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Accueil du site > Culture & Loisirs > People > Profession : exhumeur d’idoles

Profession : exhumeur d’idoles

On ne va pas y échapper : voilà qu’arrive le 11 mars, et la Claudefrançoismania va battre son plein, vu que le chanteur aluminisé et à ressorts est mort voici trente ans à ce jour. La journée s’annonce pénible, auditivement et médiatiquement. Ça sera à qui fera dans la surenchère, de TF1 à France 2 en passant par M6 ou France 3, et pourquoi pas Arte, qui fait régulièrement dans la culture homo caricaturale... Claude François étant adulé dans le milieu pour le soin porté à sa personne ou l’usage intensif de traitements divers, type UV ou crèmes de maquillage, sans oublier son attention maladive pour la coupe de ses vêtements, les paillettes et le brushing. Une hystérie cloclodesque va donc envahir la France, autant vous prévenir, il risque d’y voir des dégâts collatéraux.

On peut même s’attendre à une déclaration présidentielle sur le sujet, notre président bien aimé ayant à son répertoire d’iPod - s’il l’utilise encore, car c’était l’une des filles de son ex-femme qui le chargeait - contenant tout ce que la France variéteuse compte de ringards de la chanson. Un domaine où ses ministres ne sont pas en reste, Rachida Dati en tête, qui a avoué, dans son ouvrage autobiographique avoir des goûts, je cite, "de midinette" en la matière.

Claude François, donc, mort il y trente ans, va à nouveau nous casser les oreilles. Le pauvre, il n’y est plus pour grand-chose aujourd’hui. Les jeunes ne l’écoutent plus ou ne l’ont jamais écouté, seuls les gens âgés qui ont fredonné ses chansons ou dragué sur My Way constituent son auditoire actuel. Oui, mais un auditoire rentable, dont le démarchage précis a été pris en compte depuis quelques années par un seul homme, qui a réussi une prouesse remarquable, celle de faire vendre un mort presque aussi bien que de son vivant.

De son vivant déjà, Claude François, avant de se manager lui-même, avait dû une grande partie de son succès au travail de fond de son imprésario, un dénommé Paul Lederman. Le même qui s’occupera plus tard de la carrière de Thierry le Luron puis de... Coluche. A l’époque, Lederman est "le plus jeune imprésario de France". Il conduit Claude François très vite à la gloire, l’impétueux chanteur devenant dès 1967 son propre producteur de disques, suivant l’exemple, quatre ans après, d’Henri Salvador. S’enchaînent les succès, on n’y revient pas, tout le monde les connaît. Comme Salvador, une grande partie de son répertoire est composé de reprises de titres américains, sauf quelques titres dont Comme d’habitude, signé Jacques Revaux, qui deviendra donc My Way et sera chanté par Sinatra ou Presley (et Sid Vicious !).

L’homme est d’un caractère difficile, et son ego démesuré, ce qui lui permet de tenir un rythme de vie endiablé et lui procure quelques déboires en affaires : en fait toutes les sociétés qu’il va créer vont péricliter, faute de management sérieux : les disques Flèche, confiés en 1977 à Carrère, un magazine de type Playboy intitulé Absolu, revendu, un parfum "Eau Noire" à la distribution abandonnée, et au bout du compte... un contrôle fiscal plutôt salé, en 1974. Le fisc le condamne en effet cette année là à huit mois de prison avec sursis, 25 000 F d’amende et 5 000 000 F de remboursement d’impôts en retard. Même chose plus tard pour le magazine Podium, ex-fanzine toulousain, qui ne lui survivra pas. Un magazine racheté par lui à vil prix et devenu rapidement le premier magazine pour les jeunes, dans lequel Claude François entretenait son fan club (dont il était le président) et où il effectuait régulièrement et adroitement des sondages déguisés sur les goûts musicaux ou sur ses costumes de scène ! Du marketing avant l’heure, déguisé en magazine où l’on tutoyait le lecteur pour faire plus jeune. Il se retrouvait aussi contraint un an avant sa disparition de se séparer de 15 personnes sur les 120 qu’il employait au total. A force de tout vouloir régenter seul, Claude François, ce tyran domestique, s’était planté en beauté. Et survient la catastrophe finale. L’artiste, littéralement électrique sur scène, meurt subitement en 1978 dans des circonstances idiotes, en essayant de dévisser une ampoule les deux pieds dans l’eau de sa baignoire. Une lampe fixée sur une applique défectueuse. Il meurt instantanément, électrocuté. Sa carrière n’aura duré que seize ans, mais il a déjà vendu 35 millions de disques. Auparavant, des gens lui ont fait savoir que sa gestion d’entreprise à poigne ne leur plaisait pas : juste avant sa mort, il échappe de peu à un attentat. Sa Mercedes a essuyé plusieurs coups de feu un soir lorsqu’il rentre dans sa propriété de Dannemois, entre Etampes et Fontainebleau. On ne relèvera pas moins de onze impacts de balles dans la carrosserie. A ce jour, on n’a toujours aucune piste sur les commanditaires de ce qui ressemble bel et bien à un règlement de comptes.

Très vite, ses deux fils, Claude François Jr et Marc François, sont appelés à gérer ses affaires, mais s’aperçoivent au bout d’un certain temps qu’elles s’essoufflent. Et c’est là qu’intervient notre homme. En 1992, un ancien attaché de presse de Karen Cheryl (reconvertie Mme Jérôme Bellay, le producteur du C dans l’air sur France 5... et animatrice sous son vrai nom à Europe1) frappe à leur porte, et leur propose de faire autrement : désormais, il faut créer des événements à propos d’un mort, comme s’il s’agissait d’un artiste vivant, leur propose-t-il. Aussitôt dit, aussitôt fait. Bingo ! Le jouet extraordinaire qui vient de se remettre en marche devient vite une véritable... tirelire !!!

Aujourd’hui, c’est donc Fabien Lecœuvre qui s’occupe de la carrière de "Cloclo". Comme s’il était encore de ce monde ou presque. Et, en matière de management, notre homme a du répondant, c’est le moins qu’on puisse dire. Son empire et son emprise évoquent davantage une pieuvre que le vieil ami devenu confident de star, qui n’a pas tellement connu le Cloclo de son vivant (ils se seraient rencontrés 25 fois à peine paraît-il). Et ses méthodes plutôt... particulières. Celle d’un homme qui s’est bombardé tout seul "biographe officiel du chanteur", et qui en rajoute un peu plus chaque jour pour améliorer sa dure condition de manager de cadavre. Rachetant les images par-ci, les vidéos par-là, préparant des remastérisations ou sortant un énième livre "avec des photos inédites". Il a du pain sur la planche, il faut dire, avec les firmes de disques : le catalogue de Claude François se répartit entre Universal pour les disques de 1962 à 1972, Sony-BMG pour 1972-1975..., mais aussi Warner pour 1976-1978 ! Il faut aller à la pêche aux titres et aux inédits et ce n’est donc pas partie facile quand il s’agit de faire un coffret intégral par exemple ! Mais notre croque-mort a su y faire : le 31 décembre 2007, on apprenait que son artiste rémunérateur atteignait les 62 millions de ventes, soit 27 millions de disques de plus depuis sa disparition. Claude François est un mort redevenu hautement rentable. Et son exhumeur un homme fort courtoisé depuis qu’il a presque doublé les scores de son chanteur décédé.

Au point que d’autres artistes, dont certains qui se considéraient comme morts pour la scène, viennent à leur tour frapper à sa porte. Le show-biz en compte pas mal, de ces has-been. Un lot complet, qui a tourné récemment en France sous une dénomination héritée de la télévision, et derrière lequel on retrouve justement notre empailleur de chanteurs des sixties : "Je produis aussi Age tendre et tête de bois, dit Lecœuvre, ’qui joue la même carte nostalgie, je sais donc qu’un certain public donne tout pour revivre ses 15 ans’ ". La musique, on le voit, est loin d’être le critère essentiel de l’histoire. Le tiroir-caisse, en revanche, en attire plus d’un. Dont Patrick Juvet, ancien choriste chez Cloclo, qui les avait traités au départ de "ringards". La troisième saison de la caravane des petits vieux s’annonce donc potentiellement électrique (du 110 volts, ne rêvons pas). L’homme est aujourd’hui plutôt lucide, en particulier sur son alcoolisme avoué. On n’en a pas encore fini avec "La tournée des idoles" ! Des ex "yéyés", un chanteur à paillettes et un étrange exilé américain à la réputation sulfureuse... Michel Polnareff. Sans oublier que le terme "yéyé" avait été "inventé" par le philosophe Edgar Morin... oui, le même dont se targuent aujourd’hui les conseillers élyséens.

Polnareff, un exilé de retour pour qui Lecœuvre n’a plus aujourd’hui que des mots... plutôt acerbes : "Il m’a contacté au printemps 2004. Il voulait rencontrer le type qui gérait la carrière posthume de Cloclo. Après plusieurs retours avortés en 93, 96, 99 et 2002, il était médiatiquement grillé. Les dernières photos de lui qui remontaient à l’époque du Royal Monceau le montraient barbu, obèse et alcoolo... Recrédibiliser le garçon n’avait rien de facile."

Lecœuvre est paradoxal lui aussi, pourtant : il gère la carrière d’un mort, et s’étonne d’être appelé par un zombie du show-biz : "Au début, je n’étais pas convaincu du bien-fondé de son retour. Pour la France, il était un mort-vivant. On se souvenait de sa jeunesse, de sa légende, c’était déjà un mythe au-dessus de la star. Plus concrètement, il n’avait ni tourneur ni maison de disque ni contrat publicitaire, on repartait de zéro". Lecœuvre accepte, flairant le bon coup financier, l’homme pouvant encore vendre selon lui, Claude François dûment refroidi le faisant chaque jour davantage.

Pour le faire mieux "revivre", il va inventer les faux paparazzi. Paris-Match avait montré un Polnareff obèse et quasi aveugle enfermé 801 jours au Royal Montceau à Paris en 1989 pour essayer d’enregistrer un album qui s’avérera être un flop complet. Annie Fargue, son imprésario depuis 1974, une ex-actrice de cinéma et vieille copine de Nadine Trintignant, qui essuie les plâtres des échecs consécutifs, ne sait plus comment faire avec lui pour lui faire faire une tournée ou un album et étaler ses retards de paiements fiscaux. Lecœuvre lui propose de rééditer le coup de l’affiche qui rendu Polnareff célèbre, les fesses à l’air, et de faire en même temps un joli bras d’honneur aux photos dégradantes de 1994 (elles étaient parues quatre ans après l’album). Polnareff a aujourd’hui 63 ans, ça paraît déjà nettement moins accrocheur, mais le chanteur à une nouvelle copine beaucoup plus jeune, une mannequin franco-ivoirienne prénommée Danyellah. C’est elle qu’on voit donc le plus sur les clichés annoncés comme "volés" dans Paris-Match. En réalité, des photos appartenant à Lecœuvre, via son agence Abaca (aux 7 millions de clichés people, une mine aujourd’hui !), qui orchestre leur diffusion minutieusement et quasi scientifiquement. L’effet des clichés est immédiat : ça marche... jusqu’à la tournée du grand retour, où la parano polnareffienne se remet à tourner à fond. Il téléphone sous des faux noms à Lecœuvre, pour tâter l’ambiance du retour... et finit par se fâcher avec lui au prétexte d’une rumeur de l’idylle entre sa nouvelle fiancée et le même Lecœuvre... qui perd tout, juste après avoir tout gagné. Un beau pactole qui s’envole devant ses yeux effarés.

Polnareff rentre donc pour la 5e fois en France en cet été 2007 (c’est un habitué des disparitions fiscales, il a déjà été ruiné par son premier manager !) et commence à répéter pour sa tournée de retour... en faisant savoir à la presse que certains sont interdits de séjour dans son spectacle : Pascal Obispo, Thierry Ardisson, Eddy Mitchell ou Paul de Senneville, l’auteur pourtant de Tous les bateaux, tous les oiseaux... pour des prétextes futiles la plupart du temps, une phrase ou une remarque qui n’a pas plu à sa majesté Polnareff. Paranoïaque invétéré et surtout ici fortement rancunier. Et au milieu, bien entendu, Lecœuvre... qui propose une tout autre explication assez hallucinante à cette black-list d’interdits de séjour : selon lui, ce serait l’œuvre isolée d’Annie Fargue, aujourd’hui âgée de 72 ans, qui lui aurait fait un coup "politique" : "Sa manageuse est épouvantable. Elle appartenait aux jeunesses communistes des années 60 et elle applique des méthodes staliniennes à toute la sphère Polnareff. Je suis aujourd’hui, ’blacklisté’ ”. Lecœuvre ira jusqu’à déposer une plainte pour menaces de mort à l’encontre de Michel Polnareff. Fargue avait produit dans les années 70 des comédies musicales comme Hair, Oh ! Calcutta, ou Jésus-Christ superstar... plutôt babas que crypto-communisantes !

Tout ceci n’explique pas comment un président de la République qu’on peut difficilement taxer d’être crypto-communiste a réussi là où notre gestionnaire de tombeaux a échoué, remarquez. Le 14 juillet, drapé dans un drapeau bleu-blanc-rouge porté en cape, Polnareff entonne un retentissant "Moi je me fous de la société et de sa prétendue moralité" devant un président qui l’applaudit à tout rompre. Le 2 février 2008, le même président lui conférait le titre de chevalier de la Légion d’honneur. L’artiste est déjà reparti depuis longtemps aux Etats-Unis, lesté de 5,71 millions d’euros en poche, le résultat brut de sa tournée. Pour dix concerts à Bercy et seize en province, ça fait... environ 220 000 euros le concert. Dont celui du 14 juillet, le "cadeau" présidentiel aux Français.

A part avoir tenu la grosse caisse pendant son service militaire à Montluçon, Polnareff avait jusqu’ici fort peu énoncé d’élans patriotiques. Un chanteur qui se définissait déjà en 1968 comme essentiellement apolitique : "Je ne suis pas un chanteur de protest songs. C’est ridicule de chanter contre la guerre, quelle soit au Vietnam ou ailleurs, lorsqu’on vit en France"... avouait-il à François Jouffa. Ce qui ne l’empêche pas, lors de son entrée sur scène, d’énoncer un "M. Le président, avec tout mon respect, je vous dis merde pour que vous nous ameniez au paradis de notre vivant"... Un mort-vivant qui nous parle de l’au-delà et du paradis voilà qui ne peut qu’interloquer la France, et représenter pour Polnareff l’espoir d’un paradis... fiscal, enfin décroché. Lecœuvre avait bien eu du flair avant tout le monde, mais, sur ce coup, là il ne touche rien. Mieux vaut continuer à travailler avec un vrai mort qu’avec un mort-vivant, les discussions de contrat sont plus simples et les revenus plus assurés, doit-il se dire. Orlando, le frère de Dalida, doit se dire la même chose, en définitive.

On n’a pas fini, à mon avis, le 11 mars prochain, d’en bouffer du Cloclo et d’ouvrir sa télé avec sur chaque plateau un Lecœuvre venant montrer son dernier ouvrage, la seule vraie biographie de Claude François, puisque c’est la sienne, la bonne, en vente partout... "L’homme qui travaille dans l’ombre des stars" comme il se plaît à s’intituler lui-même, pour mieux contempler discrètement l’or que cela lui rapporte va être omniprésent ce jour-là, celui du couronnement de sa carrière. Plus on parle du défunt chanteur, mieux c’est pour son compte en banque. Tout ça, moi je vous le dis c’est la faute à Gamal Abdel Nasser. S’il n’avait pas fermé le canal de Suez, le papa de Cloclo, qui en était le contrôleur, ne serait pas rentré en France, et notre chanteur rebondissant n’aurait pas eu la carrière qu’on lui connaît. Et Lecœuvre n’aurait jamais pu faire fortune sur une tombe. A quoi ça tient, parfois... la géopolitique et la chansonnette !

Tous les sites Cloclo ici. Avec aussi celui du planteur de magnolia, un must du genre. Le meilleur étant celui qui revendiquait depuis dix ans au moins la Légion d’honneur pour Claude François, souhait exaucé cette année par Nicolas Sarkozy pour Polnareff, qui devait donc être inscrit comme fan sur le site du chanteur à lunettes. Lui, ou un de ses proches conseillers... On peut donc montrer ses fesses un jour et finir par décrocher la Légion d’honneur un autre, en voilà un joli paradoxe de société ! Le dernier poilu, qui a attendu beaucoup plus longtemps que Polnareff pour l’accrocher sur sa poitrine, va apprécier, pour sûr. Lui est devenu pacifiste, ou l’a toujours été. Un choix politique que n’a jamais voulu faire Polnareff. On va encore une fois célébrer la mort de Claude François et ne jamais saluer la disparition le matin du 14 octobre 2003 de François Béranger, ancien tourneur chez Renault à la carrière tardive, qui a commis de bien plus grandes chansons, auteur entre autres de Mamadou m’a dit ou ses deux inimitables Tranches de vie sans oublier Une ville, la meilleure chanson sur l’invasion des chars russes en Tchécoslovaquie. En chanteur engagé, dira-t-on : tout le contraire des deux précédents cités, toujours à conter fleurette en ignorant le monde qui tourne autour d’eux. Deux conceptions différentes de voir les choses : d’un côté l’indifférence, de l’autre l’engagement. Le monde actuel manque davantage de Béranger que de Claude François, semble-t-il...

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681 réactions à cet article    


  • E-fred E-fred 5 mars 2008 12:07

    Trop fort. J’ai pas encore lu tout l’article, mais de retomber sur le faux show de Sid Vicious dans "the great Rock’n’roll Swindle" des Pistols, drivé par Malcom Mc Laren fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_McLaren ! Punks not dead morice , mais faut-il rire ou pleurer ? Excellente question : www.liberation.fr/culture/279378.FR.php ! Je retourne lire l’article.


    • E-fred E-fred 5 mars 2008 12:21

      Recrédibiliser Polnareff , barbu obèse, alcoolo ? Oui mais comment ? Beaucoup de sport ? www.rfimusique.com/musiquefr/articles/060/article_15285.asp . Vu le boulot et les résultat sur les photos, je pense qu’il a bouffé pas mal de truc. Impossible d’avoir un corps comme ça en deux temps trois mouvement !


    • morice morice 5 mars 2008 12:29

      Merci E-Fred, Polnareff est un mec vraiment brisé en effet, ce qui explique pas mal de choses sur sa personnalité troublante, ses sautes d’humeur et sa parano légendaire. Le premier qui dit qui se ressemble... a gagnéun concert du 14 juillet !


    • Vincent 5 mars 2008 13:50

      Ou alors ils ont un bon graphiste à Paris Match, vous savez celui qui retouche aussi les rondeurs prézydentielles.....

      Ho là je vais m’attirer des ennuis, j’ai pas de preuve et en plus je critique le physique.


    • E-fred E-fred 5 mars 2008 13:56

      Je comprends mieux le "not dead". Je ne connaissait pas F. Béranger bien à l’opposé denos "bobo punk " : www.bide-et-musique.com/song/2184.html . Celà me fait penser, excuser pour la pub, à ce qu’est devenu la Fnac, où je trouvais" tout" . Puis les temps ont changé : blogofnac.blogspot.com/2007/04/ce-qui-chang_04.html . Etonnament, les "artistes" sur le retour qui font le plein des tournées "nostalgique" ne font aucun succès quand ils sortent leurs disques maintenant. Un article d’ Olivier Maison dans "Marianne" : "Nostalgie, quand tu nous plombes", excellent, le faisait remarquer.


    • morice morice 5 mars 2008 12:14

      Not dead, j’espère bien ! Bravo E-Fred pour votre promptitude, mais prenez le temps de lire attentivement : c’est souvent ce que je reproche, vous avez pu le remarquer...


      • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 5 mars 2008 12:17

        Et encore ce n’est rien à comparaison de ce qui va nous attendre dans les années futures, quand nos "stars" issue du baby-boom vont commencer à nous quitter.

        On va avoir le droit à une exhumation par semaine.

         


        • morice morice 5 mars 2008 12:19

          Bien dit mr Bel épée !


          • TALL 5 mars 2008 12:37

            Et v’là qui casse du Clo-Clo maintenant...

            Normal, vu qu’il restait toujours sur sa chaise, le momo, pendant que ses potes baisaient les + belles du village.

            Faut reconnaître que prendre un camion sur la tronche à 4 ans, c’est un handicap pour la drague.

            Pôôôôv momo, je compatis


            • TALL 5 mars 2008 12:53

              Dom,

              T’imagine la dose de sperme refoulé qu’il faut pour passer son temps à pondre un article comme ça ?

              Elles étaient pas bandantes, les clodettes ?


            • maxim maxim 5 mars 2008 13:11

              de quoi repeindre le plafond ......

               


            • TALL 5 mars 2008 13:16

              salut maxim

              très bon, la mob à l’uranium smiley


            • snoopy86 5 mars 2008 13:20

              Gros progrés chez momo

              Maintenant il attend trente ans pour cracher sur les morts, pour Carlos le cercueil n’était pas refermé...

              @ Tall

              C’était pas un camion, c’était un sous-marin


            • TALL 5 mars 2008 13:36

              snoopy

              un ricain de toute façon


            • Yohan Yohan 5 mars 2008 19:34

              Ce que les mecs aiment dans Cloclo ?, c’est les Claudettes, mon Glaude.

              Impayables, piètres danseuses, le calbute qui brille de mille feux, c’est ce qui faisait tout leur charme. Coquin et surtout très malin, le Cloclo. Lui avait tout compris au bizness...


            • Rapetout 5 mars 2008 13:04

              Attention, les zozos, les zozottes !

              Nous avons 24 heures pour pondre 500 commentaires (espérons plus) au tout dernier glaviot du Momo !

              Au boulot, les gars, les garces !

              Boudiou, mais il en pond un par jour, d’article, le Momo. Va falloir le présenter au concours de la meilleure pondeuse du Poitou-Charente, le Momo. Pourra peut-être faire un bisou à la Marie, ça le consolera de s’être fait jeter par la Rachida.

               

              Bon, ben moi, je vais m’aller coucher, car il est tard chez moi. Tenez bon ! Je reviens vous voir aujourd’hui soir chez vous.

               

              rapetout888@hotmail.com

              www.agorapox.com


              • Rapetout 5 mars 2008 13:09

                Ah, oubliez pas de moinsser tous nos co-zozos, que les Momos aient bien l’air d’andouilles (de Vire, la meilleure comme le dirait la Gondole du Mont Saint-Michel si elle se levait d’assez bon matin)


              • Rosemarie Fanfan1204 5 mars 2008 13:05

                Cloclo c’est ma jeunesse, j’avais 18 ans quand il est mort mais à 15 je dansais devant ma télé en mimant

                les clodettes. Ah c’était bien. C’est tout une génération Joe Dassin, Mike Brant.

                Momo, que l’on aime ou que l’on aime pas Cloclo, et les yéyés, il représente une partie du patrimoine

                musical français. Patrimoine diversifié, heureusement. On peut aimer Brassens et Ferrat, Céline Dion et

                Dave, Mozart et MC Solaar. Il faut être ouvert et tolérant.


                • Rapetout 5 mars 2008 13:14

                  Ce que Momo déblatère, on s’en tamponne la Cotillard. N’oublie pas, Fanfan, de moinsser tous les posts de tes co-zozos. Et vous itou, les zozot’


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 13:21

                  Dave interprétant Mozart, superbe idée, et Boulez jouant avec le Cleveland Orchestra une version symphonique de Vanina, putain, ça déménage

                  A 15 ans, j’écoutais Floyd, Magma et Amon Dull et Tangerine Dream, comme momo d’ailleurs,

                  Cloclo, je l’écoutais par force dans les boîtes d’Antibes, Alexandrie Alexandra, et après, nous étions fous, 160 sur la prom en revenant à 5 heures du mat


                • nephilim 5 mars 2008 16:08

                  c’est fou ce que vous etes tolerante a l’egard de l’auteur :

                  " faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais^^


                • Yohan Yohan 5 mars 2008 19:39

                  J’espère que Jack Lang saura remettre la distinction qui sied à nos clodettes nationales. Sans elles, le Cloclo n’aurait pas eu la carrière qu’il a eu.


                • brieli67 5 mars 2008 20:23

                  avec les Coco-girls devrait bénéficier de l’aubaine. Non ?


                • Rosemarie Fanfan1204 5 mars 2008 13:17

                  Bien Adjudant Rapetou ! c’est Fait Chef !


                  • Djanel 5 mars 2008 16:07

                     

                    A la zozote de service

                     

                    Fanfan j’ai deux mots à vous dire. Sur le fil du mec qui s’est pris un râteau hier, je n’ai pas apprécié votre allusion où vous disiez qu’il y en avait un qui n’aimait pas les zozos. Pensiez-vous à moi ? Savez-vous que j’ai été témoin de la création de ce club. L’initiative a été prise par snoopy. Ils se sont ligués contre moi pour avoir le dessus mais à part l’insulte, ils sont incapables de répliquer convenablement et se retrouvent à chaque fois ridiculisés. C’est auprès de vous qu’ils viennent se réconforter. Voyez-vous, c’est comme çà que je me fais des ennemis car j’apporte aux zozos la virilité qui leur manque. Ils sont  jaloux de ma dextérité étant obligés de s’organiser en bande pour m’attraper. Ils n’y sont toujours pas arriver. Sans moi leur club n’aurait pas de signification. J’ai rendu à Haddock l’image du haddock. Maintenant je veux vous enlever vous kinapper pour les rendre encore plus jaloux et là  pas question de renoncer.

                     

                     

                    A Calmos

                     

                     

                    Vous avez l’air tout aussi bœuf qu’hier car les chats préférés des dames sont tous castrés et vous leur plaisez beaucoup. Vous pouvez donc partir en vacances en Bretagne chez la castreuse, vous ne risquez plus rien.

                     

                    A Tall

                     

                    Les nano-mouches sont-elles opérationnelles ?

                     

                     

                     

                    A Dugué

                     

                    Comment pouvez-dire que dans votre lointaine jeunesse vous aimiez les Doors, Deep-purple, Led Zep et j’en passe et maintenant Cloclo et ses clochettes, les paillettes … pour quoi pas le disco avec Guy Lux et Daniel Gilbert à poil.

                     

                     

                     

                    Bon çà suffit comme çà.

                     

                    A la prochaine


                  • Rosemarie Fanfan1204 5 mars 2008 16:11

                    Djanel, je ne pensais pas du tout à vous en fai sant ce commentaire, à nephilim plutôt. Qui récidive sur ce fil.


                  • nephilim 5 mars 2008 16:22

                    et oui Fanfan votre betise m’oblige à recidiver, pourtant il vous arrive d’avoir des commentaires interessant^^

                    mais une etude a demontrer que l’age mentale d’une personne diminuait plus le groupe etait important^^

                    vous etes tombée bien bas !!!! l’alcool peut etre ? ou l’ennuie ? ou les deux :)


                  • haddock 5 mars 2008 16:22

                    Tiens v’ la l’ déféqué d’ la colique .


                  • TALL 5 mars 2008 16:23

                    Djanou

                    Retire ton doigt de ton nez quand tu parles à une dame. Et remets ta culotte à l’endroit.


                  • TALL 5 mars 2008 16:24

                    nephilim

                    On te demande au wc dames, y a plus de papier.


                  • snoopy86 5 mars 2008 16:26

                    J’avais pas souvenir d’avoir pris l’initiative de créer les zozos mais si elle est bien de moi, ce n’est pas une mince fierté...


                  • Rosemarie Fanfan1204 5 mars 2008 16:27

                    Ah oui l’acool. J’ai bien essayé de le cacher... mais bon mais c’est plus fort que moi. C’est un drame dans ma vie.

                    C’est vrai que j’ai parfois des éclairs de lucité. Dès que je m’éloigne des billets de momo peut-être ?


                  • nephilim 5 mars 2008 16:40

                    je vous imagine tres bien ne pas oser me le dire en face petit frustré caché derriere son clavier


                  • TALL 5 mars 2008 16:45

                    nephilim, t’as un 6e sens, c’est pas possible. Tiens, checke ici, mon loulou


                  • Rapetout 5 mars 2008 13:17

                    Putain ! Le Momo en est déjà réduit à plusser les posts qu’il ne peut pas piffer. De peur d’avoir l’air d’une andouille. De Vire. Vive la Normandie, le cidre et le calva !


                    • Rapetout 5 mars 2008 13:28

                      Bon, mes co-zozos, mes co-zozottes, je vous laisse. Je m’en vais aller pioncer parce que, comme l’a deviné la gondole (ou le drakkar, je suis pas trop fortiche en engénierie maritime), je marche sur la tête.

                      Bizzzoux à tous et à toutes. Surtout à mon Momo chéri. Biiiiiizzzzzzouxxxx le Momo !

                       

                      N’oubliez pas : 500 en 24 heures maxi.


                      • TALL 5 mars 2008 13:31
                        Le momo extraordinaire
                         
                        Quand j’étais un petit garçon, plein de vie et de joie
                        Un jour que j’étais très gentil, mon père me rapporta
                        Un momo extraordinaire avec de gros yeux verts
                        Je l’ai pris dans mes bras mais quand je l’ai posé par terre

                        Il faisait "Zip" quand il roulait
                        "Bap" quand il tournait
                        "Brrr" quand il marchait
                        Je ne sais pas ce que c’était
                        Et je crois que je ne le saurai jamais

                        Tout étonné la première fois, quand je l’ai retourné
                        J’ai vu qu’il avait sur le ventre deux gros boutons dorés
                        J’ai poussé l’un et l’autre après, puis les ai tirés tous les deux
                        Mais quand je l’ai reposé par terre, j’ai ouvert de grands yeux

                        Il faisait "Zip" quand il roulait
                        "Bap" quand il tournait
                        "Brrr" quand il marchait
                        Je ne sais pas ce que c’était
                        Et je crois que je ne le saurai jamais

                        Il marcha comme un militaire, tout à coup il s’assit
                        Il passa sous une chaise et puis, soudain disparut sous le lit
                        J’ai pleuré tandis que mon père, lui, riait aux éclats
                        Car en me retournant, je vis le momo qui était derrière moi

                        Il faisait "Zip" quand il roulait
                        "Bap" quand il tournait
                        "Brrr" quand il marchait
                        Je ne sais pas ce que c’était
                        Et je crois que je ne le saurai jamais

                        Les années ont passé trop vite, et justement hier
                        Dans le grenier j’ai retrouvé ce jouet extraordinaire
                        J’ai appelé mon petit garçon, et le lui ai offert
                        Il était vieux et tout rouillé, mais quand on l’a posé par terre

                        Il faisait "Zip" quand il roulait
                        "Bap" quand il tournait
                        "Brrr" quand il marchait
                        Je ne sais pas ce que c’était
                        Et je crois que je ne le saurai jamais

                        • TALL 5 mars 2008 13:34
                          1. Le momo extraordinaire
                          2.  
                          3. Quand j’étais un petit garçon, plein de vie et de joie
                          4. Un jour que j’étais très gentil, mon père me rapporta
                          5. Un momo extraordinaire avec de gros yeux verts
                          6. Je l’ai pris dans mes bras mais quand je l’ai posé par terre

                          7. Il faisait "Zip" quand il roulait
                          8. "Bap" quand il tournait
                          9. "Brrr" quand il marchait
                          10. Je ne sais pas ce que c’était
                          11. Et je crois que je ne le saurai jamais

                          12. Tout étonné la première fois, quand je l’ai retourné
                          13. J’ai vu qu’il avait sur le ventre deux gros boutons dorés
                          14. J’ai poussé l’un et l’autre après, puis les ai tirés tous les deux
                          15. Mais quand je l’ai reposé par terre, j’ai ouvert de grands yeux

                          16. Il faisait "Zip" quand il roulait
                          17. "Bap" quand il tournait
                          18. "Brrr" quand il marchait
                          19. Je ne sais pas ce que c’était
                          20. Et je crois que je ne le saurai jamais

                          21. Il marcha comme un militaire, tout à coup il s’assit
                          22. Il passa sous une chaise et puis, soudain disparut sous le lit
                          23. J’ai pleuré tandis que mon père, lui, riait aux éclats
                          24. Car en me retournant, je vis le momo qui était derrière moi

                          25. Il faisait "Zip" quand il roulait
                          26. "Bap" quand il tournait
                          27. "Brrr" quand il marchait
                          28. Je ne sais pas ce que c’était
                          29. Et je crois que je ne le saurai jamais

                          30. Les années ont passé trop vite, et justement hier
                          31. Dans le grenier j’ai retrouvé ce momo extraordinaire
                          32. J’ai appelé mon petit garçon, et le lui ai offert
                          33. Il était vieux et tout rouillé, mais quand on l’a posé par terre

                          34. Il faisait "Zip" quand il roulait
                          35. "Bap" quand il tournait
                          36. "Brrr" quand il marchait
                          37. Je ne sais pas ce que c’était
                          38. Et je crois que je ne le saurai jamais

                          • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2008 13:46

                            @ Tall,

                            Mais c’est quasiment un article, ça. Dans la rubrique poésie..

                            Tall, un article, un article !!!

                            Depuis qu’Argo a fait un tabac avec le titre de son dernier article qu’il m’a piqué, je te propose :

                            "Dépeceur de Mons : le retour"

                            "Tueurs du Brabant : ce que les psy en pensent".

                            "Vous avez aimé Jack le psychopathe ? Vous adorerez Momo le solo".

                            Je continue ?


                          • TALL 5 mars 2008 14:00

                            C’est une chanson de clo-clo "le jouet extraordinaire"

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