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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > La tentation d’une lecture socio-ethnique des performances sportives (...)

La tentation d’une lecture socio-ethnique des performances sportives en France

Les 18 médailles remportées par l’équipe de France d’athlétisme et la victoire de l’équipe de France de football des moins de 19 ans vont peut-être donner du fil à retordre à tous ceux qui à l’occasion de la coupe du monde de football ont cru trouver dans les origines sociales et ethniques des joueurs les causes du mal-être de cette équipe et de ses contre-performances.

 
 
 On ne se plaindra pas de voir l’équipe de France d’athlétisme ramener autant de médailles, 18 au total. On ne se plaindra pas non plus de voir l’équipe de France de football de moins de 19 ans sacrée championne d’Europe. C’est même avec un certain soulagement qu’on a entendu ces derniers temps des journalistes et consultants sportifs se contenter de commenter les exploits des athlètes, se contenter de nous parler de sport et non de morale et nous épargner leurs élucubrations sur les hautes valeurs du patriotisme à travers l’amour du maillot. On avait un peu oublié les commentaires purement sportifs tant la calamiteuse campagne de l’équipe de France de football en Afrique du sud avait donné lieu à des excès en tout genre de la part de ceux qui étaient invités à s’exprimer sur ces évènements.

Les déboires de l’équipe de France forcément à l’image de la société française

Aussi désarçonnante que puisse être l’image de footballeurs multimillionnaires faisant grève par solidarité envers un des leurs injustement exclus à leurs yeux, il est difficile de comprendre les excès dans les commentaires de ces évènements qui ont émané du monde politique, des journalistes et des sportifs de haut niveau. Pour les politiques et les intellectuels dont l’habileté à s’exprimer sur tous les sujets n’étonnent plus personne, les causes de la débâcle de cette équipe de France-là ne pouvaient que relever de l’extra sportif. D’augustes personnages nous expliquaient alors que l’esprit des cités s’était emparé de la cité ou qu’on avait à affaire à une génération de racailles forcément représentative d’une France décadente. La ministre des sports, après avoir « pleuré » avec les joueurs en Afrique du Sud nous décrivit des caïds immatures se comportant en chefs de bandes. Du côté de l’extrême droite on parla tout simplement de l’apartheid dont étaient victimes certains joueurs de l’équipe en Afrique du Sud. Cela pourrait prêter à sourire si les journalistes sevrés d’informations par une équipe de France bunkérisée par son sélectionneur ne s’étaient mis en tête de fabriquer eux-mêmes de l’information et d’alimenter en fantasmes tous ceux qui rêvaient d’en découdre avec une certaine France. Les journalistes dans cette cabale allaient trouver dans la réserve naturelle et l’humilité de Yohan Gourcuff un allier de poids. On en fit très vite le symbole d’une France menacée dans son identité. Gourcuff souffre-douleur de Ribery et Anelka les caïds convertis à l’islam, Gourcuff jalousé pour sa maîtrise de la langue française, Gourcuff mis à l’écart pour sa beauté et son côté « gendre idéal », pour ses origines bretonnes, pour le milieu sociale dont il est issu. Gourcuff évincé de l’équipe-type sur ordre de Zidane, Gourcuff éseulé dans le groupe et à qui ne daignent parler que d’autres Français de souche comme Toulalan et Lloris etc. Ce modeste joueur cristallisait à lui seul les délires de ceux qui voulaient voir en cette équipe le symbole des dangers du communautarisme et de l’islamisation de la société française.  On aurait pu attendre des consultants et anciens sportifs aux côtés desquels travaillent les journalistes qu’ils ramènent tous ces discours au plan strictement sportif. Or c’est d’eux que sont venus les pires inepties les plus moralisantes. Pire encore certains comme Vikash Dorasoo ont sciemment alimenté cette déferlante xénophobe en parlant de buffets halal de rigueur en équipe de France. En cela tous ces sportifs donnaient l’impression que leurs titres leur conféraient la légitimité de critiquer à outrance en s’exemptant de toute réflexion préalable sur le poids et la portée de leurs propos. Le plus sévère d’entre eux est sans doute LilianThuram qui depuis qu’il a pris sa retraite sportive ne parle plus que droits de l’homme, morale ou politique exige à présent l’exclusion à vie de Patrice Evra le capitaine de cette équipe-là. Thuram membre du conseil fédéral de la fédération française de football propose, pour se laver de tout soupçon communautaire une sanction que même les pires détracteurs de ces joueurs n’ont osé réclamer : c’est une espèce de racisme à l’envers. De l’ancien judoka devenu député UMP David Douillet au champion de France de cyclisme Thomas Voeckler en passant par le rugbyman Sebastien Chabal tous rivalisèrent d’indignation et y allèrent de leur petit couplet sur l’amour et la fierté du maillot bleu-blanc-rouge sali par d’indignes footballeurs.

Les centres de formations redorent le blason du football français à  Caen

La victoire de l’équipe de France de football des moins de 19 ans la semaine dernière à Caen a remis à l’honneur le travail des centres de formations de football. On y redécouvrait alors que de jeunes de diverses origines ethniques, sociales, géographiques parvenaient encore à jouer ensemble et à ramener des trophées à la fédération française de football. On y a revu des garçons pratiquant tout comme leurs aînés à leurs places il y a quelques années, ce jeu collectif  typique des centres de formation français. On y a revu des jeunes hommes disciplinés avec un encadrement compétents contrairement à ce que laissaient entendre les pseudos experts qui il y a peu expliquaient que la formation du football français était à revoir. On se demande donc où est passé cet esprit de racaille qui aurait envahi le pays il y a quelques semaines. On nous expliquait pourtant il y a quelques jours qu’il fallait d’urgence réformer le système des centres de formations français, qu’il fallait revoir l’éducation de ces joueurs et intégrer la formation à la citoyenneté dans leur cursus de footballeurs tant l’honneur au maillot semblait à des années lumières de l’esprit de leurs aînés. On avait l’impression que rien de bons n’avait jusqu’alors été fait pour former des joueurs capables d’avoir une tenue décente dans une compétition internationale et de mouiller le maillot comme on le dit si bien dans le milieu du football. Que le football français traversait une crise existentielle dont il ne se remettrait que difficilement. Les instances dirigeantes du football français semblaient par de ténébreux calculs accréditer ces thèses comme si elles y trouvaient un moyen de s’exonérer de leurs responsabilités quant au maintien d’un sélectionneur décrié pour son incompétence notoire. La performance de cette équipe de football nous montre à quel point ceux qui se targuent d’une expertise dans le football et saturent les médias de leurs analyses hasardeuses s’égarent dès lors qu’ils laissent le contexte politique influencer le jugement qu’ils portent des prestations sportives.

Une pluie de médailles aux championnats d’Europe d’athlétisme fait ressurgir le fantôme d’une France Black-Blanc-Beur

Sous l’impulsion du directeur technique national Ghani Yalouz, l’équipe de France d’athlétisme a remporté 18 médailles battant ainsi un record de 60 ans. Cette prouesse est à la fois individuelle et collective bien que les médias ne veuillent retenir qu’un nom celui de Christophe Lemaître. La performance extraordinaire de Christophe Lemaître qui est devenu le premier athlète non descendant du continent africain à descendre sous la barre de 10s au 100m ainsi que ses 3 médailles pendant ces championnats d’Europe en ont fait la coqueluche des médias en quelques jours. Le jeune âge de l’athlète à peine sorti de l’adolescence (20 ans) et la nature de ses victoires laissent entrevoir une énorme marge de progression. L’humilité dont il fait preuve actuellement et sa lucidité sur ses performances comparées à la concurrence caribéenne et américaine lui seront sans doute d’un grand secours face à  tous ceux qui dans les médias veulent lui coller l’étiquette de sprinteur blanc qu’il refuse. Car certains n’en ont pas fini d’apposer une grille de lecture ethnique et sociale aux  performances sportives et c’est même devenu ces derniers temps un sport national auxquels on s’adonne sans mal. Christophe Lemaître fait déjà preuve d’une grande maturité en se limitant strictement à ses exploits sportifs et évitant le terrain dangereux sur lequel certains ont hâte de l’y entraîner en faisant de lui le symbole d’inavouables fantasmes. Cette maturité-là il en aura besoin pour déjouer les pièges de ceux qui oublient que le sprint est aussi une discipline collective à travers ses épreuves de relais et voudraient dans cette équipe de France d’athlétisme opposer le sprinteur blanc aux autres athlètes d’origines ethniques non identifiées. Alors bien avant que les médias recommencent à nous parler de France qui gagne et de France  Black-Blanc-Beur, ce concept fumeux qu’on ressort aussitôt qu’une équipe de France gagne et qui se transforme en Black-Beur voire Black-Black-Black quand arrive la défaite, profitons-en pour simplement rendre hommage à l’ensemble des athlètes qui ont réalisé cet exploit historique.

Christophe Lemaitre : champion d’Europe du 100m, du 200m et du relais 4x100m

Martial Mbandjock : champion d’Europe du relais 4x100 m, médaille de bronze du 100m et d’argent au 200m.

Myriam Soumaré : championne d’Europe du 200m, médaille de bronze au 100m et d’argent au relais 4x100m,

Christophe Lemaitre Jimmy Vicaut, Pierre-Alexis Pessonneaux et Martial Mbandjock : Champion d’Europe du relais 4x100m

Renaud Lavillenie : champion d’Europe de la perche.

Yoann Diniz : champion d’Europe du 50 km marche.

Romain Barras : champion d’Europe du décathlon.

Mahiédine Mekhissi : champion d’Europe du 3000m steeple

Bob Tahri : médaille d’argent au 3000m steeple

Garfield Darien : médaille d’argent au 110m

Kafétien Gomis médaille d’argent au saut en longueur

Hind Dehiba : médaille d’argent au 1.500m

Véronique Mang : médaille d’argent au 100m

Myriam Soumaré, Véronique Mang, Lina Jacques-Sébastien, Christine Arron : médaille d’argent au relais 4x100m.

Teddy Tamgho : médaille de bronze au triple saut

source photo : AFP( AFP LLUIS GENE)

 

NomeFam


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35 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 3 août 2010 09:56

    Oui ; bravo à tous ces athlètes, tous sangs mélés, fraternels, solidaires, qui font le plaisir et l’honneur de la France du sport. 

    En sport, il n’y a pas de blacks, pas d’arabes, pas de blancs ; il y a des sportifs, et c’est leurs performances qui les distinguent. 

    Un bon bras d’honneur, une giffle cinglante aux éternels bas du Front qui continuent à chercher à diviser les Français entre eux..

     smiley 


    • King Al Batar King Al Batar 3 août 2010 10:51

      Ben bien sur, merci Sisyphe...

      En Sport, quand on port ele maillot on est francais ! Pas de couleurs de peau, ni religions, juste le bleu blanc rouge


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 août 2010 01:58

      A mon humble avis les tristes sires qui ont « moinssé » Sisyphe et King Al Batar ont aussi été les premiers à se réjouir des victoires françaises de Barcelone. Je les imagine dans leur salon, les pantoufles aux pieds, en pyjama, avec bobonne, « Le Figaro » entre les mains, quand les « affreux noirs » sont devenus de véritables champions Bleu Blanc Rouge. Je vois le spectacle, ponctué de « vas-y ! vas-y ! Ooouuuais ! Holalalala, Soumaré ! Soumaré ! »


      « En sport, il n’y a pas de blacks, pas d’arabes, pas de blancs ; il y a des sportifs, et c’est leurs performances qui les distinguent. »

      Et oui les gros cons, c’est comme ça. Souvenez-vous de votre émotion lors de la Marseillaise au moment de la remise des médailles. C’est de l’or que les boches n’auront pas. Crétins !

    • Fergus Fergus 3 août 2010 10:14

      Bonjour, NomeFam.

      Personnellement, je n’ai aucune lecture ethnique de quoi que ce soit tant je trouve cette approche stérile. En revanche, les Championnats d’Europe ont montré une très grave dérive qui va s’accentuer lors des prochaines années en athlétisme et qui ne concerne pas seulement la France : la course à l’« importation » d’athlètes africains, qu’ils soient mauritaniens, gabonais, burkinabés, éthiopiens, nigérians, etc.

      A ce rythme, d’ici 10 ans les classements nationaux n’auront plus aucune valeur car plus de la moitié des médaillés en course seront des africains naturalisés de la Norvège à la Turquie en passant par la France ou l’Espagne.

      D’ores et dèjà drapeaux et hymnes n’ont plus aucun intérêt et les grands championnats ne sont plus que du showbiz sportif.

      Concernant les centre de formation professionnels du football, désolé d’apporter un bémol, mais s’ils sont performants pour dégager une élite capable d’obtenir des bons résultats en compétition, ils continuent aussi de détruire chaque année des dizaines de jeunes, arrivés des rêves plein la tête et cassés par un système de sélection impitoyable et cynique qui les laisse sur le carreau avec une vague formation de gestion sans la moindre valeur sur le marché du travail. Cela, c’est malheureusement le sort de la majorité de ceux qui entrent dans ce système. Avec différentes complicités :
      - celle des parents tout d’abord qui rêvent pour leurs enfants d’une revanche sur la médiocrité de leur propre vie ;
      - celle des clubs amateurs qui poussent certains gamins dans la voie des sélections et de l’intégration d’un centre de formation pour toucher une « prime de pré-formation » ;
      - celle des directeurs techniques de district (département) et de ligue (région) qui espèrent, par la réussite de quelques-uns dans le milieu professionnel, faire mousser leur action de sélection locale, fût-elle menée sans se soucier des intérêts de ces gamins manipulables.

      La réussite sportive ne devrait pas être à ce prix, très cher à payer et qui, souvent, laisse des traces profondes sur le psychisme de tous ceux qui sont jetés par le système. Il est grand temps d’ouvrir les yeux, et aux diable les résultats !!!


      • okidocman okidocman 3 août 2010 10:28

        Un jour peut-être les hommes n’auront plus d’origine ou de pays et les médailles sportives seront distribué au travail d’un homme et non pas a sont lieux de naissance ou sa couleur de peau


      • sisyphe sisyphe 3 août 2010 10:38

        @ Fergus 

        Drôle de contradiction...

        1) Personnellement, je n’ai aucune lecture ethnique de quoi que ce soit tant je trouve cette approche stérile.

        2) En revanche, les Championnats d’Europe ont montré une très grave dérive qui va s’accentuer lors des prochaines années en athlétisme et qui ne concerne pas seulement la France : la course à l’« importation » d’athlètes africains, qu’ils soient mauritaniens, gabonais, burkinabés, éthiopiens, nigérians, etc.

        Comment dire la même chose et son contraire...

        Oui, il y a des athlètes naturalisés, et alors ? 

        Ils courrent pour la nationalité qu’ils ont adopté, et c’est très bien comme ça. (rappelons, au passage, qu’un athlète ne peut pas, dans sa carrière, revêtir 2 maillots nationaux d’équipes différentes). 

        Ben oui ; il y a des turcs, des norvégiens, des anglais, des espagnols, des français blacks, d’origine africaine ; et alors ? 

        Nous sommes au XXIème siècle, et les transferts de population n’ont jamais été aussi importants ; c’est comme ça. 

        Et tant mieux si des athlètes qui ne trouvent pas, dans leur pays d’origine, les conditions nécessaires, minimales, pour exercer leur sport, peuvent le faire, en changeant de nartionalité et de pays. Ce qui est important, ce sont les athlètes et leurs performances ; et les pays « choisis » devraient s’ennorgeuillir d’accueillir de grands athlètes. 

        Avre vous déjà vu les américains protester parce que leurs équipes d’athlétisme comportent des athlètes noirs ? Eh bien, l’Europe, c’est pareil ; le monde se métisse, et c’est tant mieux. 

        Quant aux centres de formation professionnels de foot, tout à fait normal qu’il y ait une sélection « naturelle », et que seuls les meilleurs, les plus motivés arivent à se faire une place au soleil ; les places sont chères...

        Quant à ceux qui ne sont pas sélectionnés, s’ils ont suffisamment de talent et de motivation, ils arriveront à trouver des places dans des clubs ; pour les autres, ils sont « libérés » suffisamment tôt, suffisamment jeunes, pour envisager d’autres métiers ; mais là, c’est le marché du travail qui décide, et c’est une autre histoire... 

        Par ailleurs, je rappelle que la plupart des dirigeants, entraineurs du monde foot amateur sont des BENEVOLES ; ce qui suffit à les disculper des « intentions » que vous semblez leur prêter. 

        Alors, si tout n’est, certes, pas parfait, s’il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus, les formateurs sont suffisamment compétents pour distinguer, dès leur plus jeune âge, ceux qui ont les capacités pour faire une carrière, et les autres, qui ne sont jamais « embrigadés » contre leur gré, ou bercé d’illusions... 

        Les « stagiaires » des grands clubs suivent, par ailleurs, une scolarité, au sein des centres de forlation, pour rester au niveau des enfants de leur âge, et pour une future « reconversion ». 

        Les équipes nationales de sport ; athlétisme, foot, etc... sont à l’image du monde d’aujourd’hui : métissées, polyethniques ; et c’est tant mieux. 


      • Fergus Fergus 3 août 2010 12:24

        @ Sysiphe.

        Il n’y a pas de contradiction. Je n’ai strictement jamais rien eu jusqu’ici contre les athlètes naturalisés, mais je considère que désormais l’augmentation exponentielle du phénomène relève d’une certaine manière du trafic d’être humains pour des finalités, derrière le sport, essentiellement économiques et politiques.

        Piller l’Afrique pour redorer le blason des nations européennes me pose en effet problème sans qu’il puisse y avoir de rapport avec un quelconque nationalisme lié aux drapeaux et aux médailles.


      • Fergus Fergus 3 août 2010 12:36

        @ Sysiphe.

        Pour ce qui est du football, je crains que vous ne connaissiez guère le milieu. Personnelleemnt, j’ai joué durant 32 ans et durant 10 ans j’ai encadré des jeunes joueurs et eu de multiples contacts avec les dirigeants de clubs et les directeurs techniques. En outre j’ai connu plusieurs joueurs qui sont partis en centre de formation et qui ont fait les frais de ce choix. Il est à cet égard faux de prétendre que la scolarité des jeuens en centrre de formation est poursuivie dans des conditions acceptables. C’est déjà à peine le cas en sport-études avant même d’intégrer un clu professionnel. Après c’est la galère assurée car seulement 30 ejunes grosso modo deviendront « pro » chaque année alors qu’ils sont plusieurs centaines cahque année à entrer dans ces centres avec rêves pleins la tête.

        Pour ce qui est des dirigeants bénévoles, vous avez raison, mais nombre d’entre eux cèdent aux sirènes des directeurs techniques qui, eux, sont des professionnels intéressés, et aux désirs parfois délirants de parents irresponsables. Par chance, tous ne sont pas ainsi, tel ce gamin, un dénommé Santos du Kremlin-Bicêtre, qui, alors qu’il portait le n°10 en équipe de France minimes, a naguère jeté l’éponge et arrêté le foot, effrayés par l’attitude des voraces qui se sont jetés sui lui et sa famille. Ne vous méprenez pas, le football est avant tout un bizness lucratif où les scrupules sont rares, pas un jardin d’enfants peuplé de bizounours !


      • sisyphe sisyphe 3 août 2010 12:38

        Mais il n’est pas du tout question de « piller l’Afrique ». 

        Il se trouve qu’un tas de sportifs africains ne trouvent pas, dans leurs pays, les infrastructures nécessaires pour leur pratique du sport de haut niveau ; d’où leur « exil » tout à fait volontaire, pour des nations qui leur donneront ces moyens ; et c’est tant mieux pour le sport. 

        Je crois que c’est un faux problème, d’autant que les cas de naturalisation sont rares ; pour l’Equipe de France, par exemple, la quasi-totalité des athlètes esr née en France, donc de nationalié française. 

        Est-ce qu’on demande aux athlètes américains blacks s’ils sont naturalisés ? 


      • Fergus Fergus 3 août 2010 12:56

        @ Sysiphe.

        Vous avez globalement raison pour la France, je n’ai pas dit le contraire. Cela dit, le phénomène est, que vous le vouliez ou non, en nette augmentation. C’est même le seul moyen qu’ont trouvé les Turcs pour être compétitifs en fond et demi-fond. Et ils ne sont pas les seuls.

        Cela dit, je ne nie pas les difficultés rencontrées par certains athlètes dans leur pays d’origine. C’est pourquoi je comprends leur tentation d’émigration. Encore faudrait-il qu’elle ne soit pas ouitrageusement encouragée par les fédérations et les clubs comme cela semble désormais être le cas.


      • T.REX T.REX 3 août 2010 16:48

        Je partage votre avis Fergus,

        Naturaliser des athlètes dans le seul but d’améliorer les résultats d’une nation n’a aucun sens et les habitants de cette nation ne peuvent pas s’identifier ni se sentir représentés par ses athlètes délocalisés. 

        Cela explique peut-être pourquoi le succès au Sprint du « diamant blanc » Christophe LEMAITRE est si retentissant en Europe, car en plus de représenter la France, il représente l’haplogroupe "Européen » ce qui permet une plus grande identification de la majorité des habitants du vieux continent qui l’haplodissent d’autant plus fort !

        Ceci pose la question « délicate » de la légitimité de faire représenter une nation, quelle qu’elle soit, par une équipe massivement composée de sportifs d’haplogroupes d’autres origines, voire naturalisés uniquement pour renforcer une équipe nationale déficiente.

        C’est cette non représentativité de l’équipe de rugby sud-Africaine que dénonçait les journalistes occidentaux « bien pensants » lors de la coupe du Monde de Rugby.

        Heureusement quand l’équipe gagne, tous les haplogroupes en sont fiers et se retrouvent derrière elle comme un seul homme, une seule humanité ! Et c’est une très bonne chose que se rapprochement des hommes permit par le sport !

        Mais quand elle perd comme l’équipe de France de Foot lors de la coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud également, l’identification est plus difficile et le spectre de la non représentativité ressurgit !

        Ha ha ! Sacrés humains qui ne s’entendent que dans la victoire !


      • Lapa Lapa 3 août 2010 17:24

        Bonjour fergus et tout à fait d’accord avec vous. nous risquons d’assister avec les pays au même dénaturement qu’il y a eu avec les clubs où le vainqueur de la C1 n’avait strictement aucun natif, non de la ville ou des alentouirs mais du pays tout entier, dans son équipe. Certes c’est un peu plus compliqué mais on y arrivera. Alors bien sûr les barrières nationales ne voudrons plus rien dire, mais ne nous réjouissons pas trop vite, elle ne laisseront place à aucune fraternité supplémentaire, juste une barrière du pognon d’un marché d’humains. Tout cela ne veut plus rien dire. On est dans le spectacle, comme pour les clubs désormais. Le public veut voir les meilleurs. donc les plus chers.


      • Fergus Fergus 3 août 2010 17:31

        Bonjour, Lapa.

        Oui, le fric est désormais la clé de tous les grands évènements sportifs, et tous les discours humanistes qui nous sont assénés par les dirigeants de fédération sont de la poudre aux yeux destinée à leurrer le public, à lui faire croire que la finalité reste sportive alors que les valeurs initiales du sport se sont, au fil du temps, très largement dissoutes dans les intérêts financiers et politiques. Affirmer le contraire relève soit de la plus cynique manipulation, soit d’une naïveté confondante !


      • brieli67 3 août 2010 19:12

        Oui, le fric est désormais la clé de tous les grands évènements sportifs


        comme si « les lauriers » n’existaient chez les Grecs et les Romains. 

        Soyons clairs : le sport c’est l’aubaine des Nations 
        d’avoir des « fantassins » en bonne forme physique sans imposer un « drill » à la prussienne.

        vu la guerre moderne c’est superflu voire grotesque !
        Commençons par dresser les statistiques : 
        le sport ( activité de loisirs) tue plus que la route.

      • Shiva Shakti Shanti Shiva Shakti Shanti 4 août 2010 00:48

        Belle analyse Fergus, merci


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 3 août 2010 10:52

        A-t- on déjà entendu une soupe de légumes se plaindre de l’ origine des poireaux de la provenance des carottes du lieu de culture des pommes de terre ou si le chou vient du Poitou ?

        Pourtant elle garbure .

        Sauf les soupe au lait....


        • sisyphe sisyphe 3 août 2010 11:12

          Tiens...........

          Nous voilà d’accord, rocla.........

          Pour une fois que ton message est positif, je plusse.......... 

          Qu’est-ce qui se passe ? 

           smiley


        • Yvance77 3 août 2010 12:31

          Salut Nissarte smiley

          « Qu’est-ce qui se passe rocla ? »

          C’est midi il a les crocs smiley

          CiaOO


        • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 3 août 2010 14:22

          Tout à fait d’accord avec vous cap’tain smiley

          Mais quand la soupe est mauvaise, on accuse le choux de Bruxelles smiley


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 août 2010 02:13

          Pas d’accord avec Fergus. 


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 août 2010 02:16

          ... à propos des athlètes noirs qui viennent gagner les médailles des européens.


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 août 2010 02:23

          Quoi que cette histoire de commerces des talents. Pas faux.

          En fait je ne sais pas. Il faut que je me renseigne.

        • Fergus Fergus 4 août 2010 09:36

          Salut, Peachy.

          C’est en effet le trafic de plus en plus organisé et généralisé d’athlètes pour des finalités qui n’ont pas grand chose à voir avec le sport qui me chiffonne.

          Pour le reste, que les athlètes soient blancs, noirs, jaunes, rouges (et même... verts s’il viennent de plus loin) ne me gêne absolument pas. J’ai d’ailleurs encadré des dizaines de jeunes footballeurs noirs africains, maghrébins et même asiatiques, et j’ai beaucoup appris à leur contact. Quant à mes propres débuts au foot, ils se sont effectués au sein d’une équipe d’Antillais où j’étais le seul blanc. Expérience très sympa là aussi, y compris parfois en matière de dégustation de rhum vieux ; mais également premiers contacts vécus avec le racisme ordinaire que l’on peut vivre en France.

          Je te souhaite une excellente journée.


        • sisyphe sisyphe 3 août 2010 13:19

          La baudruche, en l’occurence, c’est bien toi ; rien que du vide, aucun argument face aux FAITS ; une pauvre aigreur que tu n’arrives même pas à cacher derrière tes rires forcés...

          Une bonne claque aux sales mauvaises odeurs.. 

           smiley 


        • brieli67 3 août 2010 14:38

          @ fergus et @ syssssss


          Omar Sahnoun, milieu de terrain international des Girondins de Bordeaux, est mort d’une crise cardiaque au cours d’une séance d’entraînement en Avril 1980. Mort en faisant le métier qu’il avait choisi, et même choisi deux fois : après une première alerte, en 1977, qui l’avait contraint à un arrêt de cinq mois, il avait lutté pour reprendre sa place dans le circuit. Déclaré guéri par la Faculté, il avait réussi son retour.

          Relevez le nombre d’erreurs !!

          On se lorgne sous les douches ..... pas vrai Fergus ?
           Janvion et Omar présentaient des « signes » sexuels secondaires bien en avance sur leur âge, même leurs dates de naissance étaient trafiquées.

          La CMO ( mortelle) d’ Omar était connue :
          à qui profite le crime ? 



        • Causette Causette 3 août 2010 16:26


          D’ores et dèjà drapeaux et hymnes n’ont plus aucun intérêt et les grands championnats ne sont plus que du showbiz sportif.

          Bien vu FERGUS, mais les foules exaltées et moutonnières étant plus malléables que les individus cogitants, il est très difficile de faire passer ce message, c’est d’ailleurs le but poursuivis par les Etats,

          car les Etats, profitant de la grande popularité du sport en général, s’en sont saisi compendieusement afin de faire valoir leur politique, et ce pour tous les régimes en place : communisme, nationalisme, capitalisme, libéralisme, etc..., peu importe, l’essentiel est de donner des jeux aux peuples pour mieux emberlificoter les esprits.

          Au-delà des rendez-vous réglementés comme les jeux olympiques ou le mondial du foot, les professionnels du sport nous imposent désormais partout dans le monde un tintamarre de fond continuel et tonitruant.

          Plus de temps perdu, plus d’espace clair sur la planète : grâce aux marqueurs, loin d’être anodins, comme la couleur du maillot, l’emblême, ou le nom de l’équipe les spéculateurs du sport avec la complicité des hommes d’Etats ont apprivoisés leurs peuples et ont véritablement soumis le monde pour longtemps


          • Christoff_M Christoff_M 3 août 2010 17:41

            le problème actuel ce sont les journalistes du service public de F2 et F3 qui doivent être des nostalgiques du club merde en Afrique....

            et le fait qu’on mette en avant une jeune femme Black du 93 comme si l’exploit était plus grand car elle vient du Nord de Paris donc assimilé à quartier difficile, or cette jeune femme charmante s’entraine dans un très bon club dans une ambiance sereine et on voit le résultat...

            ce qui est gênant c’est qu’on la met en avant comme black du 93 et pas comme jeune athlète au résultats étonnants... idem avec le triple sauteur qui fait du rap mis en avant comme une vedette alors que le type termine troisième, qu’il a visiblement beaucoup à apprendre et qu’il faut éviter de monter la tete à des athlètes en progression...

            Quand je vois le service des sports de france2, j’ai l’impression de voir une bande d’ados qui ont du mal à vieillir et aussi du mal à nous parler du sujet le sport plutôt que d’annectodes et de folklore dont on se passerait bien...


            • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 3 août 2010 19:02

              Depuis des années, je suggère qu’on inscrive les journalistes sur la liste des gibiers, mais on ne veut pas m’écouter.

              Typhon


            • TSS 3 août 2010 17:56

              (rappelons, au passage, qu’un athlète ne peut pas, dans sa carrière, revêtir 2 maillots nationaux d’équipes différentes).

              FAUX !exemple le plus celebre Merlène Ottey de la Jamaïque à la Slovenie et malheureusement

              hormis quelques rares exemples la plupart changent de nationalité,pas par amour d’un maillot

              mais parce qu’ils sont barrés au niveau international dans leur pays d’origine... !!


              • Fergus Fergus 3 août 2010 18:22

                Exact, TSS, et les exemples sont nombreux depuis fort longtemps. A noter, parmi ces émigrations carriéristes dont le nombre explose désormais, le précédent déjà ancien de l’haltérophile bulgare Chalamanov devenu en Turquie Souleymanoglou et médaillé sous les deux maillots.


              • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 3 août 2010 19:00

                Enfin un article qui aborde ce sujet avec bon sens et décence.

                Après la pluie de conneries que les déboires de notre équipe de foot avaient suscité, c’est rafraichissant. Merci.

                Typhon


                • OMAR 4 août 2010 01:57

                  De Omar T, Bonjour.
                  La participation d’athlètes africains au sein de pays Européens remonte à bien longtemps : Ali (Alain) Mimoun, Algéro-Français marathonien en 1956, Eusebio Mozembico-Portugais (1966) , et bien d’autres connus ou oubliés.
                  Cela n’offusquait personne, bien au contraire.
                  Mais depuis que le sport est devenu un enjeu politique et/ou financier, c’est la course aux goldens boys du sport. 
                   Chaque pays veut voir son drapeau flotter sur le mont de l’Olympe qu’importe le porte-étendard, et chaque équipementier ou firme s’adjuger son superman.
                  Et quand le resultat n’est pas là, ça grince, ça contrarie, ça déçoit puis c’est la dérive.
                  Les boucs-émissaires étant conjoncturels, aujourd’hui les blacks ou les basanés, demain ça sera les hispaniques ou les asiatiques.
                  Avec la dernière belle performance des athlètes Français, ce comportement hideux et pernicieux s’effritera.
                  Ne revons pas, certains resterons sur le bord de la route en revant d’exclusion. A ceux-la, je leur recommande les sports d’hiver, il n’y a que du blanc, et le froid, ça calme.
                   


                  • Fergus Fergus 4 août 2010 09:39

                    Exact, Omar. Mais la différence avec Mimoun et Eusebio était de taille : le premier était français et le second possédait la double nationalité.


                  • OMAR 4 août 2010 23:37

                    Par Omar T.

                    Désolé Fergus : Les deux athlètes avaient leur pays colonisés lorsqu’ils défendaient les couleurs, le premier de la France, le second, du Portugal.
                    Ali. Mimoune était Algérien, ce n’est qu’en 1962 qu’il devint réellement français.
                    Da Sylva Ferreira Eusebio était Mozambicain jusqu’en 1975, où il devint portugais.
                    D’autres sportifs ont choisis d’endosser le maillot de leur pays d’origine, un fois que ce dernier eut recouvré son indépendance (cas de L. Ben Barek).
                     Mais bon, c’est pas tout, je suis convaicu d’une future grande équipe française de football.
                    Vous avez la pate, de trés bons pétrins et beau four ; cherchez le bon boulanger. 
                     ; 


                    • bob 8 août 2010 10:52

                      A regarder l’auteur, une chose me vient à l’esprit : le monde n’étant pas un pays, j’en déduis que l’écrivain est un mondialiste. Cela commence mal pour un article cherchant à assimiler une ou des populations dans un pays ( l’opposé du mondialisme qui a tendance à gommer les cultures au nom de l’argent).

                      Maintenant il est particulièrement surprenant de voir des multi-millionnaires faire grêve à l’instar d’un CGTiste dont l’entreprise va ètre délocalisée. Au delà du racisme prétendu ( Ribéry suscitait la plus grande part des rancoeurs bien qu’il soit ...blanc) chacun a pu assister à un comportement honteux ressemblant à un refus de travail qui aurait signifié un renvoi pour n’importe quel smicar. Ah mais oui, ces gens ont le droit, le simple quidam n’a que des devoirs.

                      Enfin, sur votre énumération des gens de couleur ayant décoché des palmarès, ils le doivent davantage à leur entrainement qu’à une couleur de peau. Vous pourriez citer les blancs possédant d’autres palmarès valorisés socialement mais curieusement, tout citoyen du monde que vous soyez, vous refusez cette « effort ».

                      En fait, vous nous proposez un article raciste à rebours n’est-ce pas ?

                      PS : Avez-vous les mêmes pensées pour les clandestins qui bossent dans votre restaurant pour une misère et dont vous avez confisqué les papiers pour les forcer à travailler plus dur ?

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