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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Angela Merkel, fan de football

Angela Merkel, fan de football

A l’occasion d’une visite en Pologne et en Autriche, afin de s’entretenir avec Donald Tusk et Alfred Gusenbauer au sujet du rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais, Angela Merkel est venue encourager son équipe nationale, qui disputait son dernier match de poule, contre les Autrichiens.

Le football pourrait-il les mettre enfin sur la même table ? Angela Merkel aura au moins quelque chose en commun avec le chef de l’Etat français, dont les brouilles et l’entente difficile ne cessent de faire couler l’encre des chroniques depuis un an. La chancelière l’a une nouvelle fois prouvée, ce lundi 16 juin 2008, lors du dernier match de l’Allemagne du premier tour, contre l’Autriche (1-0). Venue encourager son équipe nationale, dans les gradins du stade, à Vienne, aux côtés de son homologue autrichien, le chancelier Alfred Gusenbauer, elle vient de démontrer sa passion du football. Une passion à l’instar de Nicolas Sarkozy.

Les caméras de la première chaîne allemande, ARD n’ont pas manqué de montrer des images d’elle, accompagnée de cinq ministres, dont Frank-Walter Steinmeier (affaires étrangères, SPD), Peer Steinbrück (finances, SPD), Franz Josef Lunz (défense, CDU), et aux côtés d’anciennes gloires comme Beckenbauer et du maire de Berlin, Klaus Wowereit. En train de bavarder joyeusement avec le joueur Bastian Schweinsteiger, expulsé pour ce match, ou de prendre des nouvelles, auprès de Joachim Löw, le sélectionneur, contraint de quitter le banc du bord du terrain et de suivre une bonne partie de la rencontre comme les spectateurs et non loin des personnalités politiques, après une âpre discussion entre son homologue autrichien, l’entraîneur Josef Hickersberger (qui a écopé de la même sanction) et le quatrième arbitre. Enfin, avec le ministre de la défense, se partageant une écharpe aux couleurs nationales.

Ce n’est pas une première. Loin de là. Angie, comme l’appellent de nombreux Allemands n’est pas indifférente. Cette fan de foot, membre d’honneur du club d’Energie-Cottbus suit régulièrement la Bundesliga et les compétitions internationales, comme le Mondial, organisé chez elle, en 2006, où elle avait notamment assisté aux rencontres opposant l’Allemagne, à l’Equateur, battu 4 à 2, contre l’Argentine en quart de finale, ou encore en demi-finales, face aux Italiens, futurs champions du monde, où sa grise mine suivant la défaite (2 à 0) avait fait le tour du pays.

On l’avait vu d’ailleurs féliciter chaleureusement l’entraîneur d’alors, l’attaquant de jadis, Jürgen Klinsmann ; et s’entretenir avec le capitaine de la séléction allemande, Michael Ballack, avec qui elle partage le « Sächsisch », un dialecte local.

Avant la rencontre contre ses voisins, en début de semaine, elle s’était montrée en compagnie d’Alfred Gusenbauer, confiante et optimiste. Elle s’est levée, en applaudissant pour féliciter l’équipe qui venait de marquer grâce à un coup franc ravageur de Michael Ballack, dont le ballon a fini dans la lucarne du gardien de but autrichien impuissant. Et après la victoire, elle a tenue à glorifier le talent du capitaine des Allemands et du défenseur Philip Lahm, à l’origine du but (percée vers le but adverse conduisant les Autrichiens à commettre une faute) contre les Autrichiens.

Suit-elle les traces de son prédécesseur, Gerhard Schröder, qui ne s’empêchait guère de taper le ballon, quand il le pouvait ? En mars dernier, en Israël, en présence du président Shimon Peres, la chancelière, au milieu d’un bain de foule tenait un ballon dans les mains…

Sa philosophie du football ? Toutes les équipes, y compris les plus faibles sur le papier peuvent gagner. Il suffit d’une confiance en soi et un mental costaud, ponctué d’un brin de réussite. Mais ce soir, elle a rappelé que la victoire était méritée. Après avoir fait part de son soulagement.

Alors que l’Allemagne rencontrera le Portugal en quart de finale, le 23 juin, elle a encore offert un témoignage de son engagement, débutée dans les années 70, lorsqu’elle était supportrice de Johann Cruyff, monument intacte du football néerlandais. Ce rappel et son habitude de s’habiller en « oranje » (blaser orange), les soirs des matchs interrogent les principaux commentateurs. Serait-elle aussi pour la Hollande ? De Telegraaf explique, ravi, qu’elle aime les « Oranjes ». Pourquoi pas ? Leur parcours au premier tour (trois victoires de grande classe, contre l’Italie, la France, et les Roumains) est un sans faute et a impressionné tout le monde.

Mais si les Allemands seront amenés à jouer contre eux, plus loin dans la compétition vaudrait mieux pour elle, qu’elle change de couleur. Histoire de ne pas décevoir les supporters teutons. Et de faire honneur à son statut de « douzième homme » sur le terrain.


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