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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Pauvre monsieur Guéant !

Pauvre monsieur Guéant !

Et si nous changions enfin de République

La richesse intérieure ….

Monsieur Guéant est un grand serviteur de l'état. Son talent immense, ses lourdes responsabilités, son emploi du temps démentiel valent bien quelques reconnaissances sonnantes. Et c'est là que le pauvre homme finit par trébucher. Pour avoir un train de vie qui le situe largement au dessus des fainéants, des incompétents, des incapables, des fumistes et de tous ceux qui ne veulent pas se tracasser, il a pioché dans la caisse à l'insu de son plein gré.

Monsieur Guéant est un tenant du libéralisme. Il applique à la lettre la doctrine qui veut que le talent et les responsabilités soient récompensés d'une manière digne et conséquente. C'est hélas sur l'adjectif digne qu'il trébuche. Pour l'avoir vu à l'œuvre, je ne suis personnellement pas surpris de son incompréhension pour cette notion si complexe. La dignité des grands amis de l'ancien président exigeait beaucoup de souplesse éthique …

Monsieur Guéant fait encore partie de ces gens qui affirment sans honte que les salaires sont trop élevés en France, que le Travail coûte trop cher et que le SMIC est un héritage archaïque d'une politique sociale dépassée. Malheureusement, comme beaucoup de penseurs, il ne peut s'appliquer sa doctrine. Il a des besoins au-dessus de ceux d'un ouvrier non qualifié, c'est une évidence qu'il met en application avec la rigueur de celui qui aime à se contredire.

Monsieur Guéant est un grand serviteur de l'état. Quoi de plus normal qu'il se serve royalement aux frais de la Princesse ? Il est vrai que le sens de la démocratie n'étouffe pas nos responsables qui n'ont jamais fait le deuil de l'ancien régime, des prérogatives féodales, des privilèges et des cadeaux indus. Il ne faut pas lui jeter la pierre, il agit exactement comme la plupart de ses semblables, si différents du commun qu'il est normal qu'ils s'en distinguent par quelques entorses à la loi ordinaire.

Monsieur Guéant aimait à se prélasser dans les allées du pouvoir. Quand on participe à la loi, on a bien le droit de la contourner, de l'accommoder à sa sauce, d'y glisser quelques failles opportunes, d'y prévoir des exceptions qu'on s'empresse de s'appliquer. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette position et qui pousse tant de ses amis à se faire avocats d'affaires.

Monsieur Guéant devra-t-il rembourser ce bien si mal acquis ? Le pourrait-il d'ailleurs qu'il ne serait pas raisonnable de montrer la voie de l'intégrité. Ce serait un fâcheux précédent. Son ami Bernard Tapie le pousse à n'en rien faire. Il n'est d'ailleurs pas le seul parmi le cercle des joyeux prévaricateurs à penser ainsi. Nous ne saurions les blâmer, dans un pays où il y a tant de niches fiscales, chacun aime à garder jalousement son os à ronger …

Monsieur Guéant pourrait-il tout simplement s'excuser de la manière si cavalière qu'il a eu de mettre la main au panier à salade ? Là, il ne faut pas exagérer. Chez ces gens là, on ne s'excuse pas monsieur. On se drape dans sa dignité, on exige même des préjudices moraux. On fait appel à la justice pour effacer les accusations, on réclame la présomption d'innocence qu'on refuse toujours aux pauvres gens.

Monsieur Guéant va continuer à pérorer, à émettre des opinions, à se montrer, à représenter la nation ou une quelconque instance officielle. Le poids du soupçon ne pèse jamais sur de telles consciences. Il ne faut rien attendre de cet individu au-dessus de la règle commune. D'autres ont traversé des turbulences qui n'ont pas empêché les caméras et les microphones de se braquer vers eux. La respectabilité n'est plus de mise dans ce microcosme véreux.

Que monsieur Guéant me pardonne cet énervement injustifié. Je n'ai pas à douter de son intégrité ; il gardera intégralement les sommes versées puisqu'il les valait bien ! Je dois aussi renoncer à enseigner les valeurs morales dans mes classes, d'ailleurs l'ami de ce monsieur a toujours prétendu que cette lourde tâche ne doit relever que de la responsabilité des religieux. J'étais bien sot de croire, l'espace de ce billet sans importance qu'il y avait des principes déontologiques, des règles éthiques, des codes moraux. Non, il n'y a qu'un dieu : « sa majesté Fric » et ses fidèles ont bien droit à quelques prérogatives discrètes.

Remboursement sien. http://rendezlargent.wesign.it/fr


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28 réactions à cet article    


  • cardom325 cardom325 15 juin 2013 09:02

    Que celui qui le croît innocent lui apporte des oranges à l’endroit où il devrait croupir depuis un bout de temps……en  tôle

     

    Il serait sans doute judicieux dans les prochaines années de créer une prison pour notables, çà va se bousculer au portillon, Sarko ( incontestable meneur) , Guéant, Lagarde, l’immaculé Eric ( Woerth) , les Balkany, Tapie…..mais aussi Cahuzac, Guérini , et autres schtroumps voleurs qui confondent leur patrimoine et l’argent public……la liste n’est pas exhaustive , j’ai l’impression que certains doivent chier dans leur froc en attendant d’autres révélations

     

    Certes ,la présomption d’innocence doit rester la règle, mais un faisceau d’indices semble laisser peu de doutes quant à la virginité judiciaire de ces individus


    • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 09:31

      cardom325


      Pourquoi croyez-vous que j’ai choisi les Daltons ? 

      On évoque une bande organisée ...
      Le chef de Bande c’est Joe .... le petit agressif et vaniteux !

      Mais je ne fais aucune allusion vous devez bien vous en douter

    • oncle archibald 15 juin 2013 10:12

      Ma première expérience « d’ouverture des plis » suite à appel d’offres concernait le chantier du siècle .. ; transformer une remise agricole en bureau de poste dans une commune de 1500 habitants ... Enjeu de l’affaire disons environ 50 000 Euros en monnaie actuelle ...

      Avant l’ouverture des plis le maire me prit à part dans son bureau et me donna ses instructions ... Le lot maçonnerie c’est Machin-Chose qui l’aura ... Ah bon ? interrogea l’architecte encore naïf et très surpris ... Oui, reprit le maire .... Dans son enveloppe il y a une deuxième enveloppe .. Vous ouvrirez son offre en dernier .. Si aucune des offres pour le lot maçonnerie n’atteint 20 000 euros vous sortez son offre et c’est bon .. S’il y en a un qui est en dessous de 20 000 euros vous sortez la deuxième enveloppe et vous l’ouvrez .. La il a une offre à 10 000 Euros et personne ne serra dessous ... Mais Monsieur le Maire reprit l’architecte naïf, comment pourra-t-il faire les travaux pour 10 000 Euros si le prix normal est de 20 000 ??? On lui fera des avenants dit le Maire très étonné par une question aussi bête ...

      Alors souvent depuis je pense aux marchés ou l’enjeu est la vente de trois sous marins au Pakistan, ou bien 50 avions Rafale, ou bien les égouts et la station d’épuration de la Ville de Buenos-Aires, ou bien 150 km d’autoroute ... Et je pense aussi à tous ces braves gens très respectables qui nous gouvernent et qui signent des marchés de travaux ou des ventes d’armement parce que nous leur avons donné mandat de le faire en notre nom ...

      Brasser autant de fric et ne pas s’en réserver une petite pincée ce serait bête non ? En fait je trouve que, si ce qu’on lui reproche est avéré, Monsieur Guéant a été très con ... Quand on a autant de moyens de se faire « retreocommissionner » discrètement sur un compte aux iles Caïman pourquoi prendre le risque d’aller piocher directement dans le tiroir caisse ?? Je crois que la réponse est qu’à un certain niveau « ils » sont tellement sûrs d’eux qu’ils n’estiment même pas avoir besoin de prendre des précautions pour se servir .... Vous avez raison Nabum .. ils pensent « qu’ils le valent bien » ....

      Charles de Gaulle et Lucky Lucke où êtes vous ???



      • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 10:31

        Mon Oncle


        Ne disons pas « Tous pourris ! » car il y en a encore quelques-uns de naîfs qui sont restés honnêtes.

        C’est le systéme mafieux de la 5° République qu’il faut changer. Les hommes ne sont que le reflet d’une société sans honneur !

      • oncle archibald 15 juin 2013 11:27

        Je ne dis pas tous pourris ..... mais dites moi, homme de Loire, vers qui tourner nos yeux pleins d’espoirs insensés ??


      • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 11:35

        Mon Oncle


        Je pense sincèrement que le systéme favorise la corruption, les abus de pouvoir, l’absence de morale politique.

        Ne cherchons pas dans les hommes, une réponse qu’on ne trouvera jamais.

        Il faut changer le système du bout au fond ! 

      • oncle archibald 15 juin 2013 14:53

        Et bien Nabum je ne pense pas du tout comme vous ... Je crois que la constitution de la Veme république est un bon texte, que nous avons tout ce qu’il faut pour que « ça marche » mais que « ça ne marche pas » parce que ceux qui servent le système ont perdu de vue que c’est de l’ensemble des Français qu’ils sont responsables une fois élus, pas des 50, chouia qui ont mis un bulletin à leur nom dans l’urne ....


        Ce qui fait que « ça ne marche pas » c’’est bien un problème d’hommes dont l’ambition personnelle est la seule ambition et dont les moeurs sont perverties par l’argent facile, l’argent dont la possession les fait jouir et qui est devenu un but en soi ... 

        Vous pouvez changer de système tant que vous voudrez, si les dirigeants sont dans le même état d’esprit qu’aujourd’hui rien ne changera .... Que font-ils une fois au pouvoir ??, Ils pensent déjà à la prochaine élection .. Et donc, au lieu de rassembler autour d’une politique d’intérêt commun, ils distribuent des su-sucres à ceux qui les ont fait élire et ils continuent à cliver en espérant que le fléau de la balance qui de toute façon va s’arrêter sur 51 ou 52 % penchera encore de leur coté à la prochaine élection ...

        La seule modification à faire à la constitution serait sans doute d’obliger à rassembler plus largement, par exemple en instituant une majorité à deux tiers et non plus à la moitié ... 66,7 % c’est plus difficile à obtenir que 50,1 % .. On ne peut pas y arriver avec les artifices qui sont actuellement la règle, genre « chéri fait moi peur » : au secours le fascisme revient, regardez moi ce ramassis d’homophobes rétrogrades, demain vous serez tous obligés de manger casher ou hallali, etc etc ....


      • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 15:52

        Mon Oncle


        Taillée sur mesure pour un homme, cette constitution a mis à l’éccart les systèmes de contrôle.
        C’est le fruit d’un coup d’état en douceur et on devine qu’elle est destinée à confisquer le pouvoir.

      • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 10:32

         Démosthène


        Chiche ! 

      • ZEN ZEN 15 juin 2013 11:21

        J’espère que bientôt il sera moins gai-en taule...
        Bon, je sors.


        • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 11:23

          Zen


          Il faudrait croire en la justice de ce pays.

          Seuls les petits ont droit à sa sévérité ...

        • Ambalaba Ambalaba 15 juin 2013 11:32

          Chiche : Ascenseur onirique,
          parce que Frida elle le vaut bien... ...chanter sans compter.

          .
          D’abord, d’abord, y a l’aîné
          Lui qui est comme un melon
          Lui qui a un gros nez
          Lui qui sait plus son nom
          Monsieur tellement qu´y boit
          Tellement qu´il a bu
          Qui fait rien de ses dix doigts
          Mais lui qui n´en peut plus
          Lui qui est complètement cuit
          Et qui s´prend pour le roi
          Qui se saoule toutes les nuits
          Avec du mauvais vin
          Mais qu´on retrouve matin
          Dans l´église qui roupille
          Raide comme une saillie
          Blanc comme un cierge de Pâques
          Et puis qui balbutie
          Et qui a l´œil qui divague
          Faut vous dire, Monsieur
          Que chez ces gens-là
          On ne pense pas, Monsieur
          On ne pense pas, on prie

          Et puis, y a l´autre
          Des carottes dans les cheveux
          Qu´a jamais vu un peigne
          Qu´est méchant comme une teigne
          Même qu´il donnerait sa chemise
          A des pauvres gens heureux
          Qui a marié la Denise
          Une fille de la ville
          Enfin d´une autre ville
          Et que c´est pas fini
          Qui fait ses p´tites affaires
          Avec son p´tit chapeau
          Avec son p´tit manteau
          Avec sa p´tite auto
          Qu´aimerait bien avoir l´air
          Mais qui a pas l´air du tout
          Faut pas jouer les riches
          Quand on n´a pas le sou
          Faut vous dire, Monsieur
          Que chez ces gens-là
          On n´vit pas, Monsieur
          On n´vit pas, on triche

          Et puis, il y a les autres
          La mère qui ne dit rien
          Ou bien n´importe quoi
          Et du soir au matin
          Sous sa belle gueule d´apôtre
          Et dans son cadre en bois
          Y a la moustache du père
          Qui est mort d´une glissade
          Et qui r´garde son troupeau
          Bouffer la soupe froide
          Et ça fait des grands flchss
          Et ça fait des grands flchss
          Et puis y a la toute vieille
          Qu´en finit pas d´vibrer
          Et qu´on attend qu´elle crève
          Vu qu´c´est elle qu´a l´oseille
          Et qu´on n´écoute même pas
          C´que ses pauvres mains racontent
          Faut vous dire, Monsieur
          Que chez ces gens-là
          On n´cause pas, Monsieur
          On n´cause pas, on compte

          Et puis et puis
          Et puis il y a Frida
          Qui est belle comme un soleil
          Et qui m´aime pareil
          Que moi j´aime Frida
          Même qu´on se dit souvent
          Qu´on aura une maison
          Avec des tas de fenêtres
          Avec presque pas de murs
          Et qu´on vivra dedans
          Et qu´il fera bon y être
          Et que si c´est pas sûr
          C´est quand même peut-être
          Parce que les autres veulent pas
          Parce que les autres veulent pas
          Les autres ils disent comme ça
          Qu´elle est trop belle pour moi
          Que je suis tout juste bon
          A égorger les chats
          J´ai jamais tué de chats
          Ou alors y a longtemps
          Ou bien j´ai oublié
          Ou ils sentaient pas bon
          Enfin ils ne veulent pas
          Parfois quand on se voit
          Semblant que c´est pas exprès
          Avec ses yeux mouillants
          Elle dit qu´elle partira
          Elle dit qu´elle me suivra
          Alors pour un instant
          Pour un instant seulement
          Alors moi je la crois, Monsieur
          Pour un instant
          Pour un instant seulement
          Parce que chez ces gens-là
          Monsieur, on ne s´en va pas
          On ne s´en va pas, Monsieur
          On ne s´en va pas
          Mais il est tard, Monsieur
          Il faut que je rentre chez moi.

          Jacques Brel
          , aucune note à benner, mais en N & B.


          • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 11:36

            Ambalala


            Grand merci monsieur Brel ! 

          • brieli67 15 juin 2013 12:38

            Si C’ pas la Santé qui leur offre couvertures et couverts enfin de vie

            Alois va les choyer l’escarcelle bien pleine

            Quelles vérités et explications peut tirer la République d’un Jacquou le Croquant

            Aux dernières nouvelles :Charles P. patauge dans le même brouet.


            • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 13:12

              brieli67


              Tous ces bandits de grand chemin ont pris l’état en otage pour une coupe réglée. Pourquoi travailler à petite échelle quand on peut voir grand avec l’assentiment de ceux qu’on détrousse joyeusement ... ?

              Merci la constitution !

              • Richard Schneider Richard Schneider 15 juin 2013 18:36

                Bonsoir Nabum,

                Votre article décrit avec une certain verve les « malheurs » d’un janséniste au-dessus de tout soupçon - du moins jusqu’à ces dernières semaines. Signalons que Guéant n’est pas à proprement parlé un « politique », même s’il a réussi à se faire élire député dans une circonscription taillée sur mesure. C’était avant tout un haut-fonctionnaire, unanimement apprécié par l’establishment. Le pouvoir, à tous les niveaux, finit par corrompre. Changer de constitution, comme vous le souhaitez, ne changera malheureusement grand-chose : les hommes sont des hommes ...
                Il manque beaucoup de choses à ce pays ; nous n’y pouvons mais. Depuis plus de vingt-cinq ans, l’ultra-libéralisme a triomphé dans tous les domaines - y compris dans celui des esprits. Même les Grecs restent attachés à la monnaie unique. 
                Cette mondialisation a aussi eu comme corolaire, la montée en puissance, dans tous les régimes européens, de pouvoirs mal définis, plus ou moins occultes (les lobbies, les grands chefs des grands groupes, des banquiers etc ...) et, en même temps, l’abaissement de la valeur personnelle des hommes (femmes) politiques. En France, la Droite a eu de Gaulle, la Gauche Mendès-France. Mais à leur époque, la France n’était pas encore engluée dans l’Europe atlantique.
                Aujourd’hui, changer de constitution ne résoudra rien. Les politiques n’ont quasiment plus aucun pouvoir réel. Ils doivent se contenter de jouer  : ils font de la Com. La thèse de C.Salmon sur le storytelling le démontre très bien.
                On ne peut que le regretter.
                Bonne fin d’après-midi,
                RS.

                • C'est Nabum C’est Nabum 15 juin 2013 21:07

                  Richard


                  Nous pourrons dire à ce Monsieur Guéant, tartuffe parmi les Tartuffe :

                  « Cachez ce larçin que nous ne suarions voir ! »
                  Pauvre de lui, tomber si bas, alors qu’il se pensait si haut !

                • Ambalaba Ambalaba 15 juin 2013 22:00

                  Nabum

                  Mais que fait Lucky ? Il reluque les tableaux ?
                  D’autant que les reliques du Guéant,
                  c’est duplicata, loin d’être du Picasso.
                  Il fait figure de pique assiette, pas très élégant.


                  • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 03:37

                    Tiens un plus sage, mec et passa.

                    D’un coup j’me réveille, y’m’pousse des zanneaux.

                    Besoin d’assiste ance,
                    j’appelle un pote par son nom, c’est un Doc, est-ce qui s’ra à l’heure ?

                    Cher Nabum, je déplie le barnum, le bon Doc servira l’apéro.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 16 juin 2013 07:40

                    Ambalala


                    Point de Doc ou de Lucky
                    Pas de pénitencier ni de potence

                    Les vrais méchants demeurent impunis et pas d ejusticier dans ce phare veste, le paradis de ceux qui remplissent leur doublure et parfois leurs poches ! 

                  • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 08:27

                    Nabum

                    Jean Tembien, j’oeuf aurais Pi être juste ici et je suis 1 gamm1,
                    voue l’os avé bi 1.

                    G pour voue 1 raie spé certes 1, voue l’os en T bi 1.

                    Jeune et queue même haut, 1 peut 2 chat grain,
                    haie pour voue 1 NO heure sers t’1.
                    Qu’enfer ? Kan k’oeuf air ?
                    Par long peut par l’an bi 1.

                    Point de Doc ou de Lucky,
                    pas de penny tance nid 2 peau tance.

                    Voue meuh conne essai mielleux qu’ai-je eux panse.
                    Lait poche lèpre hoche, oui mayday poche Annie.
                    Lard gens bof, Jean Manque c’est certes 1,
                    mes pour voue, j’aide eu chat grain.
                    Eau jeu sait j’os et, jeu suis 1 gamme 1.
                    A l’orque oeuf erre, loue 1 d’Emi 1,
                    cent map rince ès à l’air Hulk reine y 1.
                    Par fou ah dés en paré, par foua J con
                    prend riz 1. Si voue sa vie et, Eve où ça vais bi 1.
                    Ah, tendre, J magie noeud. Nabum, jeu Fa ti gué
                    jeu mens nuit, messe avouss avé bi 1.

                  • C'est Nabum C’est Nabum 16 juin 2013 09:06

                    Ambalala


                    Quèques Berdouillements de ch’eux nous !

                    A la manière de Gaston Couté

                    « C’dimanche là, jour pour s’enfeignater, je m’avons pourtant déyeucher dès le chant du coq ! J’’avions cassé la croûte de boumn heur , pouill’é ma biaude et quéri moun couémiau et mon palquiot, j’afisltole en dimanche. Point d’affutiaux s’l’’dos pour journée de fête ! Dès l’ver du jour, j’m’étons mis en route ! 
J’m’en allons, pauv’ mariniers de Loire, me distraire un brin, à la foire à la louée.


                    Tout c’monde du bourg et d’alentours se pressera comme à confesse pour s’encanailler au bord du grand fleuve royal, not’Loire parfois si brutale, était en ces biaux jours de Saint Jean, gentille comme une charlusette ! Grande et belle assemblée qu’voil’à, nous autes, les gens de peu on va Gouépailler et s’abasoudir pour not’seul contentement ! An huit, c’est le grand concours’ des nayons du pays  : des vieilles plates, des barquasses ben usées par les ans et les fâcheries du fleuve.


                    Tantôt les gars d’ not bourg ligérien , j’en suis certain, vont régler leu’ compte à ceusses de la gran’ville et à qulques feremiers de biauce qui vont s’enseayer à ramer ! Tout l’monde est ben gaitiau au futur spectacle des rames qui vont s’cabosser, des corps qui s’culbuteront des caberioles de tout’ ceusses qui vont se ramasser dans l’eiau . Nous les gars du fleuve, on s’ra ben benaise, on va s’berlancer sur la rive tandis d’aut’ vont biger nos garnazelles !


                    On s’retrouve là pour s’encanailler sur’ l’dos des culterreux, les mangeux de terre aux gros sabiots de bois et ces malembouchés d’ bourseoisiaux d’la ville En attendant, y’a un p’tit vent ben frisquet sur not’ berge et qu’à s’accoter sur la levée on pourrait ben attraper la mort avnt qu’not’ heur ait sonnée.


                    Alors on s’presse pour se mett’e dans le gosiers queques godets de vin : une bonne saoulée de no’t goutteux Baccou ça vous r’met d’aplomb un houmm’ qui va passer l’après midi dehor’. Le breuvage vous réchauffe les boyaux du vent’e et délie itou les langues. Y’a à c’t’heure ben plus de boniments sans queue ni raison que d’propos sensés, mais en c’repos festif, on a ben l’drouet de se laisser aller. Y’a même Mounsieur l’Maire qui s’en bagosser un brin avec nous aut’, preuv’qu’il était pas fierot not’ jollet !


                    De bons p’tits gars font leur arrivée sur le fleuve à grands coups de rame, on abandonne à r’gret not’ bordée de barique et on s’agglutine le long du quai. On s’demande ben pourquoi ces pe’tios soufflent comme de beufs, qu’ils su’, qu’ils geingnent, qu’ils quintent 
pour gangner l’bout de gâtiaux qui récpmpensera les vainqueurs d’an ’huit.


                    Un malfaisants s’est entr’aponté avec l’équipage d’à côté, ça fait grand chahut de bois qui s’entrechoque. Les barquasse s’en vont à Hue ou à Dia au gré du vent et du courant . À la grosse vague du pont, nos ouésieaux brancillent, tersautent un grand coup avant qu’d’chavirer itou le bec dans l’iau. Pas si tôt sur la berge que l’ plu ingarmenté de la bande insole à plaisir le berlaud d’en face. Dans l’iau y’en a encore qui s’berdille, l’a pas l’air de savoir nager. C’est avec un grand aveniau qu’il faut le hisser sur la berge pour l’tirer de ce mauvais pas ...


                    D’autres, s’emanche sous le pont, quand la Loir’ s’enfâche et fait gros bouillon et belle écume. Y’a p’us moyen de les reconnaître Y sont pareillemnt trempés l’ tête aux pieds. Faut dire qu’elle est bien mouiollante not’ tbelle fille Liger !


                    Depuis d’début de leur vadrouill’, z’on pris des siaux d’iau sur le coin d’leur nez. Z’ont même pris sur l’dessus leur tête, une grosse secouée rien que pour eux, ceusse qu’étaient sur le fleuve. C’est ben l’charme de ce fleuve de vous virer le temps qui fait, de faire la pluie comme le joli temps et de ne jamais être partageux pour les eaux du ciel.


                    Mais rentournons-nous à la course de nos bateaux. V’las ti pas que deux barques s’accotent et nos péquits s’lancent
 des coups de boxe et l’moins malin s’retrouv’ le cul par dessus bord. En v’la des aubourgs qui nous font ben rire, nous qui avons les pieds ben au sec. À la fin partie, c’est un gars d’chez-nous qui passe tout fierot la marque d’arrivée.


                    Nous les aime-bouillons, étions tous gaïtieaux et forts content du triomphe du plus ficelle alentour. Et tertous, l’pésan coumme el’riche,
 l’amrinier tout coumme l’pauv’ pésan, on s’met à beugler à plein poumons pour l’encourager. C’est ti drôle ce tas d’gens qui braill’nt coumm’ des vieaux sur les bords d’l’ieau !


                    La cours’ terminé, nous vl’a ben embernés ! Nous aut ’ nous n’avons eu de cesse d embistrouillés les petiots gars qui bagaraient sur la Loire. Maintenant qui sont à quais, alors nous reste qu’à clabauder, nous les geigneux du canton, sur cesse qui sont pas à portée d’zoreilles !


                    Tout ça va finir au Giroeut autour 
d’la Manille et des billards pour toute la pratique du gars Bertrand. Il nous abreuve d’une armée de bocks que toute la troupe alave à p’tites lampées et de grandes lichées de vin du pays.


                    Sur les quais, y’sont plantés un parquet pour la guinche. Qu’ils ont l’air heureurs nos piquit’s. Regardez les gueuler et danser la gigue avec leurs belles !
 Faire du chahut jusqu’à la nuit ! Et don’, coumm’ça, bras-d’ssus, bras-d’ssous, 
l’s vont gueulant des cochonn’ries.
 Pus c’est cochon et pus i’s rient,
 et pus i’s vont pus i’s sont saoûls.


                    Ah  ! la bell’ jeuness’ ! Les uns ont des moeurs
 a fair’ reverdir la muse à Coppée. avant qu’d’aller s’coucher quand il est onze heures à la nuit. Les autr’s à la fin’ vadrouill’ y sont ti pas saoul’ à renifler dans un chalumeau
" C’est à c’t’heure qu’ils s’en vont chez eux’autres et nou’ itou.


                    Ah  ! mes bonn’s gens ! J’ai ben grand’peine d’m’en retourner à ma demeure !

                    Demain j’reprends les jours de peine et j’oublierai ben vite c’dimanche, jour de fête Y’ a grand ouvrage sur la Loire et faudra pas pâter en chemin pour rattraper le temps perdu à ses amuseries du dimanche.


                    Vernaculairement vôtre.



                  • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 12:05

                    Nabum

                    Jean COMPREND bien des choses, mais une question me vient avant tout :
                    Je me suis assoupis quelques instants et à mon réveil (y’a koa, 20 minutes)
                    le site a bien changé, Flashback certain, articles passés, jeux de pistes... Savez-
                    vous pour l’aime.
                    hhh ?
                    Na !

                    Ce 10 sua si vite depuis kek t’en affaire pas lire dans une langue de molle hier, pas une longue
                    de boeuf bien évidemment. A ne pas confondre avé la phorie,
                    l’oeuf au riz c’est du Gato à coté. Faut sa voir que les 10 manches en flam-
                    mekueche s’épate Rhôooo mont Turc déjà, mais si la SNCF noue fée dég
                    rêves improvisées en Si mineur (tonalité redoutable pour cause de B mou Femen-
                    isé) la mamma va être furax. Vous savez c’que c’est, les pastas ça s’mange aldenté.
                    D’autant qu’ces derniers temps j’passe plus tôt pour Gorgio, l’oeuf hisse mot dit,
                    comme disait Charles pas trait net mais naze savoure.
                    Ben, l’avant âge c’est qu’j’peux faire un BBQ au jardin dans une allée au beau symbole.
                    Sas défend comme idée, faut peser l’pour et rogner l’fond, why not ou ail note, là haie l’acastillage ?
                     


                    • C'est Nabum C’est Nabum 16 juin 2013 14:06

                      Ambalala


                      Je n’entrave ren en tout ! 

                    • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 14:48

                      Nabum

                      En ces heures ubuesques, je me rappelle une leçon de mon grand-père,
                      celui-là même qui m’enseigna les échecs : « L’humour peut servir de sacré dessin. »
                      Ce papy n’était pas russe mais bien athé, raz sur et vous.
                       
                      De plus, je me répète mais, je mens.
                      Rome est à vous, vous l’os avé,
                      ces arts me plaisent à vos cotés, en non vs you.

                      Hall hors kit âme re NO mai, j’espère vous faire sourire, pourquoi pas « Ambalablanc ».

                      Nabum, si la science est sa gesse, vous êtes mont Puits et qu’1 porte vot’ rhume y lit thé.

                      D’âpre Eve où, puis-je raie pondre à certains Misters, en démo haut si choix s’y
                      qu’1 ce pire haie ?

                      Jeu voue ass ure un reuh cul certes 1.


                      • C'est Nabum C’est Nabum 16 juin 2013 14:52

                        Amballa 


                        Touché sombré 

                      • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 15:55

                        Nabum

                        BBQ à chevet, d’hélice yeux.
                        G vit 1 d’élire vostre fable de la grenouille.
                        Avant d’âge ire hâtivement, jeu voue pré si qu’il s’âge y
                        de voue présent T le bon Doc et 2 Ré table ire kek sotte ise
                        aise eau terrique, l’oeuf tout t’1 thé du mouR 1 brin black,
                        met le Doc haie 2000 cool heurts, 1 vrai Ré gale.
                        Dés olé Si jeu voue haie dé su par fou ah,
                        noue rang conte reuh rond noue 1 joue R ?
                        Mer si Barnum, pourt où et bi 1 + an corps.
                        Mont Paire futain mauve aise ohm et l’aise ot
                        nan part long pô, Mai voue, où ah.
                        Feu vertu ? Là sans thé ma cas ble,
                        quai jeu happe perdrix ? Tout hait sombre et, est-tel mens vraie.
                        Jeu panse resté où jeu suit, la familia a tendre ah,
                        7 quai te mèche air, kan pan c’est voue ?
                        Fée j’erre heure ? Il noeud sage y queue 2 maux,
                        queue meuh veule t’île ?


                        • Ambalaba Ambalaba 16 juin 2013 17:15

                          Sous hâte, le silence est d’or et sait ceux qu’il dit doux ah faire.

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