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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Transport en commun après transports amoureux

Transport en commun après transports amoureux

On n’imagine pas toujours les conséquences des débats amoureux. Un homme, lui en est fier. Ses quatre femmes lui ont données quarante six enfants.

 

Le transport en commun, consiste à transporter plusieurs personnes ensemble sur un même trajet. Ce polygame va devoir passer son permis de transport en commun pour déplacer les fruits de ses transports amoureux.

 

Le JDD nous informe que l’homme est heureux :

 

« A Bobigny, Fanta Sangaré accompagne des familles polygames dans leurs démarches, longues et ardues, de "cohabitation". Une volte-face culturelle et matérielle.

Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, Adama (1) était un homme heureux. Ce quinquagénaire, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait", confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde (2). Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. Il voudrait que ça continue. Il n’a donc pas donné d’écho particulier au bouleversement qu’il vient de connaître : deux de ses femmes ont déménagé, une troisième songe à les imiter. Elles sont engagées dans une "décohabitation", le terme administratif qui désigne la sortie de la polygamie.

"Il nous a fallu dix ans pour en arriver là", raconte Fanta Sangaré, énergique présidente de l’Association des femmes relais de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Sa première rencontre avec Adama a eu lieu à la demande des services sociaux. Avec les autres ménages polygames qu’elle accompagne, le point de départ fut comparable : des enfants attirent l’attention d’une assistante sociale ou d’un enseignant ; mais leurs parents fuient les institutions et ont toutes les peines du monde à parler français. Difficile de les aider.

Il se trouve que tous sont originaires du Mali. Fanta Sangaré aussi. L’ancienne institutrice de brousse comprend les digressions en soninké, les confidences en bambara. Elle discute, apprivoise. Entend la fierté du mari, les disputes des coépouses, la fatigue des enfants. Les réveils à pas d’heure pour prendre une douche avant l’école. Le ballon d’eau chaude toujours vide. La queue devant la porte des WC. Les repas pris chacun son tour. Les devoirs faits dans la cage d’escalier. Les lits partagés. Le bruit permanent. L’absence d’intimité. Fanta Sangaré écoute ces histoires qui se ressemblent toutes. Puis elle rappelle la règle de la République : la nécessité de rompre avec la polygamie pour obtenir un renouvellement des titres de séjour. Effroyable perspective pour ceux auxquels on a toujours enseigné que cette tradition était un idéal d’organisation sociale doublé d’une exigence divine. Il s’agit de mariages traditionnels arrangés, célébrés un été "au pays", où l’amour ne s’est pas toujours installé, mais tout de même : "Quitter son mari est impur", rabâchent les femmes. "Dieu n’a pas demandé que vos enfants soient entassés à vingt dans une même chambre", réplique alors Fanta Sangaré.

Semaine après semaine, l’idée fait son chemin. Jusqu’au jour où les femmes s’approprient le désir d’avoir leur propre logement. En signe de bonne foi, elles doivent le chercher dans une autre commune. Les mains retenant son voile noir et violet, Aminata raconte les trois années de démarches qui lui ont été nécessaires pour régulariser sa situation. Elle a quitté La Courneuve pour Bobigny avec ses quatre plus jeunes enfants. Lorsqu’une épouse part, la honte s’abat sur son mari. "Sa femme a volé son pantalon, maintenant il porte le pagne !", entend-il dans son dos. Adama préfère ne pas y penser. Il prend désormais le RER pour honorer les mères de ses enfants. Une décohabitation hypocrite ? "Bien sûr, admet Fanta Sangaré. On nous reproche aussi de créer des familles monoparentales. Mais si ça aide les enfants à s’épanouir et les femmes à devenir autonomes, ça vaut le coup."

Ces femmes, en effet, n’ont jamais vécu seules, n’ont jamais eu d’emploi ni géré de budget. Elles ne savent pas se servir d’une carte bancaire ni remplir un chèque. C’est leur mari qui touchait les allocations familiales, payait les factures et faisait les courses. "Elles ont toujours été infantilisées", insiste Fanta Sangaré. "C’était très compliqué au début de vivre chez moi", confirme Salli, jeune maman de huit enfants. Elle a laissé son mari à sa coépouse et est devenue femme de ménage. Pour être tout à fait "comme les autres", elle essaye de perfectionner sa maîtrise du français. Les mystérieux "couvre-lit", "hippocampe" et "igloo" qu’elle découvre au cours d’alphabétisation lui donnent l’impression d’être encore loin du but. Mais ses amies lui connaissent un nouveau sourire.

  1. Les prénoms ont été modifiés.
    (2) La Caisse d’allocations familiales verse 441,48 € par mois pour quatre enfants de moins de 20 ans, plus 158,78 € pour chaque enfant supplémentaire. Soit 1.394 € pour 10 enfants, 2.981 € pour 20 enfants, 4.569 € pour 30 enfants, 6.157 € pour 40 enfants. Sans compter d’éventuelles aides au logement.

 

L’article ne précise pas la situation actuelle des épouses. Sont-elles maintenant des mères célibataires avec les avantages de ce statut ? Lutter contre le détournement de prestations familiales me paraît plus approprié. Pour information : Quelles allocations pour les parents isolés ?

 

Ce journal en parle comme si c’était normal.Les 6000 euros que ce monsieur touche en allocs ne sont rien comparé à ce que coûte la scolarisation et l’entretien (médecine, infrastructures, transports etc…) de ses 46 enfants.

 

L'indicateur conjoncturel de fécondité en France est proche de 2 en 2010, contre 2,9 en 1950 et 1,8 en 1990. Quoique supérieur à la moyenne européenne, le taux de fécondité est légèrement insuffisant pour assurer le renouvellement des générations. Devons nous être aussi Malien, ou plutôt aussi malin que lui :

« Il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde »

Voila, peut-être un moyen de faire des économies ? 

 

Illustration : http://www.teva.fr/photos-images/photo-couverture-du-livre-transports-amoureux-1918320.html

 


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6 réactions à cet article    


  • Piere CHALORY Piere Chalory 12 avril 2013 12:53

    Bonjour Papybom,


    Je vois que vous avez enfin passé le « cap » de la modération. Pour le sujet de votre article, effectivement, 46 enfants pour un seul homme, c’est pas mal. Mais ce genre de sujet risque de vous entraîner dans un moinssage virulent...

    • Papybom Papybom 12 avril 2013 14:38

      Bonjour Piere Chalory

       

      La porte du placard s’est entrebâillée, alors grâce à ma taille de guêpe je reviens planter mon dard dans une certaine actualité.

      Mais si je suis plus sage, je n’éviterais pas le moinsage de mes adorables ennemis intimes.

      Moralité de l’article, il n’y a pas que les catholiques qui appliquent la parole de Dieu à Adam et Eve : « croisez et multipliez vous ».

       

      Cordialement.


    • La râleuse La râleuse 12 avril 2013 14:26

      Cher Papybom,

      Contrairement à Piere Chalory, je suis tentée de croire que c’est le choix de ton sujet qui, au contraire, t’a permis de t’extraire des rets tendus par les immodérés adeptes du moins smiley
      Et pour cause, il ne prête pas à rire ni à sourire.

      J’ai connu de près (mais pas dans son intimité) un cas de polygamie puisqu’il résidait au rez-de-chaussée de mon immeuble lorsque j’habitais dans le Val d’Oise et que, tous les jours, je stationnais quelques minutes devant sa porte, le temps d’attendre l’ascenseur qui devait m’emmener jusqu’à mon appartement.
      L’homme était fort courtois, ses quatre épouses discrètes mais toujours souriantes et les 6... 8 enfants (?), ma foi fort polis et qui, contrairement à bien des gamins d’autres résidents laissaient toujours passer les adultes en premier au moment de franchir une porte et ne manquaient jamais de dire bonjour.
      Je ne fais pas là l’éloge de la polygamie. Je ne prétends pas non plus que cette famille soit représentative de toutes les familles vivant sous le régime de la polygamie.
      Mais ce que je veux dire par là qu’il n’est pas possible de juger les gens en fonction de leurs coutumes qui parfois nous choquent simplement parce qu’elles sont étrangères à nos propres mœurs.
      Ce qui est toutefois regrettable, c’est le système d’assistance français qui génère des mécontentements justifiés à vouloir trop vouloir de dispositifs égalitaires là où il n’y a pas égalité.

      Au plaisir de très vite te retrouver


      • Papybom Papybom 12 avril 2013 15:19

        Dame au grand cœur,

         

        J’ai connu la polygamie en travaillant en Afrique. Pour un Musulman qui en a les moyens, c’est même un « acte de charité ». Troisième pilier de l’Islam.

        L’islam permet à un homme d’épouser deux, trois ou quatre femmes, mais à condition d’être juste envers chacune d’elles. Et la polygamie se concevait d’abord comme acte de charité envers elles afin de lui permettre, à elle et ses enfants, d’échapper à la misère.

         

        Mais ce qui peut se comprendre en terre d’Islam, et difficilement adaptable chez nous. Et notre Malien avoue : « Il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde ». Ce n’est plus de la charité, car c’est l’état qui entretien cette famille.

        Pour la morale européenne, on ne doit avoir qu’une épouse…mais on ne parle pas des maîtresses  !

        Bien à toi.


      • Raymond SAMUEL paconform 12 avril 2013 15:27

        on aurait tort de ne pas dire que la polyandrie et la polygynie sont devenues les modes les plus courants des souchiens, comme pour les banbaras. Comme ? pas tout à fait : les Banbaras le vivent au grand jour, les souchiens, eux, le dissimulent.


        • Abou Antoun Abou Antoun 12 avril 2013 18:53

          Mitterrand était ouvertement bigame aux frais de la république. (On ne dénombre que les ’officielles’).

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