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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Pauvres canards, pauvres canetons…

Pauvres canards, pauvres canetons…

Ce n’est pas un vétérinaire qui se penche sur la santé du canard, mais un confrère. Rupert Murdoch, le patron du Wall Street Journal, se penchait sur la santé financière du "Chained Duck", le Canard enchaîné.

L’article date du 04 octobre 2011. Vous pouvez le retrouver sur le lien. Cela mérite un commentaire ? A vous de juger !

Mais depuis toujours, les autres titres de la presse, aimeraient bien tordre (discrètement bien sur) le cou du volatile. Eux qui attendent servilement les aides de l’état.

 Pour renforcer l’équipe de campagne du président-candidat, Monsieur Olivier Henrard a quitté son poste à l’Elysée. Ce qui inquiète les patrons de presse, c’est surtout qu’il a laissé en souffrance un dossier crucial pour les quémandeurs de subventions.(quel étourdi).

 Explications :

 Le décret (c’est-à-dire un texte qui dépend uniquement du bon vouloir du gouvernement et qui n’a pas besoin de passer devant le Parlement) est prêt. Ce n’est que 273 millions d’euros ! On ne va pas ennuyer les Députés et les Sénateurs pour si peu.

 Sans vouloir alarmer nos braves patrons, voyons les suites de ce petit oubli.

 Hypothèse catastrophique pour eux (mais pas pour moi), le 6 mai, changement de locataire à l’Elysée. Le nouveau aura bien d’autres priorités que de signer ce fameux décret. Et vu l’entente cordiale entre les candidats et les médias sur papier, ils peuvent craindre des ajustements. La, je dois certainement être mauvaise langue. Les grands hommes ne sont jamais mesquins. Ce sont des gens simples, comme nous le confirmé Carla.

 Autre hypothèse. Nous en reprenons pour cinq ans. Pour faire oublier les petits articles, pas toujours à la gloire du porteur de talonnettes, un feu d’artifice sur toutes les unes de nos quotidiens. Et de nouveau l’attente angoissante (sauf pour Le Figaro), de cette manne de l’état. Dans cette pénible attente, je n’ose pas imaginer les ravages physiques pour Monsieur Claude Perdriel. Le stress pouvant être une cause des troubles intestinaux. Pour lui, par chance, il sera au moins à l’abri. Il est encore le patron se la société des sanibroyeurs SFA ! 

 La vie d’un canard peut dépendre d’un étourdi. L’Enchainé, lui, semble barboter paisiblement dans le marigot de la basse politique. Alors que La Tribune et France Soir ont rejoint les (publications des) sans papiers.

 

Ne prenez pas cet article au sérieux. Même pour vous divertir et vous faire oublier les réalités de la vie, je ne vais pas critiquer cette noble profession ! (Quoique…). 

 

Illustration : http://www.michelbury.com/photo_2248003.html


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5 réactions à cet article    


  • Spip Spip 10 mars 2012 12:46

    Le Canard n’a rien à voir avec le reste de la presse : aucune publicité, donc pas moyen de faire des pressions économiques sur lui, des journalistes motivés par l’idée qu’ils se font de leur métier (on entre au Canard comme dans les Ordres, il faut la foi), une rédaction avec toujours des documents sous le coude, qu’on peut sortir en cas de démentis (redoutable et efficace...).

    On regrette régulièrement, en France, l’absence d’une presse d’investigation. Mais elle existe ! Messieurs les plumitifs, rien ne vous empêche de travailler à partir des infos du volatile (en le citant), Ca m’étonnerait qu’il porte plainte...

    Petite réserve : abonné depuis...longtemps, j’aimerais bien, quand même, qu’il « actualise » un peu ses références. Un trentenaire d’aujourd’hui ne goûte pas forcément, à sa juste valeur, des allusions très « III ème République ». Il faudrait peut-être rajeunir un peu les cadres, sans se renier, bien sûr.

    Longue vie au palmipède !


    • focalix focalix 10 mars 2012 14:06

      Bientôt centenaire (en 2015), le Canard Enchaîné est un dur à cuire et ce n’est pas demain qu’il passera à la marmite.

      C’est le seul journal papier que j’achète aujourd’hui.
      Si le pouvoir essaie de l’étrangler, de 1,20 € il passera à 1,40 € et je continuerai de l’acheter.
      Ce sera le prix de la qualité, et c’est une bonne chose que ce soit le lecteur qui la paye.

      Si l’Etat, ou la pub, financent d’autres journaux, ce n’est certainement pas pour payer la qualité.


      • Papybom Papybom 10 mars 2012 15:44

        Bonjour,

        Les politiciens peuvent acheter le Canard enchaîné, mais ils ne peuvent pas se le payer par compromission. Les collaborateurs du Canard enchaîné se sont donné depuis toujours comme règle de refuser les décorations, au premier rang desquelles la Légion d’honneur (Pierre Scize, journaliste, fut renvoyé du journal en 1933 pour l’avoir acceptée bien qu’elle lui fut décernée à titre militaire

        Cordialement.


        • focalix focalix 10 mars 2012 19:53

          Sont pas fufutes les loups pour chasser le canard dans une bergerie.


        • Dolores 9 avril 2012 18:44

          Je lis le Canard depuis 46 ans et je ne suis pas prête à l’abandonner.
           S’il venait à périr pour une raison ou une autre, nous n’aurions plus de vrai journal dans la mare hexagonale.
          Longue vie au palmipède !

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