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Accueil du site > Culture & Loisirs > People > Le grand cirque de l’histoire

Le grand cirque de l’histoire

Non rassurez-vous, il ne s’agit pas de plagier le livre de Pierre Clostermann, cette grande gueule aux 33 victoires homologuées disparu en mars de l’année dernière. Un gaulliste, un vrai. Non, nous parlons aujourd’hui des aventures conjugales d’un homme qui s’est auto-proclamé héritier de ce gaullisme aujourd’hui disparu lui aussi (ou c’est tout comme). Un grand cirque médiatique commencé par une balade en pirogue et qui se termine aujourd’hui en queue de poisson. Ah donc notre homme nous a proprement et simplement bernés : certains diront que c’est le propre de l’homme politique, d’autres qu’il fallait s’y attendre, étant donné le nombre d’heures au compteur des promesses jamais tenues par cet éternel candidat à l’élection (même une fois élu).

Bernés par cette tape inattendue sur la joue de son épouse lors des cérémonies d’investiture : un geste trop appuyé et inutile, à moitié refusé ou évité par l’élue de son cœur, en forme de "n’en fais pas trop quand même". Bernés par ce retour en pirogue qui précédait la campagne électorale, avec force caméras autour pour glorifier le retour en grâce de l’épouse volage. En fait, un passage d’éponge médiatique sur les aventures extra-conjugales en bonne et due forme. Bernés le jour même de l’élection, au second tour, la dame n’ayant même pas daigné participé jusqu’au bout à la mascarade. Bernés enfin par un pseudo-rôle politique de l’épouse de président, dûment partie chercher des infirmières bulgares qui ne doivent que fort peu de choses à l’intervention de la France seule, en définitive.

Pour ce qui est du jour de l’investiture, il y a plein de détails qui ne collaient pas : la robe de la dame, en priorité, plus déguisée en candidate au bal des débutantes qu’en femme de président. Le manque de retenue de toute la petite famille, le pauvre Louis y compris, un manque de savoir-vivre excusable pour cet âge, et qu’ont relevé immédiatement les journalistes à l’affût du sensationnel, comme peut l’être un David Pujadas. Pour lui, c’était à la Kennedy ("Il y a quelque chose de Kennedy dans cette image, me souffle dans l’oreillette Etienne Leinhardt" dit alors en direct Pujadas). Une étrange atmosphère, avec cette famille recomposée au grand complet venue célébrer autre chose semble-t-il que la prise de pouvoir d’un homme politique. Un manque de retenue qui atteint son paroxysme quelques minutes plus tard, dans la salle des fêtes de l’Elysée. Une salle devenue en quelques minutes à peine salle de mariage communale ou paroissiale, comme le relève le même ineffable Pujadas au micro de France2 ("tout cela est extrêmement détendu, on dirait presque une cérémonie de mariage"). Nous avons assisté ce jour-là à la mise en scène de ce que Guy Debord appelait la "Société du spectacle" Pas moins. On aurait mis au plafond de la salle des fêtes de l’Elysée une boule à facettes, et diffusé un air disco, l’illusion aurait été totale. La famille du président, ce jour-là, a furieusement rappelé celle du rocher de Monaco avec des filles blondes et des garçons au look de surfers corses. Bernés donc par un chef d’Etat venu célébrer un second mariage, ou des retrouvailles avec une "ex", davantage qu’effectuer une prise de fonction véritable, qui exige davantage de retenue. Le baiser sur la bouche échangé devant les caméras, ce jour-là, prenait un air d’indécence marqué, et de scène à couper au montage, car ne cadrant pas du tout avec le sujet (plutôt sérieux) du film. Hélas, c’était du direct. D’ailleurs il y avait Pujadas, le nouveau Léon Zitrone national.

Bernés par la mise en scène des vacances, à deux reprises déjà : une fois sur un yacht prêté, cadeau de retour promis à la place de la simple pirogue sans doute, une fois sur un hors-bord américain... où s’est cachée subrepticement Rachida Dati, qui n’avait rien à y faire pour beaucoup d’observateurs. Bernés par les fausses excuses de rendez-vous manqué : l’angine blanche qui tombe à pic, et qui signifiait donc que le dame voulait bien jouer encore quelque temps madame les bons offices, mais sans plus.

Bernés par une dame qui fait ouvertement fi depuis des mois de ces devoirs de première dame de France, en ne respectant même pas le moindre des protocoles, ou de la sécurité vis-à-vis des pays où elle se rend, le plus souvent paraît-il, à l’improviste. Avec elle, en effet, on obtient un paradoxe assez savoureux : un mari droit dans les bottes d’un président américain obnubilé par les terroristes de tout poil, et une épouse qui passe benoîtement les frontières sans même s’annoncer (comme une terroriste). Ben Laden encore vivant (je doute en effet fortement de son existence actuelle, pardonnez-moi) aurait pû en profiter, en kidnappant Cécilia Sarkozy à la frontière suisse. Cela aurait ravi les journaux télévisés, qui nous auraient conté heure par heure la prise d’otage, à coup sûr. Pujadas aurait été ravi, lui qui avait commenté sur France2 le 11-Septembre en direct (en se croyant encore à LCI dans le feu de l’action !).

Bernés encore par un couple qui en 2004, chez Michel Drucker, étalait son mélange de people et de politique : "on a toujours vécu comme ça, on n’a rien décidé de cacher, c’est comme ça", disait alors le ministre de l’Intérieur de l’époque, avec sa manière si particulière de martyriser le bon Français. Trois ans après, la dame se récuse chez Drucker, et chaque intervention du porte-parole de l’élysée se termine par "no comment". Et ce depuis deux semaines maintenant. Depuis le 14 juillet dernier, personne n’a vu le couple ensemble, Nicolas Sarkozy repartant tous les week-ends à la Lanterne, près du château de Versailles, seul, la dame demeurant à la Réserve, hôtel... suisse. En réserve de la République serait-on tenté de dire. Une dame qui a participé à la conquête du pouvoir de son mari, et qui s’est retrouvée instrumentalisée sans avoir de contrepartie politique véritable.

Bernés par l’annonce du choix du lieu de vie du couple présidentiel, abondamment commenté dans la presse : cette fameuse Lanterne, immeuble habituellement réservé au Premier ministre. Un endroit refait à neuf pour rien, si on comprend bien, puisque que c’était semble-t-il le choix de madame avant tout. Une réfection menée darre-darre, et même avec l’aide de travailleurs clandestins.

Bernés toujours par une presse qui sait depuis des semaines et qui se tait, démontrant avec brio l’emprise qu’a obtenu notre nouveau président sur les journalistes ou plutôt leurs patrons de presse. A en être réduite ces derniers jours à évoquer le contenu des conversations "off", après avoir vilipendé ou ignoré les voix de ces "bloggeurs colporteurs de fausses nouvelles". Certains estimaient pourtant avoir retrouvé la trace d’un certain Richard Attias. Voilà qui va sûrement déplaire à Mathilda May, sa nouvelle compagne (les noms changent vite dans le monde du "People"). Pour ce qui est de cette piste, elle semble bien difficile à suivre, rien ne probant ne l’étaye, même les videurs de poubelles la récusent.

Car si on résume, on est en effet devant le résultat d’un pacte passé juste avant les élections, et qui ne pouvait donc se prolonger indéfiniment. La dame revenue de ces aventures extra-conjugales, ce n’était donc qu’une mise en scène destinée à rassurer l’électorat : un divorce juste avant l’élection aurait pu ruiner bien des espoirs, le vote présidentiel étant par définition un vote où les sentiments comptent pour beaucoup (le couple Royal-Hollande naviguant alors dans le même canot). Le hic de l’histoire, c’est le piège constitutionnel dans lequel la dame est tombée. Et la cérémonie d’investiture assez grotesque, en définitive, un épisode supplémentaire de ce pacte : avec ce qui paraît bien aujourd’hui des gestes qui ne trompent pas. Reste le cas des infirmières bulgares, qui pourrait n’être qu’une rebuffade de plus de l’ovni Cécilia s’essayant à un rôle nouveau, celui d’une sœur Theresa en Prada. Du genre, "et pourquoi moi je ne pourrais pas aussi" ? Résultat, c’est Claude Guéant, celui qui cherchait il y a quelques jours quels sont les cas de présidents divorcés (selon Le Canard enchaîné) que l’on a mis dans le même avion pour Tripoli, histoire sans doute de jeter un œil distrait sur l’action ou les propos de la dame. S’il faut chercher le pourquoi de la rupture, c’est peut-être là un des éléments qui ont pu faire sauter le couvercle de la marmite. Revenue, oui, à condition de pouvoir jouer un rôle. Guéant comme poinçonneur des tickets de sortie à l’étranger, ça ne colle pas bien avec un certain esprit d’indépendance dont se targue la première dame de France. Un Claude Guéant bien décidé aujourd’hui à ne pas laisser la situation traîner en l’état (sans mauvais jeu de mot). Le mari de la dame avait promis à cette dernière un "rôle" à définir avant cette rentrée. N’ayant pas su trouver sa place auprès d’un mari-président omniprésent au point d’occulter l’ensemble de son propre ministère, la dame part, mais pas assez vite au goût... du secrétaire de l’Elysée. Quand la lumière est trop forte, les papillons s’envolent plus loin pour éviter de se brûler les ailes. Un papillon attiré jusqu’ici par les ors du palais. Mais pas par les devoirs qui en incombent.

Bref, un grand cirque médiatique qui a commencé le jour du retour en pirogue de Cécilia Sarkozy devant les caméras, et qui se termine aujourd’hui avec l’annonce de sa rupture avec son époux. Mais au final, n’est-ce-pas ce qu’il NOUS avait annoncé, cette fameuse rupture ?

Un époux qui a pensé à tout : juridiquement, la dame est dans de beaux draps, ce qu’elle devait ignorer (on l’espère pour elle) à son retour. Au moins pour cinq ans, en espérant que son ex-mari ne se représente en 2012. Une seule échappatoire, donc, selon les juristes, que ce soit fait par consentement mutuel. Un refus de l’actuel président expliquerait peut-être bien la stratégie actuelle de Cécilia Sarkozy, à qui l’on prête l’intention d’étaler sa rupture (à elle), ou son mal-être, dans la presse, séance de photos à l’appui. Un excellent moyen, sinon le seul, de s’en sortir en cas de refus présidentiel de divorce à l’amiable. Une interview dans la presse (à fort tirage) est en effet la seule porte de sortie possible pour elle pour faire plier la décision présidentielle ou de tenter d’exercer une pression sur elle. Dans le monde de la jet-set, il y a peut être des exemples à suivre, c’est peut-être ce que s’est dit la femme piégée. Chez l’ex-Mme Mac Cartney, on en est à 144 millions de dollars "seulement" de coût du divorce pour le bassiste le plus connu de la planète. En France, la quiétude présidentielle ça ne doit pas avoir de prix, je suppose. Sauf celui de la renommée. On va peut-être (enfin) savoir à quoi servent les fonds spéciaux, qui sait.

Y a des jeudi comme ça, où on se lève avec une tête de cocu. C’en est un semble-t-il. Pour les français, s’entend bien.

PS : tout ceci ne serait pas trop grave si l’homme concerné n’avait pas déjà montré une certaine propension au pathos, comme l’a clairement montré la scène de la lecture de la lettre de Guy Môquet, censée faire pleurer tous les lycéens sur décision présidentielle. Le matin, notre homme visite les abris anti-nucléaires, l’après-midi il reçoit les codes d’accès aux missiles balistiques, le soir même il pleure en entendant la lecture d’une lettre de condamné. Ou notre homme est bon comédien, ou sa fragilité émotionnelle est patente : chez le Dr Folamour, les symtômes étaient les mêmes. Les journalistes qui ont vécu la période Attias (ou la période Fulda qui a suivi) savent que notre homme a bien du mal à cacher ses émotions. A espérer maintenant qu’un départ conjugal n’exercera aucune influence sur la politique française. A voir un président qui se promène au Conseil des ministres avec un mot doux au-dessus de sa pile de décrets, j’en doute fortement. Aujourd’hui où l’on parle divorce, plus personne ne peut plus croire à la version énoncée par une vieille amie de Nicolas Sarkozy, envoyée en renfort de pompier médiatique. C’était bien un homme qui était visé par ce mot doux, et cet homme c’est bel et bien le porteur de la feuille sur la photo. Reste à savoir maintenant quelle est la future première dame de France, à savoir l’auteur véritable de ce billet, qui n’a pas dû franchement plaire à l’actuelle.


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92 réactions à cet article    


  • Rage Rage 18 octobre 2007 18:13

    Bonjour,

    1. Entièrement en accord avec l’article : cette politique de paiettes à grands coups de masse médiétique touche à ses limites et se retourne contre l’instigateur.

    2. Qui doutait de la superficialité et du montage du « ménage » Sarkozy ?

    3. Qui doute encore du fait que M.Sarkozy est un illusionniste armé de personnes aux dents longues prêtes à tout pour avoir leur part du gâteau, même à se prostituer intellectuellement ?

    4. Pendant ce temps là on occulte la grève.... comme par hasard hein ? Franchement, sacré hasard, entre l’affaire EADS, les valises du Medef, les séparations « incroyables », vraiment, M. Sarkozy ne ment pas : il est vraiment le président de toutes les « ruptures ».

    Pathétique.


  • Yannick Harrel Yannick Harrel 18 octobre 2007 23:37

    @ Rage

    Bonjour,

    Entièrement d’accord avec vous : voici un retour de bâton mérité vis à vis d’une personne ayant instrumentalisé sa vie de couple à l’écran.

    Je reconnais en tout cas un mérite à l’ex-Madame Sarkozy : celle de lui avoir tenu tête alors que tant d’autres se sont couchés pour une parcelle de pouvoir. L’ex-première dame de France est restée droite dans ses escarpins en dépit du fait que son époux soit devenu le personnage le plus important et puissant de France. Quelque part, et malgré une certaine frivolité que je lui reproche, je dois reconnaître qu’elle a eu du cran (ou de l’inconscience).

    Cordialement


  • guillaume 19 octobre 2007 19:03

    Effectivement c’est cheap de soutenir Cecilia non élue, contre Sarkosy, élu du peuple français, comme s’ils étaient à égalité en politique.

    C’est très bien que cette pétasse se casse ! Vous m’excuserez mais c’est ce qu’elle est (Jacques Martin a fait sa connaissance dans une maison de rendez-vous).

    Elle a pesé sur les réformes à entreprendre depuis 6 mois en s’opposant à son mari en privé de façon quasi-ouverte, et en gênant sa stratégie internationale, faisant valoir ses opinions avant (comme ce qui s’est passé aux Etats-Unis et qui frise le scandale). Ouste !


  • nephilim 18 octobre 2007 11:27

    je ne suis pas tout a fait daccord Demian ^^ je retrouve plutot dans ce billet une analyse des actions de notre president liées à ses problemes conjugaux. lol ce qui est plutot effrayant !! Que serait il encore capable de faire par le biais de son pouvoir pour obtenir des résultats dans ses affaires privées ?


    • tvargentine.com lerma 18 octobre 2007 11:37

      Oui encore une exlusivité STAROGAFOX,Bencencenot serait en ménage avec Bertrand DELANOE,ouiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!

       smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley

      OUIIIIIIIIIII !!!!! MORICE A FAIT LES POUBELLES CE MATIN !

      Cela méritait bien un article ! smiley


      • ZEN ZEN 18 octobre 2007 11:42

        En mettant en scène sa personne et sa vie personnelle, il s’est surexposé..et s’est brûlé.

        On voit les limites et les effets pervers de la théâtralisation , du jeu médiatique constant, de l’instrumentalisation des medias. Osmose entre les milieux du business, du spectacle,de l’action politique..


        • ZEN ZEN 18 octobre 2007 11:58

          Aucun risque, Superwest !...Aucune envie non plus..


        • bor1s bor1s 18 octobre 2007 16:28

          Et dommage quand même ... J’aurais bien vu le couple présidentiel dans l’émission « les z’amour » ....  smiley


        • Bouli Bouli 18 octobre 2007 11:47

          Sarkozy le 14/01 sur le plateau de Claire Chazal, :

          « Si on n’est pas capable de rassembler sa famille, on ne peut pas rassembler un pays »

          Gageons que ça ne s’applique seulement qu’à la famille politique... smiley


          • Adama Adama 18 octobre 2007 11:48

            Momo, ON EN A RIEN A FOUTRE de cécilia. smiley

            Comme le chantait Ferré,« y’en a marre » de ces articles dignes de paris match ou Gala.

            Ce voyeurisme est répugnant.


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 octobre 2007 12:12

              ADAMA

              Je suis parfaitement d’accord avec vous .

              Je pense que l’inénarable Morice le boute en train du PS de Tourcoing oin oin a oublié la manière dont Tonton nous avait berné .

              MORICE

              Tonton était bigame était ce préférable .

              Tonton avait installé sa deuxième famille aux frais de la république à l’Elysée .

              Tonton avait affecté l’élite de la gendarmerie à la sécurité de sa deuxième famille .

              Alors Monsieur MORICE cet AlZHEIMER ?

              Et enfin, je vous trouve sacrèment vieille France Morice !

              Salut et fraternité .

              PS (si j’ose dire) Ne me dites pas Morice que c’est toiujours pareil avec la droite et que ça n’a rien à voir , qu’on parle d’aujourd’hui et que le passé c’est le passé .

              Ce que je dis c’est pour relativiser la tromperie OK ?


            • snoopy86 18 octobre 2007 12:21

              Salut Cambronne

              Je pense que Morice, ce grand résistant, se soigne au fond du maquis. Il est en très net progrés : Il ne voit plus des complots partout.

              A moins qu’il ne les ait oublié...


            • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 14:14

              En se référant à Tonton, on occulte les deux précédents qui ne firent pas beaucoup mieux Giscard et Pompom qui ne vivaient peu ou plus avec leur légitimes, en résulta-t-il des rejetons, bienheureux qui peut le dire.

              Est-ce un virus spécifique à la fonction ?

              Ce qu’on ne peut reprocher aux trois précédents c’est d’avoir su rester discrets, en l’état Pinocchio ne sait de la discrétion guère plus que du maniement de la langue Française.


            • COLRE COLRE 18 octobre 2007 14:23

              @CAMBRONNE, quel rapport, entre ces plans COM, comme comedia, et Tonton ??! Cet article montre en quoi les médias sont à la botte de Sarko, et encore, ce n’est que le petit bout de la lunette pipole ! Tonton, lui, a libéré les médias, vous ne vous souvenez pas ? moi qui ait connu la Voix de son Maître, sous les gaullistes d’avant et le ministère de la propagande, ça a fait une sacré différence !!


            • COLRE COLRE 18 octobre 2007 14:25

              Et pourquoi allez chercher Mazarine ? vous êtes pour une distinction de statut entre les enfants légitimes et les « bâtards » ? Il fallait que Mazarine ne soit donc pas protégée par la police CAR enfant illégitime ?

              Quant aux frais de la république, laissez-moi rigoler, moi qui suis parisienne et qui ait vécu Château-Chichi comme maire, je sais que c’est dans ma poche que l’on a piqué des sous pour faire prospérer le RPR !

              La famille Pingeot était installée, oui, dans un appartement dévolu à la présidence. Et alors ? il fallait que Tonton le sous-loue ? en fasse une garçonnière pour ses maîtresses ? ça c’était plus acceptable comme tradition républicaine ?

              Et Danielle Mitterrand, et les enfants, qui ne vivaient pas à l’Elysée, il fallait défalquer l’argent de leur loyer de leurs dûs républicains ?

              Et après la mort de Mitterrand, savez-vous les fortunes colossales qu’il a léguées ? bizarre, il a pourtant fallu vendre ses meubles aux enchères...

              Mieux que notre Sarko, qui, bizarre, encore, n’a jamais payé d’ISF jusqu’à l’année dernière, à 50 ans passés, avec son statut de politique, ministre, président de l’UMP, maire à Neuilly, président du conseil général le plus riche de France, et avocat d’affaires dans un des cabinets les plus riches aussi de la région. Il a pourtant pu acheter un super appartement dans l’île de la Jatte... bizarre...

              Salut


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 octobre 2007 14:51

              EMILE

              Ne mélangeons pas tout ; Avoir des maitresses est une chose être bigame aux frais de la république en est une autre .

              Moi aussi je suis pour la discrétion mais si je ne m’abuse c’est une attitude de petit bourgeois catho , ce que j’assume .Et toi Emile en fais tu partie ?

              Salut et fraternité .


            • claude claude 18 octobre 2007 15:55

              le divorce et les aventures amoureuses du président et de sa femme, sont affaires privées.

              à défaut de respecter nicolas et cécilia, on pourrait respecter leurs enfants, et notamment le petit louis, qui n’ont pas demandé à être dans la lumière des projecteurs.

              je ne pense pas que des allusions plus ou moins précises sur la vie amoureuse de ses parents, soient très indiquées pour l’équilibre d’un enfant de 12 ans !


            • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 16:36

              Parceque fut un temps Pinocchio s’est-il privé de critiquer les parents des « raccailles » de banlieues qui avaient peut-être eux, sinon leurs plus petits enfants, droit aussi au respect.


            • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 16:43

              Cambronne, je vais faire dans le trivial.

              Je pars du principe que ce qui rentre dans le cul du voisin d’une part ne rentre pas dans le mien et j’en suis fort aise et que d’autre part ça ne me regarde pas tant que le voisin ne m’oblige pas à humer les odeurs résultantes.


            • COLRE COLRE 18 octobre 2007 17:02

              @Claude,

              Il faut détricoter la mascarade que nous jouent les politiques au pouvoir ! la photo de cet article me répugne, on a vu la scène en vidéo ce midi, et Cécilia fait un geste de tête en arrière ; même chose à la garden party du 14 juillet, elle fait un pas en arrière et proteste, quand Sarko dit au micro qu’elle est belle ! cette instrumentalisation est violente, et on prend vraiment le citoyen pour de la chair à connerie électorale !

              Je vous conseille de lire soigneusement cet article et de vous reporter à chaque référence, et vous constaterez qu’on se fout de nous, les médias à la botte et le pouvoir, à un degré RARE. Moi, je ne supporte plus les médias. Ça me dégoûte. Alors, le pôvre petit Louis de 12 ans, vous croyez que c’est le sujet ??!!


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 octobre 2007 17:36

              Emile

              Fais quand même attention à ton doigt ;Renifle le un peu , ne l’aurais tu pas laissé trainer n’importe où ?


            • armand armand 18 octobre 2007 18:54

              Chère Claude,

              Il me semble que la mère du petit Louis ne l’a pas beaucoup respecté en claquant la porte, pas plus qu’elle n’a respecté ses premiers enfants en larguant leur papa. Certains appellent cela une « femme libre » - j’utiliserais un terme beaucoup moins poli. En somme, quand on s’emmerde on largue les amarres et on va voir ailleurs, même si la stabilité et le bonheur de plusieurs personnes sont en cause. Comme l’a dit Alain Delon, derrière chaque famille reconstituée il y a une famille détruite. Et qui a bu boira...

              Pas brillant non plus un Président qui menace de ’casser la gueule’ à un tel, qui roule les mécaniques devant des journalistes indiscrets aux U.S.A. et qui laisse sa femme se pavaner au bras d’un publiciste de m...de.

              Que c’est médiocre. Que c’est banal. On est bien loin de la ’furia francese’, et le mâle gaulois a du plomb dans l’aile !


            • La Taverne des Poètes 18 octobre 2007 12:01

              Il y en a encore beaucoup comme ça des articles sur ce même thème lourdingue pipolesque à donf ? smiley Ras-le-bol ! Il serait plus utile de confier à un juriste spécialisé la rédaction d’un article sur les conditions juridiques du divorce (est-il possible vu le statut du président : oui/ non ?)


              • Marsupilami Marsupilami 18 octobre 2007 12:28

                @ Taverne

                Dans le Libération d’aujourd’hui, il y avait un papier intéressant sur l’imbroglio juridique du divorce à talonnettes & Prada :

                "« Une difficulté juridique »

                Norbert Foulquier et Vincent Valentin, professeurs de droit public :

                Recueilli par PASCAL VIROT

                Norbert Foulquier est professeur de droit public à l’université d’Evry et Vincent Valentin, maître de conférence en droit public à la Sorbonne. Ils expliquent en quoi un éventuel divorce du président de la République pourrait se heurter à des obstacles juridiques.

                Pourquoi l’épouse du chef de l’Etat ne peut-elle divorcer alors qu’à l’inverse son mari le peut ?

                L’épouse du président de la République ne peut demander le divorce car le chef de l’Etat ne peut faire l’objet d’aucune poursuite. Or le divorce passe par un juge. L’immunité dont bénéficie le chef de l’Etat, selon l’article 67 de la Constitution vaut pour tous les domaines, pénal, commercial ou civil. Ainsi, aucune action juridique ne pourrait forcer un président de la République indélicat à régler ses dettes.

                Mais si le divorce se fait par consentement mutuel, la difficulté est aplanie, non ?

                La difficulté juridique persiste. En effet, le juge doit vérifier la réalité du libre consentement des deux époux. Cette vérification nécessite une instruction, minime, certes, mais les textes l’interdisent. Le juge peut en effet procéder à toutes les investigations qu’il estime nécessaires et ainsi commettre des actes qui porteraient atteinte au statut du chef de l’Etat.

                Mais le président de la République ne peut-il pas s’affranchir de son statut pour régler un différend d’ordre privé ?

                Il peut spontanément se rendre devant un juge. Mais le chef de l’Etat, comme un député, par exemple, ne dispose pas de son immunité. Il ne peut s’extraire de son statut car cela reviendrait à en disposer.

                Donc le divorce est du bon vouloir du seul président de la République ?

                L’épouse du chef de l’Etat doit attendre qu’il propose le divorce. En définitive, le droit au divorce de l’épouse du président n’existe pas.

                Quelle réforme faudrait-il entreprendre pour régler cette question qui s’apparente à l’Ancien régime ?

                Il faut revenir sur le statut pénal du chef de l’Etat. La réforme à réaliser est de distinguer le statut du président de la République et le statut de l’individu lui-même. Mais au final, nous sommes dans une impasse. On tente de surmonter le problème, politiquement, en trouvant un juge qui accepte d’acter une procédure. Mais c’est une solution politique à un problème juridique".

                Ça serait pas mal si cette affaire de vie privée pipolisée permettait de remettre en question l’abracadabrantesque statut juridique du Président de la République...


              • Nobody knows me Nobody knows me 18 octobre 2007 14:21

                Ou alors, elle devra encore se le taper pendant 5 ans la pauvre... smiley

                Le petit lerma est pas très content à ce que je vois, on dit du mal de son amoureux.

                DW, chasseur de « moins (-) » devant l’éternel, nous sort ses répliques extraterrestres.

                Il y a légions de sujets plus intéressants à traiter que la vie de cet homme (déjà fortement relayée par les médias traditionnels). Messieurs les modérateurs d’Avox, pourquoi ne pas cesser de publier des articles à 2 francs sur cette personne que je ne citerai pas ? Est-ce pour que les nombreuses visites sur ces pages génèrent des revenus publicitaires en masse ?


              • Gasty Gasty 18 octobre 2007 19:23

                Dans ce cas, soyez sympa avec Cécilia. smileySi l’imbroglio juridique ne lui permet pas de divorcer, ne lui en remettez pas pour cinq de plus. smiley


              • COLRE COLRE 18 octobre 2007 12:18

                @ commentateurs critiques,

                Alors là, pas d’accord, les amis, ce n’est pas un simple article pipole, mais bien au contraire un article qui critique la pipolisation de notre monde politique et en particulier l’univers sarkozyste. Le « bernés » scandé tout le long est remarquable. Oui, on serait bien bernés si l’on y avait cru, et même moi, vigilante, je n’aurais pas pensé à tous les aspect traités dans cet article et j’ai été berné ! (par ex., le lien entre l’altercation avec les photographes américains et la présence dans le canot de Rachida Dati, ou le fait que l’aveu de Mme Balkany pouvait être du pipeau et un écran de fumée)

                @morice :

                Bravo, votre article est remarquablement écrit et construit et surtout documenté, avec de nombreuses références. Ce n’est pas un article de plus, c’est l’article qu’il FAUT lire ! C’est une excellente base pour un dossier du Canard (je pense au dossier sur Bernadette, exceptionnel de documentation pour connaître le personnage !).


                • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 octobre 2007 12:27

                  COLRE

                  Désolé mais MORICE n’ a pas été berné !

                  Il nous avait tout prédit ! Attendez la suite et vous verrez que vous ne serez pas déçus .

                  Salut et maternité .


                • keiser keiser 18 octobre 2007 12:27

                  Ne nous aurait on pas caché ce divorce , dans le but que Jacques Martin (toujours mort) ne puisse savourer sa vengeance N’y a t’il personne pour enqueter ???


                  • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 14:36

                    Nul ne remet en cause son élection, cependant après réflexion, est-ce qu’une élection est démocratique si le candidat a basé son entière campagne sur mensonges et promesses intenables ?

                    Le souci de probité vaut autant que le souci de vérité, l’une comme l’autre n’ont été respectées, de là à douter de l’honnêteté de l’élu, il n’y a qu’un pas et c’est toute la confiance dans le système électoral et le représentant suprème du peuple qui est a remettre en cause.

                    D’aucun pourront, après ces évènements, dire « tous pourris » sans souffrir de contradiction légitime.

                    Le chef de l’état a, en quelque sorte, confirmé qu’ arnaque et mensonge sont parties intégrantes des rouages électoraux, réduisant les électeurs à une masse de gogos bons à berner et, pourquoi non, à trahir, jolie remise en question de la démocratie sur couverture Paris Match ou Voici.


                  • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 16:32

                    Seulement c’est lui qui est élu et c’est lui qui ment aujourd’hui.


                  • maxim maxim 18 octobre 2007 13:18

                    quelle belle occasion pour les gauchistes de permanence que d’aller fouiller dans les bidets de l’Elysée ,eux qui n’ont pas encore digéré leur déconfiture ,et qui hérissaient leur poil quand leur Ségolène du Poitou adorée s’est separée de Hollande ,et eux qui criaient chuuuuttttt !!!!c’est une histoire personnelle et il n’y a pas lieu d’en faire un fromage ( sans mauvais jeu de mot ) ...... et bien oui,c’est la vie,l’histoire humaine est faite d’amours, de lassitudes, de cocufiages ,de tromperies,de divorces ,de liaisons,la vie tout simplement .... que l’on soit vidangeur ,pilote de ligne,cantonnier ou président ,on a tous des histoires d’amour et de cul ,des défaites aussi,et Sarkosy est comme tous les mortels ,il a ses déboire de couple ..... et l’ami Cambronne nous l’a rappelé ,du temps de Mitterand ,on a nourri,engraissé ,et élevé sa progeniture illégitime ,mais là bien entendu ,c’était plus noble ,c’était le monarque, sa majesté Tonton !!!


                    • COLRE COLRE 18 octobre 2007 13:59

                      Aaaah ! ça y est, je comprends, @morice serait de gauche, alors son article ne peut être QUE mauvais ! super, l’objectivité citoyenne !


                    • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 14:44

                      Sans prise de parti, Segolaine de Zebu a annoncé sa séparation de Hollande, on attend encore la clarification de Pinocchio.

                      D’autre part si on a élevé la « batarde » de Tonton, c’était selon le loi Française, sa progéniture au même titre que celle née de son épouse.

                      Vous oubliez aussi que si la pantomine Pinocchio/Chincilla avait duré nous aurions élevé de surcroit la progéniture Martin, autant comparable, non ?


                    • clairette 18 octobre 2007 13:25

                      @ Morice,

                      Je trouve votre article très bien construit et fort bien documenté.

                      Et pourtant, je ne suis pas une adepte,ni une fan de la presse people ! j’ai d’autres engagements associatifs sur le terrain qui m’occupent bien au quotidien !

                      Mais la médiatisation de ce couple depuis quelques années m’a toujours agacée : aucune dignité, que de l’hypocrisie, rien que du superficiel ! Les enfants en avant sans souci de leur protection (je ne me rappelle pas que Petit Louis était « flouté » quand il apparaissait sur les affiches pour souhaiter « bonne chance, mon papa » ?)

                      Et puis cette dame Cécilia, je ne la blâme pas, ignorant tout des capacités amoureuses et affectives de son cher Nicolas ; mais apparemment toujours en recherche d’un prince charmant plus doué (selon son goût bien sûr !!!).

                      A défaut d’être notre Première Ambassadrice (il est vrai qu’elle n’a pas supporté les critiques de sa première mission) laissons lui le droit de divorcer et de vivre comme elle l’entend. J’approuve son choix de vivre en retrait désormais, car je la voyais mal en Mme de Pompadour, pour la sérénité de nos diplomaties qui ont quand même un vrai rôle à tenir !

                      Bonne chance Cécilia, bonne chance Nicolas !


                      • haddock 18 octobre 2007 13:37

                        Une dame à sa copine :

                        Tu rends-compte mon mec me fait cocu ,

                        Te plains pas , le mien me fait nulle part .


                        • Nobody knows me Nobody knows me 18 octobre 2007 14:24

                          Moi je connaissais :

                          - Tu te rends compte, mon mari me fait cocu.

                          - Te plains pas, moi il me fait partout.

                           smiley


                        • Emile Red Emile Red 18 octobre 2007 14:55

                          - Tu sais, dit Cécilia à Rachida, je suis sûre que mon mari me fait cocue avec une journaliste.

                          - Dis, rale Rachida, tu cherches à me rendre jalouse.


                        • .TALL 18 octobre 2007 15:22

                          Moi, depuis que je couche avec maman, papa couche avec ma soeur pour maintenir l’équilibre familial.


                        • l’histoire de ce couple n’est pas un sujet « people ». Car l’intimité de Nicolas et Cécilia aura eu des influences politiques : sur-médiatisations pendant les périodes fastes et censures pendant les périodes de crise.

                          En fait, notre Président dirige la France comme l’image de son couple : par alternances de coups d’éclats et de rabibochages, d’auto-célébrations et de cachotteries.

                          Les détails sur http://www.jaipasvotesarko.com

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