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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Les casques protecteurs... une question de tête !

Les casques protecteurs... une question de tête !

Dans les prochaines semaines, voire les prochains jours, les pentes enneigées de la province seront peuplées de plusieurs skieurs et planchistes. Par contre, pour quelques-uns d’entre eux, la question de la sécurité passe en deuxième place, puisqu’elle est devancée par l’apparence. Pourtant, il y a plusieurs risques de blessures graves qui peuvent être évitées ou atténuées par le port d’un casque protecteur. En voici quelques exemples.

Le Canada a fait partie d’une étude internationale, qui a démontré que la cause la plus commune des décès, des skieurs et des planchistes, sur les pentes, était les traumatismes crâniens. Les traumatismes cérébraux sont responsables de 50 à 88% des décès dans les stations de ski et de 67% des décès chez les enfants qui pratiquent ce sport. Ils représentent également, 3 à 15% des blessures subies par les skieurs et les planchistes. Par contre, des études ont démontrées que sur 10 personnes qui font l’usage d’un casque, jusqu’à 5 d’entre elles pourraient éviter un traumatisme crânien. De plus, il est faux de dire que le casque protecteur augmente le niveau risque de blessure au cou. Dans le même sens, il n’est pas vrai que les planchistes ou les skieurs portant le casque sont plus audacieux et prennent plus de risque les autres, puisque ceux-ci semblent faire preuve d’une plus grande prudence pour éviter des blessures.

Pour utiliser, le casque de sécurité efficacement, celui-ci doit être bien ajusté à votre tête et ne doit pas être usagé, puisqu’un casque de seconde main peut avoir été impliqué dans des accidents, être trop vieux ou ne plus être conforme aux normes. En effet, un casque doit être remplacé lorsqu’il a subit une collision ou lorsqu’il est âgée de 5 ans, car au fil du temps, le plastique qui compose les casques perd de l’intégrité et de l’efficacité à protéger le skieur ou le planchiste qui en fait l’utilisation.

Pour conclure, je crois que l’utilisation d’un casque de sécurité ne donne pas du tout une apparence stupide, mais rend plutôt la personne qui le porte plus informée sur les risques que comporte le sport qu’elle pratique. Selon moi, il n’y a plus aucune raison valable pour ne pas porter de casque de sécurité, puisque les nombreuses compagnies populaires de ski et de planches à neige sortent à chaque année de nouveaux modèles de casques plus tendances et plus sécuritaire les uns que les autres. Pour tout dire, je crois que le port obligatoire du casque de sécurité pour la pratique des sports alpins, serait une bonne chose, puisque cette obligation empêcherait, probablement, que de nombreux amateurs se blessent gravement et ne puissent jamais en refaire de leur vie. Si vous êtes de l’avis contraire, je crois que si cela deviendrait obligatoire, vous n’auriez pas le choix de suivre le règlement et si vous placeriez la pratique de ces sports à l’écart de votre hiver, je crois qu’il ne s’agirait pas d’un geste d’un vrai amateur !


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10 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 14 décembre 2011 10:30

    Bonjour, Michel.

    En réalité, la question du casque (très pénalisant en termes de confort) ne se pose que pour une minorité de skieurs, la grande majorité faisant du ski sans prise de risques et à vitesse relativement modérée. Et les chutes de ces gens-là, lorsqu’elles se produisent, n’engendrent généralement pas de traumatismes crâniens, mais le plus souvent des entorses ou luxations du genou, du coude ou de l’épaule.

    En fait, et je parle là à titre personnel, le ski de fond, dont je suis un fan, est nettement plus dangereux lorsqu’il est pratiqué sur des pistes difficiles, car étroites et riches en descentes rapides. Des descentes quel’état de la neige peut rendre particulièrement délicates et impressionnantes pour les gens peu habitués. Les chutes peuvent alors être d’autant plus spectaculaires qu’en fond, le skieur part souvent « en vrac » dans un univers boisé potentiellement menaçant. Mais c’est aussi ce qui fait le charme du fond, et la raison pour laquelle je le préfère à l’alpin, trop sage à mon goût, sauf sur les itinéraires hors-pistes.

    Cordialement.


    • leguminator 14 décembre 2011 15:58

      Pas besoin de vitesse pour se faire un traumatisme crânien : une plaque de verglas et une mauvaise chute suffisent.

      Ma femme en a été victime - sans être décédée pour autant, fort heureusement - et le problème c’est que ce genre de trauma n’est pas détectable immédiatement : elle a continué a skier pendant un moment avant que ses compagnons ne se doutent de quelque chose à cause de ses propos incohérents. Bref elle a fini en observation à l’hôpital pendant 24 heures.

      Comme pour la bicyclette, je pense que le casque apporte un vrai plus au niveau sécurité. C’est vrai que question confort on a déjà vu mieux, mais peut être qu’avec le temps, une fois cet usage répandu, les fabriquants se pencheront sur le problème.


    • Fergus Fergus 14 décembre 2011 17:25

      Bonjour, Leguminator.

      Vous avez raison pour le traumatisme crânien, mais je vois mal la grande majorité des skieurs porter un casque pour un risque infime en regard de leur pratique. En revanche, il est important d’en faire porter un aux enfants, pas toujours conscients du danger et pas toujours maîtres de leur vitesse.


    • raymond 14 décembre 2011 12:45

      Bonjour , chez vous oui, ici en Europe on attend toujours la neige...


      • brieli67 14 décembre 2011 13:45

        avoir mis sous casque les rouleurs de SOLEX !!!!

        la fin d’un mythe par le casque obligatoire  !!

        Comme si  un SoleX à 1,2 l de Solexine les 100 km n’ avait pas sa place encore de nos jours dans une politique de transports de proximité.


        • loco 14 décembre 2011 22:26

           bonsoir,

           c’est très sympa de vous préoccuper de la santé de ma tête. A ce sujet, je pense faire appel à vous quand mes fins de mois ne boucleront pas, ou quand ma belle-mère ou mon singe me rendent la vie impossible, ou quand l’avenir de mes gosses m’empêche de trouver le sommeil.....

          ah, ce n’est pas de votre ressort ??? Alors plutôt que de m’emmerder et de pousser à légiférer sur la protection de ma tête pourrie, foutez-moi la paix et contentez vous de planter VOTRE casque sur VOTRE tête. Merci !!


          • Michel Tremblay 15 décembre 2011 00:17

            Personne ne t’as demandé de lire l’article...si t’es pas d’accord c’est parfait, mais ne vient pas dire des conneries pour faire chier le monde !! Puis sérieusement si t’as autant de problèmes que tu le dit...pourquoi tu prends le temps de venir écrire des merdes ?! PS : À voir a façons dont tu réponds aux gens à propos de choses qui ne font pas ton affaire, ça prouve que c’est vrai que tu as une tête pourrie ! 

            Mais merci quand même pour TON temps précieux utilisé pour écrire ton commentaire stupide et inutile !

            Coordialement, Michel !


          • pepin2pomme 15 décembre 2011 08:02

            Bravo loco,
            Je vous remercie de dénoncer la sécurité coercitive. Bien sûr qu’on peut conseiller le port du casque, mais en contraindre le port, c’est nier le droit à la responsabilité personnelle.
            Même ma nouvelle voiture me casse les c... quand je veux démarrer sans avoir bouclé la ceinture, et le concessionnaire m’a dit qu’il ne peut désactiver la fonction.
            Autre chose :
            J’ai la chance d’habiter près de Bâle en Suisse. Là-bas, il est permis de se baigner dans le Rhin, naturellement à ses risques et périls. On se laisse entrainer par le courant, on passe sous les ponts, et on ressort plusieurs kilomètres plus en aval. Je peux dire que c’est une expérience inoubliable, surtout par temps caniculaire. A ce que je sache, il n’existe pas de cours d’eau en France où on ait le droit de se baigner ainsi.
            Dernier point :
            Comment se fait-il qu’en France (et uniquement en France !!!) la participation à une course populaire (5km, 10km, marathon ...) soit soumise à la présentation un certificat médical ?


          • Manumission Manumission 15 décembre 2011 09:42

            Sauf que dans une societe plus ou moins civilisée l’intervention des secours en cas de détresse ne prennent malheureusement pas en compte le crédo du « à tes risques et perils »...en effet on pourrait laisser un alpiniste se congeler à 3000m, un baigneur dérivé loin des cotes, un type bloqué sur un lac gelé, seulement pour des questions évidentes de morale et d’humanité on essaye de préserver la vie !!!
            Maintenant l’autre approche serait de dire que celui qui joue avec sa vie joue avec celle de celui qui ira le chercher donc tant pis pour lui...sauf que j’ai du mal à croire que celui qui joue avec sa vie se dise au trepas de son existence...« bien fait pour ma gueule je l’ai bien merite et j’espere que les pompiers s’abstiendront de venir me secourir »...mon point de vue est donc de dire...prenez des risques si vous voulez à vos risques et périls... d’y survivre donc de payer non pas de votre vie mais de votre portefeuille pour un temps assez long qui vous fera surement regretter vos actes debiles.... 


          • Michel Tremblay 15 décembre 2011 19:55

            Je suis absolument d’accord avec toi Manumission, je crois que « à tes risques et périls » est une notion très importante pour la liberté des gens. Par contre, comme tu le dis, les personnes qui font quelque chose à leurs risques et périls doivent assumer qu’ils ne reçevront peut-être pas de soin rapidement où que les soin, qu’ils auront, seront moins efficaces en raison de la gravité de leurs blessures. En effet, lorsqu’une zone est libre d’accès et que les personnes ont le choix d’y aller à leurs risques et périls, c’est parce que cette zone est considérée comme possiblement dangereuse. Finalement, l’article que j’ai publié était dans le but d’informer le monde et de faire de la prévention d’une manière rapide, je n’oblige personne à porter un casque de sécurité, je dis seulement que celui-ci peut vous éviter des blessures permanentes où même la mort, le reste ne me regarde pas c’est à vous de prendre l’information comme vous le voulez, mais reste que les que les données que j’ai écrites sont réelles.

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Michel Tremblay


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