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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Les Hommes de Plastique

Les Hommes de Plastique

Ce sont les hommes de plastique. Leur société où il n’y a de place que pour le travail, elle se veut idéalement pensée du point de vue d’un consommateur théorique qui n’aurait pas à travailler, lui. Toutes les lois mondiales des hommes de plastique sont faites du point de vue de ce consommateur idéal, qui ne connaît pas le stress du travail ni la pollution due à l’excès de travail ni le doute quant à la raison d’un tel travail et d’un tel surmenage. Ainsi est la vision de l’espérance et de la religion des hommes de plastique.

Les cinq âges de la mythologie grecque selon Hésiode

L’âge d’or commença.

L’âge d’or

Quand les hommes et les dieux furent nés ensemble, d’abord les célestes habitants de l’Olympe créèrent l’âge d’or pour les mortels doués de la parole. Sous le règne de Saturne qui commandait dans le ciel, les mortels vivaient comme les dieux, ils étaient libres d’inquiétudes, de travaux et de souffrances ; la cruelle vieillesse ne les affligeait point ; leurs pieds et leurs mains conservaient sans cesse la même vigueur et, loin de tous les maux, ils se réjouissaient au milieu des festins, riches en fruits délicieux et chers aux bienheureux immortels. Ils mouraient comme enchaînés par un doux sommeil. Tous les biens naissaient autour d’eux. La terre fertile produisait d’elle-même d’abondants trésors ; libres et paisibles, ils partageaient leurs richesses avec une foule de vertueux amis. Quand la Terre eut renfermé dans son sein cette première génération, ces hommes, appelés les génies terrestres, devinrent les protecteurs et les gardiens tutélaires des mortels : ils observent leurs bonnes ou leurs mauvaises actions et, enveloppés d’un nuage (9), parcourent toute la Terre en répandant la richesse : telle est la royale prérogative qu’ils ont obtenue.

L’âge d’argent

Ensuite les habitants de l’Olympe produisirent une seconde race bien inférieure à la première, l’âge d’argent qui ne ressemblait à l’âge d’or ni pour la force du corps ni pour l’intelligence. Nourri par les soins de sa mère, l’enfant, toujours inepte, croissait, durant cent ans, dans la maison natale. Parvenu au terme de la puberté et de l’adolescence, il ne vivait qu’un petit nombre d’années, accablé de ces douleurs, triste fruit de sa stupidité, car alors les hommes ne pouvaient s’abstenir de l’injustice ; ils ne voulaient pas adorer les dieux ni leur offrir des sacrifices sur leurs pieux autels, comme doivent le faire les mortels divisés par tribus. Bientôt Jupiter, fils de Saturne, les anéantit, courroucé de ce qu’ils refusaient leurs hommages aux dieux habitants de l’Olympe. Quand la Terre eut dans son sein renfermé leurs dépouilles, on les nomma les mortels bienheureux ; ces génies terrestres n’occupent que le second rang, mais le respect accompagne aussi leur mémoire.

L’âge d’airain

Le père des dieux créa une troisième génération d’hommes doués de la parole, l’âge d’airain, qui ne ressemblait en rien à l’âge d’argent.

Robustes comme le frêne, ces hommes, violents et terribles, ne se plaisaient qu’aux injures et aux sanglants travaux de Mars ; ils ne se nourrissaient pas des fruits de la Terre, et leur coeur impitoyable avait la dureté de l’acier. Leur force était immense, indomptable, et des bras invincibles s’allongeaient de leurs épaules sur leurs membres nerveux. Ils portaient des armes d’airain ; l’airain composait leurs maisons ; ils ne travaillaient que l’airain, car le fer noir n’existait pas encore. Égorgés par leurs propres mains, ils descendirent dans la ténébreuse demeure du froid Pluton sans laisser un nom après eux. Malgré leur force redoutable, la sombre Mort les saisit et ils quittèrent la brillante lumière du soleil.

L’âge des héros

Quand la Terre eut aussi renfermé leur dépouille dans son sein, Jupiter, fils de Saturne, créa sur cette terre fertile une quatrième race plus juste et plus vertueuse, la céleste race de ces Héros que l’âge précédent nomma les demi-dieux dans l’immense univers. La guerre fatale et les combats meurtriers les moissonnèrent tous, les uns lorsque, devant Thèbes aux sept portes, sur la terre de Cadmus, ils se disputèrent les troupeaux d’Oedipe ; les autres lorsque, franchissant sur leurs navires la vaste étendue de la mer, armés pour Hélène aux beaux cheveux, ils parvinrent jusqu’à Troie, où la mort les enveloppa de ses ombres. Le puissant fils de Saturne, leur donnant une nourriture et une demeure différentes de celles des autres hommes, les plaça aux confins de la Terre. Ces Héros fortunés, exempts de toute inquiétude, habitent les îles des bienheureux par-delà l’océan aux gouffres profonds, et trois fois par an la Terre féconde leur prodigue des fruits brillants et délicieux.

L’âge de fer

Plût aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la cinquième génération ! Que ne suis-je mort avant ! Que ne puis-je naître après ! C’est l’âge de fer qui règne maintenant. Les hommes ne cesseront ni de travailler et de souffrir pendant le jour ni de se corrompre pendant la nuit ; les dieux leur enverront de terribles calamités. Toutefois quelques biens se mêleront à tant de maux. Jupiter détruira cette race d’hommes doués de la parole lorsque presque dès leur naissance leurs cheveux blanchiront. Le père ne sera plus uni à son fils ni le fils à son père ni l’hôte à son hôte ni l’ami à son ami ; le frère, comme auparavant, ne sera plus chéri de son frère ; les enfants mépriseront la vieillesse de leurs parents. Les cruels ! Ils les accableront d’injurieux reproches sans redouter la vengeance divine. Dans leur coupable brutalité, ils ne rendront pas à leurs pères les soins que leur enfance aura reçus : l’un ravagera la cité de l’autre ; on ne respectera ni la foi des serments ni la justice ni la vertu ; on honorera de préférence l’homme vicieux et insolent ; l’équité et la pudeur ne seront plus en usage ; le méchant outragera le mortel vertueux par des discours pleins d’astuce auxquels il joindra le parjure. L’Envie au visage odieux, ce monstre qui répand la calomnie et se réjouit du mal, poursuivra sans relâche les hommes infortunés. Alors, promptes à fuir la Terre immense pour l’Olympe, la Pudeur et Némésis , enveloppant leurs corps gracieux de leurs robes blanches, s’envoleront vers les célestes tribus et abandonneront les humains ; il ne restera plus aux mortels que les chagrins dévorants, et leurs maux seront irrémédiables.

Source WikiSource : Les Travaux et les jours

Publié dans Histoires de la mythologie grecque

Note : Ovide dans Métamorphoses - Livre I, ne mentionne pas l’âge des héros, et donc ne décrit que quatre âges

Les Hommes de Plastique

En effet, d’après les Anciens (Grecs, Germains, Aztèques, Iraniens, Hindous qui curieusement faisaient tous cette division), nous sommes dans la fin de ce pire des âges que les Grecs appelaient l’Age de Fer.

Effectivement, ici les serrures sont en fer, les voitures sont en fer et les grilles sont en fer.

L’âge de Fer, c’est aussi la Race du Fer (notre race humaine) - la pire entre toutes, cruelle et dénuée de toute pitié, accablée de tous les maux, leurs femmes ne leur faisant pas non plus de cadeaux.

Pourtant je ne suis un adepte ni de Jupiter ni de Bouddha (j’ai néanmoins un certain « respect » pour le bouddhisme), et je suis même un pourfendeur de Jéhovah. Et puis ce blog est fait pour ceux qui n’ont pas le temps d’être des croyants.

Et puis surtout je sais l’avènement du nouveau Dieu.

Le nouveau Dieu est né, c’est l’Homme Nouveau. D’ailleurs ses adeptes sont aussi les hommes nouveaux.

Oui, une nouvelle religion révélée par les médias et les institutions est née : le culte d’une humanité qui n’aurait rien à voir avec le reste du vivant.

Affirmer au contraire que l’homme fait partie du reste du vivant est déjà une hérésie, un blasphème. Déjà les petits écoliers apprennent de leurs enseignants qu’il n’y a qu’une race humaine, pas du tout comme chez les chats, les chiens et même les fourmis, etc. Surtout, en lui-même, l’homme serait dépourvu d’instinct, il serait le seul non seulement à être accessible à la raison, mais avec la possibilité de ne fonctionner que par la raison.

L’homme nouveau, maintenant sevré du judéo-christianisme, est né. C’est un homme de plastique, indéfiniment adaptable et poli comme un galet. Son univers est le monde du capital et du travail, qui permet de tout adapter.

Not happy, they are busy !

Il n’a pas vraiment de forme ni de fond. L’homme de plastique est un very busy man et il en a déjà l’odeur étant gamin.

Les religions ont été créées par la multitude pour cerner tout individu éventuel et anéantir l’homme droit. Elles confondent volontairement ce qui est leur essence - à savoir les rites - avec le spirituel.

Ainsi les hommes de plastique ont inventé le « monde du travail » pour traquer dans leurs filets toute volonté personnelle de développer de véritables ailes - et anéantir l’homme droit (non, la nécessité de survivre et le monde du travail, ce n’est pas pareil).

Le type humain qui voulait avant s’oublier et tout envahir grâce à la religion veut maintenant gagner son salut et le pouvoir sur la Terre grâce au travail. Grâce à son travail, il sait tout et il a tout compris, c’est lui et ce sera lui le boss.

Même quand l’homme nouveau est paresseux et profiteur (ils le sont tous), et qu’il arrive à ne rien faire dans son travail - et bien - le travail le révèle, l’épanouit et surtout camoufle ses grands vides.

L’ « idéal du zombie » est né, « qui sait tout parce qu’il connaît tout de son job » !

Les philosophes du Siècle des Lumières et de la raison risquent de céder la place à l’homme nouveau, tolérant et sans fanatisme religieux, voir athée - mais juste fanatiquement a very serious and busy man.

Oui, ils ont un job, eux, les hommes de plastique, ils ont compris le principal.

Les nouveaux hommes, on les voit émerger de l’Occident affairiste, travailleurs, occupés, bricoleurs, stressés, mais pour la bonne cause - jamais trop lents - avides de ses winners, de ses battants, de ses workers, des médailles du travail et autres légions d’honneurs accaparées par le show-business.

Ce sont les hommes de plastique. Leur société où il n’y a de place que pour le travail, elle se veut idéalement pensée du point de vue d’un consommateur théorique qui n’aurait pas à travailler, lui. Toutes les lois mondiales des hommes de plastique sont faites du point de vue de ce consommateur idéal, qui ne connaît pas le stress du travail ni la pollution due à l’excès de travail ni le doute quant à la raison d’un tel travail et d’un tel surmenage. Ainsi est la vision de l’espérance et de la religion des hommes de plastique.

Plastiquement ignares et impeccables. Plastiquement affairés et malins. Plastiquement sérieux, idéalement adaptables et adaptés. Ils sont aussi inaccessibles aux plaisirs de la pensée magique.

Les Grecs parlaient des quatre âges, l’âge d’Or, l’âge d’Argent, l’âge de Bronze et du pire et du dernier qui est le nôtre : celui de l’âge de Fer. D’après eux, l’homme serait ensuite détruit. Et effectivement ici les serrures sont en fer, les voitures sont en fer et les grilles sont en fer.

Les anciens Grecs ne parlaient pas d’un autre âge.

Pourtant maintenant il y a les hommes de plastique. Les hommes de plastique sont plastiquement stressés, caractériels et agressifs - mais c’est pour la bonne cause : pour le job, pour le fuck et pour le (nouveau) Dieu.

Aux citoyens civilisés du monde, les hommes de plastique se doivent de dire qu’à des bons fils ils veulent en tous points ressembler.

Et puis ils exigent d’être remplis d’émissions interactives et de fêtes, d’avoir des opinions, de n’avoir pas besoin de recul, d’être différents. A toutes les brutes incultes, à toutes les groupies du ballon rond et à tous les intellectualistes bidons, il faut qu’ils l’avouent : eh bien oui, la plupart du temps ils les aiment.

Mon père je te salue est également leur credo.

Les hommes de plastique, ils ne sont ni meilleurs ni pires que les autres.

Il n’y a ni fin ni finalité, car chacun doit gagner sa liberté, dans des chaînes aussi physiques que psychiques. Celui qui dit qu’un jour cela finira, il ment.

Il ment comme un arracheur de dents.


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23 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 9 août 2007 19:15

    @L’auteur,

    Je vais essayer de continuer ton histoire dans la version d’un autre article. J’espère que cela te plaira. smiley

    « L’âge du virtuel »

    Vulcain poussa sur un bouton qui apparaissait en contre-jour. Son écran virtuel apparut devant ses yeux bougons. Cette fois encore, il avait reçu une foule de messages qui défilaient devant ses yeux. Secrétaire, il en avait mare d’être l’intermédiaire entre lui et Jupiter qui faisait la sourde oreille. L’Or, il aimait le caresser. L’argent, il se le comptait avec délectation. Le bronze, c’était pas mal, il n’occupait que la troisième place sur l’estrade de ses préférences. Le fer, oui, on pouvait le rendre dur comme l’acier avec un peu de sueur en plus. Jusqu’il y a peu, le plastique faisait figure de tout le reste. Il y avait du plastique dur, du mou, de toutes les couleurs. Là, il pouvait encore s’amuser un peu. Il s’en rappelle de ce temps, comme si c’était hier. Tout était permis. Il pouvait toucher, sentir, humer et surtout malaxer à son bon plaisir. Aujourd’hui, il ne peut même plus rien de tout cela. Ce qu’il voit n’est plus qu’une image virtuelle. Elle dit des choses, mais le pense-t-elle encore, cette image ? N’est-ce pas seulement une pseudo photo de son auteur ? Qui a écrit ce qu’il lit ? Il n’en était pas sûr du tout. Il voulait toucher, sentir. Les images aussi brutes et les textes associés, toujours les même, il commençait en avoir trop devant les yeux. Il n’était qu’un secrétaire et à la fin, il se demander où orienter ces messages qui pour la plupart se plaignaient d’une situation que plus personne ne contrôlait. Alors, ne sachant plus quoi faire, il renvoya tout cela aux expéditeurs respectifs. Cela coûtait moins cher que de réorienter ces messages vers des gens qui se poseraient la même question : « Que faire avec tout cela ? »


    • JL JL 10 août 2007 09:38

      « Chic planè-ète, dansons dessus » Plastic Bertrand.

      J’ai lu, j’ai pas pout compris.

      J’ai noté ceci : « Ils sont aussi inaccessibles aux plaisirs de la pensée magique. »

      Plaisirs de la pensée magique ... ? Je dois être inaccessible. Peut-être que je ne sais pas réèllement ce qu’est la pensée magique ?

      Pour moi, la pensée magique sied aux dominants comme aux dominés : les premiers n’ont qu’à vouloir pour tout avoir, les seconds auront beau faire ils n’auront jamais rien. C’est ce que les uns comme les autre appellent parfois la divine proviedence.


      • Alexis Brunet Alexis Brunet 10 août 2007 11:28

        « chic planète », c’est l’affaire louis trio non ?


      • JL JL 10 août 2007 12:39

        Ah ! Dommage, ça collait si bien. Merci de la précision tout de même. smiley


      • JL JL 10 août 2007 12:41

        Ceci dit, ce n’était pas essentiel dans mon commentaire.


      • L'enfoiré L’enfoiré 10 août 2007 12:50

        JL,

        Mon commentaire date de hier. Pas de réponse et je crois qu’il n’y en aura pas. smiley Encore un article envoyé par procuration. Un article est interactif et pas une affaire que l’on lance sans retour.

        Pourquoi voulons-nous que Ducros se décarcasse ? smiley


      • Odal GOLD Odal GOLD 10 août 2007 18:15

        Si, Ducros il se décarcasse parfois pour quelque chose.

        J’ai rappelé la vision du monde qu’avaient les Anciens : une humanité divisée en plusieurs âge et l’anéantissement pour ses derniers descendants de l’âge de Fer, les plus vils et les plus pervers, c’est-à-dire nous. Ensuite et avec une certaine ironie, j’observais que contrairement à ce que disent tous ces mythes Antiques, notre humanité n’est ni pire ni meilleur que les précédentes.

        Nos mythes non plus ne sont ni pires ni meilleurs.

        C’est juste ce que je voulais pointer du doigt, sur un ton un peu parodique. Ce n’est pas donc que du verbiage.

        « On appelle pensée magique : « l’idée que de penser quelque chose est la même chose que de le faire. Elle est courante dans les rêves, dans certains désordres mentaux, et chez les enfants. » (Freedman, Kaplan, Sadock, 1976, p. 1313). " La pensée magique se réfère à la croyance que des pensées spécifiques, la verbalisation, les gestes associés, ou les postures peuvent, d’une façon mystique, conduire à l’accomplissement de certains désirs ou à prévenir certains maux. Les jeunes enfants sont enclins à cette forme de pensée, comme conséquence de leur capacité limitée à comprendre la causalité... »

        D’un autre coté, et si l’on se trouve totalement dépourvu de cette capacité, peut-être effectivement qu’on n’est pas un enfant ou un fou - mais on ne rêve plus et on est donc dépourvu de ce qui fait - aussi - l’individu.

        Comprendo ? Est-ce que Ducros ça valait la peine qu’il se décarcasse ?

        Odal GOLD www.odalgold.com


      • Odal GOLD Odal GOLD 10 août 2007 18:19

        Si, Ducros il se décarcasse parfois pour quelque chose.

        J’ai rappelé la vision du monde qu’avaient les Anciens : une humanité divisée en plusieurs âge et l’anéantissement pour ses derniers descendants de l’âge de Fer, les plus vils et les plus pervers, c’est-à-dire nous. Ensuite et avec une certaine ironie, j’observais que contrairement à ce que disent tous ces mythes Antiques, notre humanité n’est ni pire ni meilleur que les précédentes.

        Nos mythes non plus ne sont ni pires ni meilleurs.

        C’est juste ce que je voulais pointer du doigt, sur un ton un peu parodique. Ce n’est pas donc que du verbiage.

        « On appelle pensée magique : « l’idée que de penser quelque chose est la même chose que de le faire. Elle est courante dans les rêves, dans certains désordres mentaux, et chez les enfants. » (Freedman, Kaplan, Sadock, 1976, p. 1313). " La pensée magique se réfère à la croyance que des pensées spécifiques, la verbalisation, les gestes associés, ou les postures peuvent, d’une façon mystique, conduire à l’accomplissement de certains désirs ou à prévenir certains maux. Les jeunes enfants sont enclins à cette forme de pensée, comme conséquence de leur capacité limitée à comprendre la causalité... »

        D’un autre coté, et si l’on se trouve totalement dépourvu de cette capacité, peut-être effectivement qu’on n’est pas un enfant ou un fou - mais on ne rêve plus et on est donc dépourvu de ce qui fait - aussi - l’individu.

        Comprendo ? Est-ce que Ducros ça valait la peine qu’il se décarcasse ?

        Odal GOLD www.odalgold.com


      • Frydman Charles 18 août 2009 14:27

        « Les hommes de plastique » me fait penser à l’homme en général...

        L’homme est adaptable, recyclable comme le plastique...

        Alors l’animal, comme le verre est rigide, programmé par l’instinct à la naissance.« ça passe ou ça casse ».

        Le matériau élastique revient toujours à son état initial, mais à force de sollicitations il finit par se plastifier.

        Comme l’homme qui revient toujours à une certaine forme de comportement parfois associal, mais qui à force d’éducation finit par se « plastifier »

        Ca me fait penser au film « les chiens » (1977) d’Alain Jessua....Une usine plastique au début du film n’a peut-être pas été choisie par hasard....


      • Odal GOLD Odal GOLD 10 août 2007 18:25

        Si, Ducros il se décarcasse parfois pour quelque chose.

        J’ai rappelé la vision du monde qu’avaient les Anciens : une humanité divisée en plusieurs âge et l’anéantissement pour ses derniers descendants de l’âge de Fer, les plus vils et les plus pervers, c’est-à-dire nous. Ensuite et avec une certaine ironie, j’observais que contrairement à ce que disent tous ces mythes Antiques, notre humanité n’est ni pire ni meilleur que les précédentes.

        Nos mythes non plus ne sont ni pires ni meilleurs.

        C’est juste ce que je voulais pointer du doigt, sur un ton un peu parodique. Ce n’est pas donc que du verbiage.

        « On appelle pensée magique : « l’idée que de penser quelque chose est la même chose que de le faire. Elle est courante dans les rêves, dans certains désordres mentaux, et chez les enfants. » (Freedman, Kaplan, Sadock, 1976, p. 1313). " La pensée magique se réfère à la croyance que des pensées spécifiques, la verbalisation, les gestes associés, ou les postures peuvent, d’une façon mystique, conduire à l’accomplissement de certains désirs ou à prévenir certains maux. Les jeunes enfants sont enclins à cette forme de pensée, comme conséquence de leur capacité limitée à comprendre la causalité... »

        D’un autre coté, et si l’on se trouve totalement dépourvu de cette capacité, peut-être effectivement qu’on n’est pas un enfant ou un fou - mais on ne rêve plus et on est donc dépourvu de ce qui fait - aussi - l’individu.

        Comprendo ? Est-ce que Ducros ça valait la peine qu’il se décarcasse ?

        Odal GOLD www.odalgold.com


        • JL JL 11 août 2007 08:29

          Merci de la réponse. La pensée magique c’est aussi la superstition.

          Par ailleurs, comme il y a un lien entre penser et dire, et qu’il y en a un entre dire et faire, certains esprits peuvent effectivement rêver. C’était l’allusion aux dominants dominés.

          Mais on peut rêver sans tomber dans la pensée magique, et je ne vois pas en quoi la pensée magique serait source de plaisir.


        • L'enfoiré L’enfoiré 11 août 2007 14:34

          Merci Odal,

          J’aime les réponses fermes. Si je t’ai mis au pied du mur c’est que, il faut bien l’avouer, tu ne t’es pas beaucoup « mouiller » après tes deux articles, bons au demeurant. Rester dans l’ombre n’est pas à préconiser quand on prend position.

          Tu n’es pas le seul. L’article de Corinne Lepage a reçu ma « douche écossaise » aussi.

          Ecrire n’est pas uniquement « compter les points ». C’est partager avec les autres ce qu’on dit et se qu’on pense.

          Je ne suis pas très côté « artiste ». Demian West m’en a fait bien ressentir mes lacunes.

          Je suis timide mais je me soigne et en plus, je suis très pragmatique, par contre.

          Rêver, je le fais à mes heures, aussi. J’avais voulu apporter une note « parallèle » à ton article. Rien de plus.

          Les idées de l’antiquité ne sont ni meilleures ni pire que la nôtre. C’est tout à fait vrai. Je n’ai pas cru un seul instant que c’était du verbiage.

          Ce n’est pas une raison de croire que l’on ne peut faire avancer le schmilblick par la petite porte de la conscience.

          Cette « petite porte », je la voyais souvent dans un manque de volonté de respecter la « responsabilité » de chacun d’entre nous devant les événements. Evénements qui d’ailleurs ne sont pas nécessairement tombés du ciel.

          Tu vois, j’ai compris. Et je te remercie d’avoir voulu discuter avec moi. smiley


          • Tony Pirard 11 août 2007 15:05

            Article assez intéressant d’un rapport de la passage d’homme par la divers phases de la vie humain. Je ne sais pas si tu vais être d’accord avec ce brésilien,mais,je dirais que l’homme était plus heureux dans l’âge D’or... ! (Nul un de nous deux étais-lá,mais,je crois la réponse c’est..Oui). L’âge d’Argent a commencé la compétition éffrenée par le « vil » metal,querelles par espaçe de terre,ambition par le pouvoir,c’est quand nous voyons le commencement des guerres et l’autres bestialité humain. L’âge de fer,héros et plastique englobe tous dans la soif de pouvoir.Regrettable que l’homme que se dis être rationnel et doté de conscience et bon sens a choisi ce chemin... !

            Tony do Brasil (Le garçon que sait des choses)


            • Odal GOLD Odal GOLD 11 août 2007 20:20

              Je suis tout à fait d’accord avec toi, L’Enfoiré, le plus grand plaisir quand on a des idées est d’en parler et d’en discuter, et ton verbiage fait certes avancer le schmilblick.

              Le coté artiste culturel, je ne l’ai guère que pour la musique, et je n’éprouve que très peu souvent un plaisir face à des fleurs, un tableau de maître ou de la sculpture. En ce qui me concerne, je crois que c’est congénital, et M. Demian West je crois n’y pourrait rien changer. Mais j’aime bien les livres, les films, l’idée des jardins japonais « Je suis timide amis je me soigne ? » Je me connais moins moi-même que les autres ne me connaissent, peut-être ? Mais j’ai bien aimé le film en tous cas.

              Je pense que toutes les religions se trompent, elles veulent s’approprier notre destin, et pour cela elles se revendiquent de ce que l’humain ne peut pas savoir ni vérifier pour nous en imposer. A petite dose certaines d’entre elles me font planer comme avec un bon « pétard », et c’est agréable : http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323877.html

              La pensée magique est agréable (aussi). Et apparemment déjà dans l’antiquité les religions avaient quelque chose de « mondial », et depuis toujours aussi elles ont un coté « jugement dernier » et fataliste très moraliste : on peut planer mais attention à la « descente ».

              Effectivement, comme tu dis, les événements ne tombent pas nécessairement du ciel - mais c’est possible ??? ! ? Quel est notre degré de superstition individuelle, jusqu’où pouvons-nous aller dans la connaissance sans que le ciel ne nous tombe sur la tête malgré notre titre autoproclamé d’animal pensant ?

              Savoir rends dangereux, et tous se lient contre celui qui fait trop peur ou trop mal. Jusqu’où pouvons-nous aller dans la connaissance et le « savoir raisonnable » - ainsi qu’un couteau effilé rentre et s’enfonce dans la motte de beurre - sans que le ciel ne nous tombe sur la tête ? (Savoir rend dangereux, et tous finissent par se liguer contre celui qui fait trop peur ou trop mal.)

              La démarche de la pensée magique est bien aussi de la superstition (à JL, tu as raison). Je pense que nous avons tous, y compris les plus pragmatiques et les plus rationnels, un fond de pensée magique. Quel est notre degré de superstition, jusqu’où peut aller le courage nécessaire à notre raison ? Je pense que le courage, l’imagination et la lucidité sont lié - la raison seule c’est pour les croyants de la raison. Pour la Raison, ses croyants peuvent aussi se montrer tout aussi féroces (vivisection, expérimentations animales et humaines, tout accès à la connaissance étant « bon » puisque le courage, l’imagination, etc., compteraient pour rien face à la Raison) que les autres croyants. Il nous faut accepter la raison, mais aussi une part de goût pour les énigmes, la magie, l’extraordinaire.

              D’après moi, le schmilblick a un peu avancé. Et ç’est moi qui te remercie d’avoir bien voulu entamer cette discussion avec moi, L’Enfoiré !

              Odal GOLD www.odalgold.com


            • ddacoudre ddacoudre 21 août 2007 23:57

              Bonjour j’ai apprécié ton article et la réponse de l’enfoiré mais certainement qu’après l’âge du fer et du virtuel il y aura celui de l’utopie

              L’utopie pour la plupart d’entre nous relève du rêve, mais du rêve non accessible à la réalité. Mais au fait ? De quelle réalité parlons-nous ? La nôtre celle de nos désirs personnels de l’image que nous avons de notre existence, ou la réalité qui inclut les autres ? Pourtant dans l’un ou dans l’autre cas, il nous faudra des « éléments de mesure », il nous faudra comparer, évaluer, mais comment faire si nous n’avons rien appris. Dans ces cas là, nous écoutons ce qui se dit, s’écrit, tout ce qui se fige dans le temps, par des légendes, des maximes, des usages, des habitudes, et dans tout cela nous prenons ce qui nous convient, pour vivre notre quotidien. Et ce quotidien ce n’est pas rien, il est même Tout.

              Alors, en l’observant, ce que nous ne faisons pas la plupart du temps, nous verrons que nous échangeons un grand nombre d’informations, mais que nous n’avons que très peu de communication relationnelle, faute de temps et à cause du nombre qui fait que la masse dilue et absorbe les individualités, au point d’empêcher toute relation inter personnelle.

              Rien de bien nouveau, de tout temps il en a été ainsi, du moins dans le monde contemporain. Pourtant les hommes en ayant sous leurs yeux le monde sensible avec un but à leur communication, (la procréation), ne s’en sont pas contentés, et, concomitamment certainement, ils ont développé deux mondes, le monde physique et le monde Utopique.

              Le monde physique, celui de tous les instruments que nous avons réalisé, et celui de la pensée abstraite, notre imaginaire, que je qualifie volontairement d’utopique. Néanmoins, aucun des deux n’est séparé de l’autre, car tous les deux sont le produit de la pensée symbolique.

              Au-delà du fait d’être interdépendants, ils s’entrechoquent ou s’associent sous la baguette de notre pensée. Pourquoi je qualifie notre imaginaire d’utopie ? Simplement pour banaliser le mot « utopie », comme d’autres ont banalisé le mot « charges », afin qu’il ne nous fasse plus peur, qu’il ne nous fasse plus peur pour le but que je poursuis, celui d’expliquer qu’il n’y a pas d’utopie irréalisable.

              Il ne suffit pas pour autant de penser à son désir pour qu’il se réalise. Tout dépendra du niveau où il se situe, en fonction des moyens qui sont les nôtres actuellement, de telle manière que c’est moins l’utopie en elle-même qui est irréalisable que les conditions de son développement. Les conditions de développement de cette utopie vont dépendre de l’idée qu’ont les autres du « monde réel » qui est le leur, (non celui des « penseurs » et des scientifiques), mais surtout celui de leur « monde réel » au quotidien.

              De ce monde loin du raisonnement philosophique ou scientifique, ce « monde réel » pragmatique qui est celui de l’expérience humaine élémentaire, celui des simples exigences pour vivre, qui font que nous ne nous départirons pas de ce qui nous donne des assurances pour un inconnu hypothétique. Si bien que nous utilisons le mot utopie pour qualifier une idée émise et ainsi masquer le manque d’audace personnel pour se lancer dans une réalisation qui sort des références d’un passé normatif, dans lequel nous nous sommes installés. Cette utopie sert à combattre aussi bien une idée qui modifie les rapports envers les dominants, qu’à permettre la dissuasion intéressée personnelle, celle d’idées mythiques, progressistes ou « rétrogressives », et qualifier toutes les demandes de ceux qui, vivant mal leur présent, imaginent des mondes meilleurs.

              L’expérience de notre réel s’effectue par la détermination d’objectifs à partir d’une représentation du désirable en valeurs relatives, qui systématiquement ordonnées, organisent une vision du monde qui apparaît stable et irréductible. Cette vision du monde est une nécessité pour lui assurer une viabilité culturelle stable, mais est un frein lorsque la stabilité devient la permanence irréductible d’une organisation déterminée.

              Il apparaît donc que nous brandissons de tout temps ce mot utopie comme un épouvantail de dissuasion, pour se préserver de toute perturbation venant bousculer notre tranquillité quotidienne. Et, dans le même temps, il a qualifié toutes les étapes de l’évolution de nos sociétés, et bien des inventions, cela au prix d’un grand nombre de vie.

              Alors demain après l’âge du virtuel ce sera peut-être celui de l’utopie qui requalifiera la pensée magique. Cordialement.


              • L'enfoiré L’enfoiré 22 août 2007 18:07

                @ddacoudre et Odal,

                Si tu permets, j’ajouterai quelque chose pour dd surtout quand il coud. smiley

                « L’utopie pour la plupart d’entre nous relève du rêve »

                >>> L’utopie est nécessaire, tout comme le rêve d’ailleurs. Je ne vois rien de chimérique comme le dirait Larousse pour le mot « utopie ». Sans cela, comment garder une motivation pour le futur.

                « réalité... nôtre celle de nos désirs personnels de l’image que nous avons de notre existence, ou la réalité qui inclut les autres ? »

                >>> Question très personnelle et qui demande un certain fair play pour reconnaître si on est capable de regarder dans sa « propre assiette ». Par comparaison, ensuite, cela incluera les autres... avec un peu de conscience. Bien sûr.

                « nous écoutons ce qui se dit, s’écrit, tout ce qui se fige dans le temps, par des légendes, des maximes, des usages, des habitudes, et dans tout cela nous prenons ce qui nous convient, pour vivre notre quotidien. »

                >>> quand on écoute plutôt que d’entendre, quand on regarde plutôt que de voir, rien n’est perdu.

                Les légendes, les livres, les maximes (que j’aime particulièrement) sont les supports de la vie en commun. L’analyse personnelle, avec toutes ces prémices, permet de choisir une voie pour soi et... pour son entourage.

                « ce quotidien est même Tout. »

                >>> D’accord.

                « nous échangeons un grand nombre d’informations... avec très peu de communication relationnelle, faute de temps et à cause du nombre qui fait que la masse dilue et absorbe les individualités, au point d’empêcher toute relation inter personnelle. »

                >>> C’est en fait ce qu’offre la virtualité. La télé à commencé, les GSM permettent une communication comme il n’en a jamais existé, mais de loin, internet continue dans le même principe. On ne se parle plus avec un serrement de main en fin de conversation. Je ne sais si tu te souviens ici. Il y avait eu un article qui parlait des cafés du coin et qui a remporté la palme.

                J’arrête ici. Je réponds en général point par point et je remarque que la suite va dans mon sens.

                A quand, la rencontre physique, pure et dure ? smiley


              • Odal GOLD Odal GOLD 22 août 2007 22:34

                L’utopie est la pensée et l’acte qui ne sont pas encore reconnus sacrés par les normes. Mais faut-il prendre au sérieux tout ce qui est reconnu sacré par les normes (religieuses, biologiques, nécessité du travail, du mariage, des mythes fondateurs et du mode de communication actuel, scientifiques, historiques, politiques) ?? ! ?

                « (...) Nous avons beau le déplorer, nous avons peine à conserver notre sérieux en voyant leurs espoirs et leurs buts les plus dignes, quand nous ne sommes pas obligés de fermer les yeux sur eux... Un autre idéal court devant nos pas, prodigieux, séduisant et riche de périls, auquel nous ne cherchons à convertir personne, parce que nous ne reconnaissons pas facilement à quelqu’un des droits sur lui : l’idéal d’un esprit qui joue naïvement, c’est-à-dire sans intention, par excès de force et de fécondité, avec tout ce qui s’est appelé jusque-là sacré ... » (Nietzsche)

                Ainsi le virtuel ne serait pas sacré, l’Enfoiré, et la rencontre physique, pure et dure, ne serait pas sacrée non plus.

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              • ddacoudre ddacoudre 25 août 2007 00:36

                Bonjour olda gold. J’ai bien compris ce que tu dis. Au cour d’une discussion avec un scientifique des systèmes complexes où l’on échangeait des point de vue sur les organisations déterministe et aléatoires. Je lui disais que j’avais créé la notion de déterminisme aléatoire. Déterministe parce que notre existence cosmologique planétaire et biologique se structure par des règles dont nous ignorons l’origine, cela parce que nous sommes dans le système et pas au dessus pour l’observer, et à cause de cela nous voyons des structures se mettre en place sans que l’on comprenne pourquoi et nous disons donc que les inter actions sont aléatoires, le produit du hasard. Un autre parallèle la notion du chaos pour nous est le désordre or ce désordre qui soit cosmologique ou de la ménagère qui range sans cesse présente une certaine stabilité ce qui peut paraître paradoxal. Cela te surprend peut-être que je te parle de physique pour exprimer mon accord sur ce que tu as écrit, c’est parce que la norme représente la stabilité des intrications de notre pensée organisée, et l’utopie la pensée aléatoire jusqu’à ce qu’elle se normative, ce qui donnera lieu à une nouvelle utopie. En plus le virtuel comme les mathématiques, l’économie, etc. ne sont que les produit d’un et même cerveau qui n’a pas particulièrement des zones réservées pour cela même si on décèle leur activité. Cela ne signifie pas que si l’on ne fait pas de math la partie du cerveau ne fonctionne pas au service d’autre chose. En cela le virtuel produit de notre cerveau l’affecte dans une relation distante autrement que dans une relation directe, le virtuel est un moyen de communication utilisant les ondes comme le téléphone etc. Et je reconnais que depuis qu’existe les nouvelles technologies de la communication les gens ne se sont jamais autant parlés par matériel interposé. Est-ce que cela affecte les relations humaines certainement, mais difficile d’établir une comparaison. Cordialement.


              • Odal GOLD Odal GOLD 27 août 2007 21:38

                Peut-être qu’aujourd’hui, ce qui devient Sacré pour nous, à travers les nouvelles communications si virtuel, et les nouvelles technologies, ce sont les savants eux-mêmes justement. Peut-être qu’à l’ancienne religion va se substituer (celle de la Raison pure pour la Raison pure) celle du Dieu des savants.

                En son nom on torturera, on normalisera, on traquera l’hérétique autant qu’il en fut au pire des Moyen âge. Déjà au nom du Dieu des savants, la plupart trouvent « normal » que des individus torturent, vivisectionnent, transgèniquent, et expérimentent sur les animaux (Mais Hiroshima, parmi bien d’autres et par exemple, a été aussi de ce genre de sacrifices au Dieu des savants) - dans les pires douleurs et les pires tourments pour les sujets du sacrifices.

                Ces « savants » ne sont donc pas des sadiques, des maniaques, des faux sages qu’il leur faut tant de sacrifiés atrocement torturés et mis à mort - pour arriver à si peu de résultat (les principales découvertes ont été fortuites (pénicilline, aspirine, etc.). Est-ce que pour vous, c’est - déjà - normal ???

                (Pour ma part je citerai Nietzsche : « Car à la vérité j’ai quitté de moi-même la demeure des savants, et en claquant la porte. Mon âme a trop longtemps jeûné à leur table ; je ne suis pas fait comme eux pour grignoter la Connaissance comme on casse des noix. J’aime la liberté et le vent qui coure sur la glèbe fraîche ; j’aime encore mieux faire ma couche sur des peaux de bœufs que sur leurs honneurs et sur leurs dignités »)

                Voir : http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323885.html

                Odal GOLD www.odalgold.com


              • Odal GOLD Odal GOLD 27 août 2007 21:41

                Peut-être qu’aujourd’hui, ce qui devient Sacré pour nous, à travers les nouvelles communications si virtuelles, et les nouvelles technologies, ce sont les savants eux-mêmes justement. Peut-être qu’à l’ancienne religion va se substituer (celle de la Raison pure pour la Raison pure) celle du Dieu des savants.

                En son nom on torturera, on normalisera, on traquera l’hérétique autant qu’il en fut au pire des Moyen âge. Déjà au nom du Dieu des savants, la plupart trouvent « normal » que des individus torturent, vivisectionnent, transgèniquent, et expérimentent sur les animaux (Mais Hiroshima, parmi bien d’autres et par exemple, a été aussi de ce genre de sacrifices au Dieu des savants) - dans les pires douleurs et les pires tourments pour les sujets du sacrifices.

                Ces « savants » ne sont donc pas des sadiques, des maniaques, des faux sages qu’il leur faut tant de sacrifiés atrocement torturés et mis à mort - pour arriver à si peu de résultat (les principales découvertes ont été fortuites (pénicilline, aspirine, etc.). Est-ce que pour vous, c’est - déjà - normal ???

                (Pour ma part je citerai Nietzsche : « Car à la vérité j’ai quitté de moi-même la demeure des savants, et en claquant la porte. Mon âme a trop longtemps jeûné à leur table ; je ne suis pas fait comme eux pour grignoter la Connaissance comme on casse des noix. J’aime la liberté et le vent qui coure sur la glèbe fraîche ; j’aime encore mieux faire ma couche sur des peaux de bœufs que sur leurs honneurs et sur leurs dignités »)

                Voir : http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323885.html

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              • Odal GOLD Odal GOLD 27 août 2007 23:04

                Peut-être qu’aujourd’hui, ce qui devient Sacré pour nous, à travers les nouvelles communications si virtuelles, et les nouvelles technologies, ce sont les savants eux-mêmes justement. Peut-être qu’à l’ancienne religion va se substituer (celle de la Raison pure pour la Raison pure) celle du Dieu des savants.

                En son nom on torturera, on normalisera, on traquera l’hérétique autant qu’il en fut au pire des Moyen âge. Déjà au nom du Dieu des savants, la plupart trouvent « normal » que des individus torturent, vivisectionnent, transgèniquent, et expérimentent sur les animaux (Mais Hiroshima, parmi bien d’autres et par exemple, a été aussi de ce genre de sacrifices au Dieu des savants) - dans les pires douleurs et les pires tourments pour les sujets du sacrifices.

                Ces « savants » ne sont donc pas des sadiques, des maniaques, des faux sages qu’il leur faut tant de sacrifiés atrocement torturés et mis à mort - pour arriver à si peu de résultat (les principales découvertes ont été fortuites (pénicilline, aspirine, etc.). Est-ce que pour vous, c’est - déjà - normal ???

                (Pour ma part je citerai Nietzsche : « Car à la vérité j’ai quitté de moi-même la demeure des savants, et en claquant la porte. Mon âme a trop longtemps jeûné à leur table ; je ne suis pas fait comme eux pour grignoter la Connaissance comme on casse des noix. J’aime la liberté et le vent qui coure sur la glèbe fraîche ; j’aime encore mieux faire ma couche sur des peaux de bœufs que sur leurs honneurs et sur leurs dignités »)

                Voir : http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323885.html

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              • socribe 24 août 2007 18:18

                Pour moi, imaginer c’est créer, la pensée est créatrice. L’idéal est utopique quand il devient réducteur, quand il se réduit à une idée qui est une fin en elle-même. Parce qu’il devient une image, et non plus un symbole en tant que porte, qu’accès vers des infinis. Ce qui rend l’idéal utopique et impossible, c’est l’excès de cohérence qui exclu ce qui est autre, ce qui ne rentre pas dans le système, qui en fait une image figée, arrêtée dans le temps. La vie est mouvemment. Je pense que l’idée d’un monde différent est tout à fait réalisable par la créativité des humains, tant que cela reste un système ouvert, qui accepte la différence et l’inédit. Pour ce qui est d’un monde virtuel qui s’étendrait d’une manière tentaculaire, niant nos corps et les sens qui y sont associés, je n’y crois pas. C’est une possibilité, par rapport à laquelle il faut rester vigilant, mais moi j’ai confiance dans l’amour pour la vie que ressentent un nombre certain de personnes, même si certains médias véhiculent constamment des informations génératrices de sentiments d’insécurité qui nous pousse à douter de nous. smiley


                • Odal GOLD Odal GOLD 27 août 2007 23:06

                  Peut-être qu’aujourd’hui, ce qui devient Sacré pour nous, à travers les nouvelles communications si virtuelles, et les nouvelles technologies, ce sont les savants eux-mêmes justement. Peut-être qu’à l’ancienne religion va se substituer (celle de la Raison pure pour la Raison pure) celle du Dieu des savants.

                  En son nom on torturera, on normalisera, on traquera l’hérétique autant qu’il en fut au pire des Moyen âge. Déjà au nom du Dieu des savants, la plupart trouvent « normal » que des individus torturent, vivisectionnent, transgèniquent, et expérimentent sur les animaux (Mais Hiroshima, parmi bien d’autres et par exemple, a été aussi de ce genre de sacrifices au Dieu des savants) - dans les pires douleurs et les pires tourments pour les sujets du sacrifices.

                  Ces « savants » ne sont donc pas des sadiques, des maniaques, des faux sages qu’il leur faut tant de sacrifiés atrocement torturés et mis à mort - pour arriver à si peu de résultat (les principales découvertes ont été fortuites (pénicilline, aspirine, etc.). Est-ce que pour vous, c’est - déjà - normal ???

                  (Pour ma part je citerai Nietzsche : « Car à la vérité j’ai quitté de moi-même la demeure des savants, et en claquant la porte. Mon âme a trop longtemps jeûné à leur table ; je ne suis pas fait comme eux pour grignoter la Connaissance comme on casse des noix. J’aime la liberté et le vent qui coure sur la glèbe fraîche ; j’aime encore mieux faire ma couche sur des peaux de bœufs que sur leurs honneurs et sur leurs dignités »)

                  Voir : http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323885.html

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