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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > La stupéfiante retraite de Marion Bartoli

La stupéfiante retraite de Marion Bartoli

Alors qu’elle vient de gagner, sur le très chic gazon de Wimbledon, les Internationaux de Grande-Bretagne de tennis, Marion Bartoli annonce son retrait de la compétition. Un départ pour le moins précipité. Mais surtout en totale contradiction avec les récentes déclarations de la joueuse française. Étrange, non ?

En réussissant, après 13 ans de carrière tennistique, à gagner le prestigieux tournoi britannique de Wimbledon, Marion Bartoli avait enfin atteint la première marche de son objectif : intégrer le cercle très fermé des vainqueurs d’un titre du Grand Chelem. Avant elle, seuls trois champions français d’après-guerre avaient gravé leur nom au palmarès de l’un de ces titres majeurs dont rêvent tous les petits garçons et toutes les petites filles promis à un bel avenir sur les courts : Yannick Noah (Roland Garros 1983), Mary Pierce (Melbourne 1995 et Roland Garros 2000) et Amélie Mauresmo (Melbourne et Wimbledon 1986).

Une première marche car Marion Bartoli comptait bien en gravir d’autres, en s’imposant par exemple sur les courts de l’US Open à Flushing Meadows comme elle en caressait l’espoir. « J'ai encore d'autres rêves, d'autres objectifs. Gagner la Fed Cup*, gagner une médaille aux Jeux Olympiques à Rio » déclarait-elle avec enthousiasme aux journalistes de L’Équipe le 6 août, huit jours seulement avant son annonce surprise. Oubliée la contracture à une cuisse qui, après Wimbledon, l’avait obligée à renoncer au tournoi de Stanford à la fin du mois de juillet. Le lendemain 7 août, Marion Bartoli, toujours aussi déterminée, en remettait une couche auprès, cette fois, des journalistes du quotidien Le Parisien : « Wimbledon, c'était super, mais je veux gagner d'autres titres. Je veux rester au sommet, et je vais tout faire pour y rester. »

Plus proche encore, Marion Bartoli confiait sur Twitter (Source Eurosport.com) : « J’attends avec impatience Roland Garros 2014 » ! Nous étions le 13 août. Quelques heures plus tard, c’est une Marion Bartoli en larmes qui annonçait son retrait définitif de la compétition.

À l’évidence, l’élimination prématurée de la française au 2e tour du tournoi de Cincinnatti ne pouvait avoir le moindre rapport avec cette décision radicale, n’en déplaise aux journalistes qui ont tenté de nous faire gober cette fable. Une championne, aussi douée et dominatrice soit-elle, est en effet confrontée à des mésaventures de ce genre, y compris dans les grands tournois, sans que cela remette en cause le déroulement de sa carrière.

De même les blessures qui jalonnent le parcours d’un joueur ou d’une joueuse de tennis peuvent-elles compliquer la préparation d’un tournoi majeur, voire conduire à une série de forfaits le temps de réparer la mécanique corporelle, mais sans que cela soit un motif de renoncement définitif. Wilfried Tsonga en sait quelque chose qui a connu des galères de ce genre et vient de renoncer à participer à l’US Open pour ne pas compromettre la suite de sa carrière.

Reste la fatigue physique et la lassitude mentale qui peuvent s’installer au fil du temps, eu égard aux très dures contraintes qui constituent le quotidien des athlètes de haut niveau. Mais leurs effets dévastateurs, souvent accompagnés d’états dépressifs, relèvent de processus lents et ne conduisent pas à une décision aussi subite qu’irrévocable. 

Marion Bartoli a parlé, et le malaise s’est installé, au point de susciter de nombreuses interrogations dans les milieux sportifs. Sauf blessure grave, jamais en effet, toutes disciplines confondues, on n’avait vu un(e) athlète au sommet de son art mettre un point final à sa carrière avec un visage aussi défait et baigné de larmes. Renoncer à poursuivre sa carrière est une décision qui se mûrit au fil des semaines et des mois. Une décision qui se nourrit de surcroît de nombreux échanges avec l’encadrement technique et médical, sans oublier les responsables fédéraux. Une décision, comme l’a rappelé jeudi l’ex-championne de natation Roxana Maracineanu sur les ondes de France-Inter, qui est vécue comme « un soulagement » par l’athlète et non comme un calvaire.

Rien de tout cela dans le cas Bartoli. Bien au contraire, l’impression qui est née de cette décision aussi surprenante que radicale, est celle d’une obligation faite à la française de mettre un terme définitif à sa carrière. Par qui ? Pour quelle grave raison ? Manifestement, Marion Bartoli n’en dira rien. Pas plus que son père, l’homme qui a fait d’elle une championne en sacrifiant à cet objectif son métier de médecin. Un père-entraîneur qui n’a, semble-t-il, pas été consulté ; il n’aurait même été averti par sa fille que quelques heures seulement avant la conférence de presse de Cincinnatti.

Saura-t-on un jour la vérité ? On peut en douter.

* La Fed Cup, ou Coupe de la Fédération, est l’équivalent féminin de la Coupe Davis


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79 réactions à cet article    


  • jack mandon jack mandon 17 août 2013 09:57

    Bonjour Fergus,

    Sous les feux de la rampe, dans la lumière de l’artifice,
    vivent aussi secrètement des êtres humains libres,
    avec des désirs, des attentes et des peurs bien humaines.
    La femme s’est peut être trouvée ?
    Un sursaut de raison avant l’addiction chimique ou médiatique
    qui emprisonne et corrompt l’être humain.

    Bonne chance pour cet article d’un pro.


    • Fergus Fergus 17 août 2013 10:18

      Bonjour, Jack.

      « Un sursaut de raison ». Cela fait effectivement partie des hypothèses. Ce qui est sûr, c’est que Marion Bartoli n’a pas tout dit, loin de là, sur les raisons profondes qui ont réellement motivé ce brutal abandon de carrière en pleine gloire et alors qu’elle formait de nombreux et ambitieux projets.


    • Tall 17 août 2013 10:24

       Ce qui est sûr, c’est que Marion Bartoli n’a pas tout dit,

      Ben non, elle ne va pas dire au micro qu’elle est bien contente d’être libérée de son père.

    • Fergus Fergus 17 août 2013 10:27

      Tu as dit toi-même qu’elle s’était libérée de son père en confiant sa préparation à Mauresmo. Cette libération du père ne passait par conséquent en aucune manière par un arrêt brutal de la carrière en contradiction avec toutes les déclarations de Bartoli.


    • Tall 17 août 2013 10:32

      Non, elle n’était pas libérée de son père par le simple coaching de Mauresmo. C’est le tennis tout entier qui la liait à son père.

      La relation père/fille est un truc délicat en WTA, et chaque « couple » y a ses particularités. Sharapova a pu se débarrasser « en force » de son père et continue le tennis pour elle-même.

      Chez Wozniacki aussi la relation père-fille est problématique... ça va craquer un de ces jours.

      Si je sais tout ça, c’est parce que je suis ça de très près depuis des années en tant que parieur.

    • Biche au bois 17 août 2013 18:35

      J’ai vu ce commentaire et ca m’a rappelé quelqu’un. Puis j’ai vu que l’innenarrable Demian West est toujours en sureté au Canada ou il sevit en repoussant cruellement les avances d’une jeune paysannne locale qui veut sauver son ame. Rien ne change. Ceux qui devraient prendre leur retraite ne la prennent jamais !

      http://www.les7duquebec.com/contributeurssurprise/manhattan-sacrifice/ 

       


    • Tall 17 août 2013 19:24

      Je vous aurais bien dit que je ne suis pas DW et qu’il faut s’adresser à lui pour la question que vous mentionnez, mais vu l’indigence de votre intellect qui réduit les problèmes à des guerres de personnes sans fin ... je vous déconseille de ferrailler avec lui. Vous seriez vite ridiculisé.


    • Fergus Fergus 17 août 2013 19:44

      Bonsoir, Biche au bois.

      Demian West peut émettre des opinions étonnantes, et parfois se montrer irritant par ses propos péremptoires, mais c’est un auteur de talent, capable d’analyses profondes, fussent-elles parfois dérangeantes.

      Quoi qu’il en soit, il n’a rien à voir avec le sujet de cet article, sauf erreur de ma part.


    • Tall 17 août 2013 10:05

      Non ... c’est de la psycho père / fille

      Marion Bartoli a vécu toute sa carrière sous le « joug » « tyranno »-affectif de son père.

      Or, assez récemment ( moins d’un an ), ce lien très ( trop ) fort entre le père et sa fille a commencé à craquer, ce qui a amené l’arrivée de Mauresmo comme coach.

      Et maintenant qu’elle a gagné Wimbledon, ce qui est ressenti comme la consécration de toute sa carrière, elle a le sentiment d’avoir quelque part accompli son « devoir » vis-à-vis de son père.
      Et alors là : Ouuuuuufffff ... un énorme soulagement, et l’envie de prendre de bonnes vacances.

      D’autant que son corps a dû aussi être réellement éprouvé par le travail titanesque d’entraînement nécessaire pour compenser sa génétique peu généreuse. Enfin, 29 ans, quand on a bossé comme elle, c’est déjà un bel âge pour le tennis féminin au top niveau.

      Marion Bartoli est le prototype même de la victoire par travail, par courage, par volonté ( étant entendu que c’était une volonté de « couple »avec son père ) et elle ne mérite vraiment pas qu’on lui retire ça.

      • Fergus Fergus 17 août 2013 10:24

        Bonjour, Tall.

        Que Bartoli se soit soumise à un énorme travail au cours des années qu’elle vient de vivre, nul ne le nie.

        Pas d’accord en revanche lorsque tu écris « maintenant qu’elle a gagné Wimbledon, ce qui est ressenti comme la consécration de toute sa carrière, elle a le sentiment d’avoir quelque part accompli son « devoir » vis-à-vis de son père. Et alors là : Ouuuuuufffff ... un énorme soulagement, et l’envie de prendre de bonnes vacances. » Car cette envie, elle ne l’avait absolument pas manifesté avant Cincinnatti. Elle avait au contraire annoncé des projets tennistiques qui ne collent absolument pas avec ta vision des faits.

        Cela dit, pas question pour moi de dénier à Bartoli ses qualités sportives. Je serais en revanche beaucoup plus dur avec son exil fiscal qui aurait dû lui valoir exclusion de l’équipe de France de Fed Cup.


      • Tall 17 août 2013 10:42

        Elle voulait pour elle-même ( aussi quand même ) une grande victoire ... elle l’a eue, et ça a engendré un déclic libérateur.

        Ce qu’elle disait avant sa victoire de Wimbledon relevait encore de sa psy de l’époque qui n’était pas encore libérée.

        Il y a une Marion d’avant Wimbledon et une d’après. Ce n’est plus exactement la même.

        Ce genre de changement psy abrupt n’est pas exceptionnel chez les filles. On a vu souvent des filles gagner un grand tournoi assez jeune, et puis c’était le désert après pendant au moins un an ( Ivanovic après son 1er Roland-Garros notamment ) .. etc ..

        Bref, ce qu tu as pris ici pour une histoire possible de dope, c’est seulement de la psy.

        Pour une fois, tu t’es trompé, je t’assure ... ça m’arrive aussi ... rien de grave là-dedans

      • Fergus Fergus 17 août 2013 11:42

        @ Tall.

        Il est en effet possible que je me sois trompé.

        Cela dit, je ne suis pas le seul à être interpellé par les conditions de ce départ. des conditions tellement exceptionnelles qu’elles semblent uniques dans l’histoire du sport, grave blessure exceptée comme je l’ai rappelé dans l’article. Les spécialistes de l’Equipe et d’Eurosport sont eux-mêmes très dubitatifs. Quant à Patrice Dominguez, toujours très près de la compétition et très au fait de ce qui se passe dans le milieu du tennis, il est réellement tombé des nues comme on a pu le voir sur Antenne 2. Sans doute y en a-t-il d’autres...

        Bonne journée.


      • Tall 17 août 2013 12:14

        Fergus

        Ben oui ... le départ de la n°1 française est une perte d’audimat non négligeable pour eux.
        Ils espéraient après ce Wimbledon pouvoir augmenter leur audimat, et c’est la grosse déception... alors ils râlent ...

        D’autant que le plan com’ de la famille Bartoli n’a jamais été brillant non plus.

        Et de manière générale, les journaleux sportifs, c’est de la daube intégrale ...le fait de parier fournit un critère impitoyable pour s’en rendre compte.

      • Tall 17 août 2013 12:17

        Je dois te laisser ... bon w-e !


      • Fergus Fergus 17 août 2013 12:59

        @ Tall.

        Bon week-end également.


      • Mr Dupont 17 août 2013 11:29

        Mr Fergus

        Pourquoi stupéfiante ?

        Au Tournoi de Cincinnatti : elle a pris conscience qu’elle ne pourrait jamais regagner un autre tournoi de haute volée ; qu’elle allait s’infliger des souffrances inutiles à vouloir continuer

        Elle en a tiré les conséquences ; basta !!!

        Mais vous Fergus , parce qu’elle ne paie pas ses impôts en France (comme les autres) lui cherchez des poux dans la tête

        Mme Fourneyron , pourrait s’occuper de ce douloureux problème qui vous préoccupe tant , au lieu de vouloir donner des leçons de « tolérance » envers les zomos aux Russes chez eux en Russie de manière telle que l’on peut parler de provocation

        Bien gentil Mr Poutine de supporter cette ingérence sur son sol

        Oui : bien gentil


        • Fergus Fergus 17 août 2013 11:50

          Bonjour, Mr Dupont.

          Vous mélangez tout : je sais faire la différence entre l’activité sportive et les impôts. Il y a d’ailleurs, parmi les joueurs et joueuses exilés fiscaux, des personnes pour qui j’ai du respect malgré ce doigt d’honneur fait à leurs compatriotes. Parmi eux : Gaël Montfils pour n’en citer qu’un.

          Comme je viens de le rappeler à Tall, jamais on n’a connu un départ aussi précipité, grave blessure exceptée. Croyez-vous en outre sérieusement qu’un athlète prenne conscience de son état subitement au point de renoncer à tout en quelques heures ? C’est absurde.

          Quant à Mme Fourneyron, il serait bon qu’avec son collègue du Budget, elle prenne des mesures efficaces pour lutter contre l’exil fiscal. Certes, cela relèverait principalement du ministère de son collègue au niveau fiscal. Mais il serait de son ressort d’interdire désormais toute sélection en équipe nationale d’un sportif ayant le statut d’exilé fiscal.


        • Mr Dupont 17 août 2013 12:21

          Mr Fergus

          Ce n’est pas absurde du tout

          Il suffit de se mettre à sa place 5 mn pour le comprendre

          Elle se fait sortir au 2 éme tour d’un tournoi pas très prestigieux , le corps encore tout endolori de Wimbledon, alors elle fait preuve d’intelligence , elle se retire de la haute compétition

          Rien d’illogique là-dedans

          Vous me dites que vous avez du respect pour certains joueurs de tennis et pas pour d’autres malgrès qu’ils ne paient pas leurs impôts en France

          Pourquoi cette clémence pour Gaël Monfils ?

          Parce qu’il ne finit pas ses saisons, toujours blessé qu’il est ?

          J’avoue ne pas comprendre

          Ne me parlez pas de la façon qu’ il joue par rapport aux autres : je ne regarde jamais les matchs de tennis


        • Fergus Fergus 17 août 2013 13:09

          @ Mr Dupont.

          Un athlète de haut niveau, qui vient de remporter une épreuve majeure et qui tutoie les premières places du classement ne décide jamais de partir après un échec dans un tournoi de second plan comme celui de Cincinnatti. Ni même parce qu’il connaît une série de bobos. Cela ne tient pas debout. Si tel était le cas, les sœurs Williams auraient elles-mêmes disparu depuis belle lurette

          Vous oubliez d’autre part, comme je l’ai indiqué dans un autre commentaire, qu’un arrêt définitif de compétition se prépare dans la durée (durant des semaines, voire des mois), eu égard aux personnes impliquées dans l’entourage du champion ou de la championne. Un joueur ou une joueuse de tennis classé(e) dans le top 10, c’est une véritable PME dont les activités ne peuvent s’interrompre brutalement sans conséquences pour ne nombreuses personnes et de nombreux intérêts.

          Pour ce qui est de Montfils, je l’apprécie pour sa gentillesse et sa spontanéité, contrairement au suffisant Tsonga qui, de surcroît, est le pire de nos exilés fiscaux du tennis, ayant été le joueur le plus protégé et le plus pris en charge par les collectivités et la fédération..


        • jef88 jef88 17 août 2013 11:34

          D’un côté le désir : gagner, gagner, gagner, gagner !
          de l’autre la vie !
          aimer ? se détendre ? voir le monde ? etc ...

          La vie a gagné ! ! !


          • Fergus Fergus 17 août 2013 11:59

            Bonjour, Jef88.

            Peut-être, mais c’est très peu crédible dans ce cas.

            Un athlète de haut niveau n’engage en effet pas que lui, il a de nombreuses obligations, souvent spécifiées par contrat, vis à vis de toutes les personnes qui constituent son encadrement technique, médical et même fédéral, sans compter les sponsors et les personnes qui gèrent les engagements publicitaires. Tout cela ne peut être remis en cause en quelques heures sans qu’il y ait eu de nombreux échanges, voire des négociations entre les différentes parties. Bref, un arrêt de carrière se prépare à l’avance et n’intervient que lorsque tout est carré sur le plan juridique. Et, comme l’a souligné Roxana Maracineanu, l’annonce est en est apaisée, en aucun cas dramatique. Et bien évidemment pas précédée d’annonces totalement contradictoires.


          • jef88 jef88 17 août 2013 14:43

            mais oui !
            raz le bol de l’environnement « sportif »
            vive la vie privée !  !


          • alinea Alinea 17 août 2013 11:59

            Mince ! Encore une énigme, aussi excitante que « le collier de la Reine »... vous savez, ce mal-être quand quelqu’un vous dit « je te dirais bien un secret mais... non, je ne peux pas ». Bon, moi ça me fout en rage ! Alors là pareil ! jamais entendu parler de cette fille, me fout du tennis comme du ping-pong, n’aime pas la compétition à ce niveau parce que profondément pervertie et voilà que vous m’intéressez aux larmes d’une fille..
            Non, vraiment Fergus, sur ce coup je ne vous dis pas « merci » !!
            ( sans rancune quand même, hein !)


            • Fergus Fergus 17 août 2013 12:09

              Bonjour, Alinea.

              Oui, la compétition est pervertie dans la plupart des sports de haut niveau. Et le tennis échappe d’autant moins à la règle qu’au contraire du cyclisme et, à un degré moindre de l’athlétisme, il ne fait strictement rien pour lutter contre le dopage qui est pourtant un fléau dans ce sport parmi les plus exigeants.

              Je n’affirme pas ici que Bartoli était, soit tellement dopée qu’elle a pris conscience du risque vital qu’elle prenait, soit que les autorités, par crainte d’un scandale majeur, l’aient priée de rentrer définitivement à la maison, mais toute son attitude et ses contradictions pourraient laisser penser le contraire. C’est pourquoi l’on aurait aimé des explications plus convaincantes.

              Euh... on peut très bien vivre sans le tennis. Mais c’est un très beau sport qui gagnerait à être plus clean.


            • brieli67 17 août 2013 19:32

              papappapapapapa OLE
              et ki ki grogne ?

              Ola garce- elle fait mine de NEpas y toucher

              Le fils à la LINEA « prépare » l’équipe nationale bike-descente
              au Y A BON BANANIA 
              on sait , elle nous l’a dit

              dans sa Camargue ELLE la vachère « prépare » de la bidoche torrine
              destination : sable et olé

              en er mundo - classe symphonie

              ze show must go on


            • Fergus Fergus 17 août 2013 13:28

              Bonjour, Waldgänger.

              Pas d’accord : on ne peut comparer la fin de carrière brutale et dans la détresse de Bartoli avec celles de Hénin, de Borg ou de Wilander. La première a enchaîné les défaites durant plusieurs mois avant son départ. Quant aux Suédois, ils ont galéré durant un an pour le premier et plusieurs années pour le second avant de jeter l’éponge. Et tous les trois ont tiré un trait sur leur carrière dans la sérénité du moment, pas dans le drame. Steffi Graf, quant à elle, avait gagné tant de tournois qu’elle ne pouvait plus ressentir la même motivation. Et son arrêt a été, là aussi, caractérisé par la sérénité. Pour ce qui est de Stich et Rafter, je ne connais pas les conditions réelles de leur départ, mais je doute fort qu’il ait été précipité, au point de prendre de court tout le monde, encadrement compris.

              Dernier point : les contrôles volontairement inefficaces existent déjà en tennis, et c’est pourquoi presque personne n’est pris. Mais il est possible que le dopage prenant de l’ampleur, au risque de provoquer des scandales majeurs, la FIT prenne peur dans certains cas, au point effectivement de troquer les annonces publiques par des négociations avec les joueurs et joueuses sur la base de blessures officielles visant à masquer des temps de suspension, voire d’arrêts définitifs de compétition Le bruit en court avec de plus en plus de vigueur dans les milieux sportifs. 


            • Fergus Fergus 17 août 2013 15:54

              @ Waldgänger.

               Tu évoques « les différences de morphologie entre hommes et femmes ». C’est à la fois vrai et faux. L’athlétisme nous a montré que les femmes sont aptes à disputer des compétitions dures que l’on disait inaccessibles à leur morphologie il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, les femmes courent le 10 000 m et le marathon sans en être plus éprouvées que les hommes. Sur le marathon, le record du monde féminin est environ de 2 h 15 contre 2 h 03 aux hommes. Impensable il y 20 ans !

              Pour en revenir au tennis, je pense même que les femmes devraient, en toute logique et a fortiori en rapport avec leurs gains, disputer des matches en 5 sets dans les tournois majeurs, exactement comme les hommes, eu égard à leur marge de résistance réelle.

              Bonne fin d’après-midi.


            • ZEN ZEN 17 août 2013 12:27

              Même si c’est difficile à comprendre par rapport aux critères habituels, je crois qu’elle a fait le bon choix
              A ce niveau, le sport n’est pas une vie...
              Le corps a aussi ses raisons...


              • Fergus Fergus 17 août 2013 13:30

                Bonjour, Zen.

                J’aimerais croire que ce soit si simple. Mais j’ai des doutes, d’énormes doutes...


              • escartefigue 17 août 2013 12:31

                Les raviolis c’ est pas Buitoni ?


                • Fergus Fergus 17 août 2013 13:31

                  Bonjour, Capitaine.

                  Dans les raviolis aussi, il y a des trucs pas très sains !


                • Fergus Fergus 17 août 2013 13:38

                  @ Waldgänger.

                  L’immense Pirmin avait absolument tout gagné lorsqu’il a arrêté sa carrière. Son cas n’a donc strictement rien à voir avec celui de Bartoli.

                  Quant aux nageurs qui, eux aussi, pratiquent un sport très exigeant (plus encore, et de loin, que le tennis !), au point de quitter tôt la compétition, je ne me souviens pas d’un seul cas où l’un d’eux l’ait fait dans l’état de détresse où se trouvait Bartoli lors de son annonce. Et surtout aucun d’eux n’avait donné les jours précédents des interviews précisant leurs ambitions pour les mois à venir.

                  Bonne journée.


                • amiaplacidus amiaplacidus 17 août 2013 14:50

                  Et si, tout simplement, elle n’avait plus envie ?

                  Mais, comment expliquer les larmes ?
                  Oh, facile : peut-on vraiment arrêter un mode de vie très prenant, que l’on a suivi plus de vingt ans, sans émotion, même si l’on n’a plus envie ?

                  Et puis, ne vaut-il pas mieux partir sur une grande victoire que de faire comme un autre grand champion, R. Federer, qui est en train d’accumuler les matchs de trop ?


                • Fergus Fergus 17 août 2013 15:19

                  Bonjour, Amiaplacidus.

                  Je ne ne vais pas ici répéter les arguments que j’ai développés dans l’article et les commentaires. Mais je persiste à dire, à l’instar de nombreux commentateurs sportifs, qu’il y a d’énormes incohérences - de surcroît sans précédent - entre le projets évoqués par Bartoli jusqu’à la veille de son annonce et cette annonce aussi subite que manifestement pas digérée.

                  Mais vous avez parfaitement le droit de penser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. 


                • Julien30 Julien30 17 août 2013 12:51

                  Pourquoi parler de Bartoli sur AV ? Surtout si c’est pour ne rien apporter et dire que l’on ne sait pas pourquoi elle a pris cette décision.


                  • Fergus Fergus 17 août 2013 13:42

                    Bonjour, Julien.

                    Pourquoi ne pas en parler ? Estimez-vous que les sujets ne traitant ni de politique, ni d’économie, ni de social, ni des sciences et techniques, n’ont pas leur place dans ces colonnes ?

                    Quant au fait de poser des questions au lieu d’apporter des réponses, cela fait aussi partie du travail légitime que l’on peut fournir, dans l’espoir précisément que les réponses, par un canal ou un autre, puissent surgir et informer le public.


                  • escartefigue 17 août 2013 13:23

                    Parce que nous , ici , nous faisons la conversation .


                    A cause que nous causons on cause , nous . 

                    Disez voir le contraire de ça .

                    • Fergus Fergus 17 août 2013 13:48

                      Bonjour, Lg

                      L’article d’hier parlait du départ de Marion Bartoli, mais en ne soulignant pas les incohérences dans l’attitude la championne française et les questions que cela ne manque pas de poser.


                    • Fergus Fergus 17 août 2013 15:22

                      @ Lg.

                      Si, elle en a parfaitement le droit. Mais vous savez très bien que cela ne se passe pas ainsi (en tout état de cause pas dans un délai aussi court), compte tenu de toutes les contraintes financières et juridiques qui entourent la vie d’un champion de haut niveau. C’est pourquoi, à l’instar des spécialistes de l’Equipe ou Eurosport, je ne crois pas un instant à l’émouvante histoire que nous a contée Bartoli et qui s’apparente à un « storytelling » politique.

                      Bonne journée.


                    • gruni gruni 17 août 2013 13:58

                      Bonjour Fergus


                      Arrêter avant que le scandale arrive comme bien d’autres avant elle est plus crédible qu’une déprime ou une usure physique. Dire que le tennis n’est même pas classé dans les huit sports les plus touchés par le dopage, ça non plus ce n’est pas très crédible. 
                      Toutefois Fergus, ne faut-il pas que le doute joue en sa faveur. Qui sait si un jour elle ne reviendra pas sur les courts après... s’être reposée.
                      Je remarque comme toi certainement, que maintenant chaque résultat, chaque performance d’un sportif est sujet à suspicions. Le dopage n’est-il pas tout simplement en train de tuer la passion du sport de haut niveau. Et les responsables sont nombreux.

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