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Au bord de la rupture

Jour 4 de la Grande Reconstruction post-Domenech. Pour cet épisode, nos Bleus se déplaçaient chez le leader bosnien (bosniaque est un terme pour désigner les bosniens musulmans). Périlleux déplacement dans la chaude arène de Sarajevo. Enfin, c’est ce que rapportait la presse nationale. Parce qu’au final, Spahic et sa bande ont terminé la rencontre dans un stade muet... Pas besoin d’avoir 80 000 places pour se taper la même ambiance qu’au Stade de France.

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Point de non-retour ?

Alors que vendredi dernier, l’équipe se marchait dessus et peinait dans la construction, Blanc a du faire plusieurs choix. Certains sont discutables (capitanat d’Alou Diarra entre autre) pendant que d’autres s’imposent d’eux-même (M’Villa entre deux lignes, Benzema en pointe). L’essentiel étant de ramener au moins un point de Bosnie, quitte à sacrifier la manière. Et pour notre plus grand plaisir, elle fut épargné pour justement laisser lieu à un joli spectacle. Propice à l’animation offensive, le 4-3-3 du Président a enfin proposé des constructions intéressantes face à la défense bosnienne. Il s’est également très bien comporté lorsqu’il s’agissait de faire tourner le ballon et de pouvoir dépasser, balle au pied, les sentinelles adverses (M’villa et Diaby n’ayant pas exactement le même profil, les transitions étaient spontanées et leurs placements ont très bien épaulé les ailiers).

Mais c’est surtout sur sa qualité athlétique qu’il s’est reposé, en divisant en deux l’équipe hôte, trop mal équilibrée pour lutter 90 minutes. Le travail des milieux filtra les passes bosniennes tandis que la paire Rami-Mexes enraya toute tentative des grands Dzeko et Ibisevic.

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Néanmoins, ne nous enflammons pas trop vite, cette équipe new look n’en est qu’à son deuxième match officiel, et là encore, a été composée avec le forfait annoncé d’ex-titulaires (Gourcuff, Evra, la Toul’, Ribéry). Blanc pourra-t-il changer ses plans contre la Roumanie, lorsque certains des absents seront de retour ? Hier, la France a joué sans meneur de jeu et l’équipe a manifestement réagit dans le bon sens, agissant comme un seul homme. Gourcuff est-il nécessaire ? Toulalan peut-il faire de l’ombre à Diarra ? Et si ce n’est Diarra, peut-il s’aligner à côté de Mexes ou de Rami, alors que la paire se forme ? Ribéry acceptera-t-il de rejouer à droite ? Rien n’est moins sûr, surtout qu’il faudra faire avec notre syndrome Saint-Denis, à savoir jouer devant notre public, sceptique et soucieux, qui n’a pas vraiment l’esprit à nous soutenir coûte que coûte... Le style de jeu façon Blanc reste encore à l’état de bonne surprise plutôt que de confirmation.

Le chemin de croix de Benzema

C’est plutôt marrant de se rappeler, qu’à la dernière CDM, qu’Anelka était notre pointe, le tueur qui sortait d’une bonne saison à Chelsea. Le tueur fantôme avec du savon sur les pieds. Aujourd’hui, c’est Killer Benz’, écarté depuis 2008 du groupe France, assez discret en Espagne où Higuain (qui aurait pu être un temps Français) lui est préferé. Choix du coeur ou bien forcé ? Il a beau ne pas jouer souvent avec les madrilènes, Karim reste le seul attaquant de "renom", derrière, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Certes, il y a des talents (Gameiro, Hoarau) mais dans l’immédiat, Sacrificed Benz’ est l’unique terreur française.

Et pour son grand retour sans strass ni paillette, il a suffit à assurer le minimum. Un but. Le bonus, la manière. Servi par un centre tendu au ras du sol de Clichy, Karim contrôle proprement la balle en se retournant dos au but. Sentant Spahic et Lulic derrière lui, il se retourne avec un joli petit râteau et tire en force entre les jambes de Nadarevic. (72ème)

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Sa réalisation récompense son équipe mais a surtout de quoi le rassurer, lui qui est dans une période assez bancale. Il aurait pu même inscrire un doublé sur un centre parfait de Diaby avec une frappe de volée qui arrive miraculeusement sur le gardien. (90ème)

Le succès est garanti par Malouda dans une combinaison à trois (lui, Diaby et Valbuena, 78ème).

C’est là où l’on attendait le moins les Bleus qu’ils ont réussi à sortir des anciens carcans instaurés par Domenech. On a plus qu’une seule envie, que ça recommence.

Crédits photos : L’Equipe

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