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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > FIFA : nouveau terrain du conflit Nord-Sud ?

FIFA : nouveau terrain du conflit Nord-Sud ?

Dans un précédent article, nous avons mis en lumière le climat malsain qui couvait au sein de la Fédération internationale de Football  Association (FIFA). Ce climat est consécutif aux accusations de corruption portées contre plusieurs officiels de la FIFA dont le challenger qatari de Sepp Blatter le qatari Mohammed Bin Hamman. La suspension de ce dernier  par le comité d’éthique de la FIFA est en passe de devenir un nouveau champs de cristalisation de l’opposition Nord Sud.

Mohammed Bin Hammam suspendu dimanche par le comité d’ éthique de la FIFA a annoncé ce Lundi son intention de faire appel de cette décision qu’il juge non fondée. Il a demandé à la FIFA de lui fournir « urgemment » les motivations de sa suspension afin de lui permettre de formuler son appel dès ce mardi 31 mai juste avant l’assemblée élective du mercredi 1er juin, laquelle est censée enterimé l’éléction de Sepp Blatter resté seul en lice à la présidence.

James Warner, le président de la CONCACAF suspendu également le temps d’une enquête interne portant sur la même affaire, a brandi la menace d’ un « tsunami » qui allait balayer la FIFA dans les prochains jours.

Les deux personnalités sont accusées d’avoir tenté de verser des pots de vin de 40 000 $ à des delgués carribéens en faveur de l’élection de Bin Hamman qui concourrait pour la présidence de la FIFA. Le comité d'éthique de la FIFA a estimé que les preuves étaient suffisamment solides pour motiver une mesure de suspension.

Risque des dissidences des asiatiques ?

Plusieurs personnalités asiatiques dont Yousuf Al Serkal, vice-président de la Confédération asiatique de football et principal allié de Bin Hammam, estiment que la décision prise à l’encontre de ce dernier est injuste.

Michel Platini, le président de l’UEFA a tiré la sonnette d’alarme à Zurich ce Lundi sur le risque que les pays asiatiques forts de 46 membres ( sur 280 pays) boycottent l’élection de ce mercredi comme cela a été le cas en 1999 suite à la contestation par ces pays de l'attribution de l'organisation des mondiaux.

Outre le soutien des certaines fédérations nationales, Bin Hammam peut également compter sur le soutien de la rue arabe. Les journaux paraissant dans la régions se sont vertement opposés à la décision de la FIFA. Tous les chroniqueurs arabes, à l’instar du chroniquer d' Al-Dustour, ont estimé que Mohammed Bin Hammam avait fait les frais d’une injustice orchestrée par et en faveur de Blatter.

Le suisse de son côté est resté stoique jusqu'au bout, estimant qu'il n'y avait pas de " crise" au sein de la FIFA. Blatter peut compter sur le soutien des français, notamment de Platini son possible successeur.

Le risque de fracture est bien réel entre d'une part le groupe des pays asiatiques soutenant Bin Hamman et ceux restés fidèles au président sortant. Il est donc crucial que les personnalités des deux camps évitent de verser dans des propos ou dans des attitudes qui risqueraient d'accentuer davantage les divisions au sein de la FIFA. Il y va de l'intérêt du football mondial.

Au delà de tout, la question de la refonde de la gouvernance de la FIFA reste plus que jamais posée.


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