains, plus Cassandre, encore, en arrivent à jouer les kamikazes et annoncent les krachs les plus fous qui trouveraient une issue dans une nouvelle guerre. Une guerre entre qui et qui ? Entre l’Occident et l’Orient ? Guerre civile entre riches et pauvres ? Ils savent très bien que ce point critique ne fera jamais avancer le schmilblick des pauvres. Ils apportent seulement la mousse avec laquelle, il invite les autres à se laver.

Alors, populations du monde, allez-vous jouer votre va-tout et donner votre avis sur la question et chercher les réponses par elles-mêmes, pour vous-mêmes ? La "Belle Époque" du patriotisme de l’entre deux guerres mondiales précédentes, montre qu’elle a du plomb dans l’aile.

La Bourse deviendra comme la météo, suivant "les saisons" avec ses tendances, reconnaissant les sautes d’humeur de la nature qui bousculent les règles. Son réchauffement « climatique » actuel ne sera qu’une péripétie qui semblerait encore à jouer à la fin du monde, à la fin du « capitalisme », mais avec de meilleures règles de précaution.

Comme il a été dit, on assiste à la vraie naissance de l’Union économique et monétaire européenne dans la pression des marchés qui n’en ont rien à faire des rêves de grandeurs et des difficultés des États. Pas à sa fin.

On ventait l’Europe. On lui attribuait des vertus spéciales par son mélange de cultures, de langues. Encore faudrait-il en tirer son parti.20100507Euro qui comme Ulysse.jpg

Laissons les économistes insérer de nouveaux chapitres dans leurs cours d’économie appliquée.

La fin de l’accusé, l"euro. Une implosion ? Pas de gros mots, SVP, même, si c’est un rêve brisé comme peut le penser, Jacques Delors, européen convaincu.

La monnaie "euro" est le ciment de la zone euro. Il n’est, pourtant, qu’un outil pour faciliter les échanges entre un vendeur et un acheteur. Ne pas confondre contenant et contenu. Cette monnaie subit, comme les autres, des flutuations et une recherche de parité avec les autres outils en présence en fonction de la confiance. Comme tous les outils, ils servent à "entretenir" tout le reste, avec le moins d’efforts personnel possible à donner en compensation. Comme contenant, il ne faut pas le confondre avec le contenu, ce qu’il produit.

Vendredi, la Bourse nous le rappelait en se dissociant l’un de l’autre. L’euro a déjà connu une parité bien plus basse, à sa naissance. A peine un peu plus que que la parité 1:1 avec le dollar pour même retomber plus bas par après. Pas de drame en la demeure, donc. Un « euro light » avec uniquement, les pays les plus riches ? Phantasme. On ne refait jamais l’histoire à sa mesure en la morcelant.

Une baisse de l’euro, c’est une sorte de protectionnisme qui ne dit pas son nom. Dans la zone euro, en utilisant les produits locaux, pour le consommateur, rien ne devrait changer. Dévaluer, c’est importer plus cher. Exporter moins cher. Cela fera réagir les autres exportateurs, très rapidement, pour ne pas rester en rade avec leurs propres exportations devenues moins compétitives.

1.jpgEdmund Phelps disait que l’euro allait survivre. La dévaluation de l’euro n’est pas bonne pour l’économie, mais elle n’est pas catastrophique. Morceller pour rendre encore plus faible ? Il préconise de retourner aux techniques du 19ème siècle quand le secteur bancaire finançait l’innovation et les nouveaux projets.

Joe Stiglitz, Paul Krugman, Nouriel Roubini mettaient en doute l’information brute et déclaraient que l’euro pourrait disparaître. Faut-il brûler l’euro ? se posait la question le NouvelObs.

Le capitalisme suit en observant des règles de pertes et profits et du meilleur prix performance. Qui dit austérité globale sans raffinement dans le choix, dit rationalisation aveugle, baisse de la qualité au profit de la quantité, diminution du pouvoir d’achat des consommateurs, dans le cycle, augmentation de chômage.

Le "travailler plus, pour gagner plus" est une aberration et ne correspond plus aux réalités du terrain. Pour exprimer ce dépassement, un journal portugais récent paraphrasait cette devise par : "Les Portugais gagneront moins et payeront plus". Le courant inverse devra se mettre, tôt ou tard, en branle pour faire remarcher la machine humaine.

Quand la brique va tout va, dit-on, en Belgique. La vie est-elle aussi belle, aussi chic et pas chère, qu’on avait l’air de nous la vendre avec un juste prix et qui n’a même plus une cote correcte ?

Dans une économie intégrée, mondialisé, plus personne ne peut espérer s’isoler et établir une ligne Maginot contre les attaques extérieures.

Il faudra remonter aux racines du mal. Recentrer les marchés des dérivés de gré à gré pour réduire la volatilité de l’euro, pour contrer ces investisseurs étrangers qui ont trop d’intérêt à ce que l’Europe ne fonctionne pas.

Éradiquer les arnaqueurs comme Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs, pour qui parier sur la baisse des titres avec des titres parachutes n’a fait fructifier que son propre pouvoir.

Éliminer le capitalisme ? Une fois, qu’on y a trempé le petit doigt, le corps suit immédiatement. On surnage ou on coule ensemble, corps et biens. La Bourse aide à l’invention, au développement et par là, au progrès vers un futur meilleur parfois dans la tourmente.

1.jpgLa Chine l’a très bien compris. Jusqu’en novembre 1935, elle utilisait le dollar d’argent. A cette date, la monnaie yuan reprenait le flambeau à la même valeur.

Nixon en 1971, a mis le feu aux poudres de l’or en déclarant la non-convertibilité de celui-ci en dollars. Une bourde, pire que le Watergate ! L’instabilité, il aurait dû savoir qu’il n’y a rien de plus lourd à supporter dans le commerce international.

Réévaluer le yuan, même légèrement, équivaudrait à éviter la surchauffe et réduirait l’écart de la consommation des ménages limitée à 35% du PIB, alors qu’elle s’élève au double aux États-Unis. Cela entraînerait des ajustements en cascade. Les exportateurs japonais, les technos et les minières seraient bien placés pour en profiter. Le chacun pour soi étatisé.

Comme en toutes les disciplines, il faut sécuriser, discipliner, réguler, solidariser, enlever toutes possibilités de nuire à l’ensemble pour couvrir les bénéfices à bien plus que des minorités par des mécanismes alambiqués.

1.jpgVendredi, les hautes instances européennes sont entrés en séminaire, en « task force » pour éviter en amont et en aval les dérapages budgétaires. Les conclusions se retrouveront à l’agenda du mois d’octobre. Les vacances sont sacrées et puis elles prêtent conseil. De l’autre côté, dans le même temps, Obama peut enorgueillir avec sa nouvelle réforme financière de Wall Street.

Pour les citoyens lambda, le « Comment devenir riche » reste une préoccupation porteuse.

Le capitalisme a, donc, encore de beaux jours devant lui.

Et, si on ramenait cela à la sociologie, à l’anthropologie comme le préconisait Jorion dans son dernier « Le temps qu’il fait ». La Bourse, c’est pas sa tasse de thé, disait-il. Il disait avoir son maître à penser en la personne de l’anthropologue William Rivers. Celui-ci s’est fait supplanté par son propre élève, Bronislaw Malinowski. Dégommé de l’histoire, Rivers. Qu’en tirer comme morale, sinon que personne n’est à l’abri et que chacun trouvera son remplaçant dans un créneau inédit. 20100521On nous cache tout.jpg

Plus actuel, dans une balance à plateaux multiples, en prenant la bonne mesure, on arrêterait de s’interpeller car c’est ainsi que d’aigre-doux, on finit par avoir des relations acides.

Dans l’ordre, avec des idées originales, on réagirait en cessant de parler d’un souci à résoudre :

  • Si on me laissait faire la boulot sans revenir sans cesse à la charge, il serait résolu dans les meilleurs délais.

  • Si on venait à m’ennuyer sans cesse, il passerait alors au bas de la pile des problèmes à résoudre.

  • Si on insistait, comme en arrive à le faire le camp adverse, alors on se déclarerait incompétent.

  • On expliquerait, alors, à son interlocuteur le pourquoi de la chose et on le prierait de trouver un autre intervenant.

C’est ainsi que les gens continuent à fonctionner, à apprécier le travail. Cette règle est affichée, partout, dans tous les bureaux du monde avec celle des miracles.

On est là pour travailler pour la collectivité mais pas pour rendre des services. Il faut que le travail soit fait dans les meilleures conditions et sans aucune pression externe. Il faut donc que les plaideurs sachent patienter. Cela finit même par guérir les sourds. Ces derniers commencent, alors, à fonctionner plus efficacement. Étrange, non ?

Tous les travaux que l’on fait exécuter, doivent se faire dans un calendrier déterminé à l’avance et on ne résout pas un problème facile pour mettre en difficulté le reste des équipiers. On ne le fait que si des personnes sont disponibles après une évaluation des charges. Tout est alors prévu. Chaque chose en son temps avec, sous l’oreiller, la maxime "A chacun son métier et les vaches seront bien gardées".

Cessez donc de nous apostropher, philosophes, conseilleurs et de vous justifier tous : ON a compris. Vous êtes là, sauveurs de l’humanité. Fini de jouer ? Le mot "éthique", est revenu dans le vocabulaire moderne. L’intégrité, on n’ose pas trop chercher les racines communes avec l’intégrisme. Solidarité, alors qu’on a plus connu une solide hilarité dans le haut du pavé... Le communisme est souvent pris comme l’opposé au capitalisme. En finale, le but final est le même par des chemins de traverse.

On se souvient, alors, de la vieille chanson "Quand la mer monte, j’ai honte. Quand elle descend, je t’attends".

Toujours à la mode, elle permettra d’éviter des "Chroniques du temps qui trépasse".

"Euro, qui comme Ulysse, a fait, dans le temps, de beaux voyages", pourrait conclure, Roubini.

Ah, s’il avait un peu d’humour dans l’économie tel qu’on a pu le voir, ce weekend, à la Zinneke parade, par exemple.

 

L’enfoiré,

 

Une autre vision

 

Citations :

 

  • « Si quelqu’un vide sa bourse dans son cerveau, personne ne pourra la lui dérober. », Benjamin Franklin

  • « La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d’une monnaie qu’ils sauraient fausse. », Françoise Sagan

  • « Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » , Einstein

  • "Ce sont rarement les réponses qui apportent la vérité, mais l’enchaînement des questions. " - Daniel Pennac.

un corolaire serait : "Ce sont rarement les blogs qui apportent la vérité, mais l’enchaînement des commentaires. "

 


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23 réactions à cet article    


  • Pyrathome pyralene 24 mai 2010 11:52

    Quel avenir pour le capitalisme ?? absolument AUCUN !!!!!...


    • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 12:56

      Pyralène,
       Le problème n’est pas là.
       Il réside dans les mentalités depuis 2 siècles au moins.
       Nous n’en verrons pas la fin, de ce capitalisme, ni vous, ni moi.
       Il y a tant de choses à faire avant de clamer sa fin. smiley


    • Pyrathome pyralene 24 mai 2010 13:45

      On n’en verra pas la fin ?? .....et si !! ça a déjà commencé semble t-il, des crises préméditées pour passer au nwo par la stratégie du choc, mais la situation va leur échapper, l’empire est aux abois.....il se sait très menacé, plus grand monde pour soutenir ses enfoirés à part la racaille.....


    • Claude Simon Tzecoatl 24 mai 2010 13:50

      Ne faisons pas du capitalisme un inutilitarisme repoussant, sur lequel s’échoient toutes les violences et rancoeurs.


      Il fait beau, c’est jour férié, mais quand même...

      • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 14:27

        Tzecoatl,

        Beau, à l’extérieur et à l’intérieur.
        Exact. Comme en tout, il faut en rechercher le P&L (Pertes et Profits en français) smiley


      • finael finael 24 mai 2010 14:12

        Le capitalisme : No future  !

        Un jour on parlera de tous ces gens là comme des alchimistes prestidigitateurs semblant transformer le plomb en or sous les yeux esbaudis des peuples.

        Comme les augures-devins des anciens.

        « <I>deux augures ne peuvent se regarder sans rire </I> : ».


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 14:25

          Le capitalisme : No future.

          Exact comme tous les systèmes.
          Le communisme a mis moins d’un siècle pour disparaître. 4 ou 5 générations tout de même.
          Le collectivisme n’a pas été la solution. Cela s’est testé en Yougoslavie, du style des colkhozes, cela s’est passé en Israël avec kibhoutz. Qu’en reste-t-il ?
          Cela disparait , pourquoi ? Parce qu’il y a un petit con au bout de la salle qui n’a plus eu envie de travailler parce que celui devant lui, n’en foutait pas assez pour la communauté à ses yeux.
          Le (mal)heur, nous sommes tous différents malgré le « tous pareil » chanté dans le solidaire.
          Je vais me replonger dans la lecture de Marx.
          Rebâtir l’avenir, je ne demande pas mieux, mais sur de meilleures bases et en ayant étudié les impacts avant de commencer.
          S’assurer en bon père de famille est en fait le secret intime de tout cet article.
          On ne fait rien sans biscuits.
          J’ai choisi la parodie, c’est ma méthode. Car c’est la meilleure manière de se rappeler, de faire sourire de choses très sérieuses avec philosophie.
          Etre trop sérieux, ce sont les gens qui ne voient pas très loin.
           smiley
           


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 14:30

          Jorion que je cite dans l’article aura un entretien avec Roubini en Suisse.
          Il me l’a dit et j’ai demandé de nous tenir au courant.
          Du choc des esprits jaillit la lumière dit-on.
          Disparaitre, c’est bien. Réapparaitre en mieux, c’est encore plus efficace.
          Changer, qu’ils disaient. ...
           smiley


        • finael finael 24 mai 2010 15:43

          Le « communisme » n’a pas disparu pour la bonne et simple raison qu’il n’a jamais existé !

          « pays communiste » ou « régime communiste » ne sont que des expressions de journalistes et politiciens « occidentaux » pour désigner des pays ou des régimes se disant eux-mêmes « sur la voie du socialisme ».

          D’ailleurs le « communisme » n’a jamais été clairement défini.

          Mais il est un fait tellement indéniable que même nos médias n’arrivent pas à le dissimuler entièrement : les personnes ayant vécu sous ces régimes ont une forte tendance à les regretter. D’ailleurs elles votent bien souvent en faveur des nouveaux partis communistes.

          Il doit bien y avoir une raison.

          Et quand parfois on les interroge sur cette « nostalgie », ils répondent qu’alors ils avançaient et vivaient dans l’espérance, aujourd’hui ils vivent dans la crainte.

          Si en 20 ans le taux de natalité de ces populations a été divisé par deux, c’est qu’elles ont perdu confiance dans leur futur.


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 16:00

          Finael,

          « D’ailleurs le »communisme« n’a jamais été clairement défini. »

          C’est probable. Quand on se rappelle de Ferrat qui était un communiste de pensée, n’a plus fait le lien avec le stalinisme. Cuba, je ne vais pas recommencé mon laïus. La Corée du Nord et du Sud, un choc éternel.

          Même wiki made pour le communisme "le communisme est la conception d’une société sans classe sociale, une organisation sociale sans État, fondée sur la mise en commun des moyens de production (sans propriété privée), et qui peut être classée comme une branche du socialisme

          « C’est un scandale » comme disait Marchais, d’en être arrivé là, dirait une petite voix derrière lui.

          "les personnes ayant vécu sous ces régimes ont une forte tendance à les regretter. D’ailleurs elles votent bien souvent en faveur des nouveaux partis communistes.Il doit bien y avoir une raison.« 

          Je vais te donner la raison. Elle est simple. Le degré d’éducation qui pousse à gouverner par soi-même et pour soi-même. L’instruction pousse à réfléchir et à ne pas s’en faire mettre plein les chaussettes. Les empêcheurs de tourner en rond, c’est là qu’il faut les chercher. On copare toujours ce qu’on a avec ce qu’on n’a pas eu et qu’on voudrait bien un jour avoir... pour soi, bien entendu. L’article sur l’Europe le plus récent parlait d’une autre Europe. Son auteur a dû décliner l’invitation que je lui ai faite.

          La crainte est quelque part meilleure que le ronron.

           »Si en 20 ans le taux de natalité de ces populations a été divisé par deux, c’est qu’elles ont perdu confiance dans leur futur."

          Incontestable. La quantité a été un peu remplacé par la qualité, du côté positif de la chose.


        • Il est leurre Il est leurre 24 mai 2010 16:09

          Guy,

          au lieu de discourir sur un communisme qui n’a jamais existé, ce qui est d’ailleurs vrai et que Finael décrit de manière très éclairée, pourquoi ne pas parler de cette beauté bien réelle qu’est ce système imposé par les US dans les années 50 ?

          Là, on a le recul et l’expérience !

          Ce qui m’ennuie le plus, c’est qu’il faille arriver à la fin d’un système, qui n’a d’ailleurs jamais été au point, du moins pour l’évolution des classes les plus modestes, pour commencer à envisager de penser qu’il faudrait peu-être songer à réfléchir à autre chose !

          Hé,hé, ils peuvent dormir tranquilles les grands financiers, ce n’est pas demain que le peuple va les réveiller un matin en frappant à la porte.


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 16:25

          Alain,
          Je suppose que c’est de cette partie histoire dont tu parles.
          Les Américains, je les ai coudoyé pendant de nombreuses années. Ils sont les plus proches, et pour cause, de la méthodologie anglaise.
          Cette dernière c’est pas l’intermédiaire du Commonwealth qu’elle a réglé son pouvoir sur le monde. Les US, c’est par l’intervention dans les guerres et à chaque fois, comme des Messie, quand le plus gros était déjà fait.
          (1917 ou 1943 ou 44) Il a fallu des prétextes pour contrer l’opinion publique qui ne voulait pas nécessairement d’une guerre. Le pragmatisme est la base d’un américain à un tel point que nous ne connaissons pas vraiment. Il est le plus fort et il le fait ressentir. God bless America.
          Il s’en fout des règles emm... de conversions de monnaies, des règles comptables, des particularismes.... That’s simply boule shit.
           


        • finael finael 24 mai 2010 19:16

          Bonsoir Guy,

          Quand je suis allé « là bas », à l’époque de la grande « glaciation », ce qui m’a le plus soufflé c’est le degré d’éducation de l’ensemble de la population.

          il ne s’agit pas de « nostalgie d’enfance », mais après l’effondrement de l’URSS, le niveau de vie moyen a chuté de 40% en 10 ans !

          Depuis, il ne remonte guère et c’est sous Poutine qu’il a fait le plus de progrès (relatifs).

          Alors finalement « cause toujours ! » n’est pas forcément meilleur que « ferme ta gueule ! ».


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 19:28

          Bonsoir Finael,

           Tu sais que tu es parmi les commentateurs que j’aime le mieux. smiley

          "c’est le degré d’éducation de l’ensemble de la population.... après l’effondrement de l’URSS, le niveau de vie moyen a chuté de 40% en 10 ans ! Alors finalement « cause toujours ! » n’est pas forcément meilleur que « ferme ta gueule ! ».« 

          Absolument. Là, tu vas te faire applaudir par Alain. Et vous aurez raison.
          Je reviens une des chanson de Ferrat :  »Dans la jungle ou dans le zoo« .
          Les uns préfèrent vivre dans le zoo et je dirais même 70%.
          Du temps de l’URSS, il y avait une blague qui voyageait »Eux font semblant de nous payer, nous on fait semblant de travailler".
          Pas d’emmerdes. La petite famille, les amis pour le weekend.
          Les dissidents eux vont un peu plus loin.
          Je suis occupé à répondre du côté de chez Jorion et ça voyage aussi de ce côté.
          Nous savons ce qu’est la rupture du numérique. La plupart n’en ont vu que les effets.
          L’histoire, c’est bien. Mais Marx n’a pas connu cela.
          S’il revenait, il en aurait des adaptations à faire.
          C’est aussi un des message de mon article.
           smiley


        • Il est leurre Il est leurre 24 mai 2010 14:34

          Bonjour Guy,

          les occidentaux, dont je suis, sont des gens adorables :

          ils luttent (plus ou moins) pendant des décennies contre le communisme, et puis un matin ils se réveillent et décident que le capitalisme qu’ils adoraient la veille n’est plus digne d’intérêt.

          Plus de capitalisme, pas de communisme, il va falloir innover les gars, et ça ne va pas être facile quand on voit le paysage politique mondial, et la vigueur avec laquelle une majorité de la population prépare .......... Les vacances.

          « Le communisme a mis moins d’un siècle pour disparaître. 4 ou 5 générations tout de même. »

          Là, je te laisse l’entière responsabilité de tes écrits car mis à part les deux pays les plus peuplés de la terre qui sont régis par ce système, c’est vrai qu’il est mort .....

          Ah, vous ne savez pas ? Les Indiens ont voté la semaine dernière pour leurs élus de régions : tous les sièges ont été remportés par le parti communiste Indien.

          Mal vivre dans le capitalisme ou mieux dans le communisme, certes modernisé, cela semble être la question que se posent certains.

          Et vous ?


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 15:24

            Salut « il est leurre » ou hengxi,
             Quelles paroles sages, comme je les aime.
             On en entend tellement aujourd’hui.
             « croisée des chemins » « vers le chaos », « a la veille d’un bouleversement social » et j’en passe et des meilleurs.
             Tous plus iconoclastes les uns que les autres.
             Je n’aime pas le ronron, si je l’aimais je serais sur un blog dans lequel je mettrais de belles images, de beaux petits mots pour accompagner, et je recevrais les bravos du jury.
             Comme j’aime reconstruire, ce que les autres détruisent. On va chercher des solutions ensembles. C’est le but d’un tel article, je n’en vois pas d’autres.
             Nous sommes à une époque où la connaissance transite par les moyens les plus modernes, on peut quasiment tout faire, la question est pourquoi les faire ? Pour quel bénéfices globaux ?
             En plus l’éducation est poussée au maximum, à l’extrême de la complexité du monde à tel point qu’on n’a même plus une vue d’ensemble de ce fatras d’information.
             Je viens de voir mon médecin traitant. Je lui parlais de l’économie et des techniques qui la domine. Sa réponse, les CDS, c’est quoi ?
             Je l’écris dans mon article, la connaissance du fait de la finance diminue. Je ne l’ai pas inventé.
             Alors, qu’est-ce qu’on va faire avec tout ça ?
             Et si on inventait un mouvement que j’appellerais le « participatisme » ?
             La base, des colloques de terrain, qui feraient remonter les idées, le sommet, qui ferait redescendre les infos avec une vue moins centrée vers le profit brut ? 
             La démocratie à tous niveau et pas nécessairement là où on l’habitude de la trouver devant les urnes. Solidaire non pas pour des questions d’argent, mais pour un meilleur vivre ?


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 15:36

            Comme tout continue, je viens de lire


            L’Espagne pèse sur les marchés

            Les cotes européennes sont en baisse ce lundi en début-d’après-midi, dans un marché en mal de direction en ce jour férié de la Pentecôte. Le sauvetage de la caisse d’épargne espagnole Cajasur ravivait les inquiétudes des opérateurs sur les valeurs financières.

             

            Lire plus sur lecho.be La Chine plus conciliante avec les USA De la City au Lac Leman Duel Fonck - Gilkinet sur les pensions La Grande-Bretagne au pain sec
            The show is going on...  smiley

          • Il est leurre Il est leurre 24 mai 2010 15:42

            Tu vas voir, ç va s’arranger dans la semaine car les banques Chinoises ont reçu l’ordre de soutenir l’euro et d’en acheter un maximum.

            Il y a quelques années, ils achetaient du dollar en pagaille, maintenant c’est de l’euro.

            On dirait un vide-grenier géant où l’on vient se débarrasser de ce qui ne sert plus, ou dont on n’a jamais su se servir, par flemme de lire le mode d’emploi.



            • anty 24 mai 2010 21:47

              Il n’y aaucun avenir sans le capitalisme

              je dirais plutôt


              • L'enfoiré L’enfoiré 25 mai 2010 08:52

                Anty,
                 Disons que le capitalisme a besoin d’un dose de rafraichissements. Tout système se pervertit par l’usure du temps. Obama a lancé sa réforme de Wall Street. Réformer ne veut pas dire tuer.


              • BA 25 mai 2010 08:48

                Mardi 25 mai 2010 : tous les regards sont tournés vers l’Espagne, vers la situation catastrophique de l’Espagne.

                Les pays d’Europe du sud sont en train d’entraîner toute la planète dans leur chute.

                Après la Grèce, c’est au tour de l’Espagne de s’effondrer.

                Lisez ces articles :

                 

                Les bourses asiatiques en forte chute à mi-séance.

                Les bourses asiatiques étaient en forte chute mardi à mi-séance, dans un contexte toujours marqué par les craintes pesant sur l’euro et sur la dette de certains pays européens.

                L’indice Nikkei perdait 2,4 % à 9,526.97 points.

                L’indice sud-coréen Kospi perdait 3 % à 1.556,28 points.

                Les bourses néo-zélandaises, australiennes et taïwanaises étaient également en baisse.

                 

                http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=472bcfe6ae5b22fdd522b8f2100d7632

                 

                La clôture à Wall Street : l’Espagne a gâché la séance.

                 

                Les marchés actions américains ont terminé en repli marqué malgré un indicateur économique encourageant. La journée a effet bien débuté avec l’annonce de chiffres de reventes de logements au plus haut depuis cinq mois aux Etats-Unis en avril. Mais les investisseurs ont accueilli avec défiance le sauvetage de la caisse d’épargne Cajasur par la Banque d’Espagne en Europe. Ils s’inquiètent des conséquences des problèmes européens sur la croissance américaine.

                Le Dow Jones a clôturé sur une perte de 1,24 % à 10066,57 points. Le Nasdaq Composite a cédé 0,69 % à 2213,55 points.

                 

                http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=c426b23e2f42f4918b24c57b74465972

                 

                L’euro poursuit sa chute face au billet vert, pénalisé par l’Espagne.

                L’euro poursuivait sa chute mardi face au billet vert, repassant sous 1,23 dollar, la situation économique en Europe, et notamment en Espagne où la Banque centrale a dû voler au secours d’une caisse d’épargne régionale, continuant à susciter les inquiétudes des investisseurs.

                Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris), l’euro valait 1,2292 dollar, contre 1,2361 dollar lundi vers 21H00 GMT.

                « Les pressions à la vente continuent de peser sur l’euro en raison d’inquiétudes financières désormais alimentées par la situation en Espagne », selon Yuji Saito, de Credit Agricole.

                La Banque d’Espagne a révélé lundi un plan de sauvetage de la caisse d’épargne régionale CajaSur qui pourrait coûter jusqu’à 2,7 milliards d’euros, alourdissant d’autant le déficit public de l’Espagne.

                L’Espagne a déjà annoncé des mesures d’austérité, dans le sillage de la crise de la dette grecque qui a mis à mal la confiance dans ce pays et dans d’autres pays endettés de la zone euro, tels que l’Irlande, l’Italie et le Portugal.

                Le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé lundi à l’Espagne des réformes « urgentes » pour améliorer le fonctionnement de son marché du travail et de son système bancaire, à l’issue d’une mission dans le pays.

                http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=fe2235800f84583a7d384e13cffd7032


                • L'enfoiré L’enfoiré 25 mai 2010 09:00

                  BA,
                   Merci pour cette ré-actualisation de la situation. La mondialisation a créé un système de vases communicants. Les marchandises transitent. Les populations migrent. Les problèmes accompagnent et n’épargnent personne. Plus rien, plus personne n’est à l’abri.
                   Comme la Chine exporte 20% de sa production vers l’Europe et que comme je l’ai dit, l’austérité, la chute de sa monnaie est une sorte de protectionnisme, elle est aussi sujette à plus de circonspection. 
                   Je ne suis pas contre ces mouvements, mais il faut en assumer les risques et s’en assurer au mieux et pourquoi pas, une assurance mondiale comme le FMI, mais qui auraient comme débiteurs les Etats et leurs populations.
                   C’est ce que j’ai appelé le nouveau Nobel des Etats. 
                   
                   

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