Il y a deux mille ans, Jésus Christ luttait déjà contre Hadopi, lui, le Robin des lois qui distribuait les dix commandements sans payer les droits d’auteur à personne, juste comme ça, pour le bien de l’humanité, a déclenché la convoitise des malins de tous bords.
Lui, qui télédéchargeait des copies illégales de petits pains et de poisson pour nourrir gratuitement ses nombreux supporters venant de partout, a préfiguré le système repris par les autorités de la grande distribution actuelle promotionnée par le sport et les jeux. Cette puissante institution armée de moyens gigantesque paye des contrefacteurs étrangers pour forger ses marges, et a généré l’essor de tous les trafics internationaux.
Lui, qui dispensait son message universel gratuitement sur la place publique à qui venait de loin pour le recevoir, avait déjà intuitivement initié l’idée du transport en commun largement reprise.
Dans ses puissant discours illuminés sur le passé commun des humains de l’époque à propos de la fuite d’Egypte, il a initié les vagues d’immigrations que l’on connait encore aujourd’hui. La parabole de la mer qui s’écarte pour ouvrir une voie salutaire à ce peuple en fuite préfigurait déjà l’ouverture du canal de Suez situé non loin de là, Suez étant devenu le principal distributeur mondial d’eau payante. Ce peuple est toujours en fuite éperdue.
Sa vision prophétique de l’ubiquité s’avère aujourd’hui exacte puisqu’on peut voir les même petits prédicateurs clonés sur les deux chaines du paf parfois consécutivement à vingt heures.
Le chef des descendants de ceux qui l’ont condamné dans sa ruée sur les marchands du temple cherchent à instituer le travail du dimanche aujourd’hui à l’heure de la messe, pour vendre aux plus riches pélerins des fausses copies de plagiat de produits dérivés fabriqués par d’autres esclaves dévoués de religions concurrentes. C’est la vision d’une statuette à l’effigie de l’un d’eux, reproduite en résine synthétique de mauvaise qualité et livrée avec quelques aiguilles qui déclencha sa colère. L’égoïsme latent des marchands du temple actuels fait qu’ils se battent entre eux pour se partager le gâteau.
Le phénomène qu’il engendra et qui perdura deux mille ans non sans difficultés est non seulement copié de façon grotesque par des petits mouvements inquiétés par la justice elle même menacée d’être probablement mitée. Il est aussi sévèrement blasphémé par bien des ouvrages illisibles dont le plus célèbre Da Vinci Bluff , que quatre vingt millions d’adeptes crédules et révisionnistes ont lu. Il est d’ailleurs remarquable d’observer comment ceux-ci s’empressent de classifier ainsi tout ouvrage cherchant à dénouer certaines vérités encombrantes et indiscutables de façon occulte, tout en avalant stricto-sangsue cet épais nœud issu de mensonge grossier.
Les simples lois qu’il conseillait gratuitement pour la paix de l’humanité tenaient sur deux tablettes aisément tagables sur une toge blanche par pochoir. Ces dix lois mettaient en alerte les simples d’esprit communs des mortels contre l’appât de l’or, noir mat ou jaune brillant. Il est à noter d’ailleurs comme ils essayent par leurs vicieux moyens de repeindre cet or en vert. L’or vert existe, certes, mais le dominant est indiscrètement camouflé en militaire.
Les adeptes gagnants de ces valeurs hypnotiques tiennent aujourd’hui des livres de comptes qui s’inscrivent dans le grand livre des cours de la bourse de soixante dix mille pages, remises à jour quotidiennement par des autorités ponctionnaires surpayées, au prorata exact des surtaxes quotidiennes qu’ils votent entre eux sur le dos des cons-tribuables. Ils reproduisent en permanence de nouveaux alinéa complexes et incompréhensibles dans le seul but de combler les brèches ouvertes de la fraude, tout en en fabricant de plus scélérates intentionnellement. A quoi cela sert-il de rajouter quotidiennement des "zéros" à une somme gigantesque si a disparu le "un" en tête...
Mais il est aisé de comprendre que le seul message qui perdure avec le temps de façon durable est celui que diffusent gratuitement les sages désintéressés et téméraires. C’est d’ailleurs contre ce phénomène que tentera de lutter en vain, la loi exterminatrice de liberté inaliénable, indivisible, inclonable, inobjectable ni brevetable, inopéable et gratuite pour tous. Amène.
Le principe contagieux de la peur.
La pub d’Etat pour la drogue légale façon Bolloré.
Le rapt des brevets privés par le même Bolloré.
Les dessous de la loi Hadopif.
La géolocalisation des futurs insoumis.

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Bonsoir Gül, Merci pour ce compte rendu tout à fait éclairant. : -) Les relations entre le (...)
08/07 21:42 - OlgaBonsoir Olga, Et pardon à Lisa pour ce "hors-sujet".... En ce qui concerne les deux vidéos (...)
08/07 20:23 - Gül@GabrielCe Damien Saez est fort discret mais terriblement efficace... J’irais bien lui (...)
08/07 18:17 - Olga@lisa sion 2 "Je ne suis pas de votre avis, rien n’est un mythe. C’est juste (...)
08/07 14:24 - BobGrattonSalut Olga, Tien, moi j’aime bien les petits frères qui parlent vrai la ou il faut ! (...)
08/07 12:19 - GabrielSalut, Pour tous il n’y a qu’à suivre la corde, vous verrez la bonne surprise ! (...)
08/07 12:11 - Gabriel
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte