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L’empereur des mers

En 84 jours, Michel Desjoyeaux vient d’écrire une page inoubliable de la légende des marins.

Les pontons des Sables d’Olonne sont noirs de monde en cette fin d’après-midi de dimanche 1er février pour accueillir, comme il se doit, Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe. Après celle de 2001, voilà qu’en 84 jours il boucle cette course pour la seconde fois avec une sérénité stupéfiante pour qui connaît un peu les difficultés d’un tel challenge sur des mers difficiles, dans des conditions permanentes de tensions dues au fait d’être seul à bord et de naviguer plus de deux mois et demi sans escale et sans assistance. Moins d’une centaine de personnes au monde sont capables de se mesurer à des courses en mer de ce niveau qui demandent non seulement une longue et minutieuse préparation, mais une condition physique, une endurance, une énergie, une connaissance technologique, un sens du vent, de la mer, des éléments hors du commun. Michel Desjoyeaux est tout cela : un marin d’exception mais aussi un homme au mental d’acier, capable de mener une course tambour battant sans jamais baisser les bras. Il est actuellement le marin qui détient le palmarès le plus impressionnant : 3 courses du Figaro, la transat anglaise, la route du rhum 2002 et deux Vendée globe, dont celui de 2008/2009 où il bat le record de tous ses prédécesseurs. Qui dit mieux ?

Formidable boule d’énergie, il est également un marin qui aime à faire partager ses compétences. Oui, sa passion du grand large, il se plaît à la communiquer, à sensibiliser les jeunes à ce formidable défi qui est de se mesurer aux éléments, d’aller chercher au plus profond de soi les réserves nécessaires pour vivre de telles aventures, s’évader du quotidien, flirter avec les vagues, le ciel, les oiseaux. Il n’y a qu’à regarder son visage que le soleil, les embruns ont patiné pour mieux comprendre ce goût des grands espaces, des grands challenges. Car ne nous y trompons pas, cet homme est un gagneur-né. Bien que victime d’une avarie peu après le départ qui lui fera perdre 40 longues heures à réparer son système de ballast défectueux, il n’en repart pas moins le mors aux dents et nullement découragé par le retard qu’il vient de prendre face à ses concurrents. La suite passera à l’histoire comme la remontée la plus spectaculaire qui se puisse voir. Grâce à une lecture parfaite des systèmes météo et à une maîtrise tout aussi parfaite des divers réglages de son bateau, Desjoyeaux, que l’on appelle volontiers dans le monde de la voile " Le professeur", prend les commandes de l’épreuve à la suite du démâtage de l’anglais Mike Golding. Plus rien ne l’arrêtera dès lors et, bien que Roland Jourdain le talonne jusqu’au cap Horn, ce loup des mers ne se laissera plus distancer par personne. C’est ainsi que l’on écrit sur les océans une page glorieuse qui remet la France dans l’actualité maritime de notre temps.

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11 réactions à cet article    


  • Radix Radix 2 février 2009 11:07

    Bonjour

    Je ne pense pas que ce soit avec ce genre d’article, remplit de platitudes et de lieux commun, que vous serez embauchée à l’Equipe !

    Radix


    • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 2 février 2009 12:02

      Cet article a été écrit hier soir, mais ce matin, à la lecture de la revue de presse, presque tous les journalistes, de gauche comme de droite, homme ou femme, sont raides dingues du marin...


      • ZEN ZEN 2 février 2009 12:04

        @ Philippe
        M’enfin, faut comprendre que c’est un brouillon pour Paris-Match


        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 2 février 2009 12:45

          à Radix

          Oui, Radix, c’est bien de critiquer, mais lorsque l’on fait la leçon aux autres sur les faiblesses de leurs écrits, encore faut-il la faire sans faute d’orthographe - rempli et non remplit - n’est-ce pas ?


          • Radix Radix 2 février 2009 13:09

            Bonjour

            C’est pour celà que j’ai la prudence de ne pas écrire d’article.

            Radix


          • Fergus fergus 2 février 2009 13:13

            Oui, Desjoyeaux est un grand marin, c’est incontestable. La preuve : il vient de remporter le Championnat du Finistère de course en solitaire :
            Desjoyeaux, Jourdain, Le Cléach, Guillemot, Riou ou Le Cam, pour ne citer que ceux qui se sont illustrés en tête de la course sont tous finistériens.
            Heureusement qu’il y a Samantha Davies !
            Où sont les marins américains, britanniques, néo-zélandais, australiens, tous ces marins d’exception qui s’illustrent sur les mers du globe mais boudent le Vendée-Globe ?


            • A. Nonyme Trash Titi 2 février 2009 16:34

              Si, si, y’a un Ricain, mais il est très loin ! Quand aux Néo-Zélandais, ils sont plus doués pour tourner entre 3 bouées.
              On a d’excellents marins, faut pas bouder notre plaisir !


            • snoopy86 2 février 2009 18:23

              Fastnet et Sydney-Hobart ne sont quand même pas les régates de Trifouilly/mer smiley

              Anglais, américains australiens et néo-zélandais ont toujours préféré la course en équipage 


            • Trashon Trashon 2 février 2009 16:24

              Et il en pense quoi le beau marin des licenciements qui payent son petit plaisir solitaire ainsi que des méthodes de son sponsor ?



              • Fergus fergus 2 février 2009 17:58

                Une question pertinente, en effet, eu égard aux dérives de Foncia. Mais les navigateurs, à l’image des sportifs en général, n’ont strictement rien à faire de ce genre de question pourvu que leur aventure soit financée. Dommage. Cela dit, Foncia n’est toute de même pas Total.


              • souklaye souklaye 16 février 2009 15:47

                 Les vérités provisoires du sport à la télévision

                 

                Le moyen le plus ordinaire de tuer le temps tout en simulant nos besoins naturels de violence reste le sport.

                L’idée, en ce jour du seigneur et de psychanalyse du cuir, n’est pas de sustenter les dispensés d’EPS congénitaux, ni les junkies de la Ventoline et certainement pas de les opposer aux groupies de la testostérone en maillot mouillé et aux meurtriers de canapé.

                Notre terrain de jeu sera votre salon, peut-être votre descendance et une banale histoire de but et de timing.

                Le ressort économique et animal sont la promotion, la diffusion, l’instrumentalisation du sport dans une logique de contrôle social et d’embrigadement national, enfin comme partout.

                 

                http://souklaye.wordpress.com/2009/02/15/les-verites-provisoires-du-sport-a-la-television/

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